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"De la même façon qu'un homme se comporte (avec son prochain), le Ciel se comportera avec lui"

[guémara Sotah 8b]

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-> "Celui qui juge son prochain avec bienveillance sera jugé, lui-même (par le Ciel) avec bienveillance"
[guémara Shabbath 127b]

->"Celui qui juge son prochain avec indulgence amène le Shalom"
[Rachi - guémara 127b]

-> "Celui qui a pitié des créatures, le Ciel le prendra en pitié, mais celui qui n'a aucune pitié des créatures ne doit attendre du Ciel aucune pitié"
[guémara Shabbath 151b]

-> "Aussi longtemps qu'un homme est cruel dans sa nature, Hachem se comporte de même avec lui, car Il n'est miséricordieux qu'envers ceux qui sont miséricordieux (avec autrui)"
[Or ha'Haïm haKadoch - Dévarim 13,18]

-> "Celui qui bouche ses oreilles devant les supplications du pauvre implorera à son tour, mais ne sera pas exaucé (par le Ciel)"
[Michlé 21,13]

-> "Celui qui se montre indulgent (envers autrui) verra un jugement indulgent (à Roch Hachana) sur tous ses péchés"
[guémara Roch Hachana 17a]

Rachi commente "celui qui se montre indulgent" (Roch Hachana 17a) par :
"celui qui ne se montre pas intransigeant, qui renonce à se venger mesure pour mesure de ceux qui l'ont offensé (ou lui ont fait du mal) et qui laisse passer et oublie".

La guémara (Roch Hachana 17a) rapporte l'histoire de rav Houna ben rav Yéhochoua, qui était sur son lit de mort.
Rav Papa est venu lui rendre visite, et il a alors compris que son âme était déjà retournée à Hachem.
Rav Papa a demandé de préparer les funérailles de rav Houna.
Cependant, peu après, rav Houna a repris connaissance et s'est senti mieux.
Il a répondu à leur interrogation : "En réalité, j'étais mort. Cependant, Hachem a dit à la Cour céleste que puisque j'ai toujours cédé durant ma vie, Il me donne maintenant des années supplémentaires à ma vie."

=> Sur le moment, il est très dur de céder. Il est intéressant de se rappeler alors la récompense exceptionnelle qui en découle.

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"Juge ton semblable équitablement" (Kédochim 19,15)

+ "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6)

-> Le Baal Chem Tov disait à ce sujet :
Est-ce que toute personne se doit d'être un juge?
Qui est-ce qui l'a nommé et lui a donné sa sémi'ha (son autorisation de juger)?

La réponse est que : Oui, elle est un juge : en jugeant son prochain favorablement, elle est en train de se juger elle-même!

=> Lorsque j'émets un avis sur une autre personne, c'est sur moi-même que j'émets cet avis.
Ainsi, quel intérêt ai-je à me "flinguer"?

Le rav Yaakov Galinsky disait que si D. regarde avec rigueur nos bonnes actions : Est-ce que toutes les halakhot sont respectées en détail? Est-ce que la kavana est adéquate? Est-ce qu'il y avait suffisamment de joie et d'entrain? ...
Ainsi, si D. exige la perfection totale, combien aurions-nous encore de mérites pour nous défendre?
Nous serions même sûrement appelés racha ...

A l'inverse, si durant notre vie nous avons jugés autrui favorablement, alors D. en fera de même : atténuant l'impact des avérot, et au contraire, agrandissant le mérite de nos mitsvot.

=> Juger autrui favorablement, agir avec son prochain de façon miséricordieuse, ... n'est pas un luxe dont nous pouvons nous passer!!

Aime ton prochain comme toi-même = l'autre est toi-même, dans le sens où ta façon d'agir à son égard, va déterminer la façon dont D. va se comporter avec toi.

=> Combien devons-nous avoir à cœur et être vigilant au bien-être, à notre amour de l'autre.

Voir les points positifs en autrui

-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

- >Rachi : "Cela engendre la paix".

-> "Quiconque juge favorablement son prochain est à son tour jugé favorablement" (Shabbath 127b).

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Selon rabbi Na'hman de Breslev :
-> dans Likouté Moharan (II,17) : La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien

-> dans Likouté Moharan (I,282) : "Sache que tu dois juger tout homme favorablement. Même en ce qui concerne un pécheur notoire, tu dois t'efforcer de découvrir une parcelle de bien, un quelconque aspect qui le distingue du vrai pécheur intégral. En agissant de la sorte, tu peux réellement lui insuffler un quelconque mérite. Tu peux même l'inciter ainsi à retourner vers Hachem.
C'est ce que laisse entendre le verset : "Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu" (Téhilim 37,10).
Si tu lui trouves la moindre étincelle de bien, il n'est plus pécheur ; "tu observeras sa place, il en aura disparu". Tu le trouveras dans le camp des méritants".

-> La faculté de jugement est l'un des outils les plus puissants au service de l'homme. Si nous étions vraiment conscients de sa puissance, nous serions sûrement plus attentifs quant à son utilisation. Juger les autres peut détruire l'univers. Si l'individu a des fautes à reprocher à son prochain, ce «jugement» peut le condamner (Likouté Moharan I,3).
Réfléchissons bien à cela! Notre évaluation, notre opinion et notre jugement du prochain ont le pouvoir d'élever ou d'abaisser.
Le problème, c'est que la critique est aisée. Trop facile même. On peut toujours trouver des fautes dans le comportement du prochain; on peut toujours dénoncer ses échecs.
Il n'est pas difficile de trouver des motifs intéressés derrière les actes les plus méritoires, les plus sublimes. Cela est particulièrement vrai quand nous entendons des propos calomnieux: tout le monde est prompt à condamner le malfaiteur pour son méfait. Nous devons nous rendre compte que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain, constitue en fait une forme de jugement.
Si nous trouvons les bons côtés et nous concentrons sur ce qui est positif, nous pouvons faire tendre le monde entier du côté du mérite et de la dignité.
La réciproque est cependant vraie. Si nous trouvons des fautes et que nous nous concentrons sur ce qui est négatif, nous pouvons faire tendre l'univers entier du côté de l'indignité. C'est pourquoi nous nous devons de ne chercher que le bien chez les autres, même chez le mécréant le plus notoire ... sur lequel notre jugement positif aura certainement un impact.

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-> "Ne juge pas ton prochain avant de te trouver dans la même situation que lui" (Pirké Avot 2,5).
Juger son prochain favorablement, ce n'est pas seulement juger les pécheurs (fauteurs), mais même nos ennemis qui nous veulent du mal. Dans la plupart des cas, l'hostilité entre deux personnes provient d'une jalousie mesquine. Ou bien je suis jaloux de mon camarade qui possède plus que moi et a réussi mieux que moi, ou bien c'est l'inverse. Là où la jalousie existe, nous ne sommes pas égaux. Si nous l'étions, il n'y aurait aucune raison d'être jaloux.
Ou bien je dois me hausser à son rang, ou bien, s'il se trouve à un niveau inférieur au mien, je dois l'élever et le rétablir à mon niveau. Comment? Simplement en le jugeant favorablement.
Quand il n'y aura alors plus de différence entre nous, il n'y aura plus place pour la jalousie et toute rivalité sera vaine. [Likouté Moharan I, 136 ]

Ce concept pourrait, à première vue, paraître un peu difficile à accepter. Il est indéniable que la jalousie est un sentiment destructeur, dont les résultats peuvent être catastrophiques. L'envie est la mère de l'adversité.
Réciproquement, le fait de juger favorablement autrui peut engendrer l'harmonie. En recherchant sans cesse les points positifs des autres, en les jugeant droits, en nous concentrant sur leurs vertus, nous pouvons éliminer le cycle infernal de l'animosité et de l'inimitié. S
i, au lieu de nous attacher obstinément à nos propres intérêts, au lieu de protéger jalousement nos biens et nos réalisations, nous donnions à notre prochain le bénéfice du doute, nous pourrions assurément façonner une vie beaucoup plus paisible et harmonieuse, pour nous et pour toute notre famille.

Qui est puissant? Celui qui sait transformer son ennemi en ami. 
[Avot déRabbi Nathan - chap.23 ]

L'une des grandes vertus du roi David était sa capacité à pardonner à tous ceux qui l'avaient maltraité et lui avaient fait du mal. Hachem s'est inspiré de l'attitude du roi David et lui a également pardonné.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonathan - Haazinou ]

En vérité, tout comme nous devons faire confiance à Hachem même si nous ne comprenons pas Sa conduite cachée, nous devons également faire confiance aux juifs, même lorsqu'ils semblent sales et noircis. Comme il est dit : "Je suis noirci, mais je suis agréable" (Chir Hachirim 1,5).
[Sfat Emet - Vaéra 5663 ]

Rechercher les transgressions et rechercher le bien sont deux qualités admirables, à condition que la première se concentre sur soi-même et que la seconde vise son prochain. 
[rav Lévi Its'hak de Berditchev ]

Les étoiles nous apparaissent comme de minuscules points dans le Ciel, alors qu'en réalité, chacune est un monde en soi.
De même, un juif peut nous sembler misérable et insignifiant alors qu'il est en fait un monde gigantesque.
[Baal Chem Tov al HaTorah - Lé'h Lé'ha - n°27 ]

Il est impossible d'aider une personne à grandir, que ce soit émotionnellement ou physiquement, sans avoir au préalable une opinion positive sur elle.
[ Chem Michmouël - Béaalotekha 5677 ]

+ On rapporte, au nom du Saba de Kelm, que toutes les choses dans le monde ont été créées pour une utilité ou un but.
On lui demanda un jour à quoi sert l'esprit tordu?

Voici sa réponse : on en a besoin pour juger son prochain favorablement ...

Si tu veux devenir un tsadik, tu dois proclamer toujours avec foi : "Ceci aussi est pour le bien!", juger ton prochain favorablement et ne pas dire du mal [d'autrui].
[séfer 'Harédim 67a]