Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le Pessouké déZimra

-> "Si quelqu'un récite les Pessouké déZimra d'une voix forte et agréable, même s'il ne connaît pas le sens des mots et fait des erreurs de prononciation, ses prières sont acceptées comme un parfum agréable, et Hachem se réjouit de chaque mot".
[séfer ha'Hassidim - siman 18 ]

=> on voit à quel point point Hachem désire et apprécie nos prières, même si elles sont imparfaites.

[Pessouké déZimra est le passage de la prière du matin, après barou'h chéamar, jusqu'au yichtaba'h (compris). ]

<--->

Pour rappel, au sujet des Pessouké dézimra :
-> Le Kav haYachar (chap.50) ramène au nom du Zohar que celui qui lit les Pessouké déZimra et la Chirat haYam (az yachir Moché) avec ferveur méritera de voir le machia'h portant sa couronne et sa vengeance sur les non-juifs qui ont opprimé les juifs. Il aura alors le niveau de dire cette Chira à ce moment avec lui.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Michna Broura 54,3-5) enseigne, au nom du Maté Moché, que les forces spirituelles négatives (klipot) obstruent les prières de monter [vers D.], mais grâce aux [chants] des Pessouké déZimra nous les coupons".

-> Nous allons voir un enseignement du 'Hessed léAvraham, le grand-père du 'Hida ('Hessed léAvraham 3,3).

Depuis que le Temple a été détruit, il y a un nuage qui empêche nos prières de monter vers le Ciel.
Où que nous soyons, nous devons traverser ce nuage, c'est pour cela par exemple, que dans la prière nous disons les Péssouké déZimra, afin de permettre à nos prières de se frayer un chemin jusqu'au Ciel.

Ce nuage est beaucoup plus fin en Israël, et il est pratiquement inexistant à Jérusalem.
Au Kotel, une prière n'a besoin de traverser aucune barrière, son chemin vers le Ciel est direct et certain.
Le Kotel est un lieu unique dans le monde, où la proximité avec la présence divine est incomparable.

[le 'Hatam Sofer explique que le mot "Zimra" (de Péssouké déZimra) qui signifie communément "chant" ou "louange", a une autre signification, celle de "couper". En effet ces versets ont le pouvoir de briser les forces du mal qui empêchent les prières de monter.
Selon le Aboudraham, ils jouent un second rôle : celui de protecteur. Ils assurent l'acceptation de la prière, c'est pourquoi on s'efforcera de les lire lentement et avec ferveur (kavana)
Selon le Zohar (Térouma 131b), lorsqu'on dit les Pessouké déZimra à la synagogue, 3 groupes d'anges célestes se rassemblent à ce moment pour les dire en même temps que les Bné Israël.]

<------------------->

-> Le matin, quand les fidèles sont arrivés à la synagogue, ils doivent réciter les Pessouke Dezimra pour éveiller l'amour et la joie dans les mondes supérieurs et sur la terre, à l'instar des Lévites au Temple ...

Au moment où les fidèles chantent des louanges à Hachem, des anges supérieurs se rassemblent. Certains d'entre eux disent, le matin, les Pessouke Dezimra avec le peuple d'Israël, et d'autres assistent à chaque Kédoucha récitée par l'assemblée.
[Zohar - Térouma 131b]

La récompense des efforts investis dans nos mitsvot

+ La récompense des efforts investis dans nos mitsvot :

-> Bien que les récompenses pour les mitsvot soient accordées dans le monde à Venir, la michna (Péa 1,1) enseigne que pour certaines mitsvot, des dividendes sont également accordés dans ce monde. L'une de ces mitsvot est la guémilout 'hassadim, c'est-à-dire faire preuve de bonté envers les autres.
La plupart du temps, nous ne sommes pas en mesure de voir le lien entre les dividendes que nous accorde Hachem et les actes de bonté que nous avons réalisés, mais il arrive parfois que Hachem le rende très clair.
[ "Voici les choses dont l'homme jouit des fruits dans ce monde et dont le capital demeure entier dans le monde futur : le respect des parents, la bienfaisance, ramener l'entente entre l'homme et son prochain" (guémara Yérouchalmi Péa 1,1). ]

Il existe une autre déclaration de nos Sages (Tossefta sur Péa 1,3) qui stipule que le mérite de chaque mitsva rapporte des dividendes dans ce monde.
Il existe différents commentaires sur la manière de concilier cela avec l'autre michna qui implique que les dividendes ne sont versés que pour certaines mitsvot.
Le Yéfé Maré (sur le Yérouchalmi Péa 1,1) répond que la 2e déclaration de nos Sages fait référence aux mérites qui résulte de l'effort investi dans l'accomplissement des mitsvot. Hachem verse déjà dans ce monde des dividendes pour tous nos efforts (la récompense restant entière dans le monde à Venir).
Les récompenses pour les mitsvot elles-mêmes sont données dans l'autre monde, mais les efforts sont récompensés ici.
Les efforts ne se réfèrent pas seulement aux efforts physiques. Les efforts mentaux sont également récompensés. Se retenir de succomber au yétser ara demande beaucoup de force intérieure, et chaque effort de retenue sera récompensé par Hachem.

"Une personne doit savoir que la vérité est avec elle, que nous n'écoutons que la sagesse de notre sainte Torah, et que dans le monde à Venir, tous ceux qui se sont moqués d'elle réaliseront sa droiture, car elle a respecté la Torah, et la remercieront pour sa vigilance, qui les a tant protégés et défendus."
[Choulkhan Aroukh - début de Ohr haHaïm]

<--->

-> Ainsi, non seulement on ne doit pas être gênée devant ceux qui se moque de nous, mais on doit également savoir que notre comportement profite grandement à toute la nation juive.

Si quelqu'un ne prie que pour la yirat chamayim (crainte du Ciel), et pas pour la parnassa, c'est un signe que même ses prières pour la yirat chamayim n'ont pas été prononcées avec dévotion et avec des intentions pures. En effet, il est impossible d'avoir l'un et pas l'autre. Pour avoir de la yirat chamayim, il faut avoir une parnassa suffisante.
[ rabbi Sim'ha Bounim de Pshischa - rapporté dans le séfer midrach Sim'ha ]

<--->

-> "Un petit trou dans le corps est un grand trou dans l'âme" (Baal Chem Tov).
Son intention était que si l'estomac de quelqu'un est vide parce qu'il manque d'argent pour acheter de la nourriture, cela affectera grandement sa spiritualité.

-> Le midrach (Béréchit rabba 69,4) explique que lorsque Yaakov a prié pour du pain (Vayétsé 28,20), cela signifie en fait qu'il a prié pour avoir de bons moyens de subsistance en général. Lorsque Yaakov a prié pour la parnassa, il priait pour avoir suffisamment d'argent afin de pouvoir servir Hachem avec toute sa force.

Si quelqu'un prie Hachem de l'empêcher de s'enliser dans le matérialisme et les plaisirs de ce monde, il parviendra à éviter ce piège.
[rabbi de Kobrin ]

Le pouvoir de la Torah

+ Le pouvoir de la Torah :

-> La guémara (Shabbath 119b) nous dit que le monde continue d'exister uniquement par le mérite des paroles de Torah que les jeunes enfants prononcent en étudiant (הבל תינוקות של בית רבן).

Rabbi Aharon Kotler demande : si un katan est exempté des mitsvot, cela signifie donc qu'il n'accomplit pas la mitsva d'étudier la Torah. Si c'est le cas, alors comment le monde existe-t-il grâce à leur Torah?
La réponse est que l'existence du monde n'est pas pour la mitsva d'étudier la Torah, mais pour l'apprentissage lui-même. L'étude de la Torah est très puissante, qu'il s'agisse d'une mitsva ou non.

En tant que juifs, notre plus grand bonheur devrait être d'accomplir les commandements d'Hachem.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]

=> Comment mesurer notre relation avec D.? C'est simple : sommes-nous heureux, joyeux et satisfaits, ou sommes-nous indifférents et apathiques dans notre service de D.?

Il y a deux conditions préalables pour atteindre la joie.
La première est de reconnaître que le sentiment de joie est directement lié à un état d'esprit particulier. Il dit que nous devons intérioriser, de manière très significative, que tout ce que nous vivons vient directement d'Hachem, et qu'Il est la source du bien.
La seconde est de nous éloigner de toute forme de conflit ou de désaccord. Nous devons rechercher la paix et l'harmonie.
Si nous sommes capables de vivre notre vie en suivant ces deux principes directeurs, nous ferons l'expérience de certains aspects du monde à Venir ici et maintenant.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]

Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à quelqu'un est votre temps, car vous donnez une partie de votre vie que vous ne récupérerez jamais.
[ rabbi Noa'h Weinberg ]

En vérité, tout comme nous devons faire confiance à Hachem même si nous ne comprenons pas Sa conduite cachée, nous devons également faire confiance aux juifs, même lorsqu'ils semblent sales et noircis. Comme il est dit : "Je suis noirci, mais je suis agréable" (Chir Hachirim 1,5).
[Sfat Emet - Vaéra 5663 ]