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Pardon à autrui après sa mort

+ Pardon à autrui après sa mort :

-> Le Shoulchan Aroukh (Ora'h 'Haïm 606,2) stipule que si une personne a fauté contre quelqu’un d’autre, mais que cette personne est décédée sans lui avoir pardonné, elle doit se rendre sur sa tombe en compagnie d’autres personnes et demander pardon ; les autres répondent alors : "Ma'houl la'h" (tu es pardonné).
Mais comment cela fonctionne-t-il? Si la personne n’a pas pardonné de son vivant, comment pouvons-nous supposer qu’elle pardonne maintenant, surtout si le préjudice était très grave?

Le rav Aharon Leib Steinman a expliqué qu’une fois qu’une personne se trouve dans le Olam Ha'émet (le monde de la Vérité), elle voit que tout a été décrété par Hachem, et que la personne qui lui a fait du tort n’était qu’un instrument pour accomplir cela. Elle n’en veut donc plus à cette personne.
De plus, dans de nombreux cas, elle voit que cette souffrance était pour son bien, car [par cela] elle a expié sa faute et l’a empêchée d’endurer une douleur bien plus grande dans le monde à Venir.
Nous pouvons donc supposer qu’une fois qu’une personne meurt, elle pardonne en fait tout ce qui lui a été fait.

La plaie des premiers-nés a frappé même les premiers-nés des servantes, bien qu’elles fussent elles aussi des servantes. Rachi (Bo 11,5) explique qu’elles se réjouissaient des souffrances des juifs et méritaient donc elles aussi de mourir.
Cela prouve que lorsqu’une personne se réjouit des mauvaises actions d’autrui, c’est comme si elle avait elle-même commis ces actes, et elle sera punie.
[rav Steinman ]

Ne jamais élever la voix sur un juif

+ Ne jamais élever la voix sur un juif :

-> On raconte que le 'Hafets 'Haïm faisait très attention à ne jamais élever la voix sur qui que ce soit.
Même si des gens le dérangeaient et l’ennuyaient sans raison, il ne leur criait jamais dessus
Il disait : "Le verset dit qu’il ne faut pas faire de peine à une veuve ou à un orphelin (Michpatim 22,21), et la Mékhilta (18,179) dit que cela s’applique en réalité à tout le monde. Je ne veux pas transgresser cette interdiction."

Il y a deux conditions préalables pour atteindre la joie.
La première est de reconnaître que le sentiment de joie est directement lié à un état d'esprit particulier. Il dit que nous devons intérioriser, de manière très significative, que tout ce que nous vivons vient directement d'Hachem, et qu'Il est la source du bien.
La seconde est de nous éloigner de toute forme de conflit ou de désaccord. Nous devons rechercher la paix et l'harmonie.
Si nous sommes capables de vivre notre vie en suivant ces deux principes directeurs, nous ferons l'expérience de certains aspects du monde à Venir ici et maintenant.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]

L'enseignement de Rabbi Akiva : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même est un grand principe de la Torah (klal gadol baTorah)" (guémara Yérouchalmi Nédarim 9,4), peut être traduite d'une manière différente.
Le mot "klal" peut faire référence à Klal Israël, la nation juive. Ainsi, l'observation de Rabbi Akiva peut également signifier : "le commandement d'aimer son prochain comme soi-même fait d'Israël une nation grande dans la Torah."
Par conséquent, l'adhésion commune à la Torah favorise l'unité entre les juifs.
[Sfat Emet - Shavouot 5662 ]

La manne tombait presque tous les jours dans le désert, même le jour où le Veau d'or a été fabriqué.
Mais elle n'est pas tombée le jour où Kora'h a déclenché un dispute.
Cela révèle une vérité puissante : la division est encore plus destructrice que l'idolâtrie.
[Shévet Moussar 37,22 ]

Mieux vaut du pain sec [mangé] en paix qu'une maison pleine de festins [accompagnés] de disputes.
[Michlé 17,1 ]

Mieux vaut subir une gêne dans ce monde qu'une honte dans le monde futur, devant toute l'Assemblée céleste.
['Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira - chap.16 ]

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[il vaut mieux parfois prendre sur soi, sur son égo, en ne répondant pas à autrui, et ainsi en s'évitant une gêne future éternelle.
Alors que notre nature humaine nous pousse à réagir dans l'instant, il faut savoir temporiser. Est-ce que cela sera aussi vexant, embêtant, dans un an?
Qu'est-ce que je gagne à agir ainsi (ex: à part à avoir le dernier mot, à me défouler), qu'est-ce qu'Hachem attend de moi? ... ]

Le respect pour la dignité humaine est extrêmement précieux ; aucune Mida n'est aussi chère.
[rav Mena'hem HaMéïri - Beit Habé'hira - Béra'hot 19b ]

Il est impossible d'aider une personne à grandir, que ce soit émotionnellement ou physiquement, sans avoir au préalable une opinion positive sur elle.
[ Chem Michmouël - Béaalotekha 5677 ]