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Les mots sont intrinsèquement saints parce qu'ils viennent du cœur, qui est le Kodech Hakodachim (saint des saints), et sortent par la bouche, qui est le Heikhal.
Lorsque les premiers hommes priaient, leurs prières traversaient les cieux et s'élevaient de plus en plus haut pour susciter la miséricorde divine. C'est par elles que s'accomplissent les paroles : "Vous direz un décret, et il s'accomplira pour vous" (Iyov 22,28), parce qu'ils faisaient attention aux 22 lettres que l'on prononce avec la bouche, pour s'assurer de ne pas les souiller par des paroles insensées.
[Pélé Yoets - Eré'h Si'ha]

[le Pélé Yoets aborde ensuite l'importance d'acquérir la qualité du silence, car les mots peuvent sortir très rapidement de notre bouche. ]

Etudier la Torah, implique d’éviter le lachon ara

+++ Etudier la Torah, implique d'éviter le lachon ara :

"Yaakov s'approcha d'Its'hak, son père ... Et il dit : "La voix est la voix de Yaakov et les mains sont les mains d'Essav" (Toldot 27,22)

-> Le 'Hida (séfer Kissé Ra'hamim) apprend de ce verset que pour que la Torah de quelqu'un soit appréciée au Ciel, il doit s'abstenir de dire du lachon ara et d'autres formes de paroles interdites.

Nous voyons que si quelqu'un n'utilise pas sa bouche correctement, elle devient impure.
La bouche d'une personne est considérée comme le "kol Yaakov", la bouche de Yaakov utilisée pour étudier la Torah, uniquement lorsqu'elle est propre et exempte de faute.
Si elle est propre, la Torah d'une telle bouche peut protéger une personne et la mettre à l'abri du danger. Sinon, elle ne pourra pas le protéger.

Celui qui garde sa bouche soutient le monde

"Il ne violera pas sa parole ; tout ce qu'a proféré sa bouche, il doit l'accomplir" (Matot 30,3).

Ils expliquent que si une personne ne "viole" pas ses paroles et n'utilise pas sa bouche pour prononcer des mots inappropriés (ex: lachon ara), alors tout ce qu'elle dit s'accomplira.
En n'utilisant sa bouche que pour de bonnes choses, il aura le pouvoir de voir ses paroles s'accomplir d'en-Haut.
[...]

Il est écrit : "Tu seras responsable de mon palais et tout mon peuple sera nourri par ta bouche (véal pi'ha yissak kol ami)" (Mikets 41,40).
Le verset dit que grâce aux paroles de Yossef, la nation entière sera soutenue. Ses paroles auront un fort impact au Ciel et apporteront une abondance de bonté dans ce monde.

C'est dans cet esprit qu'il explique le verset : "Les lèvres doivent embrasser celui qui dit les mots justes" (chéfatayim yissak, méchiv dévarim né'hokhim - Michlé 24,26).
Le mot "yissak" signifie littéralement "embrasser", mais il peut également signifier "soutenir", comme c'est le cas dans le verset ci-dessus (41,40) concernant Yossef.
Ainsi, le verset peut être lu comme disant que les lèvres d'une personne peuvent être utilisées pour soutenir le monde lorsqu'elle dit des choses appropriées et s'assure de ne pas utiliser ses mots pour quelque chose de mauvais (selon la volonté d'Hachem, la halakha).

[ rav Moché Stein - dans son Béer Moché ]

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+ Faire attention à ses paroles apporte de la parnassa :

-> Le 'Hozé de Lublin voit une allusion au concept selon lequel la parnassa est fournie par le mérite de garder ses mots, dans la guémara (Ména'hot 86a) qui dit que "les hommes riches sont des avares".
Le 'Hozé de Lublin demande comment peut-on dire cela comme une règle générale alors qu'en fait, tous les hommes riches ne sont pas avares. Il répond que la guémara veut dire qu'ils sont avares de leurs paroles. Ils sont devenus riches parce qu'ils ne parlent pas trop (ne disant pas de paroles interdites, voir inutiles, ...). En effet, le fait de veiller à ne rien dire de mal crée la richesse.

Le pouvoir d’une parole pure

+ Le pouvoir d'une parole pure :

-> Une personne, en sanctifiant son pouvoir de parole, peut faire s'incliner le jugement sévère/strict d'Hachem en celui de bonté.
[...]

Une personne peut influencer positivement la réalité en respectant l'alliance de la parole.
[ "il ne profanera pas sa parole, selon tout ce qui sort de sa bouche il fera" (Mattot 30,3) = si une personne prend soin de ne pas profaner son pouvoir de parole, Hachem accomplira les paroles qui sortiront de sa bouche. ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Mattot 30,3 ]

Dire du lachon ara c’est porter atteinte à tout son être

+++ Dire du lachon ara c'est porter atteinte à tout son être :

"Tous les jours où la plaie (néga) sera sur lui, il restera impur ; il est impur. Il demeurera isolé ; sa résidence sera hors du camp" (Tazria 13,46)

-> Rachi demande : "Pourquoi le métsora est-il différent des autres personnes impures en ce qu'il doit s'asseoir seul [hors du camp]?
[ La réponse est] qu'il a dit du lachon ara et a semé la division entre les hommes ... donc, lui aussi est séparé des gens."

-> Le Maharal (Nétivot Olam 9) vient nous enseigner :
Celui qui dit du lachon ara est puni de tsaraat et est renvoyé hors du camp, parce qu'il a semé la discorde et les querelles dans le monde. Il a donc perdu le droit de vivre parmi ses concitoyens juifs.

Nos Sages (Arakhin 15b) nous disent que parler du lachon ara équivaut à transgresser les 3 fautes capitales : l'idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Comment la faute du lachon ara peut-elle être l'égale des 3 fautes les plus graves de la Torah?

La réponse est que chacune de ces fautes corrompt un aspect de ce qui fait de nous des êtres humains :
1°/ Un meurtrier a corrompu son âme en prenant l'âme d'un autre être humain.
2°/ Un coureur de jupons (menant à des relations interdites) a corrompu son corps physique.
3°/ Un idolâtre a corrompu son esprit par ses pensées hérétiques.

Cependant, celui qui dit du lachon ara a corrompu tout son être! En effet, la parole est l'essence même de ce qui fait l'homme. Le Targoum traduit "néfech 'haya" (littéralement, une âme vivante) par "âme parlante", car la parole nous confère notre humanité. [en ce sens, la capacité de parler est ce qui différencie les humains des animaux. ]
Celui qui commet la faute de lachon ara a porté atteinte à son humanité même.

Pourtant, tout n'est pas perdu. Nos Sages nous enseignent que celui qui dit du lachon ara peut réhabiliter sa parole corrompue en utilisant dorénavant sa capacité à parler strictement pour la pureté : en étudiant la Torah, en priant et en ne parler qu'en bien des autres.

Nos paroles interdites viennent souiller nos mot sacrés (Torah, prière)

+ Nos paroles interdites viennent souiller nos mot sacrés (Torah, prière) :

-> Dans cette tefillah, quelques phrases plus loin, nous disons : "Telle est l'obligation de toutes les créatures devant Toi... de remercier, de louer, de faire l'éloge..." Pourquoi, alors, disons-nous ici que "c'est par la bouche des hommes droits que Tu es loué" ? Si c'est l'obli-
Si l'on considère que toutes les créatures sont obligées de louer Hachem, pourquoi seuls les hommes droits louent-ils Hachem ?
Le Chafetz Chaim donne une réponse tirée du

Selon le Zohar (dans Pékoudé), des anges Accusateurs sont assignés aux mauvaises paroles (lachon ara) et aux mots dénigrants qui sortent de la bouche d'une personne.
Lorsque cette même personne prononce des paroles saintes, telles que des paroles de Torah et de prière, ces forces impures viennent souiller les paroles saintes, et elle ne mérite pas d'augmenter le pouvoir de sainteté dans le monde avec les paroles de Torah et de prière.

Le 'Hafets 'Haïm ajoute qu'à l'avenir, toutes nos paroles et tous nos actes nous seront montrés ; aucune chose ne sera oubliée. Il y a des paroles et des actes que nous regrettons d'avoir prononcés ou faits, et nous savons que nous serons gênés de les voir, mais notre consolation est qu'en même temps que ces actes embarrassants, on nous montrera aussi nos mitsvot et nos bonnes actions, et toute la Torah que nous avons étudiée, dont chaque mot est une mitsva en soi.
Il est certain que toutes ces bonnes actions et ces bonnes paroles plaideront en notre faveur.

C'est comme si quelqu'un voulait acquérir pour lui-même un magnifique ensemble de Shas (Talmud).
Le libraire lui a montré 20 magnifiques volumes de Shas reliés en cuir. Lorsqu'il a vu la beauté de la reliure, il n'a même pas pris en compte le coût et a acheté le coffret.
De retour chez lui, il commença à feuilleter les pages des volumes, et plus il les tournait, plus il était contrarié. L'ancien propriétaire du coffret avait étudié le soir à la lumière d'une bougie, et les pages s'étaient tachées de taches d'huile, et les lettres étaient brouillées par les gouttes de cire, de sorte qu'il était presque impossible de les voir.
Il regrette maintenant de s'être laissé convaincre par les louanges du vendeur et de ne pas avoir pris la peine d'ouvrir les volumes pour voir ce qu'il achetait.

Voilà ce qu'il en est de quelqu'un qui se permet de dire des choses interdites : lachon ara et rékhilout, insultes et moqueries ...
Même si a on étudié les 6 ordres de la Michna et complété tout le Shas (Talmud) plusieurs fois, on n'aura même pas une seule massechta (traité) pour plaider en sa faveur lorsqu'on montera au Ciel. En effet, les forces impures produites par nos paroles interdites se colleront aux mots de la Torah qu'on a étudiés et [éternellement après notre mort] ils paraîtront offensants et répugnants.

Il en va de même pour la téfila. La prière est notre substitut à la avoda dans le Temple.
Si un Cohen réalise son service avec un vase sale, il profane tout le travail qu'il a accompli.
De la même manière, une personne doit faire attention à ce qu'elle dit et faire téchouva avant de commencer à étudier ou à prier, car Hachem veut les prières de ceux qui sont "droits", et uniquement "c'est par la bouche des hommes droits que Tu es loué".

Le lachon ara souille la bouche d'une personne, comme il est dit : "car je suis un homme aux lèvres impures" (Yéchayahou 6,5).
Si on tente de dire une prière avec une bouche sale (de paroles interdies), alors celle-ci ne sera pas acceptée.
C'est pourquoi on doit faire téchouva avant de prier et nettoyer notre bouche de toute souillure, et on doit prendre la résolution de faire attention à l'avenir à ne pas dire de mauvaises paroles. Alors notre prière sera acceptée facilement!
[ 'Hafets 'Haïm - Chemirat haLachon - vol.2, chap.26 ; Za'hor léMyriam - chap.24 ]

La gravité du lachon ara & l’importance de l’étude de la Torah

+ La gravité du lachon ara & l'importance de l'étude de la Torah :

-> Dans la bénédiction de la Torah, nous disons les mots : "vé'hayé olam nata béto'hénou" (Et Il a implanté en nous une vie éternelle). Qu'est-ce que cela veut dire à ton avis? Quelle est la signification des mots "vie éternelle" ('hayé olam)?

Le 'Hafets 'Haïm explique :
"Où serez-vous dans 100 ans? Avec Hachem.
Et dans 500 années? Dans la même situation, avec Hachem.
Et dans 15 000 ans? Toujours avec Hachem!
Et dans 5 millions d'années? Rien ne changera. Vous serez toujours avec Hachem!

C'est ce que signifie la "vie éternelle" : pour toujours.
Et de quoi dépendra votre degré de proximité avec Hachem? De votre étude de la Torah.
[Par exemple] une autre page de guémara vous rapprochera. Une autre page, encore plus proche!

Mais, il y a quelque chose qui fera que vous serez banni de la présence d'Hachem, et ce bannissement durera toujours. Cela signifiera que les portes vous seront fermées pendant 500, 5 000, 5 millions d'années, et plus encore : Ceux qui parlent du lachon hara ne mériteront pas de voir la Chékhina (guémara Sotah 42b).
Une fois qu'une âme est bannie, elle est bannie pour toujours, pour l'éternité. Elle sera exclue du "jour qui est tout à fait bon, un jour qui est éternel", que D. nous en préserve.

C'est la signification des mots de "Qui est l'homme qui désire la vie" (mi a'ich hé'hafets 'haïm) = une vie d'éternité sans arrêt, alors "Garde ta langue du mal", "Détournez-vous du mal" = des paroles interdites.
"Et faites le bien" = étudiez la Torah (voir Tehillim 34,13-15), et vous mériterez alors la "vie éternelle".
[Mayan Beit HaChoéva - p.274]

Gravité du lachon ara

Le Rambam (Michné Torah - Hilkot Déot - pérek zayin, halakha guimel) écrit :
Nos Sage disent : "Il y a 3 fautes pour lesquelles une personne est punie dans ce monde et se voit refuser une part dans le monde à Venir : le culte des idoles, les relations interdites et le meurtre, et le lachon hara est équivalent à chacun d'entre eux".

Le 'Hafets 'Haïm dit : "La source de ces paroles du Rambam est une Tossefta dans le chapitre 1 de Péah, mais j'ai omis cette halacha parce que je ne voulais pas jeter une bombe sur le monde.
[...]
Chaque personne doit savoir que lorsqu'elle arrivera au Ciel, elle ouvrira le livre du Michné Torah du Rambam, et si le Rambam décide que cette Tossefta est la halacha, fixant que ceux qui disent du lachon ara n'ont pas de part dans le monde à Venir, alors aucune connaissance, aucun conseil, aucune perspicacité, et aucun mérite n'aidera!"
[d'où l'importance d'éviter comme le feu le lachon ara (même si c'est agréable sur le moment!), et faire téchouva sur ce qu'on a déjà pu faire. ]
[Dougma miSi'hot Avi - p.81]

"Chaque faute créé un ange Accusateur. De nombreuses fautes créent de nombreux anges Accusateurs, et de graves fautes créent de puissants anges Accusateurs.
Mais tant qu'une personne ne faute pas avec sa langue, les Accusateurs n'ont pas le droit d'ouvrir la bouche et de prononcer un jugement [contre une personne, contre le peuple juif].
Mais lorsqu'ils trouvent quelqu'un qui dit du lachon ara (et autres fautes avec la parole) parmi le peuple juif, les Accusateurs ont le champ libre."

['Hafets 'Haïm - Si'hot hé'Hafets 'Haïm 63 ;
hé'Hafets 'Haïm 'Hayav ouPa'alo - vol.1 p.107]

Garder précieusement nos 3 brit

+ Garder précieusement nos 3 brit :

-> La brit mila est en parallèle à l'alliance de la pureté de la parole (Séfer Yétsira), de sorte que le lachon ara est également considéré comme une souillure de la brit mila.

Le Gaon de Vilna écrit dans son commentaire du Séfer Yétsira (7a) ce qui suit :
"Les deux sont appelés brit. Pour la sainteté verbale, il y a une brit d'étude de la Torah. Pour la sainteté physique, il y a une brit mila.
Ensemble, ces 2 alliances (brit) permettent au monde de continuer à exister, comme il est écrit : "Sans Ma brit jour et nuit, Je n'aurais pas mis en place les lois du Ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
Nos Sages appliquent ce verset à la fois à la brit de l'étude de la Torah et la brit de la mila.

Par l'union physique, l'homme met au monde une progéniture humaine.
Par l'étude de la Torah, l'homme crée un ange chaque souffle de parole, tout comme le fait Hachem lui-même. ('Haguiga 14a)

Dans les 2 cas, l'homme naît avec une orla qui doit être enlevée. En ce qui concerne l'orla physique, il est écrit : "Tu circoncira la chair de ta orla" (Tazria 12,3).
En ce qui concerne l'orla verbale, il est écrit : "J'ai les lèvres incirconcises" (Vaéra 6,12). La circoncision de la langue se fait en épuisant la bouche par l'étude de la Torah jusqu'à ce qu'elle surmonte la nature sauvage et indisciplinée avec laquelle l'homme est né.

La brit de l'étude de la Torah est spirituelle. Par conséquent, sa circoncision est de nature spirituelle (par la parole).
Le brit mila est physique/matérielle. Par conséquent, sa circoncision implique la coupure physique de l'orla."

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-> La guémara (Sanhédrin 103a) affirme que ceux qui parlent du lachon ara ne mériteront pas de saluer la Chékhina.

Le Torat 'Haïm explique, sur la base du Séfer Yétsira, que la brit de la parole correspond à la brit mila.
Souiller sa bouche revient donc à souiller la sainteté de la brit, comme il est écrit : "Ne laisse pas ta bouche porter la faute sur ta chair" (Kohélet 5,5).
Les 2 fautes amènent une personne à un niveau de méchanceté (racha) qui l'éloigne d'Hachem.

-> Afin de protéger correctement la brit, il faut protéger ses yeux de toute vision inappropriée.
La guémara (Yérouchalmi Béra'hot 1:5) appelle les yeux et le cœur les "deux marchands de la faute".
L'œil voit, le cœur désire, et la personne est alors poussée à agir selon son désir.

-> Le Chlah haKadoch (chaar ha'Otiyot - kouf) écrit qu'il existe en fait 3 types de brit : la brit mila et la brit de la parole dont nous avons parlé précédemment, ainsi que la brit des yeux, qui consiste à les protéger des images tentantes de la faute.
Les Sages du Talmud gardaient les yeux baissés, ne regardant pas en dehors des 4 amot devant eux, de peur qu'ils ne voient accidentellement un spectacle inapproprié. [guémara Ména'hot 110a - Rachi]

-> Le 'Hida ('Homat Anakh) enseigne :
Les 3 éléments de la brit : la brit mila, la parole et la vue, sont des piliers de la sainteté qui sont liés entre eux (interdépendants).
Chacun représente de grands défis que nous devons surmonter.
"L'homme est né pour l'effort" (Iyov 5,7). Le mot עמל (amal - effort) est l'acronyme de עינים מילה לשון (énayim mila lachon - yeux, brit mila et langue).

-> Si une personne ne protège pas soigneusement ces 3 éléments de la brit, les forces de la destruction ont le pouvoir de lui nuire.
Le Zohar ('hadach - Chir haChirim 1b) commente ainsi le verset (Kohélet 5,5) :
"Ne laisse pas ta bouche porter la faute sur ta chair" = cela fait référence à la brit mila, au sujet de laquelle il est écrit : "Ma brit sera sur ta chair" (Lé'h Lé'ha 17,13).
"Ne dis pas devant l'ange" = ne parle pas mal devant l'ange qui marche à ta droite. Au contraire, que toutes tes paroles soient agréables et bien mesurées.
"Car c'est une erreur" = tu devras offrir un sacrifice (korban) en expiation de tes mauvaises paroles.
"Pourquoi Hachem serait-il irrité par ta voix" = "Un oiseau du ciel porte le son" (Kohélet 10,20). Un ange porte tes paroles au ciel et les soumet à l'examen d'Hachem.
"Et détruis l'œuvre de tes mains" = par les fautes de la chair. Comment cela se fait-il? Ceux qui gardent la brit ne peuvent être entraînés au Guéhinam. Si une personne ne garde pas sa brit, celle-ci lui est retirée et détruite, et il est alors entraînée dans le Guéhinam.

Ainsi, nous voyons la corrélation entre la brit de la parole et la brit mila. Si une personne ne protège pas sa bouche de toute parole incorrecte, sa brit mila sera endommagé en conséquence, et elle deviendra la proie des forces du mal.

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-> La pureté de la brit, de la vue et de la parole sont toutes liées.
Lorsqu'une personne préserve sa langue de lachon ara, de blasphèmes, de moqueries et de plaisanteries insensées, la pureté de sa brit s'en trouve renforcée.
En revanche, lorsqu'on s'engage dans de telles paroles interdites, nous montrons un sens de la frivolité vulgaire qui peut rapidement conduire aux fautes de la brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam 167-170]