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La tsédaka = téchouva & expiation des fautes

+ La tsédaka mène à la téchouva :

-> Le Noam Élimélé'h (parachat Vayéchev) écrit : "Certains hommes ont des actions corrompues. Cependant, comme ils ont naturellement bon cœur et une propension à aider les autres, ils sont attirés par la téchouva. C'est ce que dit le roi David : "Seuls le bien et la bonté ('hessed) me poursuivent tous les jours de ma vie, et je vivrai dans la maison de Hachem tout au long de mes jours" (Téhilim 23,6).
Cela signifie que même si l'on ne possède que la mida de la bonté, elle nous poursuivra toute notre vie et nous incitera à faire téchouva."

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+ La tsédaka expie les fautes :

-> Nous apprenons de cela que la tsédaka et le 'hessed (bonté) ont le pouvoir d'amener une personne à faire téchouva et à expier ses fautes. Cela ressort également du verset : "Et vos fautes seront rachetés par la tsédaka" (Daniel 4,24).

Le rabbi de Kretchnif affirme que cela est également évoqué dans la Michna (Zéva'him 5:8) qui stipule que le sang du Korban Pessa’h doit être placé "kénéged hayessod" (sur les fondations du Mizbéa'h).
Ceci suggère que la tsédaka peut même expier les fautes qui affectent les fondations du monde.

Shéma Israël = unité des juifs

+ Shéma Israël = unité des juifs :

-> Le terme Shéma, ne signifie pas seulement "écouter", mais également "se rassembler".
Shéma Israël : Unifie Israël comme un seul.
Le séfer 'Harédim cite le verset : "vayéchama Chaoul ét aam" (Chaoul a convoqué tout le monde - Chaoul I 15,4).
Lorsque nous nous rassemblons, notre état d'unité reflète le concept : "Hachem Elokénou, Hachem E'had" ; c'est-à-dire que Hachem, notre D., est Un.
Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Béréchit 2,4) interprète également les mots "Shéma Israël" comme un appel au peuple juif à s'unir, afin d'unifier le Nom de Hachem.
[si tu Shéma Israël (unifie les juifs) seulement alors il y aura : Hachem Elokénou, Hachem é'had. ]

En tant qu'ambassadeurs de Hachem dans le monde, nous devons incarner et refléter cette unité afin de représenter l'Unicité de Hachem au monde. Le fait que Hachem soit Un, E'had, est promulgué dans le monde à travers la démonstration de notre unité.

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-> Cette idée est également énoncée dans la Amida : "ata é'had vésim'ha é'had, oumi kéam'ha Israël goy é'had ba'arets". Cette phrase commence par déclarer qu'Hachem est Un et que Son Nom est Un, puis elle conclut en affirmant qu'il en est de même pour le peuple juif.
Puisque Hachem est Un, il en va de même pour Ses ambassadeurs (les juifs) dans le monde. Ils reflètent la singularité d'Hachem. En revanche, lorsqu'il y a de la discorde au sein du peuple juif, Hachem est, pour ainsi dire, également perçu comme fragmenté.

La cohésion juive ne vise pas seulement l'amélioration de notre société, mais, plus important encore, elle transmet l'identité d'Hachem au monde. L'unité juive proclame au monde entier le message: Hachem E'had!

L'inverse est également vrai. En cas de discorde et de disparité au sein du peuple juif, le message de l'Unicité de Hachem est perdu, et, à D. ne plaise, un message différent est transmis en conséquence. S'il existe plusieurs ambassadeurs, c'est qu'il doit y avoir plusieurs rois. Ce message alternatif constitue une hérésie!
Telle est la nature fondamentale de la a'hdout au sein du peuple juif.

Venez et voyez, une personne doit se réjouir pendant les fêtes (juives) et apporter de la joie aux pauvres. Une personne qui se réjouit sans donner aux pauvres sera sévèrement punie.
À son sujet, le verset dit : "Je répandrai la souillure sur vos visages, la souillure de vos offrandes festives" (Mala'hi 2,3).
[Zohar - vol II,85b]

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-> Celui qui donne de la charité avant les fêtes (juives), il sera béni par la paix dans sa propre maison, récompensé à la mesure de ses actes pour avoir instauré la paix entre Hachem et le pauvre.
[Baba Salé - Israël Saba]

-> Une personne qui fait un acte de charité (tsédaka) apporte la paix entre Hachem et le pauvre, est récompensée à la mesure de ses actes par la paix dans sa propre maison et est bénie par l'abondance.
[rav 'Haïm Palagi - Moed léKol 'Haï - p.4]

Tout ce que le peuple juif fait ou dit de positif crée une impression en-Haut.
Cependant, si un juif dit parfois quelque chose de négatif, D. rend service au peuple juif en empêchant les paroles négatives d'avoir un impact en-Haut.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Mikets 43,6]

"Celui qui aide un juif est considéré comme s'il aidait la présence divine"

[Zohar - paracha Vayé'hi]

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-> Le Zohar (paracha Emor) écrit que lorsqu'un homme fait du 'hessed, il attire sur lui la bonté de Hachem, et lorsque quelqu'un agit avec miséricorde envers son prochain, Hachem fait également preuve de bonté envers lui et lui procure l'aide dont il a besoin.

-> Le midrach (Téhilim Rabba 65) nous enseigne que lorsque nous traitons autrui avec bienveillance, nos prières montent au Ciel avec une force particulière.

Le 'Hidouché haRim explique la raison pour laquelle nous l'appelons "Torah chébéal pé", plutôt que "Torah chébapé". Il dit que c'est pour apprendre à celui qui étudie la Torah qu'il doit être le "baalim" (propriétaire) de sa bouche.

Si quelqu'un prive sa bouche de parole en s'abstenant de parler inutilement et en ne prononçant que des paroles saintes, il sera vraiment heureux.
[Noam Elimélé'h - Likouté Shoshana ]

=> le silence créé la joie!

"Ce qu'une personne ne donne pas à la tsédaka va finir chez le médecin"

[midrach Pessikta Rabbati 11 ; midrach Bamidbar rabba 9,13]

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-> "De même que les revenus d'une personne pour l'année à venir sont déterminés à Roch Hachana, de même, ses pertes sont déterminées à Roch Hachana"

[guémara Baba Batra 10a]

Cette guémara nous raconte ensuite que dans une rêve Rabbi Yo'hanan ben Zakkaï a vu que ses neveux devaient perdre 700 dinars dans l'année à venir.
Il les a ainsi poussé à donner de la tsédaka, jusqu'à ce qu'ils en arrivent à 683 dinars.
Vers la fin de l'année, le gouvernement leur a demandé de payer 17 dinars en taxes.

Ses neveux ont alors eu peur que le gouvernement ne vienne à leur demander encore plus de taxes.
Rabbi Yo'hanan les a rassuré en leur disant qu'ils n'auraient pas a en payer plus que ce montant.

Ses neveux ont demandé : "Comment le sais-tu?"
Il leur a, alors, raconté son rêve, disant qu'ils devraient perdre 700 dinars dans l'année.
Suite à ses incitations, ils ont réussi à dépenser la quasi totalité dans la tsédaka, sauf les 17 dinars restants.

Ses neveux se sont plaints : "Pourquoi ne nous as-tu pas prévenu directement? Nous aurions tout donné à la tsédaka."

Il leur a répondu : "Je voulais que vous accomplissez la tsédaka de façon désintéressée, pure"

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-> "Existe-t-il au monde un investissement plus rentable que le fait de donner de la tsédaka?
Ce que l'on donne, nous devions le perdre de toute façon, d'une manière ou d'une autre.
Au moins, par ce biais nous gagnons une mitsva, qui en plus a la capacité de retirer les mauvais décrets."

[Rabbi Yaakov Galinsky]

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-> "L'oeuvre de la tsédaka sera la paix, et le fruit de la tsédaka sera le calme et la sécurité à tout jamais" (Yéchayahou 32,17)

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Une personne qui avait perdu son argent, sans s'en rendre compte, par un trou dans sa poche, en demanda la raison au 'Hafets 'Haïm, qui lui répondit : "L'argent ne s'est pas perdu en raison du trou. La poche a eu un trou afin que vous perdez votre argent"

Le peuple juif est ancré dans une moralité divine élevée. Par conséquent, toute force morale présente chez ses membres renforce le peuple juif.
A l'inverse, selon le niveau de souillure et de méchanceté (racha) présent chez une personne, toute baisse de moralité et toute méchanceté affaiblissent le peuple juif ainsi que le lien de cette personne avec sa nation.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israel 2,1 ]

Un vrai tsadik ne voit pas le mauvais chez autrui

-> Le Méor Enayim (paracha 'Houkat) cite le Baal Chem Tov disant qu'un vrai tsadik ne voit pas de faute chez les les autres. Si quelqu'un voit le mal chez les autres, c'est le signe qu'il n'est pas un véritable tsadik.
Il compare cela à quelqu'un qui qui se regarde dans un miroir. S'il voit un visage sale, cela signifie que son propre visage est sale. S'il voit un visage propre, sans tache, cela signifie que son propre visage est propre. De même, si l'on voit le mal chez les autres, c'est parce qu'on y voit nos propres défauts.

De même, il explique le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), comme signifiant : de la même manière que l'on ne se détesterait pas si on reconnaissait un défaut en nous, de même on ne devrait pas avoir de sentiments négatifs envers son prochain, même si l'on voit un défaut en lui.

Il conclut par une allusion au verset : "Qui est l'homme qui désire la vie, il aime jours pour voir le bien" (Téhilim 34,13). Cela peut être compris comme signifiant que celui qui vit la vie d'un tsadik (ou veut tendre vers l'exemplarité d'être un tsadik) désire ne voir que le bien chez ses ses semblables.