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De même que la Torah écrite est inscrite sur un parchemin (qui est la peau d'un animal), de même la Torah orale nécessite un parchemin qui se matérialise par la bouche de l'homme lorsque celui-ci l'étudie.
La Torah écrite sur la peau d'un animal n'établit pas un lien significatif entre Israël et Hachem car un séfer Torah est placé dans l'arche prévue à cet effet à la synagogue.
En revanche, la Torah orale a été donnée à Israël pour être étudiée de vive voix et en toute circonstance. Elle offre à l'homme la possibilité de purifier sa bouche, qui devient ainsi un parchemin sur lequel s'inscrit la Torah orale.
[Maharal - Tiféret Israël]

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-> Le Chèv Chema'tata écrit :
Rabbi Chimon bar Yo'hai enseigne : "si j'avais été au mont Sinaï au moment du don de la Torah à Israël, j'aurais demandé à Hachem de créer 2 bouches pour l'homme : une pour s'affairer aux paroles de la Torah, l'autre pour ses besoins personnels" (Yérouchalmi Béra'hot 1,2).
Il faut expliquer en préambule que seul un parchemin fait avec la peau d'un animal casher peut servir pour l'écriture d'un Sefer Torah, comme cela est rapporté par nos Sages de mémoire bénie : "seule la peau d'un animal kasher est apte au service du Ciel" (guémara Shabbath 28a).
Il faut également ajouter que de la même façon que la fabrication d'un parchemin destiné à l'écriture d'un séfer Torah doit être accomplie au nom de la mitsva, comme cela est rapporté dans la halakha (Choul'han Aroukh OH siman 32,68), ainsi en est-il pour la bouche de l'homme qui représente le parchemin de la Torah orale. Elle devra être exclusivement réservée aux paroles de Torah que l'homme étudiera au nom du Ciel et devra rester sainte comme l'est la Torah.
C'est pour cette raison que Rabbi Chimon bar Yo'haï a demandé à ce que l'homme ait une bouche dédiée à l'étude de la Torah afin que celle-ci ne soit pas profanée par des paroles vaines qui endommageraient
la sainteté du parchemin de la Torah orale.

[nous devons purifier notre bouche pour qu'elle devienne un réceptacle de sainteté sur lequel s'inscrit la Torah orale. ]

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-> Il est rapporté dans le Talmud de Jérusalem (Yérouchalmi Péa 2,4) :
"Rav 'Hagaï a enseigné au nom de Rav Chmouel bar Na'hman : certaines paroles de la Torah ont été transmises par oral et d'autres par écrit et nous ne saurions pas lesquelles auraient été les plus précieuses s'Il n'avait dit : "car conformément à ces paroles-là J'ai conclu une alliance avec toi" (Ki Tissa 34,27).
On peut apprendre de là que ce sont les lois orales qui sont les plus précieuses."

Chaque juif a toujours en lui une partie d’Hachem

+ Chaque juif a toujours en lui une partie d'Hachem :

-> Le Baal Chem Tov explique que chaque juif, peu importe qui il est, même un très grand fauteur et quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve, possède à l'intérieur de son cœur une concentration de lumière qui est une étincelle divine que le Maître de l'univers a insufflée en lui au moment de la création du premier homme, comme il est écrit : "Il insuffla dans ses narines un souffle de vie" (Béréchit 1,2). Et celui qui insuffle un souffle de vie transmet par la même une partie de lui-même.
Ainsi, une étincelle divine réside au plus profond du cœur de chacun d'entre nous et celle-ci ne peut être endommagée ni par les fautes ni par les négligences. Elle se trouve en permanence dans un état de sainteté et de pureté.

-> L'Admour de Kamarna dit : "il se trouve dans le coeur de chaque juif ... de la lumière divine infinie ...il s'agit du trésor du Roi ... qui ne change jamais quelque soient les circonstances, le moment ou l'endroit".

-> D'après ces enseignements, le Yichma'h Israël (paracha Noa'h) explique un fondement de la téchouva à travers le verset : "Que son cœur comprenne, qu'il se repente et il sera guéri" (Yéchayahou 6,10).
Lorsqu'un racha souhaite "abandonner son mauvais chemin pour retourner vers Hachem, il doit concentrer tous ses efforts pour atteindre le plus profond de son cœur, là où réside une étincelle d'âme divine. Il s'agit d'une flamme qui ne s'éteint jamais et lorsqu'il scrutera au plus profond de son cœur, cette flamme deviendra un feu de sainteté qui lui permettra de purifier la totalité de ses 248 membres et de ses 365 nerfs. Et c'est là le sens de notre verset : "que son cœur comprenne".
S'il atteint le plus profond de son cœur, alors son repentir et sa guérison lui seront assurés.

[même s'il arrive qu'un juif faute, le dommage reste extérieur et ne peut atteindre le plus profond de son cœur et c'est le sens des paroles du Talmud : "bien qu'il ait fauté, il reste un Israël" (guémara Sanhédrin 44a ).
Par ailleurs, lorsque nos Sages disent que ce que Hachem attend de nous c'est le coeur, on peut le comprendre comme Il souhaite que nous investissons toutes nos forces (dans la prière, la téchouva, ...), mais également par cela on se connecte à notre partie divine interne qui est pure, et on a donc une connexion pure et directe avec Hachem, sans interférences/blocage dues à nos fautes. ]

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-> Le Baal haTanya (Likouté Amarim - chap.18) explique un phénomène très surprenant :
lorsque dans le monde, un décret est pris visant à annihiler des juifs, même le plus éloigné d'entre eux, qui a fauté durant toute sa vie, est prêt à sanctifier le Nom de D. en subissant d'horribles souffrances et en acceptant de sacrifier sa vie sans jamais renier son dévouement à Hachem.
En effet, dans le cœur de chaque juif, même du plus éloigné d'entre eux, se cache et sommeille un amour ardent pour Hachem. Cet amour dépasse l'entendement humain, il est irrationnel car il n'a aucune raison d'être. Et pourtant, il s'agit de la nature profonde de chaque enfant d'Israël qui est héritée de nos patriarches : Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ainsi, lorsqu'un juif est mis à l'épreuve, par exemple par l'idolâtrie, que D. nous en préserve, cet amour caché et enfoui au plus profond de lui se réveille en un feu brûlant de sainteté qui l'anime au point de ne plus pouvoir être éteint. Et, dans une foi inébranlable, il refusera catégoriquement de renier Hachem, allant jusqu'à donner sa propre vie pour sanctifier le Nom de D.

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Yitro) écrit également sur pourquoi des juifs apparemment éloignés du judaïsme sont prêts à mourir pour sanctifier le Nom de D. :
"soyez sans crainte! C'est pour vous mettre à l'épreuve que Hachem est venu" (Yitro 20,3) = il s'agit du dévoilement de D. au mont Sinaï lorsqu'Il a déclaré à tout le peuple : "Je suis Hachem ton D." (Yitro 20,2) et "tu n'auras pas d'autres dieux que Moi" (Yitro 20,3).
Ce sont les commandements divins que nous avons entendus directement de la bouche d'Hachem (guémara Makot 24a) et qui se sont gravés au plus profond du cœur de chacun, au point que même le plus éloigné d'entre nous est capable de donner sa vie et mourir en sanctifiant Son Nom.
C'est là le sens de notre verset : "c'est pour vous mettre à l'épreuve" (Yitro 20,17) = chacun à la force de faire face à l'épreuve.

[il est dommage de révéler sa pleine judaïcité lorsque nous sommes dans une situation critique, essayons plutôt de le faire à tout moment en donnant de tout coeur le meilleur de nous-même pour réussir notre vie selon la volonté d'Hachem, et ce dans la joie.]

Les 4 maléfiques (par le Ben Ich ‘Haï)

+++ Les 4 maléfiques (par le Ben Ich 'Haï) :

+ Quatre types de personnes n'accueillent pas la Présence divine : les moqueurs, les flatteurs, les menteurs et ceux qui profèrent le lachon ara.
[guémara Sota 42a]

-> Pourquoi les gens se moquent-ils, flattent-ils, mentent-ils et disent-ils du lachon ara?
Pour s'attirer les faveurs et cultiver une relation étroite avec une personne qu'ils jugent importante. En se rapprochant de l'homme par de tels moyens, on s'expose à la punition d'être éloigné de la Présence divine.
Ces fautes de parole peuvent être corrigés en utilisant le pouvoir de la parole pour étudier la sainte Torah.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada ; Emouna Itékha]

[on est tout content car par quelques mots on s'attire l'attention des gens, on a le dernier mot, ... mais en réalité on est très perdant car on repousse la Présence d'Hachem, ce qui est la meilleure chose possible (source de toutes les bénédictions et plaisirs). ]

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-> Pour trois d'entre eux, la terre tremble, et pour le quatrième elle ne peut tolérer (Michlé 30,21)

Pour les 3 premiers types de personnes qui n'accueillent pas la Présence divine (les moqueurs, les flatteurs et les menteurs, la terre tremble. Mais le 4e type de gens, composé de ceux qui parlent le lachon ara, est si mauvais que la terre ne peut le supporter.
Pourquoi cela?

Le fait d'égarer les autres est bien pire que le fait de fauter soi-même. Celui qui dit du lachon ara pousse les autres à pécher en écoutant ses paroles.
De plus, le lachon ara tue 3 personnes : celui qui parle, celui qui écoute et celui dont on parle (guémara Arachin 15b).
Enfin, le lachon ara provoque une haine gratuite, qui a détruit le Temple. La terre ne peut plus contenir le peuple, car il y a de telles querelles entre eux qu'ils ne peuvent pas vivre ensemble.
[Ben Ich 'Haï - Atéret Eliyahou - Métsora]

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-> Les menteurs ne mériteront pas de recevoir la Présence divine à l'avenir.
A l'inverse il est écrit : "grâce à ma droiture, que je puisse contempler Ta face" (Téhilim 17,15) = ma droiture, c'est-à-dire grâce au fait que j'étais dans la vérité (et non le mensonge), que je peux mériter de voir Ta face (Hachem) [et cela dans l'éternité du monde à venir].
[Ben Ich 'Haï - 'Haïm véhaShalom]

Si une personne juste croit fermement que sa subsistance ne provient pas des forces naturelles que D. a créées dans le monde, mais de la Providence divine quotidienne, elle recevra sa subsistance dans ce monde au mérite de cette foi, comme il est écrit : "le juste vivra par sa foi" ('Habakouk 2,4).
Cependant, si sa foi en la Providence est faible, elle recevra sa subsistance par le mérite de ses mitsvot, utilisant ainsi une partie de sa portion dans le monde à venir.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Sotah 48b]

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-> Toutes les actions de l'homme dans le domaine physique dépendent du décret d'Hachem. Il n'y a rien à gagner à tromper les autres ou à se surmener au point de négliger le service de D.
Tout l'argent qui a été décrété pour une personne lui viendra d'une manière permise ; et tout l'argent qu'il acquiert qui ne lui était pas destiné, il le perdra.
[Ben Ich 'Haï - 'Haïm véaShalom]

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+ Atteindre le succès (selon le Ben Ich 'Haï) :

-> Tout le monde ne mérite pas un succès miraculeux ; il est plus facile d'atteindre le succès naturel, qui est également le fruit de la providence divine.
Pour atteindre le succès naturel, soyez prudent et suivez de bonnes pratiques commerciales, et faites confiance à Hachem pour vous bénir ; rappelez-vous que sans Son aide, aucun effort ne fera de différence.

Soyez honnête dans vos transactions et travaillez avec soin et diligence.
Tenez des registres précis pour éviter les erreurs et la confusion. Évitez les crédits et les dettes excessives ; soyez prudent lorsque vous prenez des risques.
La maison Rothschild, bénie par la Providence depuis des générations avec une richesse et un succès fabuleux, a toujours veillé à être honnête et à suivre des pratiques commerciales saines.
Le reste d'entre nous devrait certainement le faire!
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 2, Pétihah 1]

Hachem étend son aide en proportion de notre confiance en Lui, comme il est écrit : "Ta miséricorde sera sur nous, Hachem, comme nous t'avons attendu" (Téhilim 33,22).
La proximité de D. avec nous est aussi proportionnelle à notre confiance en Lui : "[Comme] Je suis pour mon bien-aimé, mon bien-aimé est pour moi" (Chir haChirim 6,3).
[Ben Ich 'Haï - Mala'h haBrit - paracha Ekev]

"L'un avec l'autre s'approcheront" (é'had béé'had yigachou - Iyov 41,8)

-> Israël s'approchera de D. avec une seule chose, à savoir la foi. Avec cette foi, Israël devient fiancé à Hachem, comme il est écrit : "Je te fiancerai à Moi par la foi" (véérachti'h li béémouna - Ochéa 2,22).
La foi protège Israël(les juifs) et hâte la venue du machia'h.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich Hayil 4, Kalla 3]

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-> Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï - drouchim Petihah Richona) enseigne :
Une fois que nous croyons que la raison et le but de chaque mitsva sont connus [seulement] de D, et que nous acceptons la mitsva comme Son décret, nous pouvons utiliser notre intellect pour essayer de trouver des "raisons" à chaque mitsva. Toute "raison" que nous découvrons n'est pas la vraie raison ; il s'agit d'une "saveur" (ta'am) qui améliore notre compréhension et notre exécution de la mitsva.
Nos Sages ont énuméré les saveurs des mitsvot, mais ils n'ont jamais affirmé que ces saveurs étaient les raisons décisives des mitsvot.
Pour construire un édifice solide, nous construisons d'abord des murs solides. Ensuite, nous pouvons plâtrer et peindre les murs. Pour construire un édifice solide du service divin, nous construisons d'abord des murs solides de foi. Ensuite, nous pouvons plâtrer et peindre avec des recherches intellectuelles. Cette 2e étape est purement esthétique ; si la peinture s'écaille, la structure reste intacte. Après tout, le toit repose sur les murs, pas sur la peinture.

Si, à un moment donné, l'enquête intellectuelle donne des résultats qui semblent être en contradiction avec la foi et la tradition, nous rejetons l'enquête, pas la foi. La mitsva doit être respectée comme elle l'a toujours été.
Hachem dit à Israël : "Je te fiancerai à Moi dans la foi, et tu connaîtras le Seigneur" (Ochéa 2,22). La foi est le fondement de la relation de D. avec Israël (les juifs).
Une fois que nous avons la foi, il nous est également permis de Le connaître par la recherche intellectuelle.

+ Que doit faire une personne pour s'enrichir? Elle doit s'engager dans les affaires, et elle doit acheter et vendre avec foi.
[guémara Nida 70b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) écrit :
Qu'est-ce que la guémara entend par acheter et vendre avec foi? Cela ne signifie pas qu'il faut être honnête et s'abstenir de voler et de tricher, car la Torah nous l'a déjà dit.
Cela signifie plutôt que nous devons nous engager dans les affaires avec la conviction que tous nos profits ne proviennent pas de nos propres talents et efforts mais uniquement de D.

[ainsi : comment peut-on s'enrichir? grâce à notre foi que même si nous faisons une hichtadlout nécessaire, en réalité tout vient d'Hachem. ]

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-> "Un homme de foi abondera en bénédictions" (ich émounot, rav béra'hot - Michlé 28,20)

-> "La malédiction d'Hachem repose sur la maison du racha, mais la demeure du juste est bénie" (Michlé 3,33)

-> L'honnêteté et la foi [en D., qui sont exprimées] dans les actes et les paroles attirent la bénédiction d'Hachem dans les affaires (le travail) de chacun.
La malhonnêteté et le fait de ne pas avoir de foi [en D.] entraînent la ruine.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 4 - téchouva 3]

Défendre les juifs (selon le Ben Ich ‘Haï)

+ Défendre les juifs (selon le Ben Ich 'Haï) :

-> "Reviens, Israël, à Hachem ton D., car tu as trébuché dans ton péché. Prends avec toi des paroles et retourne à Hachem" (Ochéa 14,2)

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Ich 'Hayil 3, téchouva 3) commente :
Hachem veut que nous lui disions du bien de ses enfants. Nous ne devons pas mentionner leurs actes répréhensibles, sauf si c'est pour les justifier.

Il faut toujours veiller à dire du bien du peuple juif.
Même s'il y a des choses à critiquer, il ne faut pas les critiquer, mais utiliser son intelligence pour trouver ce qu'il y a de bon et de parler que de ça.

Hachem dirige le monde sur une base de mesure pour mesure ; comme l'homme traite son prochain, le ciel le traite aussi. Si quelqu'un parle contre les autres, au ciel, les accusateurs parleront contre lui.
Si quelqu'un parle régulièrement en mal d'Israël, les accusateurs en Haut pourraient même scruter son repentir et l'invalider.
Et le contraire est également vrai. Si vous parlez en bien d'Israël (des juifs), de nombreux défenseurs en Haut parleront en bien de vous.
Un homme pieux a dit à ses disciples : "De même que vous m'avez donné le bénéfice du doute au ciel on vous accordera aussi le bénéfice du doute" (guémara Shabbat 127b).

À l'appel du prophète Hochéa : "Reviens, ô Israël, à Hachem ton Dieu, car tu as trébuché dans tes péchés", le peuple pourrait répondre : Comment pouvons-nous revenir? Nos fautes ont créé des accusateurs en haut lieu qui empêcheront notre repentir d'être accepté.
À cela, le prophète répond : Trouvez des mérites en Israël et parlez-en.
"Emportez avec vous les paroles" prononcées en faveur d'Israël, et vous pourrez alors "revenir à Hachem". Car les anges défenseurs que tu auras créés par ces bonnes paroles l'emporteront sur les accusateurs créés par tes fautes.

[le Ben Ich 'Haï écrit : Avez-vous peur que des accusateurs rejetteront votre repentance?
"Prends avec toi des mots" de défense du peuple juif, et alors tu pourras "retourner à Hachem."
Quiconque parle au nom d'Israël sera pardonné pour tous ses péchés. ]

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-> "Là où des baalé téchouva se tiennent, des tsadikim parfaits ne peuvent pas se tenir" (guémara Béra'hot 34b).

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Ich 'Hayil - téchouva 3) explique :
Les tsadikim parfaits apportent un grand bénéfice au peuple juif.
"Le tsadik est le fondement du monde" (Michlé 10,25) ; même si le peuple commet des péchés, son mérite le protège de la punition.

Mais la personne qui plaide la cause [des juifs] et retourne le verdict en leur faveur aide encore plus le peuple juif.
Sa récompense sera également plus grande.
Notre guémara parle des baalé téchouva, littéralement : "maîtres de la réponse" = ceux qui réfutent les accusations portées contre le peuple d'Israël.
"Le tsadik parfait ne peut atteindre le lieu où se tiennent les baalé téchouva" = le lieu exalté du ciel où les défenseurs d'Israël reçoivent leur récompense.

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-> Le Ben Ich 'Haï (Adéret Eliyahou - Ki Tissa) enseigne :
Chaque mot méritoire crée un ange.
Celui que l'on appelle un maggid venait étudier la Torah avec rabbi Yossef Karo, auteur du Choul'han Aroukh, et il annonçait : "Je suis la Michna que vous avez étudiée".

Une mitsva encore plus grande que l'étude de la Torah est de parler en bien d'Israël (les juifs).
L'ange créé à partir de chaque mot de défense crie le mérite d'Israël, continuellement et pour toujours, empêchant toute autre accusation concernant ce péché.

Cela explique pourquoi Hachem a demandé à Moché comment Israël pourrait payer pour le péché du Veau d'or. Il voulait que les paroles de défense sortent de la bouche de Moché, créant un ange pour proclamer à jamais le mérite d'Israël.

La colère

+ La colère :

-> Lorsque quelqu'un jette un objet par colère, un ange du nom de Safsorita (ספסיריט"א) attrape l'objet, l'emmène au ciel et dit que c'est le sacrifice de la personne au côté obscur.
[Zohar - Pékoudé 263]

-> Le Baal haTanya (Iguéret Hakodech 25) rapporte l'enseignement de nos Sages : "Celui qui se met en colère est comparé à un idolâtre" (guémara Shabbath 105b) et explique que c’est parce qu’au moment où il succombe à la colère, sa émouna l'abandonne. Car s'il avait la émouna que ce qui lui arrive provient d'Hachem, il ne se mettrait pas du tout en colère.
Et même si son prochain est doté du libre-arbitre pour décider de l'insulter ou de le frapper [d’où le fait qu’il se rende coupable envers les hommes et envers le Ciel, pour avoir utilisé ce libre-arbitre à mauvais escient], il n'en reste pas moins vrai que le préjudice qu'il subit avait déjà été décrété par le Ciel, Hachem possède de nombreux émissaires pour accomplir Sa volonté.

Plus encore : au moment même où son prochain l'insulte ou le frappe, c'est D. lui-même qui lui en donne la force [et l'esprit de le faire], comme s'écria le roi David au moment où Chimi Ben Guéra l'insulta : "C'est Hachem qui lui a dit : ''Insulte-le !''" (Chmouël II, 16,10), bien que l'on n'ait jamais entendu que Chimi Ben Guéra fasse partie des prophètes.
Donc, forcément, cette pensée lui a été suggérée par Hachem et le souffle Divin qui anime toutes les créatures a également animé l'esprit de Chimi Ben Guéra au moment où il proférait son injure à David. Car si le souffle Divin avait abandonné, ne fût-ce qu'un instant, Chimi Ben Guéra, il n'aurait pas pu prononcer un seul mot.
C'est dans ce sens qu'il faut comprendre le verset : "C'est Hachem qui lui a dit : ''Insulte-le !''"

Si un homme s'abstient de rechercher des "coupables", ce qui inclut également qu'il ne cherche même pas à faire dépendre le préjudice subi de sa propre incompétence, il peut être certain que Hachem l'aidera à sortir des difficultés.

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-> Selon le 'Hafets 'Haïm, même s'il semble à l'homme que c'est un tel qui l'a frappé, il doit savoir, qu'en vérité, le coup ne provient pas du tout d’une main humaine. Car l’homme ne possède aucun pouvoir de causer un quelconque dommage si cela n'a pas été décrété auparavant En-Haut.
C’est donc bien Hachem qui l'a frappé. C'est pour cela par exemple que la Torah donne l'autorisation au médecin de guérir (Michpatim 21,18-19).

-> "Hachem est bon pour tous/tout" (טוב יהוה לכל - Téhilim 145,9)
Le rav Eliézer haCohen Rozovski commente :
"Pour toute épreuve ou détresse (לכל), il est bon (טוב) de se tourner vers Hachem (יהוה) , car Il est Tout-Puissant et Il est en mesure d'aider l'homme et de le délivrer de toutes ses épreuves.
Car celui qui est convaincu que tout dépend du décret Divin n'a aucune raison de craindre les vicissitudes de l'existence. Son cœur se remplira alors de joie et d'allégresse."

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-> La colère et l'orgueil vont de pair. En général, la colère est le résultat d'un cœur arrogant.
[rabbi Avraham ben HaRambam - Séfer haMaspik léOvdé Hachem]

-> Une personne ne se met en colère que lorsqu'elle sait au fond de son cœur qu'elle a tort, et utilise sa colère pour couvrir son erreur.
[rabbi Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou - vol.1]

-> Une personne qui travaille constamment sur elle-même et qui atteint un niveau approprié d'amour pour les autres ne se sentira pas blessée ou irritée par ce que les autres lui disent.
Elle veillera méticuleusement à faire preuve de respect envers tout le monde, tout en se rendant compte que la majorité des gens n'ont pas perfectionné leurs traits de caractère, de sorte qu'elle n'a pas d'attentes excessives envers les autres.
['Hazon Ich - Emouna ouBita'hon]

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-> Les élèves ont demandé à Rabbi Zéra : "Comment avez-vous eu le mérite de vivre une si longue vie?"
Il répondit : "Je ne me suis jamais mis en colère dans ma maison".
[guémara Méguila 28a]

-> Le Béer Mayim 'Haïm (Ki Tissa) explique :
Même lorsqu'il devait parfois se mettre en colère pour le bien du ciel, pour que les gens l'écoutent et changent de comportement, dans son for intérieur, "dans sa maison", il n'était pas du tout en colère contre eux.

-> Le rav Shlomo Wolbe (Alé Chour - vol.2) écrit :
C'est une tâche difficile de s'assurer que la colère est seulement "une colère à l'extérieur".
[Par exemple,] Il faut être capable de donner l'impression aux élèves que l'on est en colère, mais en réalité rester complètement calme et tranquille.
Les maîtres du mousar ont cherché des outils pour cela ... rabbi Sim'ha Zissel de Kelm avait l'habitude de revêtir un manteau spécial avant de se mettre en colère. [parfois cela peut nécessiter d'attendre un moment pour s'assurer qu'il ne reste pas de colère interne. ]

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-> Notre maître, le Arizal, a dit : Une personne qui est complètement dépourvue de tout sentiment de colère et de sévérité ne vit pas dans le cadre de la civilisation. Tout comme il n'est pas possible pour une personne de marcher sans ses jambes, il est impossible de respecter les mitsvot de D. sans sentiments de colère et de sévérité.
Voici ses mots : "Parce qu'il est impossible qu'une personne soit trouvée sans un mauvais penchant ; elle ne peut pas être sans un côté colérique afin d'accomplir les mitsvot."
[Likouté Torah - Vayé'hi]

-> Bien que la colère soit un trait de caractère extrêmement mauvais, il y a des moments où une personne doit s'en servir, comme lorsqu'il est nécessaire de fustiger les méchants, ou d'inspirer de la crainte à ses enfants, ou d'apporter du respect à ses étudiants.
[Orchot Tsadikim - la porte de la colère]

[on doit tout faire pour éviter de se mettre en colère, mais lorsque cela est vraiment nécessaire pour inspirer de la crainte à autrui, on doit faire attention à garder le contrôle de soi (pas de colère interne, mais idéalement de l'amour d'autrui), en n'agissant extérieurement que pour qu'ils puissent percevoir notre colère.
Par exemple, la guémara (Shabbath 105b) que Rav Yehouda déchirait ses vêtements pour montrer qu'il était en colère, et qu'on devait le craindre. Rav Acha bar Yaakov cassait des plats. Rav Chéchet versait un pot de petits poissons sur la tête de sa servante. Rabbi Abba cassait le couvercle d'une cruche.]

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-> "Augmenter la sagesse augmente la colère" (Kohélet 1,18)

-> Lorsqu'une personne au grand cœur regarde le monde et voit que les gens agissent de manière insensée et qu'ils détruisent le monde, elle veut réparer le monde selon sa compréhension.
Lorsqu'il voit qu'il ne peut pas le faire, il devient furieux.
[rav Zev Wolf Einhorn sur Koheles Rabba - Pérouch haMaharziv]

-> Le rav Avraham Its'hak haCohen Kook (Midot haRayah - Colère] écrit :
La colère pour l'amour de la Torah survient lorsqu'une personne d'une grande sensibilité spirituelle, qui s'élève dans le domaine de la contemplation supérieure, doit soudainement se confronter à la réalité, qui reste dans son état le plus bas dans le monde pratique, parce que la plupart de la vie se trouve à un faible niveau de développement.
L'âme qui aspire au plaisir de D. et à la splendeur de la Lumière divine, dans sa grande clarté, est affligée et agitée, et développe l'apparence d'une colère refoulée.

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-> Rava dit : lorsqu'un jeune érudit est en ébullition, ce n'est pas lui qui est en colère, mais la Torah est comme un feu qui bout en lui.
[guémara Taanit 4a]

-> Rachi commente :
"La Torah bout en lui" = grâce à sa Torah, il a une ouverture de cœur, il prend les choses à cœur plus que les autres. Le but de savoir cela est de savoir que nous sommes obligés de lui donner le bénéfice du doute.
"Comme un feu" = Qui réchauffe tout son corps.

-> Le Maharcha explique :
La Torah est quelque chose de spirituel qui agit comme le feu et qui, par conséquent, change la nature de l'étudiant en un être ardent ...
Néanmoins, même un érudit doit apprendre à contrôler ce dangereux trait de caractère.

-> Selon les 'Hidouché haGuéonim (sur Taanit 4a) :
C'est une obligation pour un érudit de la Torah de se mettre en colère pour défendre son honneur, et à plus forte raison, l'honneur de la Torah.

-> Le Ets Yossef commente cette guémara :
Il y a des hommes qui sont sages et calmes, qui agissent avec une profondeur de jugement, toujours en accord avec les manières du monde. Ils deviennent critiques quand ils voient cet éclat de colère, qui transgresse les "bonnes manières"...
Rava leur disait de juger favorablement. Car la Torah est une force spirituelle, comparée au feu. Elle brûle à l'intérieur d'un érudit de la Torah et l'amène à la colère.
Parfois, la lumière de la vérité envoie des nuages de rage.

Servir Hachem dans la joie

+ Servir Hachem dans la joie :

-> Les cours de moussar de rabbi Shalom Shwadron étaient parsemés d'humour, et il se moquait de façon comique des comportements destructeurs/néfastes. Certains personnes pensaient que c'était de la moquerie, et lui ont dit qu'il n'était pas approprié de parler de cette manière.

Le rabbi Shwadron est allé demander conseil au géant de la génération le 'Hazon Ich.
Le 'Hazon Ich a demandé : " Donnez-moi un exemple de ce que vous dites lors de vos cours (drachot)."
Rabbi Shalom Shwardon a pris un shtender et a parlé exactement comme il le ferait devant de nombreuses personnes.

Le Chazon Ich a ri et a dit : "Tu dois toujours parler de cette de cette façon. Avec ton humour, tu sauveras les juifs! En Lituanie, il y avait de grands sages en Torah (talmidé 'hakhamim), et ils étaient des croyants d'Hachem exceptionnels, néanmoins, beaucoup de jeunes sont tombés dans la Haskala parce que les maskilim ont incorporé la joie, alors que nous ne l'avons pas fait.
Nous avons besoin de beaucoup de joie aujourd'hui. Nous devons servir Hachem avec joie"
['Hazon Ich - Maasé Ich - vol.5 p.130]

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[Certes à toutes les époques, nous avons une mitsva de servir Hachem dans la joie.
Mais dans le monde actuel, il y a tellement d'occupations qui viennent en concurrence avec la Torah, et sans une pratique dans une grande joie, nous risquons d'amoindrir notre relation avec Hachem (il y a mieux, plus intéressant ailleurs).
Servir Hachem dans la joie, c'est donner de la vie à nos actes (qui ne sont plus machinales/routiniers), et cela leur donne une valeur beaucoup plus élevée et appréciée d'Hachem.
N'oublions pas les paroles du 'Hazon Ich : Nous avons besoin de beaucoup de joie aujourd'hui. Nous devons servir Hachem avec joie"

(dans les générations passées, les cours/paroles pouvaient être très durs, pleins de réprimandes, de détails sur les punitions terribles pour nos fautes. Mais dans notre génération, nous avons besoin de beaucoup d'amour, de positivisme et de joie pour nous pousser à donner le meilleur de nous même.)]