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+ "Heureux l’homme qui met sa force en toi, dont le cœur connaît les vraies routes" (achré adam oz lo ba'h, messilot bil'vavam - Téhilim 84,6)

Selon le 'Hozé de Lublin, le roi David veut dire que lorsqu'un tsadik s'assoit et étudie la Torah lichma (sincèrement pour l'honneur d'Hachem), alors il pousse les autres [juifs] à avoir des pensées de téchouva.
Par ses études, il injecte dans le cœur [de chaque juif] le désire et la motivation de faire téchouva.
[...]

Le Yichma'h Moché enseigne que lorsque le roi David chante des louanges de remerciement à Hachem (Téhilim 111,1 : "Halélou-ya, Je louerai Hachem de tout mon cœur!), il exprime le fait que lorsque nous louons et remercions Hachem, nous entraînons un éveil de téchouva dans le cœur des autres [juifs].
[Ilana dé'Hayi - Emor]

Homme = celui qui respecte ce qui sort de sa bouche

+ En tout juif il doit y avoir un respect pour chaque mot qui sort de sa bouche, car le verset dit : "l’homme devint une âme vivante", et le Targoum Onkelos explique "un esprit parlant" (roua’h mémaléla - Béréchit 2,7), ce qui signifie que c’est par la parole qu’on reconnaît que l’homme est une âme vivante.
Donc si l’homme ne respecte pas sa parole, s’il ne fait pas attention à chaque mot qui sort de sa bouche, à chaque promesse qu’il fait et à chaque alliance qu’il conclut, il se méprise lui-même, il méprise l’image de D. qui est en lui, l’"esprit parlant" qui a été mis en lui.
Ce n’est pas pour rien que nous trouvons dans les paroles des Sages une malédiction pour un homme qui ne tient pas sa parole, ainsi qu’il est écrit dans la guémara (Baba Metsia 44a) : "Celui qui a demandé des comptes à la génération du déluge et à la génération de la dispersion demandera des comptes à celui qui ne tient pas sa parole".
[rabbi David Pinto - la voie à suivre n°598]

L'énergie spirituelle restante d'une mitsva a besoin d'une "maison" dans laquelle rester.
Lorsqu'un juif se prépare et concentre son cœur avant de faire une mitsva, alors cette préparation va construire une résidence dans laquelle la sainteté de la mitsva va rester.
La quantité d'énergie spirituelle que nous recevons [d'une mitsva] est proportionnelle à la quantité de préparation [à cette mitsva].
[Kédouchat Lévi - Vayétsé]

+ Dans la vie, on a tendance à s'interroger sur ce qui nous arrive, en proclamant : "Pourquoi!" (lama - למה).
Or, le mot : "lama" (למה) a une valeur numérique de 75 qui est également celle du mot : "bita'hon" (la confiance en D. - בטחון).
Cela nous enseigne que la confiance en D. efface toutes les questions, les craintes et les doutes, tant sur le passé, que sur l’avenir.
[d'après le rav Yéhouda Ariyé Diner]

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-> "Sans confiance en D. (בטחון), il n’y a pas de réponse ; avec la confiance en D., il n’y a pas de question (למה)."
[le 'Hafets 'Haim]

L’impact du lachon ara sur la pluie

"La pluie ne s'arrête qu'en raison de ceux qui profèrent du lachon ara" (rabbi Chimin ben Pazi - én aguéchamim néétsarin éla bichvil méssapéré lachon ara - guémara Taanit 7b)

-> Le 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer, 2e partie) explique que naturellement, l'haleine émise par la bouche de l'homme s'élève et entre dans les nuages remplis de pluie.
De ce fait, lorsqu'on commet une faute en proférant des propos interdits de médisance et de colportage, cette haleine impure souille l'eau de pluie présente dans les nuages, et les fruits et les cultures qui poussent, arrosés par les pluies, absorbent également cette impureté.
Ainsi, celui qui en consomme introduit également cette impureté en lui, qui ne fait que s'accroître.

Lorsque D. remarque que les hommes se dégradent et commettent de plus en plus de fautes, dans Sa grande compassion et bonté, Il arrête les pluies pour mettre un terme à cette diffusion croissante de l'impureté.

[rapporté par l'Admour de Kalov]
[la source exacte est : drachot ‘Hatam Sofer, ‘helek ב,p. 376, s.v. אחז"ל ]

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-> Le Trisker Magid (Maguen Avraham - Le'h Le'ha, s.v. ויאמר ) relie la maladie dans le monde à l’air et au climat. L’Air relève du "roua'h" (רוח) source du dibour (רוח), la parole comme il ressort du Targoum Onkélos qui utilise l’expression "roua'h mémaléla" (רוח ממללא), un souffle parlant (Béréchit 2,7).
En portant atteinte à sa force locutoire (par le mensonge, la moquerie, la médisance, ...), cela affecte l’air (qui, à travers la respiration, permet de parler) et génère la maladie dans le monde.
En sanctifiant sa bouche avec des mots de Torah et de prière (téfila), cela arrange le climat et purifie le monde de ses maux.

Le rav Yéhochoua Alt fait remarquer que les lettres réagencées du mot רפואה (réfoua) donnent אור פה (or pé), la lumière de/dans la bouche.

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-> La guémara (Béra'hot 32b) rapporte que Rava n'autorisait jamais un jeûne par temps nuageux, car il pensait que les nuages retiendraient la prière. Comme le dit le verset : "Tu t'es enveloppé dans un nuage que la prière ne peut percer" (Eikha 3,44).

=> Quel est ce nuage qui empêche nos prières de passer?

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - 'helek 1 amoud 83) explique qu'il est constitué de l'air chaud et de la buée qui sortent chaque jour de nos bouches, de paroles qui contiennent souvent des mots de tromperie, de lachon ara, de colère et d'onaat devarim (léser une personne par la parole).
Une conversation inappropriée inclut même des mots appropriés émis au mauvais moment ou au mauvais endroit, comme des bavardages inutiles à la synagogue, en particulier pendant la prière.
Ces vapeurs s'élèvent, forment un nuage et empêchent nos prières de se frayer un chemin jusqu'à Hachem. Les gens qui parlent pendant la prière empêchent les prières de la synagogue d'atteindre le Tout-Puissant.
Cela rejoint la conclusion du 'Hatam Sofer : le lachone hara, la ré' hilout et la onaat devarim travaillent tous à ériger une barrière entravant l'acceptation de nos tefilot par Hachem.

+ [Hachem a dit : ] "Ne crains point Avram : Je suis un bouclier pour toi" et pas uniquement le tien, mais aussi celui de tes descendants, pour peu qu’ils se vouent à Ma Torah comme tu t’y es voué. Je serai alors leur bouclier, comme il est dit : "La parole de Hachem est infaillible, Il est le bouclier de quiconque espère en Lui" (Chmouel II 22, 31).
[midrach Tan’houma - Lé'h Lé'ha 11]

"Voici les engendrements de Noa’h, Noa’h était un homme juste et droit dans sa génération" (Noa'h 6,9)

-> Le Ben Ich 'Haï a expliqué ce verset d’après le verset : "comme l’eau reflète le visage, ainsi le cœur de l’homme répond à l’homme" (Michlei 27,19).
De la même façon que l’homme se conduit envers le prochain, le prochain se conduit envers lui.
L’exemple de ce phénomène est l’eau. L’image de l’homme se reflète dans l’eau sans altération, avec une exactitude parfaite, ainsi exactement la conduite de l’homme se reflète dans le rapport de la société et de l’entourage envers lui.

C’est ce que dit le verset ici : "Voici les engendrements de Noa'h", la Torah nous dit en allusion que si l'homme est agréable (mot se disant en hébreu : noa’h) envers les autres, agréable (noa’h) dans ses attitudes et ses bonnes actions, dans son langage et sa conduite, les engendrements de ses actions seront également agréables (noa’h), l’entourage et la société seront également agréables envers lui.

Le Ben Ich 'Haï écrit que le mot noa'h (נח), est fait des mêmes lettres que 'hen (charme - חן), pour nous dire en allusion que de cette façon on plaira à tous ceux qui vous voient.

"Voici les engendrements de Noa’h, Noa’h était un homme juste" (Noa'h 6,9)

-> Rachi : les engendrements des tsadikim sont leurs bonnes actions.

-> Le Beit Yaakov enseigne :
Tout homme a l’habitude de dire qu’il ne se donne du mal que pour ses enfants, afin qu’ils grandissent et qu’ils soient de bons juifs et des bnei Torah.
Quand ces enfants deviennent adultes, de nouveau ils ne font pas attention à eux-mêmes et disent aux aussi qu’ils ne se donnent du mal que pour leurs enfants. Si bien qu’on aimerait bien voir un fils digne de ce nom ...

C’est pourquoi le verset dit : "Voici les engendrements de Noa’h, Noa’h" = Noa’h ne s’est pas négligé pour travailler uniquement pour ses enfants, mais il s’est considéré lui aussi comme un fils et s’est donné du mal pour s’élever lui aussi.
C’est lui-même qui était ce fils digne de ce nom, qui a compris qu’il avait le devoir de servir Hachem.
C’est la signification de l’explication : "les engendrements des tsadikim sont les bonnes actions", les tsadikim voient leurs bonnes actions comme s’ils étaient eux-mêmes des fils.

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-> Rabbi El'azar Azkari (auteur du Sefer 'Haredim, du chant Yédid Néfech, et élève du Arizal) avait l’habitude de dire :
Bien qu’un juif doive s’empresser d’engendrer des fils pour servir Hachem, il doit surtout s’empresser d’être lui-même une plante agréable aux yeux de Hachem, agréable par ses bonnes actions, car alors le Maître du jardin trouvera bon d’en faire sortir d’autres plantes qui lui ressemblent.

C’est pourquoi quand la Torah énumère les engendrements de Noa’h, elle raconte d’abord que c’était un homme juste qui marchait avec Hachem, et que c’est ainsi qu’il a donné des engendrements.

+ La joie possède l’effet immense d’adoucir la rigueur des décrets [Divins].
Certains en ont vu l’allusion dans le verset : "zamérou Elokénou zamérou" (entonnez un air pour D., entonnez un air - זמרו אלוקים זמרו - Téhilim 47, 7).
Car grâce [à la joie, symbolisée par le ] chant et la musique, il est possible de couper et de déraciner la Midat Hadine (la mesure de rigueur) suggérée par le nom Elokim (Nom Divin lié à la Rigueur).
(en hébreu, ‘entonner un air’, se dit לזמר qui signifie également ‘couper’)
[rav Elimélé'h Biderman]

"Hachem organisa en une femme la côte qu’Il avait prise à l’homme" (Béréchit 2,22)

-> Dans les bénédictions du matin, la femme dit : "Béni sois-Tu … qui m’as créée selon Sa volonté."

L’auteur du Séfer Avné Zikaron interprète cette bénédiction ainsi :
la femme loue D. de l’avoir créée femme. En quoi est-ce préférable?
Quand Il voulut créer l’homme, Il consulta les anges, afin de nous enseigner l’obligation d’un plus grand de consulter un plus petit (Rachi). C’est donc comme si les créatures célestes avaient participé à la création de l’homme. Or, celle de la femme résulta exclusivement de la volonté divine, d’où la signification profonde de la bénédiction qu’elle prononce quotidiennement.

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-> "Hachem organisa en une femme la côte (atséla - הַצֵּלָע) qu’Il avait prise à l’homme" (Béréchit 2,22)

-> En réorganisant les lettres du mot "atséla" (une côte - הַצֵּלָע), on obtient : "laétsa" (au conseil - לעצה).
Quelle est la signification de cela?
Le sens devient clair lorsque nous examinons la guémara (Baba Métsia 59a) : "Si ta femme est petite, penche-toi pour lui parler et prendre conseil d'elle".

En d'autres termes, un mari doit écouter "au conseil" (לעצה) de sa femme, qui a été formée à partir de sa côté (הַצֵּלָע).
[le 'Hida]