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L'enseignement de Rabbi Akiva : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même est un grand principe de la Torah (klal gadol baTorah)" (guémara Yérouchalmi Nédarim 9,4), peut être traduite d'une manière différente.
Le mot "klal" peut faire référence à Klal Israël, la nation juive. Ainsi, l'observation de Rabbi Akiva peut également signifier : "le commandement d'aimer son prochain comme soi-même fait d'Israël une nation grande dans la Torah."
Par conséquent, l'adhésion commune à la Torah favorise l'unité entre les juifs.
[Sfat Emet - Shavouot 5662 ]

Celui qui aspire à la vérité et se prépare à partir en guerre pour la vérité gagne toujours.
[rabbi Nathan de Breslev - Etsot Yécharot ]

"Lorsqu'une personne comprend que tout ce qu'Hachem fait est pour son bien, qu'il s'agisse de quelque chose qui affecte sa santé physique ou son bien-être financier, et que, malgré son incapacité à voir comment c'est pour son bien, et qu'elle sait que c'est très certainement pour son bien, alors son amour pour Hachem ne s'affaiblira pas à cause des épreuves ou des difficultés.
Au contraire, ses expériences ne feront que la renforcer et la faire grandir (spirituellement, et plus proche d'Hachem)".
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19]

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-> "Tout ce qui est donné à une personne par Hachem lui amènera de la joie et de l'allégresse".
[ rabbénou Bé'hayé - 'Hovot haLévavot - chaar haBita'hon ]

Il n'y a pas de bons et de mauvais moments ; il n'y a que des moments joyeux lorsqu'un juif choisit d'être bésim'hah, et des moments tristes lorsque nous ne voyons pas que tout arrive pour une raison.
Tout ce que nous vivons dans nos vies est le même volonté d'Hashem, cela dépend juste de la façon dont nous l'acceptons.
[Baal Chem Tov]

[en ce sens béSim'ha (joyeux) a les mêmes lettres que le mot "makhchava" (pensée). Notre joie est en nous, et dépend de notre façon d'aborder ce qui nous arrive dans la vie. ]

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En réalité, aucun mal ne descend d'en-haut, et tout est uniquement du bien (ultime) ...
L'essence de la foi pour laquelle l'être humain a été créé : croire qu'il n'y a pas de lieu vide de d'Hachem ... Par conséquent, il faut avant tout être joyeux tout le temps. On doit véritablement vivre avec la foi en Hachem qui nous donne la vie et qui est bon pour nous à chaque instant.
Par conséquent, nos sages qui reconnaissent la Vérité s'éloignent du trait de caractère de la tristesse".
[Baal haTanya - Iguéret haKodech - chap.11]

La prière non faite convenablement est expulsée, descend et plane dans le firmament le plus bas ... où elle reste jusqu'à ce que cette personne fasse téchouva ... si elle revient correctement vers son Maître et offre une autre prière comme il le faut, comme cette bonne prière qui s'élève, l'ange qui supervise fait monter la prière non fait convenablement pour qu'elle rejoigne la bonne prière : ainsi, elles se mélangent, s'élèvent ensemble et entrent devant Hachem.
En d'autres termes, ce qui était à l'origine déficient peut être rectifié et élevé par une intention correcte.
[d'après Zohar II:245b ]

Sarah réussit [à surmonter comme son mari] les 10 épreuves, et elle amena les femmes à reconnaître Hachem, tout comme Avraham l'avait fait pour les hommes.
[midrach Bérechit rabbah 39,14 ]

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-> C'est grâce à cette foi inébranlable que Sarah mérita de devenir plus grande qu'Avraham en matière de prophétie (voir Vayéra 21,12).
De plus, la Torah dit que Hachem se souvint d'elle et lui accorda un fils (Vayéra 21,1), et en cela, elle différait des autres matriarches : dans le cas de Rivka, c'est à Its'hak que Hachem a accédé (Toldot 25,21), et Ra'hel a obtenu la conception grâce au Nom Elokim.
Cependant, Sarah a mérité un niveau supérieur, comme l'enseigne le midrach (Bérechit rabba 53,6) que Hachem Lui-même s'est souvenu d'elle.

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-> Le Abir Yaakov (Pitou'hé 'Hotam - Vaéra) explique que le nom Sarah (שרה) a la même valeur numérique que l'acronyme des 10 plaies : דצ'ך עד'ש באח'ב (détsa'h adach béa'hav). [avec le kollel pour chacun des 3 termes, ainsi qu'un kollel pour les 3 ensemble]
Le mérite de Sarah fut le catalyseur des plaies et rapprocha le moment de la délivrance, comme nous l'enseignent les Sages, qui nous disent que son mérite fut rappelé aux Juifs lors de la sortie d'Égypte.
[voir midrach Chémot rabba (15,12) : "Ils doivent veiller à le manger pendant la nuit, comme il est écrit : "Ils mangeront la viande cette nuit-là, rôtie au feu, en raison d'Avraham, que j'ai sauvé de la fournaise ardente. Les matsot représentent Sarah, qui a préparé des gâteaux sans levain pour les anges, et ils n'ont pas goûté au pain. Le maror représente Yaakov, qui a été poursuivi par Essav tout comme ses fils ont été poursuivis par les égyptiens." ]

Les 2 niveaux de crainte du Ciel

+ Les 2 niveaux de crainte du Ciel (selon le rabbi de Berditchev) :

-> La crainte d'Hachem se situe à 2 niveaux bien différents.
Il y a une "crainte inférieure", à savoir la crainte de fauter parce que cela l'éloignerait d'Hachem.
Il y a ensuite la "crainte supérieure", beaucoup plus élevée, où la personne devient inconsciente de sa propre identité.
Bien que ces deux niveaux soient très éloignés l'un de l'autre, il est impossible d'expérimenter le degré de "crainte supérieure" sans avoir d'abord atteint le degré de "crainte inférieure".

1°/ La crainte inférieure est la crainte de la faute. Or, la crainte de la faute ne signifie pas simplement la crainte du châtiment, car même les gens "bas (spirituellement parlant)" possèdent la crainte du châtiment. Ce n'est pas ce qu'on appelle la "crainte de la faute".
La "crainte de la faute" à laquelle nous faisons référence est plus élevée que cela. Elle consiste à être effrayé par les conséquences de la rébellion contre la volonté d'Hachem. Une personne déteste l'idée d'être coupée et séparée d'Hachem, et ne veut que s'approcher de Lui.
[lorsque l'on faute, sans téchouva, on a une punition afférente, mais également chaque faute nous éloigne d'Hachem (on a des écorces d'impureté qui font écran, faisant qu'on perçoit moins le Divin, la sainteté). Ainsi, nous devons certes avoir peur des punitions terribles qu'une faute peut nous amener, mais surtout de l'éloignement avec Hachem. ]

La source d'une telle crainte provient de la contemplation de la grandeur d'Hachem et de la méditation sur le fait qu'Il est la racine et la source de tous les mondes (Zohar 1,11b), qu'Il englobe et imprègne tous les mondes (Zohar 3,225a) et que tous les mondes, les âmes, les anges, les séraphins, les ofanim et les saints 'hayot ne sont rien comparés à Lui.
Toute leur existence ne découle que de la lumière et de la vitalité que leur Créateur émet à chaque seconde et à chaque instant, comme il est dit : "Qui renouvelle dans Sa bonté, chaque jour, perpétuellement, l'œuvre de la Création" (prière du matin avant le Shéma). Si, pendant un seul instant, la lumière et la vitalité se retiraient, tout serait détruit.
En se concentrant et en méditant sur ce concept, une personne en viendra à se rendre compte de sa propre bassesse et de son manque de valeur. (sans Hachem, je meurs dans la seconde, je n'ai pas la moindre force de vie, de santé, de ressource, ...)
... Une telle contemplation engendrera la peur et la crainte de ne pas transgresser la volonté d'Hachem. C'est ce type de crainte que l'on appelle le niveau inférieur de la crainte, qui est la peur de la faute.

2°/ La crainte supérieure est plus élevé que ce niveau, et elle implique une totale abnégation face à l'exaltation d'Hachem et à sa glorieuse majesté.
En méditant et en se concentrant sur l'essence, à quel point Il est infini (Zohar 1,100b), d'à quel point aucune pensée ne peut Le saisir, de quelque manière que ce soit, d'à quel point Lui-même, en essence, est au-delà de tous les attributs ; d'à quel point Il est bien plus élevé que tout l'ordre de progression par lequel le monde a été créé, car aucun ne peut Lui être comparé, ...
En contemplant tout cela profondément, en s'y concentrant profondément, une personne atteint un effacement total, devenant oublieuse de son propre statut de personne.

... Une telle conscience est qualifiée de "crainte supérieure". Elle est analogue à celle d'une personne qui se présente devant le roi. Ce faisant, elle est saisie d'effroi et d'une peur intense, car elle voit l'essence du roi et sa glorieuse majesté. La personne se renie complètement et n'a plus conscience de sa propre existence.
À ce moment-là, cela n'a pas de sens de dire qu'elle considère sa propre bassesse et son manque d'estime de soi, car elle se renie complètement et n'a plus conscience de sa propre identité.
En revanche, lorsqu'elle n'est pas devant le roi et qu'elle ne fait que contempler la grandeur du roi, sa prise de conscience de la bassesse de son existence et de son manque d'estime de soi sera proportionnelle à sa compréhension de la grandeur du roi ...

Telle est donc la principale différence entre la crainte inférieure, celle de la faute, et la forme supérieure. La crainte supérieure se caractérise par l'abnégation totale et l'oubli de sa propre existence ... Plus la sagesse d'une personne augmente, en sondant et en méditant sur cette idée, plus le niveau supérieur de crainte d'une personne augmentera, amenant finalement une personne à l'auto-annulation totale.

Cependant, il est impossible d'atteindre cette forme supérieure de crainte si elle n'est pas d'abord précédée par le niveau inférieur de crainte, celui de la crainte de la faute, comme expliqué plus haut.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ekev 10,12 ]

Lorsque vous étudiez la Torah, gardez à l'esprit en présence de qui vous étudiez.
Il peut arriver que dans votre étude, vous semblez éloigné du Créateur ; vous devez donc toujours réfléchir sérieusement [à ce sujet].
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 54]

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-> Hachem se trouve pour ainsi dire "concentré" dans la Torah.
"La Torah et Hachem, ne font qu'un", comme l'affirme le Zohar : "Hachem est appelé Torah ... et la Torah n'est autre que Hachem" (Zohar II:60a) ; "la Torah est littéralement le Nom du Saint, béni soit-Il ... et Lui et Son Nom ne font qu'un" (Zohar II:90b).

+ "Beaucoup ont imité Rabbi Shimon bar Yo'haï, mais ils n'ont pas réussi" [guémara Béra'hot 35b ]

-> Cela signifie qu'ils voulaient s'imposer de nombreuses mortifications afin d'atteindre le niveau de Rabbi Shimon bar Yo'haï. C'est pourquoi ils n'ont pas réussi.
Lorsque vous servez Hachem, n'ayez d'autre objectif que d'apporter satisfaction au Créateur, et non d'atteindre des niveaux [élevés].
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 47 ]

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-> Notre texte met l'accent sur la condamnation des motivations cachées : la recherche égoïste du "niveau de Rabbi Shimon bar Yo'haï " ne mènera à rien.
Ailleurs, le Baal Shem Tov (Keter Shem Tov - sect. 4) ajoute un avertissement : en essayant d'atteindre ce niveau, vous dépassez votre propre niveau et vos capacités, imitant naïvement les autres pour atteindre quelque chose qui vous dépasse.
Cependant, cela est contre-productif. Car :
1°/ vous n'obtiendrez pas ce que vous recherchez, et
2°/ vous perdrez ce que vous aviez déjà.

"En ce temps-là, j'implorai Hachem en disant" (Vaét'hanan 3,23)

Le mot "disant" (lémor) semble être redondant.
L'explication semble être la suivante : Moché a d'abord prié Hachem afin de lui permettre de prier.
"En disant" fait référence à ce qu'il voulait demander, sauf qu'au début, il était incapable de l'exprimer, car il était gêné d'être devant Hachem. C'est pourquoi Moché a dû implorer Hachem de l'aider à prier.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vaét'hanan 3,23]

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-> "Savoir devant qui l'on se tient" (voir Béra'hot 28b) est une composante indispensable de la prière.
Avant même de commencer à prier, nous supplions D. de nous aider à atteindre l'état de prière.
[nous devons réserver un temps avant de prier pour prendre conscience de la grandeur d'Hachem (qui peut tout), et réaliser à quel point Il est proche de tout ceux qui l'appelle (en prière), à quel point Il désire et apprécie chacune de nos prières. ]