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La joie nous préserve des difficultés

+ La joie nous préserve des difficultés :

-> Le "Saraf" de Magalintsa enseigne :
Le Créateur désire que les juifs soient dans la joie. Si l’homme manque de joie, que fait Hachem?
Il lui envoie des épreuves et des souffrances, et les lui enlève ensuite ; le mieux-être qui s’ensuit est alors une raison en soi de le réjouir.

C’est ce que le roi David exprime dans le Téhilim (32,7) :
- "ata sétèr li" (אַתָּה סֵתֶר לִי) = "Maître du monde, sois mon abri et protège-moi" ;
- de tout "mitsar" (מצר) = de toute adversité : "Tu n’as pas besoin de m’infliger des épreuves et des souffrances et de me les enlever ensuite pour que je sois dans la joie"
- car "roné falét téssovévéni" (תסובבני פלט רני) = car "je réside constamment dans la joie".

Date propice venue du machia’h = danger le Satan accuse

+ Date propice venue du machia'h = danger le Satan accuse :

"Dans cette année de Yovel, chaque homme reviendra à sa possession" (Béhar 25,13)

-> Le Zohar nous explique que les mots : "bichnat aYovél azot" (בשנת היובל הזאת - dans cette année de Yovel), traduits aussi par : "dans l'année de Yovel (béchana aYovél) הזאת (azot)" = le terme : הזאת (cette) fait allusion à l'année 5408.
En effet, la lettre ה , de valeur numérique 5, évoque le 5e millénaire. Ajouté au terme זאת de valeur numérique 408, on obtient l'année 5408, correspondant à l'année 1648 de l'ère vulgaire.

Le Zohar (qui a été écrit il y a 2 000 ans), nous dit que cette année 5408 sera l'année de la Délivrance. C'est alors que "chaque homme reviendra à sa possession".
Historiquement, l'année 1648 fut l'année où débuta les pogroms atroces des cosaques sous le commandement de Bogdan Chelminski. Durant 6 mois, plus de 100.000 juifs ont été assassinés.

Comme l'a annoncé le Zohar, cette année était prévue pour être l'année de la Délivrance. Mais étant donné que le peuple juif n'a pas été méritant, le Satan a pu accuser et obtenir que cette année soit transformée en année de terreur.
A chaque période particulièrement propice à la Délivrance, le Satan, qui voit sa fin approcher et se sent menacé, déchaîne alors des accusations.
C'est ainsi que le Imré Emet explique la parole des Sages : "Le Satan accuse dans un temps de danger" = c'est-à-dire quand il se sent lui-même en danger.

Mais le Ohr 'Hadach explique qu'à travers l'évocation de cette date, la Torah veut faire allusion ici à une leçon importante et éternelle. En effet, le terme זאת de valeur numérique 408, correspond à 3 fois 136, allusion à 3 termes de valeur numérique 136 : צום קול ממון (le jeûne (tsom), la voix (kol) et l'argent (mamon)). Cela évoque les 3 grands principes de téchouva : le Repentir en soi (le jeûne et l'éloignement d'une vie de plaisirs), la Téfila (la prière - la voix) et la Tsédaka (par le don d'argent).
Lorsque Israël se renforcera dans ces 3 domaines, lorsqu'il reviendra au Service de Hachem, qu'il se tournera vers Lui pour Lui adresser ses demandes, et multipliera les actes de bonté et de Tsédaka, alors la Délivrance arrivera.

Iyov a connu d'atroces souffrances.
Selon le midrach (Yalkout Chimoni – rémez 908), si Iyov ne s’était pas plaint des malheurs qui lui sont arrivés, et s’il avait à la place pris conscience qu’ils lui étaient nécessaires et pour son bien, alors nous aurions ajoutés son nom au début de la amida : "D. d’Avraham, D. de Yits’hak, D. de Yaakov et D. de Iyov".

=> De là, on peut se rendre compte de la grandeur d’accepter tout ce qui nous arrive (volonté de D.) avec amour.

Une fois, je [Eliyahou HaNavi] passais d'un endroit à l'autre, quand quelqu'un m'a trouvé ... et il m'a dit : "Ô maître, il y a deux choses dans le monde que j'aime complètement, de tout mon cœur, c'est : la Torah et Israël (les juifs). Mais je ne sais pas laquelle vient en premier."
Je lui ai dit : "Mon fils, les gens ont l'habitude de dire que la Torah vient en premier ... Mais moi, je dis que c'est Israël (les juifs) qui vient en premier.
[ Eliyahou rabba 14 ]

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-> Nous pouvons en apporter la preuve dans la bénédiction que nous récitons avant d'étudier la Torah.
Nous disons d'abord : "Qui nous a choisis parmi toutes les nations" (acher ba'har banou mikol aamim), et ensuite seulement : "Et nous a donné Sa Torah" (vénatan lanou ét haTorah).
Ainsi, la distinction et l'unicité du peuple juif n'est pas le fruit d'une acceptation de la Torah, mais les qualités très élevés de chaque juif précède la Torah.

La seule raison pour laquelle Hachem nous enlève des choses, c’est qu’Il veut avoir une relation avec nous. Il veut que nous Lui parlions et que nous venions constamment vers Lui pour Lui demander de l’aide.
Il tire un plaisir incroyable de nos prières. Cela vaut pour les grandes choses qui nous manquent dans la vie, comme le Temple, et même pour les petites choses, comme la perte de nos clés.
[rav Nissan David Kivak]

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[il vaut mieux prier au maximum quand tout va bien, pour éviter qu'Hachem nous envoie des difficultés dans un but que nous nous tournions vers Lui en prières.]

Même si elle est peut-être très bien dissimulée, il y a une étincelle du machia'h dans chaque juif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,282 ]

Les attentes d’Hachem sont proportionnelles à nos capacités

-> Les générations précédentes se situaient à un niveau spirituel bien plus élevé que les générations suivantes. Plus une génération est spirituelle ou plus une personne est sainte, plus Hachem lui demandera des comptes selon des critères élevés.
À titre d’analogie, si un général et une nouvelle recrue désobéissent tous deux à un ordre, il va de soi que le général sera puni plus sévèrement. La raison est évidente : le général aurait dû faire preuve de plus de discernement.
[rav Yonathan Eibshitz - Alon Ba'hout ]

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[le fait que notre génération soit basse spirituellement, que nous soyons faibles, n'est pas une raison pour se dispenser d'agir (quelle importance cela a pour Hachem, je ne suis pas un grand Sage passé).
Mais papa Hachem attend de chaque juif selon ses capacités propres, et Il en est autant content en fier ! ]

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+ Les éloges indésirables :

-> Qui n’aime pas recevoir des compliments? Nous aimons tous qu’on flatte notre égo.
Le rav Yonathan Eibshitz (dans Alon Ba'hout) écrit qu’il arrive parfois que les éloges soient contre-productifs et aient un effet négatif sur nous. Il évoque les forces spirituelles du ciel qui cherchent à nuire au peuple juif ou à un individu juif.

L’une des façons dont les forces du mal cherchent à nuire au peuple juif consiste à le couvrir d’éloges, en disant à Hachem à quel point le peuple juif est merveilleux, comment Hachem a créé le monde pour le bien du peuple juif et que nous sommes la nation qui a reçu la Torah sur le mont Sinaï.
Et après nous avoir abondamment loués et élevés à des sommets, les forces du mal tentent alors de nous faire tomber à genoux.

En faisant comprendre à Hachem que si le peuple juif est une nation si exaltée (élevée), alors il ne devrait pas agir et se comporter comme il le fait, et qu’il faut attendre et exiger davantage de lui. Et s’il ne se montre pas à la hauteur de ces attentes, alors il doit, Hachem nous en préserve, être puni en conséquence.

[les forces du mal multiplient les louanges pour semer la destruction spirituelle ; nous devons multiplier les louanges pour favoriser la croissance spirituelle.
Cela est valable sur un plan collectif, comme individuelle, où le yétser ara peut chercher à multiplier les louanges, gonflant ainsi notre égo, nous éloignant d'Hachem (puisqu'on est si fort, alors on a pas si besoin de Lui, de devoir Lui être redevable pour Son aide constante) ... ]

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=> D'un côté, nous devons nous enorgueillir que malgré notre bas niveau spirituel nous faisons des actes qui impactent tous les mondes Supérieurs, qui sont aimés par Hachem. Mais d'un autre côté, nous devons aussi par moment avoir une humilité, que tout ne vient et n'est possible que par Hachem.
Nous devons utiliser ces 2 sentiments de telle façon que cela dynamise positivement notre service d'Hachem.

Israël influence vers plus de spiritualité

"Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).

=> Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?

La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

Même si un homme (juif) est faible et misérable (spirituellement parlant) sous un certain angle, il a le pouvoir de soutenir tous les mondes, ce que même un ange céleste ne peut accomplir.
Et il donne (si l'on peut dire) force et vaillance au Créateur du monde, comme il est écrit : "Il chevauche les Cieux par ton aide" (Vézot haBéra'ha 33,26).
Chacun (tout juif), aussi petit et simple soit-il, doit s'habituer à se considérer et à s'enorgueillir dans ce domaine en se disant : "Peut-être que grâce à moi, l'accomplissement de la Volonté Divine dans un certain domaine sera rendue possible?"
[Séder haYom]

L’étude de la Torah la nuit

"La lune a été créée pour permettre aux hommes de réviser leur étude de la Torah [à sa lumière]."
[guémara Erouvin 65a]

-> Nos Sages (Pessikta Rabbati 11) enseignent : "Le peuple juif est comparé au sable, à la terre et aux étoiles. Pourquoi est-il comparé aux étoiles?
Parce que, de même que les étoiles n'ont d'influence que la nuit, le peuple juif n'acquiert la maîtrise de la Torah que pendant la nuit."

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-> Nos Sages enseignent (Midrach Michlé 31.15) :
"Tant qu'un érudit de la Torah est assis à étudier la Torah la nuit, D. étend sur lui un fil de 'hessed (bonté).
De plus, D. assurera sa subsistance chaque jour. Tel est le sens du verset : Elle se lève alors qu'il fait encore nuit et donne à manger à sa maisonnée'... "

-> Nos Sages enseignent (guémara Erouvin 18b) :
"Toute maison dans laquelle les paroles de Torah résonnent la nuit ne sera jamais détruite.
Le mérite de l'étude de la Torah nocturne est si grand que même si un décret a été émis que la maison soit détruite et ses habitants exilés, ce mérite annulera le décret."

-> Le Maharal (Netivot Olam - haTorah chap. 4) écrit :
"Pendant la nuit, une grande partie de l'aspect physique du monde est cachée, car les activités ordinaires terrestres ont lieu principalement le jour.
Pendant la nuit, c'est comme si les activités du monde étaient suspendues et la nuit est donc particulièrement adaptée à l'étude de la Torah."

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-> "La nuit est le temps propice pour s'isoler et se consacrer à Hachem, à l'instar des amoureux qui se rencontrent, comme il est écrit : "De tout mon être, j'aspire à Toi durant la nuit" (Yéchayahou 26,9).
['Hovot haLévavot - chaar ahava - chap.6]

-> "Sur ma couche nocturne, je chercherai Celui dont mon âme est éprise" (Chir haChirim 3,1).

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-> Selon le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,2) : "Bien qu'il y ait une mitsva d'étudier la Torah le jour et la nuit, l'homme acquiert la majorité de sa sagesse, uniquement durant la nuit. C'est la raison pour laquelle celui qui souhaite mériter la couronne de la Torah devra être extrêmement scrupuleux au cours de la nuit, sans en perdre ne serait-ce qu'une seule, à cause du sommeil, de la nourriture ou des paroles vaines. Il s'investira plutôt dans l'étude et les paroles de sagesse.
Nos Sages (midrach Vayikra raba 19,1) enseignent qu'il n'y a pas de mélodie durant la nuit si ce n'est la sainte Torah.
Ainsi, tout celui qui se consacre à l'étude de la Torah durant la nuit, Hachem attirera sur lui un fil de bonté durant le jour qui suit ('Haguiga 12b)."

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-> Le Arizal (chaar hakavanot - drouch halaïla 1) nous explique, d'après la kabbale, que la nuit est une période où domine la pleine mesure de rigueur. En effet, les 'hitsonim (forces extérieures à la sainteté) ont une emprise durant la nuit.
Ainsi, nous n'avons pas la force d'atténuer le din (la rigueur) à ce moment précis et c'est pour cela que nous ne faisons pas de charité, que nous ne mentionnons pas les 13 Attributs de Miséricorde ni le tikoun 'hatsot durant la première moitié de la nuit (jusqu'au minuit juif - 'hatsot), comme cela est mentionné à de nombreuses reprises dans le Zohar (Vayakel 195b).
Nous ne pleurons pas sur la destruction du Temple durant la première partie de la nuit mais uniquement à partir de 'hatsot.

Le Arizal (chaar hakavanot drouch halaïla 4) nous enseigne que le sommeil de la première partie de la nuit est excellent pour l'homme intègre alors que le sommeil du jour est bon pour les réchaïm et mauvais pour les Justes (tsadikim), en dehors du Shabbat.
Pourquoi les Sages ont-ils exprimé une si grande louange à propos de ceux qui étudient la nuit à partir de 'hatsot, ainsi que le Zohar qui rapporte cet enseignement à de si nombreuses reprises (Zohar Vayichla'h 72b ; Béchala'h 46a ; Vayichla'h 130b ; Vayikra 13a ; ...)?

Car la Chékina quitte le monde de la Atsilout pour descendre dans le monde de la Bria et crie sa souffrance à cause de la destruction du Temple. En effet, la Présence divine pleure ses enfants et ne trouve pas de consolation durant toute la nuit.
Ainsi, à 'hatsot, la Chekhina s'exile d'un monde à l'autre, celui de Bria où se trouve l'emplacement du Gan Eden Elione où résident les néchamot (âmes), appelé le Kissé Hakavod, et tel est le secret de l'enseignement de nos Sages : "A minuit, Hakadoch Baroukh Hou pénètre dans le Gan Eden pour se réjouir des âmes des tsadikim". [Zohar Lé'h Lé'ha 82a ; Toldot 136b ; Vayichla'h 198b ; Vayé'hi 231b]

Ceci représente le secret de l'exil de la Présence divine à cause des fautes d'Israël. Aussi est-il révélé dans le Zohar (Lé'h Lé'ha 92b) :
"Hachem se rend selon Son habitude au Gan Eden pour se réjouir avec les Justes (tsadikim). Grande est la part de l'homme qui se réveille à minuit pour étudier la Torah, car Hachem et les tsadikim du Gan Éden écoutent sa voix, comme il est écrit : "ayochévet baganim 'havérim makchivim lékolé'h achmi'ini" (Chir hachirim 8,13).
De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres."

De ce fait, la voix des tsadikim qui s'affairent à l'étude de la Torah durant la 2e partie de la nuit, dans ce monde, ici-bas, console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance. [chaar hakavanot - drouch halaïla 4]