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"On doit avoir de la compassion pour tous les juifs, comme s'ils étaient nos propres enfants.
On ne doit pas se lasser ou se décourager [d'eux], et ce à l'image de Hachem, un Père qui est miséricordieux envers chacun de Ses enfants.
[...]
Notre compassion doit s'étendre à toutes les créatures, et cela inclut : les humains, les animaux, les plantes et les objets inanimés.

Nous ne devons rien traiter avec dédain, car toute chose a été créée avec un objectif, et en dénigrant, nous critiquons la sagesse Divine, puisque tout est maintenu en vie par Hachem (tant que ça existe, c'est que cela a son utilité)."

[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora - chap.3]

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-> Lorsque tu vois quelqu'un qui souffre, tu dois l'aider immédiatement, peut importe qu'il soit une personne importante ou pas, un tsadik ou pas, un juif ou pas, même un animal, ...
Tu dois agir tout de suite pour soulager sa peine, en allant au-delà de tes capacités pour l'aider.
Ceci est l'essence même du judaïsme.

[le Baal Chem Tov - rapporté par son élève le Rabbi de Nadvorna]

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-> Le rav Israël Salanter disait que le 'hessed consiste à prendre en compte les besoins physiques et émotionnels de notre prochain, sans lui causer le moindre sentiment de gêne.

-> La Torah commence et se termine par des actes de bonté ('hessed).
Au début de Béréchit, Hachem habille Adam et 'Hava, et Il va enterrer Moché à la fin de Dévarim.
La guématria de "Torah" est la même que celle de : guémilat 'hassadim (prodiguer des bontés - gma'h).

-> Lorsque le Rabbi Yossef Its'hak Schneersohn était petit, il a une fois arraché une feuille d'un arbre, et il s'amusait alors à la frotter entre ses doigts.
Son père l'a réprimandé : "De quel droit as-tu arraché une feuille d'un arbre, et d'ensuite la maltraiter sans aucun but?"
[chaque occasion est bonne pour développer notre sensibilité à autrui, même l’immatériel]

-> Rabbi Its'hak Sher a rencontré un élève qui apportait de la nourriture à un ami malade, et il semblait gêné d'être vu dans la rue avec un plateau de nourriture dans les mains.
Rabbi Sher l'a encouragé : "Apporter de la nourriture à un malade, c'est comme porter son Etrog et son Loulav dans la rue [c'est une fierté!]".

L’importance de ne pas répondre aux disputes

+ L'importance de ne pas répondre aux disputes :

-> "Qui sont ceux que D. aime et qui rayonneront de l’éclat du soleil de midi?
Ce sont ceux qui, lorsqu’ils se voient réprimandés, ne répondent pas."
[guémara Guittin 36b]

-> "Le monde ne se maintient que grâce à celui qui garde la bouche fermée (bolem) lors d'une dispute, comme il est écrit : "Il suspend la terre sur le néant (bélima)" (Iyov 26,7)"
[Rabbi Ilaï - guémara 'Houlin 89a]

-> "A quiconque laisse passer les insultes qu'on lui adresse, D. passe toutes ses fautes.
[...]
A qui pardonne-t-Il la faute?
A celui qui laisse passer le péché qu'on lui fait."
[Rava - guémara Roch Hachana 17a]

Rachi explique : "l'Attribut de justice n'est pas pointilleux à son égard, mais laisse passer [ses fautes]".
Hachem va alors se comporter à notre égard avec plein de bonté.

Le rav Shach affirme que durant toute sa vie, il n'a vu personne qui n'a pas été pointilleuse avec autrui, et qui au final en a été perdante.
Hachem voit tout ce que l'on fait, et lorsque nous cédons, nous gagnons beaucoup beaucoup plus que ce que nous croyons perdre.

-> "Même si quelqu'un a commis de nombreuses fautes, s'il reste silencieux lorsque des disputes surgissent, il va mériter que Hachem réduise également au silence les lèvres de ses anges accusateurs."
[le 'Hafets 'Haïm - 'Hovot haChmira 6]

-> Par un jour de jeûne décrété pour faire tomber la pluie, Rabbi Eliézer, était l'officiant.
Il récita 24 bénédictions mais ne fut pas exaucé.

Lorsque Rabbi Akiva devint officiant après lui, et qu'il dit : "Notre père, notre Roi, nous n'avons pas d'autre roi que Toi. Notre père, notre Roi, en Ton Nom ait pitié de nous!", la pluie se mit immédiatement à tomber.

Les sages murmurèrent que Rabbi Akiva était donc plus grand que Rabbi Eliézer.
C'est alors qu'une Voix Céleste proclama : "Ce n'est pas parce que l'un est plus grand que l'autre, mais parce que l'un passe sur les insultes qu'on lui fait et que l'autre ne passe pas sur les insultes qu'on lui fait".
[guémara Taanit 25b]

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-> Le Pélé Yoets (Eré'h Bizayon) écrit, sur la base de nos Sages et de versets du Tana'h, que si quelqu'un nous fait honte, nous ne devrions pas avoir la moindre colère contre lui ou tenter de nous venger. Nous devrions plutôt remercier Hachem, qui a envoyé cette personne spécifiquement pour nous embarrasser afin de nous purifier de nos péchés.
Nous devons apprécier le fait que Hachem nous a donné une forme simple de kappara (expiation) qui n'implique pas la perte d'argent ou de santé.

Le Pélé Yoets poursuit en disant que lorsqu'une personne a honte, c'est un grand honneur qui lui a été accordé par Hachem dans son grand amour. Pour que la honte atteigne son but, la personne doit l'accepter avec amour et être heureuse que cela se soit produit.
La guémara (Guittin 36b) fait l'éloge d'une personne qui a cette réaction appropriée lorsqu'elle a honte.
De plus, outre la kappara fournit, cela ouvre également la porte à de futures bénédictions célestes.

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-> La guémara (Shabbath 88b) dit que si une personne a honte ou bien est insultée, et qu'elle est capable de s'abstenir de s'en prendre à celui qui lui fait honte, et qu'elle est en fait heureuse de penser à l'expiation qu'Hachem vient de lui fournir, elle est appelée une personne qui aime Hachem. A l'avenir elle méritera que son visage rayonne de sainteté aussi brillant que le soleil.
Le Or'hot Tsadikim (Chaar haBoucha) écrit que cette récompense est mesure pour mesure : son visage a perdu sa couleur quand il a été tout honteux et il l'a accepté, alors Hachem restaurera cette couleur avec un éclat plus brillant que le soleil.
Une telle personne est appelé quelqu'un qui aime Hachem parce qu'il a restauré son penchant naturel pour honorer Hachem en faisant Sa volonté et en acceptant l'humiliation.
C'est un acte d'émouna complète, croyant que Hachem est derrière l'épisode tout entier et que c'est pour le meilleur.

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-> "Une personne qui témoigne de la miséricorde, reçoit de la miséricorde du Ciel"
[guémara Shabbath 151]

-> Notre conduite sur terre déclenche une réponse identique d'En-Haut.
Si on agit avec bonté sur terre, alors on provoque la bonté d'En-Haut, et la journée est couronnée de bienveillance (divine).
Si on se comporte avec miséricorde sur terre, alors la miséricorde [Divine] se réveille sur ce jour, et l'on est couronné de miséricorde (divine).

De plus, les mérites que l'on a pour avoir stimulé la bonté devant Hachem, vont nous servir en cas de besoin.
[Zohar - Emor]

-> Rav Houna était une fois gravement malade, et lorsque rav Papa l'a vu dans cet état de faiblesse extrême, il était certain qu'il était sur le point de mourir, et il a ainsi demandé à ses proches de préparer son linceul.

Par la suite, Rav Houna a totalement récupéré, et rav Papa avait très honte de son avis hâtif.

Rav Houna lui dit alors : "N'en sois pas désolé, tu avais raison. En effet, la mort avait était décrétée sur moi, mais Hachem a décidé que puisque je ne suis pas exigeant avec les autres et que je n'insiste pas pour faire valoir mes droits, alors du Ciel ils n'ont pas été exigeants avec mes fautes.
Par ce mérite, il m'a été accordé de pouvoir continuer à vivre!"
[guémara Roch Hachana 17]

[Comment pouvons-nous préférer avec le dernier mot, au prix d'avoir comme conséquence de vivre moins longtemps, d'être jugé avec plus de rigueur?
Cela fait très cher payé!]

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-> Rav Abba était assis à l'entrée de la ville de Lod, et il a vu un homme se reposant sous l'avancée d'une montagne.
Alors que ce dernier était en train de dormir, une partie d'un arbre s'est cassée et a écrasé un serpent vénéneux qui était sur le point de le mordre.
L'homme s'est réveillé, et dès qu'il a quitté l'endroit, le rebord d'où il était s'est écroulé en bas de la montagne.

Rav Abba a courut après cet homme, et lui a demandé de raconter les actions qu'il avait pu commettre pour être méritant de 2 miracles successifs.
L'homme a dit : "Durant toute ma vie j'ai toujours pardonné facilement à tout celui qui a pu me blesser. Je n'ai jamais eu de rancune envers une personne qui m'a fait du mal. En fait, j'ai toujours essayé de voir en quoi je pouvais l'aider."

Lorsque Rav Abba a entendu cela, il a déclaré : "Les actes de ce juif sont encore plus grande que le saint Yossef.
En effet, les frères de Yossef lui ont amené beaucoup de souffrances, et il avait quand même de la compassion pour eux.
Cet homme est indulgent avec tout le monde [pas uniquement ses frères] ; c'est pourquoi il est méritant d'avoir un miracle après l'autre."
[Zohar - Mikets]

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-> "Lorsqu'une personne est insultée [et ne répond pas], elle gagne le mérite de milliers de souffrances."
[Rav Moché Leib de Sassov]

-> "Heureux celui qui entend des paroles humiliantes et s'est habitué à garder le silence ... il gagne d'être épargné de 100 malheurs [qu'il aurait subi s'il s'était querellé]"
[guémara Sanhédrin 7a]

-> Il faut accepter avec amour la peine résultant d'une insulte et d'une humiliation, puisque cela nous sert d'expiation à nos fautes.
[Chla haKadoch - Chaar haRatson]
[plutôt que se croire rabaissé, il faut plutôt avoir conscience d'être nettoyé spirituellement!]

Le Chla haKadoch (massé'hét Yoma - Déré'h 'Haïm - 44) écrit : "Une dispute retire 100 parnassa" (ma'hlokét a'hat do'hé méa parnassot).
- Les gens étaient étonnés de voir à quel point une personne faisait tout pour éviter les disputes. Il leur a expliqué : "Combien d'efforts est-on prêt à déployer pour obtenir notre parnassa (subsistance) [n'est-il pas logique d'en faire au moins pareil pour ne pas la perdre à cause de disputes]?"
- Le frère du Imré Emet faisait remarquer que la 1ere chose à faire lorsque l'on a des difficultés de parnassa, c'est de ne pas se prendre la tête, de ne pas se disputer, car cela va nous retirer "100 parnassot".  [vu la situation, on peut vraiment pas se permettre ce luxe si coûteux! 🙂 ]

-> Le Or'hot Tsadikim (Chaar haAnava) dit que selon nos Sages lorsqu'une personne est humiliée (et ne répond pas), c'est un moment propice pour qu'elle prie.
Une explication est qu'elle a fait concrètement preuve d'une grande humilité, en acceptant pour Hachem de s'écraser devant les attaques d'autrui. Or, D. fait reposer Sa présence sur une personne humble, et Il répond immédiatement à ses prières.

-> Le meilleur trait de caractère consiste à "s'habituer" à ne pas s'affliger des affronts, au point de n'en ressentir aucune peine.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - Sanhédrin 7a]

-> Si un homme humilie son prochain par ses accusations mensongères et que celui-ci garde le silence, [le Ciel] fait passer les mérites de l'offenseur au crédit de l'offensé et met les faute de l'offensé sur le compte de l'offenseur.
[Réchit 'Hokhma]

-> Combien est sot celui qui part en croisade contre ceux qui l'humilient!
Il devrait les remercier de lui avoir accordés de la vie et de l'avoir sauvés de la mort.
[Damések Eliézer]

[Lorsque nous acceptons qu'autrui n'est qu'un bâton tenu par Hachem, il devient plus facile de le supporter.
Il va de soit que l'autre personne devra rendre des comptes au Maître du monde.]

-> Un jour le rabbi Mena'hem Mendel de Prémichlan a convié tous ses proches à fêter l'humiliation publique qu'il avait pu recevoir en ce jour.

Il a expliqué : Lorsqu'une personne est humiliée, on lui offre un moyen simple de purifier les conséquences de ses fautes, ce qui fait que l'on doit être doublement heureux : d'être tout propre spirituellement, et de s'être vu proposé un des moyens de nettoyage le plus facile.

-> De même, un jour rabbi Yé'hezkel Levenstein est rentré particulièrement joyeux chez lui. A sa famille qui s'interrogeait sur la raison d'une joie si extrême, il a répondu : "Je viens juste de me faire humilier!"

-> Le rav 'Haïm Vital écrit que si nous savions à quel point le fait de subir une honte est en réalité positif pour nous, nous rechercherions à avoir honte.

Le Ramak écrit que Hachem, dans Son infinie bonté, nous permet d'être nettoyés de nos fautes dans ce monde, afin de ne pas subir de punition dans le monde à Venir.
[ainsi, une moment de honte est certes désagréable, mais c'est une affaire en or que nous offre autrui, car cela nous dispense d'une quantité importante de souffrances dans ce monde et surtout dans celui à Venir! Comment ne pas en être joyeux!!]

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-> "Lorsqu'on m'insulte ou que l'on m'offense en publique, je visualise en face de moi une balance. D'un côté il y a mes fautes, et d'un autre côté les difficultés et les insultes.
Je regarde, et je remarque que mes fautes pèsent plus lourd. Je reste alors silencieux et accepte ce qui m'arrive comme étant de la justice Divine [me permettant au final de diminuer le poids de mes fautes, faisant que ma balance penche moins en ma défaveur!]."
[Séfer 'Harédim]

-> Si on vous insulte ou embarrasse, appréciez ce moment [sans y répondre].
En effet, c'est un remède pour l'âme qui ne peut pas être acheté, quelqu'en soit le prix.
Soyez reconnaissant envers cette personne qui vous dispute, car il n'existe pas de traitement plus efficace pour expier nos fautes.
[Rav Heiman - Otzar haPisgamim]

-> La souffrance la plus efficace est celle de se faire humilier [sans qu'on y réponde] : cela pénètre le cœur et nettoie de toutes les fautes.
[Réchit 'Hokhma]

Un jour près avoir étudié ces paroles, le 'Hafets 'Haïm s'est mis à pleurer : "Je n'ai jamais mérité qu'une personne me fasse honte ou m'humilie, au contraire, où que j'aille les gens m'honorent."

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-> Lorsque nous sommes insultés par une personne qui est malade mentalement, nous comprenons qu'il n'y a pas de raison de s'énerver ou de se venger (elle est pas bien dans sa tête).
A nos yeux, la situation ne doit pas être différente, lorsqu'une personne dans sa folie/égarement en vient à nous insulter, humilier.
[elle a perdu la tête, elle n'est pas elle-même, ne pense plus vraiment ce qu'elle dit, ... on verra cela plus tard lorsque son esprit lui sera revenu!]

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-> Si tu es traité d'âne, c'est-à-dire que tu es "insulté", et que tu acceptes ce reproche ou cette critique sans te disputer avec celui qui t'a offensé et si tu ne te prends pas pour un homme important, alors Hachem t'aidera à combler et réparer tes manques, tes défauts ('hissronot).
[Maharal - 'Hidouché Agadot - Baba Kama 92a]

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Tout juif qui entend l'humiliation qui lui est adressée et ne répond pas, se transforme en personne capable d'opérer des miracles.
[rav Yaakov Israël Pozen]

-> Le roi David écrit : "Ceux qui sont assis aux portes déblatèrent contre moi, les buveurs de liqueurs fortes me chansonnent. Toutefois, ma prière s’élève vers toi, Hachem, au moment propice ; ô D., dans ta bonté infinie, exauce-moi, en m’accordant ton aide fidèle" (Téhilim 69,13-14).
Le Malbim commente que le roi David dit que le moment où il entend qu'on se moque de lui est le moment propice pour prier et être exaucé.

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-> "Commencer une querelle, c'est ouvrir une digue. Avant que la dispute s'anime retire-toi" (Michlé 17,14)

Nos Sages (guémara Sanhédrin 7a) donnent les 2 explications suivantes :
1°/ si l'on ne rebouche pas rapidement le petit trou d'où coule de l'eau, il s'agrandit jusqu'à ce qu'on ne puisse plus le boucher ;

2°/ Celui qui commence une dispute sera confronté à une avalanche de 100 mauvais décrets.
[Rachi explique que le mot en hébreu du verset "madone" fait allusion aux mots : "méa diné" = 100 décrets]
La guémara rapporte l'histoire d'un homme qui disait : "Celui qui a l'habitude d'entendre et de se taire méritera de faire taire 100 mauvais décrets qui planent sur lui".
Rachi explique : "Heureux soit celui qui s'habitue à se taire lorsqu'on l'humilie ; il est ainsi sauvé de 100 malheurs qui pesaient sur lui".

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+ "Lorsque quelqu'un pourrait se révolter contre son prochain qui lui a causé un préjudice et se tait [alors], Celui qui se trouve dans le buisson [Hachem] le jugera"
[rav A'ha de Bé'Hozaa - guémara Guittin 7a]

Hachem qui était installé dans le buisson ardent lorsqu'Il s'est dévoilé à Moché, jugera cet homme pour le délivrer immédiatement de celui qui lui a fait du mal.
=> Pourquoi spécifier qu'Hachem "Qui est installé dans le buisson" fera le jugement?

-> Le Yétev Lev répond :
Lorsque Moché a découvert ce buisson, il est écrit : "Il remarqua que le buisson était en feu et cependant il ne se consumait point" (Chémot 3,2).
Il s'en étonna : "Comment est-il possible que quelqu'un me brûle et que je ne sois pas brûlé?"
La réponse est que celui qui semble me brûler n'est pas le véritable auteur. Il y a quelqu'un au-dessus de lui qui brûle.
L'ange d'Hachem, qui apparaît dans le buisson, veut donc apprendre à Moché ce principe : le feu ne brûle pas, c'est Hachem qui lui ordonne de brûler!

=> On tire de là une leçon importante : même si quelqu'un t'a blessé, et que tu pourrais trouver légitime de te venger, sache que c'est Hachem qui a décidé que tu serais blessé! Alors, qu'as-tu à t'en prendre à ton ami? Ce n'est pas la bonne adresse.
Celui qui a l'intelligence de se taire à ce moment-là, montre qu'il a compris le message du buisson.

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-> "Moché se leva et partit voir Datan et Aviram" (Kora'h 16,25)

=> Pourquoi la Torah dit-elle : "Moché se leva"? Si c'était pour nous dire qu'il était assis préalablement, en quoi cette information nous est-elle utile?

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch répond :
Il est écrit : "Avant la défaite, le racha est élevé" (Michlé 16,18) ; "Avant les honneurs, se trouve la modestie" (Michlé 18,12), et nos Sages (midrach Chémot rabba 45) ont enseigné : "Mon humiliation m'a valu l'élévation".
C'est ce que dit donc notre verset : "Moché se leva" = c'est une élévation pour lui que d'aller lui-même parler à Datan et Aviram, des hommes mauvais qui lui ont fait honte et refusaient de se présenter devant lui. Il s'est rabaissé en les visitant lui-même.
- "Avant la défaite, le racha est élevé" se rapporte donc à Datan et Aviram qui sont honorés de la visite de Moché en personne, juste avant la punition.
- Et "avant les honneurs se trouve la modestie" se rapporte à Moché qui se rabaisse en se déplaçant chez eux, juste qu'Hachem ne prenne sa défense.

=> La Torah atteste donc que ce qui semblait être, à première vue, une humiliation pour Moché (ils lui ont fait honte verbalement en public), était en fait une ascension pour lui, une grandeur : "Moché se leva".

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-> Le Rambam, dans une lettre qu’il adressa à son fils, écrit les mots suivants :
"Ne rendez pas vos âmes abominables avec la dispute qui détruit le corps, l’âme et les biens. J’ai vu des enfants mourir, des familles décimées, des villes chanceler, des communautés disséminées, des gens pieux disparaître, des hommes de foi se perdre, et de nobles personnes frappées, à cause des querelles.
Les prophètes prophétisèrent, les sages firent preuve de sagesse, et ils ne cessèrent de conter les méfaits de la dispute, sans jamais parvenir au terme du récit.
C’est pourquoi haïssez-la et fuyez-la, écartez-vous de tous ceux qui la chérissent, qui la recherchent et qui l’aiment, de crainte d’être emporté dans leur fautes."

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-> Quand l'homme est confronté à une querelle et à une dispute, et qu'il se tait, sans se soucier du conflit et des mépris dont il est l'objet, en écoutant son outrage sans répliquer, une telle attitude constitue l'essentiel de son repentir et de sa réparation à l'égard de toutes ses fautes ; il agit vraiment avec sagesse, mérite l'honneur de D., ainsi qu'une bonne plece dans le monde à venir, et il parviendra à s'inclure dans l'aspect de l'homme qui siège sur le trône, de qui émane le jugement pour tous les habitants du monde.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 6]

-> Grâce au fait que l'homme entend son outrage et ne répond pas, en agissant ainsi par amour, et non dans le but d'énerver son prochain davantage par le silence, il repousse de la sorte toutes les écorces impures afin qu'elles ne s'agrippent pas à la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 82]

-> Celui qui retient ses paroles [parle avec retenue], personne ne pourra le vaincre.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - mériva]

-> A cause de la colère, des accusateurs et des ennemis s'éveillent contre l'homme, et s'opposent à lui.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 57,6]

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-> A cause des querelles, survient la pauvreté, et on n'a pas le mérite de trouver de remède ; mais grâce à la paix, viennent la guérison et le gagne-pain.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 277]

-> C'est au cœur de la querelle que se tiend le Satan.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - mériva]

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-> b'h, l'exemple de Elyassaf appelé "ami de D." : https://todahm.com/2021/05/23/31793

La jalousie envers autrui

+ La jalousie envers autrui :

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1ere partie - drouch 5) explique la différence entre une faute envers son prochain (avéra ben adam la'makom) et une faute envers Hachem (avéra ben adam la'makom) en disant que lorsqu'on commet une faute contre Hachem, il est facile de regretter et de faire téchouva, mais lorsque l'on fait une faute envers son prochain, c'est beaucoup plus difficile.

Pour preuve, il note que si quelqu'un vient voir un Rav et lui dit qu'il a trouvé dans sa maison de la nourriture taréf (non cashère) ou du 'hametz à Pessa'h, et que le Rav lui dit qu'il doit s'en débarrasser immédiatement, il obéira à la décision, même s'il s'agit d'une perte monétaire importante. Il remerciera même le Rav de lui avoir évité une transgression.
Cependant, si une personne emmène son prochain à un din Torah et que les Dayanim décident qu'il doit payer 100 euros, elle n'appréciera pas cette décision et détestera les juges pour l'avoir fait payer.
Une personne n'est pas aussi bouleversée par le fait que de l'argent soit perdu que par le fait que de l'argent soit donné à son prochain, car elle deviendra jalouse de son prochain et lui en voudra pour l'argent.

Les Baalé Moussar écrivent que tel était l'état d'esprit d'Essav. Il ne se souciait pas vraiment des bénédictions qu'il avait perdus, et il aurait été satisfait de la bénédiction qu'il avait reçue de "vivre par l'épée" (Toldot 27,40). Mais : "Essav prit Yaakov en haine à cause de la bénédiction que son père lui avait donnée" (Toldot 27,41) = La seule raison pour laquelle il était contrarié était que Yaakov avait pris les bénédictions et qu'il était jaloux de lui.

On raconte que deux marchands vinrent un jour voir le rav 'Haïm Soloveitchik, le rav de Brisk, pour un din Torah. Après qu'ils eurent tous deux exposé leurs revendications, le rav de Brisk trancha en faveur de l'un d'entre eux, et l'autre marchand se mit en colère et cria que la décision était erronée.
Le rav de Brisk resta ferme et ordonna à l'homme de suivre sa décision. Après le départ de l'homme, rav 'Haïm demanda aux personnes présentes dans la salle : "Comment se fait-il que lorsqu'un rav décide qu'une vache valant des milliers de dollars est taréf, la décision est acceptée sans discussion, mais que lorsqu'un rav rend une décision contre quelqu'un dans un din Torah, même s'il ne s'agit que d'une petite somme d'argent, la décision n'est pas acceptée et la partie perdante pleure et se plaint?"

Personne n'ayant donné de réponse, le rav de Brisk dit : Je vais vous l'expliquer. La midda de la jalousie obscurcit l'esprit d'une personne. Une personne est prête à perdre des milliers de dollars tant que personne d'autre ne reçoit cet argent. Mais si quelqu'un d'autre prend son argent, il ne peut pas le supporter.

Il a utilisé cette idée pour expliquer le verset (Béréchit 4,6) qui dit qu'Hachem a demandé à Kayin : "Pourquoi es-tu contrarié?" Quelle était la question? Kayin était contrarié parce qu'Hachem n'avait pas accepté son korban. Que demandait Hachem?
La réponse est qu'Hachem demandait à Kayin s'il était vraiment contrarié que son offrande ait été rejetée, ou s'il était contrarié parce que celle de Hevel avait été acceptée.

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-> Rav Eliezer dit que la meilleure midda est d'avoir un "ayin tova" (Pirké Avot 2,12).

-> Rabbénou Yona explique que cela signifie le trait de générosité.
La raison pour laquelle il s'agit d'une si bonne midda est qu'une personne généreuse qui a un "bon œil" et voit le bien chez les autres sera digne d'acquérir toutes les autres bonnes middot.

"Avant même qu'un homme s'apprête à commencer sa prière dans la synagogue, il doit au préalable accepter sur lui la mitsva de : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
Il de ainsi avoir la kavana d'aimer chaque juif comme lui-même car, de cette manière, sa prière s'élèvera et sera incluse dans toutes les prières d'Israël et y produira un résultat.
Il devra y avoir de l'amour particulier entre les compagnons d'étude de la Torah qui doivent être unis ensemble. Chaque élève doit se considérer comme s'il était un membre à part entière de son roupe de compagnons."
[Arizal - chaar akavanot - drouch birkat acha'har]

L'unité et la paix sont possibles seulement quand les gens aspirent à une spiritualité authentique, car dans la spiritualité, il n'y a pas de limites et [le succès de] l'homme n'interfère pas du tout avec celui de son prochain. [à la différence du domaine matériel]
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav MeEliahou - 2e volume, p.107 ]

"Ne hais point ton frère en ton cœur" (Kédochim 19,17), cela signifie, "ne rejette pas l'entière responsabilité sur ton prochain, partage-la avec lui et repens-toi de cette faute : ceci l'incitera à faire de même.
[Sfat Émet - Kédochim 5643 ]

Shéma Israël = unité des juifs

+ Shéma Israël = unité des juifs :

-> Le terme Shéma, ne signifie pas seulement "écouter", mais également "se rassembler".
Shéma Israël : Unifie Israël comme un seul.
Le séfer 'Harédim cite le verset : "vayéchama Chaoul ét aam" (Chaoul a convoqué tout le monde - Chaoul I 15,4).
Lorsque nous nous rassemblons, notre état d'unité reflète le concept : "Hachem Elokénou, Hachem E'had" ; c'est-à-dire que Hachem, notre D., est Un.
Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Béréchit 2,4) interprète également les mots "Shéma Israël" comme un appel au peuple juif à s'unir, afin d'unifier le Nom de Hachem.
[si tu Shéma Israël (unifie les juifs) seulement alors il y aura : Hachem Elokénou, Hachem é'had. ]

En tant qu'ambassadeurs de Hachem dans le monde, nous devons incarner et refléter cette unité afin de représenter l'Unicité de Hachem au monde. Le fait que Hachem soit Un, E'had, est promulgué dans le monde à travers la démonstration de notre unité.

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-> Cette idée est également énoncée dans la Amida : "ata é'had vésim'ha é'had, oumi kéam'ha Israël goy é'had ba'arets". Cette phrase commence par déclarer qu'Hachem est Un et que Son Nom est Un, puis elle conclut en affirmant qu'il en est de même pour le peuple juif.
Puisque Hachem est Un, il en va de même pour Ses ambassadeurs (les juifs) dans le monde. Ils reflètent la singularité d'Hachem. En revanche, lorsqu'il y a de la discorde au sein du peuple juif, Hachem est, pour ainsi dire, également perçu comme fragmenté.

La cohésion juive ne vise pas seulement l'amélioration de notre société, mais, plus important encore, elle transmet l'identité d'Hachem au monde. L'unité juive proclame au monde entier le message: Hachem E'had!

L'inverse est également vrai. En cas de discorde et de disparité au sein du peuple juif, le message de l'Unicité de Hachem est perdu, et, à D. ne plaise, un message différent est transmis en conséquence. S'il existe plusieurs ambassadeurs, c'est qu'il doit y avoir plusieurs rois. Ce message alternatif constitue une hérésie!
Telle est la nature fondamentale de la a'hdout au sein du peuple juif.

Le peuple juif est ancré dans une moralité divine élevée. Par conséquent, toute force morale présente chez ses membres renforce le peuple juif.
A l'inverse, selon le niveau de souillure et de méchanceté (racha) présent chez une personne, toute baisse de moralité et toute méchanceté affaiblissent le peuple juif ainsi que le lien de cette personne avec sa nation.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israel 2,1 ]

Un vrai tsadik ne voit pas le mauvais chez autrui

-> Le Méor Enayim (paracha 'Houkat) cite le Baal Chem Tov disant qu'un vrai tsadik ne voit pas de faute chez les les autres. Si quelqu'un voit le mal chez les autres, c'est le signe qu'il n'est pas un véritable tsadik.
Il compare cela à quelqu'un qui qui se regarde dans un miroir. S'il voit un visage sale, cela signifie que son propre visage est sale. S'il voit un visage propre, sans tache, cela signifie que son propre visage est propre. De même, si l'on voit le mal chez les autres, c'est parce qu'on y voit nos propres défauts.

De même, il explique le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), comme signifiant : de la même manière que l'on ne se détesterait pas si on reconnaissait un défaut en nous, de même on ne devrait pas avoir de sentiments négatifs envers son prochain, même si l'on voit un défaut en lui.

Il conclut par une allusion au verset : "Qui est l'homme qui désire la vie, il aime jours pour voir le bien" (Téhilim 34,13). Cela peut être compris comme signifiant que celui qui vit la vie d'un tsadik (ou veut tendre vers l'exemplarité d'être un tsadik) désire ne voir que le bien chez ses ses semblables.

La paix intérieure

-> Rabbi Na'hman explique que notre choix d'accepter ou de réfuter la Volonté divine est lié au concept de "ana èmlo'h" (Je règnerai, [c'est moi qui gouverne]).
Si j'accepte toujours la volonté divine, alors tout ce qui arrive, positif ou négatif, est conforme à ma volonté. En recherchant la Divinité dans tout ce qui arrive, je crois que tout ce qui se passe est conforme à la volonté divine et par conséquent "kesséder" (selon le séder, l'ordre précis prévu par Hachem pour mon bien ultime).
C'est Hachem qui dirige! Dans le cas inverse, certaines choses se passeront toujours contre ma volonté "chèlo kesséder" et j'essaierai de les changer.
[Likouté Moharan II, 82 ]

=> Ceux qui n'acceptent pas la volonté divine (c'est pas comme JE veux!), mais cherchent à changer les choses, incarnent la suffisance et la vanité, qui constituent un obstacle à la paix.
Hachem se sépare de la personne hautaine (orgueilleuse). "Lui et Moi ne pouvons pas demeurer dans le même monde", dit-Il d'elle (Sotah 5a).
En d'autres termes, Hachem l'abandonne à ses propres machinations et le laisse seul résoudre ses problèmes. Qu'est-ce qui arrive alors? C'est bien simple : son orgueil le mène à la frustration, sa frustration à la colère, et sa colère détruit sa paix intérieure.

La frustration le saisit aussitôt. Il se demande pourquoi il ne peut réussir, pourquoi tout ne va pas pour le mieux. Cette frustration lui fait inévitablement perdre patience; se rendant compte de son incapacité, il se met en colère. Un tel homme peut-il connaître la paix? Peut-il jamais être en paix avec lui-même?
Tout cela nous donne une idée de la gravité de la vanité, et de son partenaire le courroux, qui constituent de grands obstacles à la paix.
Si l'on croit sincèrement que tout vient d'Hachem, on ne sera bouleversé par rien au monde, on acceptera volontiers toute situation, tout changement dans la routine quotidienne ou dans les plans à long terme, et on sera capable d'en tirer le meilleur parti. On s'efforcera au moins de contrôler ses émotions, de ne jamais se sentir frustré, ni de s'en prendre à son semblable.
Ce n'est pas du tout ainsi qu'agit le vaniteux (orgueilleux). Croyant tout contrôler, il se laisse bouleverser par un changement qui n'est pas conforme à sa volonté. Il s'emporte. Se rendant compte que ce n'est pas lui réellement qui mène le cours de sa vie, il rejette sa frustration sur les autres et les fait souffrir.

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-> "Il existe deux types de paix : la paix intérieure et la paix universelle, celle qui règne quand l'univers est illuminé de la gloire d'Hachem".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 14,2:8 ]

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-> La paix intérieure est celle que l'on ressent dans son essence.
C'est la paix entre le désir de l'âme de servir Hachem et celui du corps de se servir lui-même. Si le corps dirige et règne sur l'âme, il ne peut y avoir de paix, car le corps ne cesse de vouloir, de désirer ; que ce soit l'argent, l'immoralité, la nourriture, les honneurs, ...
L'âme, d'autre part, est spirituelle; elle ne désire que ce qui est spirituel. L'individu plongé dans les désirs terrestres (matériels) n'est pas en paix et ne pourra jamais la connaître. Il ne cherche qu'à satisfaire ce qui ne peut jamais être satisfait.
C'est l'âme qui doit régner sur le corps pour que règne la paix (Likouté Moharan I 14,9).

-> La paix intérieure est une sensation paisible de confiance en soi-même: nulle inquiétude, nul souci injustifié, mais une assurance personnelle et une prédisposition à affronter toutes sortes d'obstacles.
Cet état provient de la paix qui règne entre le corps et l'esprit. Le corps se trouve en harmonie avec l'âme et lui obéit (Parpéraot La'hokhma - Likouté Moharan I, 14).

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-> "Comment peut-on être en paix dans le bonheur comme dans l'adversité, dans tout ce qui nous arrive? Par la Torah, qui est appelée : Shalom" (Likouté Moharan I, 33:1).
La Torah est appelée paix, car elle apporte la paix. La meilleure solution pour l'individu qui ne connaît pas la paix intérieure, celui dont les pensées et les décisions sont incertaines et partagées, dont l'esprit est en conflit, est d'étudier la Torah, et plus particulièrement les Codes de la Loi juive.