"Chaque juif représente une lettre de la Torah. Il existe ainsi 600 000 lettres correspondant aux 600 000 âmes juives [Zohar 'Hadach, Chir Hachirim, 74d].
Si on trouve un défaut chez un seul juif, c'est comme si on trouvait une imperfection dans la Torah et qu'on la rende incomplète.
Mais si l'on veille à ne pas médire sur un autre juif, si l'on s'efforce de mettre en valeur ses points positifs, on trouvera la Torah d'une beauté parfaite. On l'aimera alors profondément, et cet amour mènera l'individu à une grande assiduité dans l'étude de la Torah."
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 91]
Catégorie : 5- Juger favorablement
Voir les points positifs en soi-même – Se juger positivement
"Chaque juif est [constamment] pour Hachem une source de grande fierté"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 17:1 ]
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-> Il souligne cette vérité, car il arrive souvent à une personne de douter de sa valeur : "Maintenant que j'ai transgressé la loi divine, se dit-elle, en quoi Hachem peut-Il être fier de moi?"
Elle commence alors à se relâcher dans l'accomplissement des mitsvot et même dans son désir de servir Hachem.
"Non!" lui dit Rabbi Na'hman, "cela ne diminue en rien ta valeur aux yeux du Créateur. Hachem apprécie chaque juif, même celui qui est tombé". [Son amour est immuable]
On doit par conséquent rechercher les éléments positifs qui se trouvent nécessairement en soi. Quand on aura trouvé cet immense bien, on pourra se rapprocher d'Hachem (cf. Béibé Hana'hal I,17).
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-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).
-> La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II,17 ]
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+ Azamra = se focaliser sur les bons points qui sont forcément en nous :
-> On peut avoir le raisonnement suivant : D'accord, je jugerai favorablement mon prochain. Il peut être valable. En vérité, j'ignore les motifs qui le poussent à agir de la sorte. Mais je ne peux pas en dire de même pour moi ... car je sais ce qui me pousse à mal agir. Et en toute honnêteté, je ne peux pas prétendre que je suis parfait également.
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I, 282) enseigne :
Ne te laisse surtout pas aller au découragement. Examine tes actes ; il doit y avoir obligatoirement quelque parcelle de bien en toi. Même si tu trouves que tes actes ne sont "pas purs" (que tu pourrais faire mieux) ; que tes actions ont été dictées par des pensées et des motifs sans noblesse, cherche au moins les aspects valables de ce que tu as fait.
Certains de tes actes doivent présenter assurément un caractère positif. Et si vraiment tu ne trouves rien, éprouve au moins le bonheur d'être juif. On ne peut renier ce point, puisqu'il constitue un don d'Hachem.
-> "Protège mon âme, car je suis un 'hassid" (Téhilim 86,2)
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 125) explique :
"On doit constamment se juger favorablement. Cela nous permet d'être considéré comme 'hassid au moins à propos de cet unique point. "
C'est ce que nous disons dans la prière du matin. Au début, nous disons : "Qui sommes nous? (ma ana'hnou) Qu'est notre existence? (ma 'hayénou) Qu'est notre vertu?" Puis nous affirmons : "...Mais nous, nous sommes Ton peuple, les enfants d'Avraham, Its'hak et Yaakov. Nous nous louons ainsi et nous trouvons en nous des points favorables, ce qui nous conduit à servir Hachem.
[rien que le fait d'être un enfant des Patriarches, d'être un juif est énorme. D'ailleurs rabbi Na'hman de Breslev dit que si on savait ce que c'est d'être un juif(ve) [99,8% de la population mondiale ne l'est pas!], rien que cela nous ferait danser de joie jusqu'à 120 ans (im yéhouda aya yodéa ma zot liyot yéhoudi, ou aya saméa'h vérokéd ad méa véés'rim chana).]
-> Rabbi Na'hman met particulièrement l'accent sur ce concept. "On doit toujours rechercher le bien!" ne cessait-il de répéter. Fais constamment preuve d'optimisme! Ne désespère jamais! Ne te laisse jamais abattre! Préserve jalousement le peu de bien que tu peux trouver en toi-même.
En agissant ainsi, tu pourras découvrir ta réserve personnelle de vitalité. Comme tous les hommes, tu es en possession d'une force intérieure incroyable, d'une source d'énergie quasiment intarissable, comme une batterie rechargeable qui peut te propulser. Comment t'en servir?
Comment la recharger? En suivant les conseils de Rabbi Na'hman: commence par rechercher le bien ; concentre-toi sur tes qualités. Ne désespère pas! Tu peux réussir! Tu dois réussir à coup sûr!
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-> Un feu se déclara un jour dans un quartier de Breslev.
En passant, Rabbi Nathan, accompagné de ses disciples, aperçut un homme dont la maison avait été ravagée par les flammes. Tout en pleurant amèrement sur son mauvais sort, il cherchait de-ci de-là dans les décombres n'importe quoi qui lui permît de reconstruire sa demeure.
"Voyez-vous cet homme? fit remarquer Rabbi Nathan, voyez-vous ce qu'il fait? Bien que toute sa maison soit détruite, il ne perd pas espoir. Il ramasse tout ce qui peut contribuer à la reconstruire" ...
Notre vie spirituelle procède du même phénomène. Le mauvais penchant (yétser ara) lutte sans merci contre nous, il s'efforce de détruire toute la sainteté que nous avons réussi à acquérir en nous poussant à agir contre la volonté divine ... Malgré cela, quand nous sommes découragés et que tout semble désespéré, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons assembler quelques bons points, glanés parmi les fautes. C'est la meilleure façon de revenir vers Hachem.
(Kokhvé Or - p.78 ]
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-> Quelqu'un vint une fois se plaindre chez Rabbi Na'hman de sa vie amère. L'homme désirait se rapprocher d'Hachem et corriger sa conduite, mais chaque fois qu'il s'y efforçait, les tentations se faisaient de plus en plus contraignantes. Des jours, des semaines, des mois passèrent et il n'avait pas encore réussi à s'améliorer dans son service divin.
Rabénou essaya, mais en vain, de le réconforter; l'homme ne faisait que se lamenter sur son sort.
"Je vois que tout est mauvais chez toi, lui dit Rabénou. Je n'ai donc personne avec qui parler!".
Cela provoqua chez l'homme un grand trouble et il s'exclama : "Mais je fais tout ce que je peux pour essayer de me corriger ; je ne suis pas si mauvais!"
Entendant cela, Rabbi Na'hman lui dit : "Ah! Mets donc en application les enseignements d'Azamra. Fais usage de tes points positifs et ils t'inspireront."
Rabénou cherchait à faire dire à l'homme lui-même que tout n'était pas perdu ; qu'il éprouvait encore le désir d'amender sa conduite ... Se sentant loin d'Hachem, l'homme se met à penser qu'il ne réussira jamais. En défiant chacun de nous comme il le fit pour cet homme, Rabénou nous force à reconnaître que nous possédons des points positifs. Cela établi, nous pouvons tous aller de l'avant.
-> Nos Sages (Sanhédrin 37a) disent : "Chacun doit se dire : "Le monde n'a été créé que pour moi!"
Qu'est-ce à dire? Cela signifie que chaque individu a son importance ... moi en particulier! C'est vrai! Moi le premier! Le monde a été créé pour moi.
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 5,1) explique que ce privilège implique cependant une grande responsabilité. L'univers entier ayant été créé pour moi, j'en suis personnellement responsable et je dois m'attacher à sa perfection.
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-> "Ne désespère jamais" (Likouté Moharan II, 78), ne cesse de répéter Rabbi Na'hman de Breslev. Quoi qu'il se soit passé ; tu as eu beau t'égarer, ne désespère jamais.
-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Massa oumatan 4,16) ajoute : "Tu peux toujours trouver un moyen de revenir à Hachem. Si tu as déjà commencé, continue! Si tu n'as pas encore commencé à servir Hachem, c'est le moment de t'y mettre!"
-> "Si je ne me prends pas en pitié, qui le fera?" (Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm lis'Séouda 6,37 )
[on a tous naturellement besoin de soutien et d'encouragement, mais souvent on laisse cela dépendre des autres, tandis qu'on doit davantage le faire dépendre de notre intériorité, de nous.
On aime Hachem, on aime autrui comme soi-même, mais est-ce qu'on prend du temps pour se chouchouter soi-même. En ce sens, la Michna (Pirké Avot 1,15) affirme : ''si je ne suis pas pour moi-même qui sera pour moi'' (im en ani mi li). (et ce n'est que lorsqu'on a fait le nécessaire pour soi-même que la michna continue : "Et si je ne suis que pour moi, que suis-je donc?")]
-> Rabbi Nathan de Breslev explique comment on peut arriver à trouver ce bien et découvrir au cours de notre recherche que nous sommes en vérité bien meilleurs que nous ne le pensions ... Chaque fois que nous perdons quelque chose d'important, dont nous avons instantanément besoin, nous fouillons partout jusqu'à ce que nous finissions par le trouver. Ce qui arrive souvent, c'est que, au cours de ces fouilles, nous trouvons également d'autres objets "perdus" que nous avions complètement "oubliés" ...
C'est ce qui se passe pour celui qui cherche constamment les bons points/éléments de son judaïsme. Au cours de sa recherche, il tombera inévitablement sur les menus objets perdus depuis si longtemps et qui sont les siens ... A sa grande surprise, il découvrira qu'il possède en lui un grand nombre de "bonnes petites qualités".
[Likouté Halakhot - Birkot haPérot 5,4 ]
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-> Chacun d'entre nous possède un point positif qui lui est spécifique : on est un "Tsadik" dans cet aspect particulier de son être. Il en est de même pour son prochain. Chacun d'entre nous est vertueux et intègre sur un point différent.
-> La meilleure façon de puiser la connaissance est d'illuminer le cœur de notre prochain, de l'imprégner de la foi et de la connaissance qu'Hachem est là, attendant qu'on revienne vers Lui. On peut y arriver par l'amitié et l'unité et la recherche commune de la vérité.
[Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm liSéouda 6,49 ]
Sachez qu’il faut juger chaque personne avec bienveillance. Même quelqu’un qui semble entièrement mauvais possède une petite part de bien ; en reconnaissant ce bien (en l'autre) et en le jugeant avec bienveillance, on fait en réalité ressortir davantage de bien en lui et on l’élève du côté du mérite.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1:282 ]
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[jugez positivement autrui a pour conséquence d'illuminer davantage de positif en cette personne. ]
Celui qui soupçonne à tort son prochain d’une chose qu’il n’a pas commise doit le bénir.
[guémara Béra'hot 31b]
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[on peut éventuellement étendre cela lorsque humainement on pense négativement d'autrui (juif(ve)), on peut se rattraper d'une façon juive en éveillant dans notre cœur de l'amour pour lui (se focalisant sur un aspect positif, comme qu'il est un enfant adoré d'Hachem ayant une partie divine en lui) et en priant dans notre cœur pour son bien. ]
Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]
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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]
Les Patriarches (Avot) imploraient sans cesse Hachem de pardonner les (juifs) réchaïm.
[Sfat Emet - Shabbath Téchouva 5636 ]
Juger autrui favorablement
+ Juger autrui favorablement :
"Tu institueras pour toi des juges et des policiers dans toutes tes portes que Hachem ton D. te donnera, dans chacune de tes tribus, et ils devront juger le peuple avec justice" (Choftim 16,18)
-> Le midrach Tan'houma (4) considère que ce verset traite du fait de juger les autres favorablement.
Il est écrit :
"ils devront juger le peuple avec justice". Ils doivent juger le peuple favorablement et le défendre.
Rav Yéhouda B'Rabbi dit : De qui apprenons-nous cela? De Guidon, fils de Yoach. À son époque, le peuple juif traversait des difficultés et Hachem chercha quelqu'un [dont les mérites puissent venir] les défendre, mais Il ne pu trouver personne, car cette génération était pauvre en mitsvot et en bonnes actions.
Mais lorsque Guidon trouva le moyen de parler favorablement d'eux (des juifs), ils furent sauvés par un ange d'Hachem."
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+ Les tsadikim se jugent sévèrement et les autres jugent chacun favorablement :
-> Le séfer Tiféret Shlomo écrit que la voie des vrais dirigeants et des vrais juges est de voir la nation sous un jour positif.
Lorsqu'on juge son prochain, il faut toujours le juger favorablement, conformément à la Michna (Pirké Avot 1,6) qui exige de juger chacun favorablement. En effet, leur rôle est d'éveiller la miséricorde divine pour chaque juif, même s'il est à un bas niveau spirituel. S'ils trouvent le moyen de le considérer favorablement, il sera considéré comme innocent.
C'était la prière du roi Shlomo : "Tu donneras à ton serviteur un cœur qui écoute et qui comprenne, pour juger ta nation et discerner le bien du mal. Car qui peut juger cette nation difficile?" (I Méla'him 3,9).
C'est difficile à comprendre. Pourquoi un juge aurait-il été nécessaire pour trancher les conflits entre deux parties à l'époque du roi Shlomo? À cette époque, la richesse était omniprésente et chacun avait tout ce dont il avait besoin, alors pourquoi se disputerait-on pour de l'argent?
Le Tiféret Shlomo répond que ce que le roi Shlomo demandait en réalité, c'était que chacun ait le cœur de juger les autres favorablement.
La voie des tsadikim est de se considérer comme humbles à ses propres yeux. Plus on est grand, plus on se perçoit petit (1 Zohar 122b). Ils agissent comme s'ils étaient constamment surveillés et jugés par un juge.
En conséquence, le pasuk dit : "Vous placerez des juges et des gardiens à toutes vos portes" = vous devez agir comme les tsadikim qui se comportent comme s'ils étaient surveillés en permanence et jugés défaillants.
Cependant, cela ne s'applique qu'à eux-mêmes. S'ils doivent se juger sévèrement, ils doivent juger les autres favorablement, comme le poursuit le verset : "Ils jugeront la nation avec justice".
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+ Juger favorablement annule la faute de 'Hilloul Hachem :
-> On rapporte que le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld, le rav de Jérusalem, jugeait favorablement tous les juifs, même ceux qui étaient au plus bas spirituellement. On lui demanda un jour : "Que ferait le Rav s’il disait qu’un juif entrait dans un restaurant non casher à Yom Kippour et mangeait toutes sortes de mets non cashère (taréf). Comment le jugeriez-vous favorablement?"
Il répondit : "Je le défendrais en disant qu’il est probablement tombé malade subitement et qu’il avait besoin de manger de la viande immédiatement. Comme sa vie était en danger et qu’aucun restaurant casher n’était ouvert, il a dû se précipiter dans un restaurant taréf pour se restaurer."
On lui demanda alors : "Nous connaissons tous la vérité. Nous savons tous que cet homme est un fauteur. Pourquoi devons-nous nous donner tant de mal pour le défendre?"
Le rav Yossef 'Haïm répondit : "Chaque fois qu’une personne fait une faute, il y a deux choses à considérer.
1°/ la faute elle-même
2°/ le 'hilloul Hachem causé par la faute.
Si nous sommes capables de juger autrui favorablement au sujet de la faute elle-même, alors par ricochet nous pouvons aussi réparer le dommage causé par le 'hilloul Hachem.
C'est pourquoi il faut défendre chaque juif, même si cela nous est [naturellement] difficile."
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+ Le Hékhal Haze'hout :
-> Le 'Hafets 'Haïm (séfer Chemirat Halachon - chap. Hatévouna 7) écrit que celui qui défend un juif devant Hachem devient un canal de lumière pour la chambre sainte appelée "Hékhal Haze'hout", lieu où sont proclamés les mérites d'Israël.
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+ Juger favorablement fait partie de la 'Hassidout :
-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19) cite le fait de juger favorablement autrui (juif) comme faisant partie de la mida de la " 'Hassidout".
Il écrit : "Il existe un autre principe fondamental concernant l'intention dans la 'hassidout, à savoir le bien de la génération. Car il convient que chaque 'hassid soit motivé dans ses actes pour le bien de toute sa génération, pour leur apporter du mérite et les protéger."
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+ Juger autrui favorablement, permet d'être jugé favorablement par Hachem :
-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi) écrit que la Torah nous enseigne que pour mériter d’être jugé favorablement pendant les Yamim Noraïm, il faut juger les autres favorablement.
Le rabbi de Berditchev dit qu'Hachem nous juge avec miséricorde et compassion, mais que nous devons d'abord agir pour éveiller Son Attribut de bonté ('hessed).
Lorsque nous nous traitons les uns les autres avec bonté et que nous nous jugeons favorablement, alors Hachem nous juge également favorablement.
[ "Donnons de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Hachem attend et est dépendant (si l'on peut dire) nos actes d'être humain juif pour en résulter une force de pouvoir agir.
Ainsi, en jugeant autrui favorablement (même si cela nous est pas facile), nous permettons à Hachem d'également nous jugent pour le bien, avec un bon œil. ]
Cela ressort du verset : "Tu placeras des juges et des gardiens à toutes tes portes", ce qui signifie que tu dois créer des ouvertures pour atteindre le Ciel par tes propres actions.
Le moyen d’y parvenir est de "juger le peuple avec justice" = en jugeant les autres favorablement, tu crées ces portes du Ciel qui te permettent d’être bien jugé par Hachem.
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+ Les bienfaits de l'unité :
-> Le Sar Shalom de Belz affirme que défendre un autre juif suscite une grande miséricorde divine.
[d'où l'importance de juger favorablement autrui (juif), papa Hachem voit comment Ses enfants s'aiment et se regarde positivement, Il se réjouit (si l'on peut dire), et donne avec largesse des bontés (peu importe si l'on est méritant). ]
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+ Les paroles d’une personne ont un impact en-Haut :
-> Le Tiféret Shlomo (sur Masehethe Avot) demande pourquoi la michna (Pirké Avot 1,6) nous recommande de juger les autres favorablement.
En effet, au Ciel on sait ce que la personne a réellement fait et pourquoi elle l’a fait. Alors, en quoi le juger favorablement ici va-t-il l'aider?
Il répond que les paroles prononcées ici-bas ont un grand pouvoir dans les mondes Supérieurs. Lorsqu'on défend notre prochain ici-bas, nous créons pour lui une défense en-Haut, qui le protège des accusations divines.
En revanche, si l'on médit de son ami ici-bas, on crée des accusations contre lui au Ciel.
Bien sûr, Hachem connaît la vérité. Malgré tout, on peut créer un éveil par nos paroles, qui va protéger notre prochain et le préserver de jugements célestes difficiles.
Le Tiféret Shlomo le prouve par la guémara ('Haguiga 15b) qui rapporte qu'Eliyahou Hanavi a dit un jour à Rabba qu'Hachem étudie la Torah de tous les Rabbanan, à l'exception de Rav Méir, qui a étudié la Torah de A'her. (puisqu'il a étudié auprès du racha Élicha ben Abouya, Hachem n'a pas accepté sa Torah)
Rabba a défendu Rav Meir en disant : "Il a trouvé une grenade, en a mangé le fruit et a jeté la peau/écorce" (ce qui signifie qu'il n'a pris que le bon d'A'her et a écarté les mauvaises parties).
Eliyahou dit alors : "Hachem dit maintenant : "Mon fils, Meir, dit ...." " (Hachem parle maintenant de la Torah de Rav Meir.)
Jusqu'à ce que Rabba prenne la défense de Rav Meir, Hachem n'étudiait pas sa Torah. Même s'Il sait tout et connaissait la grandeur de Rav Meir, il fallait qu'un éveil soit créé en son nom en bas dans ce monde.
L'inverse est également vrai. Si une personne commet une faute en privé, à l'insu de tous, l'Attribut de rigueur (midat hadin) ne s'élève pas fortement contre elle, même si Hachem sait ce qu'elle a fait. Mais si quelqu'un révèle sa faute, l'accusation contre lui devient plus forte.
Le Tiféret Shlomo poursuit en disant que la punition pour toutes les fautes est aggravée lorsque les gens disent : "Untel a fait telle chose".
Une fois ces mots prononcés, c'est comme une flèche tirée qui scelle le verdict de l'homme, tant dans ce monde que dans le monde Supérieur.
C'est pourquoi la Torah nous avertit : "Tu réprimanderas ton prochain, et tu ne portera pas de faute à cause de lui" (Kédochim 19,17). Cela signifie que lorsqu'on réprimande son ami pour une faute qu'il a commise, il faut le faire avec douceur, plutôt que de "porter la faute".
Autrement dit, il faut simplement faire allusion à la transgression de manière à ce que son prochain comprenne le message, et ne pas la mentionner/viser ouvertement, car cela l'exposerait à des accusations [au Ciel]. [au-delà de tout faire pour garder l'honneur d'autrui]
Cette idée se retrouve également dans les paroles du Zohar : "La Sitra Akhra (force du mal) est un témoin non valable pour témoigner contre Israël. Seulement par le biais d'Israël (d'un juif) que peut se faire valoir l'affaire (accusation au Ciel)".
Nous apprenons de cela que même si l’on sait que son prochain a fait quelque chose de mal, il ne faut pas en parler, car cela scellerait le décret contre lui.
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+ Se juger soi-même d'abord :
-> Le Kli Yakar explique les mots "choftim ou'chotrim titen léha" (tu institueras pour toi des juges et des policiers) en précisant que le mot "lé'ha" (à soi-même) fait référence aux paroles de nos Sages (Baba Métsia 107b) : "Embellis-toi d'abord et seulement ensuite, embellis les autres".
Ainsi, le verset suggère de se juger soi-même et de s'assurer de ne rien faire de mal avant d'en venir à juger les autres.
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+ Juger les autres comme on se juge soi-même :
-> Le séfer Toldot Yaakov Yossef explique ce verset en citant l'explication de la Michna (Pirké Avot 2,4) par le Yaabetz : "Ne juge pas ton prochain avant d'être à sa place". Le Yaabetz explique que la plupart des disputes entre deux personnes commencent parce que l'un se juge lui-même favorablement, mais juge son prohain négativement.
Ainsi, la Michna recommande de se mettre à la place de son ami, c'est-à-dire de le juger de la même manière qu'on se jugerait soi-même. En agissant ainsi, on comprendra la position de cet ami et on ne sera pas aussi dur avec lui.
En conséquence, le Toldot Yaakov Yossef explique que le verset signifie qu'il faut nommer des juges "lé'ha" = pour soi-même, autrement dit, juger les actes de son prochain de la même manière qu'on se jugerait soi-même si l'on avait agi d'une manière identique.
En agissant ainsi, on ne se fâchera pas contre lui et on le comprendra beaucoup mieux.
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+ Juger son propre yétser et non celui des autres :
-> La Michna (Pirké Avot 4,1) affirme : "Qui est fort, celui qui surmonte son yétzer (akovéch yitsro)".
Le séfer Avodat Israël demande pourquoi il est écrit "son yétser" plutôt que "le yétser ara".
Il répond que cela nous enseigne à nous concentrer sur notre propre yétser ara (inclinaison au 'mal'), plutôt que de constamment regarder le yétser ara des autres, comme beaucoup le font.
Il faut voir ses propres défauts et ne pas accorder trop d'importance à ceux des autres.
Il faut plutôt considérer autrui comme de véritables justes et s'efforcer de s'améliorer.
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-> b'h, voir également à ce sujet de juger favorablement autrui : https://todahm.com/category/moussar-pensee-juive/mitsvot-avec-autrui/5-juger-favorablement
Lorsque vous vous concentrez sur le bien des autres, vous réveillez le bien en vous.
[d'après le Baal Shem Tov ]
Celui qui s'habitue à juger son prochain favorablement et à dire toujours du bien de lui deviendra un réceptacle et un conduit de la sainteté.
S'il le regarde d'un bon œil, il déversera sur lui un flux de bénédictions. Sinon, il aura des effets néfastes.
[séfer 'Haredim 68b]
Celui qui aime Hachem et son prochain comme son propre fils, juge ses semblables favorablement, dit toujours du bien d'eux, se montre aussi humble que Hillel l'Ancien, gentil et conciliant, il a le mérite de s'attacher à son Créateur et d'être appelé "saint" (kadoch).
[séfer 'Harédim 68a]
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+ Juger sévèrement son prochain rend impur :
-> Celui qui hait son prochain, le juge sévèrement, médit de lui ou se montre orgueilleux et colérique s'attache aux forces impures et mérite d'être mis à l'écart du camp d'Israël, comme celui qui est frappé d'une affection lépreuse à cause de sa médisance.
C'est pourquoi, il faut se repentir pour bénéficier de la miséricorde d'Hachem et de Son assistance prodiguée à toute personne qui vient se purifier.
[séfer 'Harédim 68b]