Un homme doit multiplier les paroles de paix avec ses frères, ses proches, et toutes personnes, même un non juif au marché, afin d'être aimé dans le Ciel [aux yeux d'Hachem].
[Abbayé - guémara Béra'hot 17a]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis d’autrui
Les élèves de rav Adda lui ont demandé : "Par quoi as-tu le mérite de vivre si longtemps?
Il répondit : "... je ne me suis jamais réjoui de l'échec (ou du malheur) de mon prochain".
[guémara Taanit 20b]
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-> "Lorsque ton ennemi tombe, ne te réjouis pas ; s'il est en échec, que ton cœur ne jubile pas" (Michlé 24,17)
La Torah a été donnée non seulement pour les besoins du peuple d'Israël, mais également pour améliorer toutes les créatures de ce monde.
Le but essentiel des activités de Torah est d'illuminer autrui et de le perfectionner, et non pas d'amoindrir autrui.
[...]
Toute la sagesse que nous avons étudiée est inutile si c'est pour souligner les défauts et les manques des créatures, car par la Torah étudiée avec humilité, chaque créature devrait trouver grâce à nos yeux.[Keren Ora]
"Celui qui donne une pièce d'argent à un pauvre recevra 6 bénédictions, et celui qui le réconforte par des paroles recevra 11 bénédictions"
[guémara Baba Batra 9b]
[on apprend de là que bien plus important que le soutien financier, il y a le soutien psychologique.
Nous devons permettre à autrui de se sentir important en l'encourageant, en l'écoutant, en l'aidant, ...
Malheureusement dans notre société actuelle, de très nombreuses personnes sont en grand manque d'entendre des mots positifs à leur égard, ou même de recevoir un sourire!
C'est gratuit pour nous, et ça vaut plus que tout pour autrui!! ]
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-> Celui qui soutient les pauvres recevra au total 17 bénédictions du Ciel, correspondant à la valeur numérique 17 du mot : "tov" (טוב).
Les 6 bénédictions pour l'aide financière (1er niveau de soutien) correspondant aux 2 premières lettre du Nom Divin (יהוה - Tétragramme) : יה de valeur numérique : 10+5=15, soit en guématria (mispar katan) : 1+5=6.
Les 11 autres bénédictions (niveau supérieur de soutien) correspondant aux 2 dernières lettres : וה de valeur numérique : 6+5 = 11.
[rav Lumbroso]
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-> "Ouvrir la main pour faire la charité" (Réé 15,11)
Rambam commente :
"Celui qui détourne les yeux du pauvre est comme l'idolâtre, le racha, ... Celui qui donne l'aumône de mauvaise grâce, le visage baissé vers le sol, même s'il fait au pauvre un don de 1 000 pièces d'or, perd tout le mérite de son action. Il doit lui donner avec bonhomie et ave joie et partager sa détresse".
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-> b'h, également : https://todahm.com/2021/01/21/30304
"Donner, tu lui donneras, et ton cœur ne sera pas mauvais quand tu lui donneras, car pour prix de cette conduite, Hachem ton D. te bénira dans toute ton activité et dans toute entreprise de ta main" (Réé 15,10)
-> Le Maguid de Doubno explique ce verset par la parabole suivante :
en marchant sur une route, un homme perdit les 100 pièces d'or qui étaient dans sa poche. Le lendemain, il trouva sur son chemin 200 pièces.
La joie de cet homme, qui reçut une compensation pour sa perte, ne fut cependant pas complète, car s'il n'avait pas perdu ses 100 pièces, il en posséderait à présent 300!
Un autre homme transportait des sacs de grains : l'un d'eux se déchira et les grains se répandirent sur le sol.
Après un certain temps, il repassa à cet endroit et constata qu'ils avaient germé. Il put ainsi remplir de nombreux sacs de grains.
La joie de cet homme fut complète, et il ne se lamenta pas sur la perte de son sac, car au contraire, tout ce qu'il avait acquis provenait de sa perte : de ce sac qui s'était déchiré et des grains qui s'étaient répandus.
Ainsi, le verset dit : "Et ton cœur ne sera pas mauvais quand tu lui donneras" = Ne crois pas que si tu ne lui avais pas donné, tu aurais économisé ces biens, car toute bénédiction que Hachem te prodiguera par la suite sera une conséquence directe de ce que tu auras donné.
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-> C’est le sens du verset : "Tu ne lui donneras pas à contrecoeur" = ne pense pas que ton argent diminuera à cause de la Tsédaka, mais au contraire, c’est "grâce à cette chose-là, (qu’) Hachem ton D. te bénira dans toutes tes actions et dans toute l’oeuvre de tes mains" = c’est la Tsédaka qui est à l’origine de toute la bénédiction et de toute l’abondance.
-> Ajoutons un commentaire, sous forme de parabole, du Maguid de Douvno à propos de la Mitsva du Maasser :
Il est écrit : "Mettez-Moi, de grâce, à l’épreuve dans cette chose-là si Je ne vous ouvre pas les trombes du ciel" (Malachie 3,10).
Un commerçant était arrivé d’un pays d’outre-mer et il avait en sa possession un bateau rempli d’étoffes de qualité du meilleur tissage. La nouvelle se répandit bientôt dans toute la ville que l’on pouvait, pour l’heure, acheter des tissus de grande valeur pour un prix modique. De fait, en très peu de temps, tous les commerçants de la ville accoururent. Le négociant annonça que chaque rouleau d’étoffe mesurait trente mètres, mais chacun des clients voulut que le vendeur déroule devant lui la bobine qu’il achetait. Que fit notre homme, pressé de reprendre la route?
Il leur dit : "Je n’ai pas tout ce temps, mais je demanderai une chose : choisissez le rouleau qui vous paraît le plus mince, et je le mesurerai devant vous. Vous verrez alors qu’il mesure bien trente mètres et vous pourrez alors en déduire, a fortiori, que les autres rouleaux plus épais contiennent trente mètre sans aucun doute."
Hachem a pitié de nous et nous a prodigué Sa Torah avec ses 613 mitsvot. Le but de toutes les mitsvot est de nous être bénéfiques et de déverser sur nous une abondance de bienfaits. Chaque mitsva et tous les sujets qu’elle contient sont une source de bénédiction.
Néanmoins, l’homme, formé de matière, a besoin de preuve : d’où saurais-je, demande-t-il, que les mitsvot sont une source de bénédiction et que je ne perdrai rien à les accomplir?
[c’est la question de celui qui, par exemple, est pressé d’aller à son travail et à qui il semble qu’il pourra faire plus de bénéfices en abrégeant sa prière et en sortant plus tôt du minyan. Il en est de même pour les autres mitsvot. ]
De ce fait, le Créateur nous a témoigné de Sa bonté, et comme il est difficile de tester toutes les 613 mitsvot, Il nous a dit : "Prenez une mitsva qui semble être plus proche de la perte que du gain, puisque celui qui prélève son maasser diminue l’argent qu’il a gagné, "Et mettez- Moi à l’épreuve dans cette chose-là", prélevez la dîme afin de vous enrichir. Et vous en déduirez ainsi pour toutes les mitsvot qu’un grand bénéfice est dissimulé en elles, et que aucun homme qui M’écoute n’y perd!"
Il n'est pas donné à chacun d'être un grand sage de la Torah, mais chacun peut aider l'autre à le devenir.
[rav Aharon Leib Steinman]
Imagine que chaque personne que tu rencontres a un panneau sur le front qui dit : "Fais-moi me sentir important".
[rabbi Michael Rothschild]
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[c'est une tsédaka fondamentale dans notre génération, que de donner de l'importance, de la valeur à autrui.
Cela ne nous coûte rien (un sourire, un mot, ...), mais a un impact phénoménal.
A l'image de l'air que nous respirons, nous avons tous besoin de ressentir que nous valons quelque chose, que nous sommes apprécier d'autrui.
D'ailleurs, de nombreuses personnes sont prisonnières du regard d'autrui, tellement elles sont en manque de valorisation personnelle. Cela leur prend beaucoup de temps et d'énergies, au point qu'elles ne sont pas elles-mêmes, qu'elles passent à côté de leur vie!
"Fais-moi me sentir important" = c'est indispensable, comme donner à une plante son eau vital, lui permettant alors d'exprimer toute sa magnificence!]
"Quiconque dit du lachon hara voit ses fautes grandir jusqu'au ciel, comme il est dit : "Leur bouche s’attaque au ciel, leur langue promène ses ravages sur la terre" (Téhilim 73,9)."
[selon Reich Lakich - guémara Arakhin 15b]
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-> Un juif doit se dire :
"Hachem a eu pitié de moi et m'a donné une âme sainte provenant d'un lieu saint sous le Trône de Gloire et non aux autres nations.
Hachem m'a aussi donné un joyau précieux, la sainte Torah, et ne l'a pas donné aux anges qui la demandaient, mais Il préféra l'accorder à l'humanité.
Comment pourrais-je ne pas apprécier ce joyau et ne pas l'étudier?
Comment puis-je le négliger pour parler de choses banales et me perdre en bavardages non seulement inutiles mais susceptibles de causer de graves dommages? ..."
[...]
-> "Leur bouche est dirigée contre les cieux et leur langue parcourt la terre" (Téhilim 73,9)
Une langue qui médit sur terre peut causer de lourds dommage en haut.
[...]
Celui qui médit de son prochain écarte la Présence Divine d'Israël et lui fait dire : "Moi et lui ne pouvons vivre dans le même monde".
[...]
Un homme qui dit du mal d'un autre est répugnant aux yeux de D.
Hachem dit à l'ange responsable du Guéhinam : "Moi, en haut, Je punirai cet homme. Je lui ferai contracter des maladies pénibles. Toi, en bas [au Guéhinam], tu le puniras après sa mort en le brûlant avec des braises ardentes".
La médisance est si grave que Hachem n'a pourvu aucune partie du corps autant que la langue de protections contre la faute.
Il a placé devant elle une barrière de chair (les lèvres) et à l'intérieur de la bouche une barrière d'os (les dents). Toutes ces précautions ont pour but d'empêcher la langue de fauter.
"Que gagneras-tu et quel bénéfice auras-tu, langue trompeuse?" (Téhilim 120,3).
[compilation personnelle issue du Méam Loez - Tétsavé 28,39]
La gravité de blesser autrui
+ La gravité de blesser autrui :
-> La guémara (Kétoubot 62b) nous rapporte une histoire tragique sur la peine éprouvée par une femme :
"Le Amora rav Ra'houmi étudiait la Torah à la yéchiva de Rabba de la ville de Mé'hoza.
Avec l'accord de sa femme, rav Ra'houmi étudiait toute l'année et ne rentrait à la maison que la veille de Yom Kippour.
Une année, la veille de Kippour, rav Ra'houmi était plongé dans son étude et il tarda à prendre la route.
Sa femme l'attendait impatiemment et se disait : "Il va arriver maintenant ... Il va arriver maintenant ..."
Mais il n'arriva pas. Elle s'en affligea et versa une larme.
Rav Ra'houmi étudiait au même moment dans les combles du Beth haMikdach lorsque soudain, le sol s'écroula sous ses pieds et ils mourut."
-> Le rav 'Haïm Volozhin nous enseigne dans son livre Si'hot Moussar (chap.74, p.328) :
"Nous apprenons de là que le châtiment d'une faute envers son prochain n'est pas forcément "la restauration de la justice" pour la personne blessée, car dans le cas précipité, la punition s'est appliquée aussi à la femme En effet, c'est elle qui a le plus souffert.
Si pour un retard de son mari, elle a versé une larme, combien de larmes a-t-elle dû verser en apprenant sa mort.
=> L'offense entre les personnes est comparable à un feu dévorant. Tout celui qui mettrait sa main se brûlerait, et cela non pas en tant que punition, mais parce que telle est la réalité."
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-> A ce sujet, le rav Eliézer Papo (Orot Ayalim p.58) dit :
"Il est difficile de s'imaginer jusqu'où peut aller la peine des femmes, qui comme nous le savons pleurent facilement.
Nous pouvons l'apprendre de cette histoire tragique dans laquelle l'homme n'avait même pas agi intentionnellement.
Que dire donc de ces hommes qui sèment la terreur dans leurs foyers? Ils recevront certainement un châtiment que ce soit au niveau de leur corps, de leurs biens ou de leur personne."
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+ Nécessité à ne pas suivre notre tendance naturelle à blesser celui qui nous blesse :
-> "Prenez garde à ne pas heurter l'honneur de vos semblables, et grâce à cela vous mériterez le monde futur."
[rabbi Eliézer - guémara Béra'hot 28b]
-> "Celui qui se préserve de l'interdiction de ne pas offenser son prochain (onaat dévarim) méritera la vie, la bénédiction et les honneurs"
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva Chla'h]
-> "Celui qui prend garde à ne pas causer de peine à son prochain reçoit une aide Divine particulière.
Ses volontés profondes sont exaucées, il mérite d'engendrer des fils saints.
Mesure pour mesure, comme il s'efforce de ne pas faire de mal à son prochain et compatit aussi à sa souffrance, il mérite des enfants bénis, qui n'engendreront aucun mal à autrui."
[Ménorat haMaor - 58 ; Tokhé'hat 'Haïm chap.3]
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-> "3 catégories d'individus sont aimées d'Hachem : celui qui se préserve de la colère, celui qui se préserve de l'ivresse et celui qui surpasse ses mauvais traits de caractère"
[guémara Pessa'him 113b]
[ex: en se retenant de notre naturalité humaine à humilier autrui, de réagir à une offense, ... nous entraînons le fait d'être davantage aimés par Hachem!]
-> "Le monde ne tient que grâce à celui qui est capable de se refréner au moment d'une dispute"
[guémara 'Houlin 89a]
-> "Tout celui qui est capable de dépasser ses mauvais traits de caractère a le mérite que ses fautes lui soient pardonnés"
[guémara Roch Hachana 17a]
Rachi commente : "Celui qui est capable de dépasser ses mauvais traits de caractère et n'est pas pointilleux sur le mal qu'on lui fait mérite que ses fautes lui soient pardonnées.
La stricte justice ne s'appliquera pas à lui de la même manière qu'il a été capable d'outrepasser sa tendance naturelle".
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-> Il est bon de garder à l'esprit que le fait de refréner nos réactions au moment d'une offense constitue une expiation de nos fautes plus grande encore que celle de Yom Kippour.
[Chla Hakadoch - Chaar haOtiyot - 200]
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Source : d'après l'art de la vie à 2 du rav Fanger (p.179-180)
Un homme malhonnête en affaires commet 5 fautes :
1°/ il souille la terre ;
2°/ cause le départ de la Présence Divine ;
3°/ profane le nom de D. ;
4°/ amène l'épée dans le monde ;
5°/ se rend responsable de la prolongation de l'exil.[Méam Loez - Yitro 20,13]