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La malhonnêteté bloque nos prières

+ Ce qui empêche nos prières de se réaliser :

Selon le rav Saadia Gaon, il y a 7 raisons pour lesquelles les prières ne sont pas exaucées :
1- Le décret édicté à son encontre a déjà été scellé.
2- Sa prière est récitée sans ferveur.
3- Il déteste la Torah et fait fi de ses commandements.
4- Il reste sourd aux cris de détresse des pauvres.
5- Il se nourrit du fruit du vol et de l'escroquerie.
6- Il prie en état d'impureté ou de malpropreté.
7- Il prie sans s'être repenti de ses fautes.

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Ils eurent foi (vayaaminou) en Hachem et en Moché Son serviteur" (Béchala'h 14,31)

-> J'ai appris de mon maître, le Baal Shem Tov, que le terme "croyance" désigne l'attachement mystique de l'âme à Hachem.
[Toldot Yaakov Yossef - Ki Tavo ]

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-> La émouna n'est pas vraiment lorsque tout va bien, que l'on comprend et apprécie ce qu'il se passe, mais c'est plutôt lorsque les circonstances sont difficiles, qu'on ne comprend pas, que c'est dur (voir injuste), ... Malgré ces sentiments qui nous éloignent d'Hachem, on dépasse notre perception, notre compréhension personnelle d'humain, et on se jette dans la dimension du divin, on s'attache à Hachem, lui faisant confiance qu'Il gère tout pour le meilleur.

"Quiconque accomplit ne serait-ce qu’une seule mitsva s’est acquis un défenseur [c’est-à-dire un ange protecteur]" (Pirké Avot 4,11).
Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Par conséquent, plus une personne accomplit de mitsvot, plus d’anges [elle a à ses côtés] pour la défendre.

Une personne qui se repent par amour ; même les fautes qu’elle a commises intentionnellement sont transformés en mérites (voir Yoma 86b). Une telle personne a deux armées à son service ; l’une provient des mitsvot qu’elle a accomplies, et l’autre de ses fautes qui ont été transformés en mérites.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 4,22-24]

Le Temple & amour d’Hachem pour chaque juif

+ Les Bné Israël avaient acquis de grandes richesses à leur sortie d'Egypte et encore plus au bord de la mer Rouge. Pourquoi donc D. leur a-t-il ordonné de couvrir le Tabernacle avec des peaux de chèvres et de béliers plutôt qu'avec de l'or et de l'argent?
Hachem aurait certainement été plus honoré aux yeux du monde si sa maison avait été recouverte d'or plutôt que de peaux de chèvre!

Le Tabernacle aurait pu être une magnifique structure entièrement faite d'or et d'argent, et sertie de pierres précieuses. Mais les nations auraient alors dit : "Hachem y fait reposer sa Présence parce que c'est l'édifice le plus splendide du monde. Si nous construisions un édifice aussi magnifique, Il y ferait reposer sa Présence".
Hachem a donc ordonné à Israël d'utiliser des matériaux ordinaires tels que la peau de chèvre et l'airain. Tout le monde savait alors que D. ne reposait dans le Tabernacle que par amour pour Israël.

En effet, "le Roi de la Paix s'est fait un Tabernacle avec le bois du Liban. Il fit d'argent ses colonnes, d'or son reposoir (le couvercle de l'Arche, où reposait la Présence divine), de laine pourpre son rideau suspendu (le rideau qui pend devant l'Arche)" (Chir haChirim 3,9-10).
Mais tout n'était pas d'or, d'argent et de pourpre royale. Le toit était fait de peaux. Et dans la cour du Tabernacle, on pouvait même trouver des récipients en laiton ordinaire.
La raison en était afin de montrer au monde que "l'intérieur était orné de l'amour des filles de Jérusalem" : le peuple juif (Rachi - Chir haChirim 3,10).
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

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[ainsi, en se tournant vers le Temple, d'une certaine façon on doit également se tourner vers l'idée que Hachem aime chaque juif d'un amour infini (indépendamment de ses actions bonnes ou mauvaise).
Plus nous avons conscience de cela, plus nous en avons de la reconnaissance, de l'ambition spirituelle, et une certitude que chacune de nos prières a de la l'importance, puisque nous avons de l'importance auprès du Roi des rois, notre papa Hachem. ]

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+ "Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour, il serait totalement méprisé" (Chir haChirim 8,7)

-> Dans l'avenir, les nations du monde engageront tout leur argent pour construire un Temple pour Hachem. Mais D. refusera en disant : "Dans le désert, mes enfants m'ont fait un Tabernacle avec des peaux de chèvres, et j'ai habité au milieu d'eux".

Les nations sont comme le pauvre homme qui a vu un beau portefeuille qui appartenait à un homme riche. Il dépensa tout son argent pour en acheter un portefeuille semblable. Les gens se moquaient de lui, car à quoi sert un portefeuille sans argent? [Ravach]

Même si les nations [du monde] donnaient tout leur argent pour un Temple, qu'y mettraient-elles?
Elles n'ont pas de Torah et ne peuvent pas accomplir le service du Temple.
"Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour" pour le Temple, qui était "paré d'amour" (Chir haChirim 3,10), "il serait totalement méprisé", car il n'a rien à y mettre.

C'est dans cet esprit que nous pouvons comprendre l'enseignement suivant : "Ne regardez pas le récipient, mais ce qu'il contient" (Pirké Avot 4,20) = ne regardez pas le Temple et ne désirez pas en faire un semblable ; regardez ce qu'il contient. Si vous pouvez fournir un contenu similaire, alors faites un Temple. Mais si vous ne le pouvez pas, à quoi cela vous servira-t-il d'en faire un?
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

La foi naturelle de l’âme

La spiritualité profonde renferme en elle une étincelle de foi naturelle, une lumière divine qui palpite au sein de l’âme, quelque chose qui provient de sa propre puissance. C’est quelque chose qui se situe en dehors de la lumière de la Torah et de la tradition de nos ancêtres.
La tradition ancienne accompagne cette lumière supérieure de la foi, la protège des erreurs et la guide sur son chemin. "Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier" (Téhilim 119,105).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2:80 ]

Lorsqu’une personne reconnaît en elle-même qu’elle ne désire absolument pas recevoir de récompense pour accomplir les mitsvot et servir Hachem, elle ne doit pas tenir pour acquis ce don spirituel particulier.
Il faut s’efforcer de développer cette sensibilité particulière, jusqu’à ce que l’on parvienne véritablement au mode de vie consistant à "servir son maître non pas dans le but de recevoir une récompense. La crainte de D. sera alors sur lui" (Pirké Avot 1,3).
Ce niveau de conscience rayonnant convient à celui qui cherche Hachem.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 8:27 ]

Quiconque a le potentiel de tomber très bas, a nécessairement le potentiel de monter très haut!
[rabbi Shmouel Weinberg]

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[ainsi, quand notre yétser ara nous vend du désespoir en pointant nos échecs, à quel point nous avons pu tomber bas, alors c'est justement là qu'on doit se relever et se renforcer car nous pouvons aller très haut, b'h. ]

Au mont Sinaï, les juifs ont dit : "Tout ce qu'Hachem a dit, nous le ferons et nous le comprendrons, nous voulons voir notre Roi!" (Yalkout Chimoni - Yitro §276).

=> Chaque mitsva est une occasion de pouvoir est davantage proches d'Hachem, d'encore plus pouvoir le voir, dans l'éternité de notre monde à Venir.

Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> Lorsqu’une personne honore ses parents, elle s’entraîne à être reconnaissante envers ceux qui lui ont fait du bien. Il n’y a pas de plus grande bonté que celle des parents, qui offrent à leur enfant le plus beau des cadeaux, à savoir la vie elle-même.
Grâce à notre gratitude envers nos parents, nous sommes inspirés à être reconnaissants envers Hachem, qui est la véritable source de toute vie, tant la vie éphémère de ce monde que la vie éternelle du monde à venir.
À cet égard, le séfer Ha'Hinoukh (mitva 33) écrit :
"La racine de cette mitsva est qu’il convient à une personne d’apprécier et d’agir avec bonté envers ceux qui lui ont fait du bien ... Elle doit reconnaître que ce sont ses parents qui l’ont mise au monde. Il est donc de son devoir de leur accorder tout l’honneur et tous les bienfaits qui sont en son pouvoir.
Lorsqu’il aura ancré cette qualité (de gratitude) dans son esprit, il en viendra à reconnaître le bien qu'Hachem a fait pour lui. Hachem lui a accordé l’existence, ainsi qu’à ses ancêtres jusqu’à Adam. Hachem l’a mis au monde et a pourvu à tous ses besoins.
Hachem a façonné sa forme et tous ses membres, et lui a donné un esprit doué de connaissance et de réflexion. Qu’il organise donc ses pensées pour prendre conscience de la prudence dont il doit faire preuve au service de Hachem."

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création".
Le verset ne détaille pas les types d’honneur qui leur sont dus, mais nous laisse le comprendre par comparaison avec l’honneur dû à Hachem. Tout comme il nous est prescrit de reconnaître qu'Hachem existe et qu’Il est notre D., il nous est prescrit de reconnaître que nos parents nous ont donné la vie.
Tout comme il nous est interdit de renier Hachem, il nous est interdit de renier nos parents. Un fils ne doit pas renier son vrai père en appelant quelqu’un d’autre son père. Il ne doit pas jurer faussement au nom de son père ou sur la vie de son père. Il ne doit pas servir son père uniquement pour hériter de son argent ou pour son propre honneur."

-> Rabbénou Bé'hayé ajoute ensuite une explication sur la raison pour laquelle la Torah offre explicitement une longue vie comme récompense pour l’honneur rendu aux parents. Parfois, les parents vivent jusqu’à un âge très avancé, et leurs enfants doivent prendre soin d’eux pendant de nombreuses années de maladie. De peur qu’un enfant ne rechigne à porter ce fardeau, la Torah l’avertit que sa propre longévité dépend de la leur. Selon les années pendant lesquelles il prendra soin d’eux, sa propre vie sera prolongée.
Le Maharal (Tiféret Iraël - chap.41) explique cela à un niveau plus profond : en honorant ses parents, qui sont la cause de son existence, il se voit accorder la pérennité de son existence.

-> Une partie de la mitsva d’honorer ses parents consiste à les aimer du plus profond de son cœur et à les considérer comme importants. Il ne suffit pas qu’une personne accomplisse les gestes superficiels de l’honneur. Elle doit ressentir cet honneur dans son cœur.
Le Or'hot Tsadikim (chaar haAhava) ajoute qu’on doit les aimer en reconnaissance de nous avoir élevés et de nous avoir enseigné à marcher dans les voies d'Hachem.

-> Le séfer 'Haredim (mitsva assé 1) écrit qu’aimer ses parents fait partie intégrante de l’honneur qu’on leur rend. Un enfant doit prendre soin de ses parents avec amour, de la même manière qu’ils ont pris soin de lui quand il était jeune. C’est ainsi que nous remboursons la dette de gratitude que nous leur devons.