Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Il n’y a pas de prière inutile, vaine …

+ Il n'y a pas de prière inutile, vaine ...

-> "Une prière sincère qui reste sans réponse, cela n'existe pas.
Toute requête, venant du fond du cœur, adressée à D. est exaucée.
Cela ne peut être autrement.

Si elle n'est pas exaucée aujourd'hui, elle le sera demain.
Si ce n'est pas demain, ce sera dans un mois.
Et si ce n'est pas dans un mois, ce sera peut-être dans une année, ou dans 10 ou dans 100 ans ou plus.

Si vos prières ne sont pas exaucées de votre vivant, elles le seront pour vos enfants ou les leurs.

Nous ne pouvons pas dire de manière certaine à quel moment une prière sera exaucée, mais soyez certains que toute prière sera exaucée d'une manière ou d'une autre, à un moment donné."

[le Steipler]

<------------------------->

-> Le Rav Chimchon Pinkous de dire :
"Bien que chaque prière suscite une réponse correspondante du Ciel, seul D. perçoit une situation dans toute sa complexité.
On n'est pas toujours en mesure de comprendre la logique ou la justice dans Sa réponse.
[...]

Par exemple, un être cher peut avoir un grave accident, D. préserve.
Personne dans la famille n'est au courant de cet accident alors que l'ambulance se précipite vers le blessé.
Personne n'est là pour prier tandis que la victime s'accroche au moindre souffle de vie

Dans un tel cas, D. "retire" une prière sincère qu'un membre de la famille a prononcée plusieurs années auparavant (une prière qui resta sans réponse à cette époque), et confère son mérite à la situation présente.
Cette prière, gardée en réserve si longtemps, peut à présent devenir le salut du blessé."

<------------------------->

-> Il faut avoir en tête que : Chaque fois qu'un domaine de la vie se déroule tranquillement sans heurts, ni drames, c'est que nous voyons la réponse à nos prières.

Il est écrit : "Louez Hachem, toutes les nations ; louez-le, tous les peuples! Car Sa bonté nous a submergé et la vérité d'Hachem est éternelle." (Téhilim 117,1-2)
Le Bné Issakhar de commenter :
"Pourquoi les nations devraient-elles louer D. pour Sa bonté envers nous? Comment sont-elles seulement au courant des faveurs que D. accorde à Son peuple?

Le fait est que les autres peuples du monde sont en réalité bien plus conscients que nous des bontés que D. a envers nous parce qu'ils sont au courant des complots qui se trament contre nous et que nous, nous ignorons complètement."

[D. agissant comme un maguen, un bouclier, qui empêche le malheur de conspirations funestes de seulement nous approcher.]

[Yitro était un très proche conseiller de Pharaon pendant l'esclavage des hébreux.
C'est ainsi que parmi tout le peuple juif, c'était lui qui a été le mieux à même d'apprécier les bontés de D., car il a vu tout ce que projeté de faire Pharaon au peuple juif, et que grâce à D., il n'a pas pu faire ...]

+ "Rabbi 'Helbo a dit au nom de Rav Houna : le D. d'Avraham vient en aide à tout celui qui décide d'un endroit fixe pour y faire ses prières.
A sa mort, on dit : Quel homme pieux! Il était un véritable disciple du patriarche Avraham."

[guémara Béra'hot 6b]

Le rav Aryé Lévine demande : "Pourquoi les Sages du Talmud ont-ils attaché une telle importance à cette question (le fait d'avoir un endroit fixe pour prier) au point de dire : "le D. d'Avraham vient à son aide" ?
Ne peut-on pas tout aussi bien prier dans un coin, dans une pièce quelconque?

Rabbi 'helbo et Rav Houna en disant : "celui qui décide d'un endroit fixe pour y faire ses prières" = il ne s'agit pas seulement d'avoir une place bien déterminée à la synagogue, mais aussi d'avoir une place bien nette dans le cœur, c'est-à-dire d'obtenir que le cerveau et le cœur se concentrent sur les paroles que la bouche prononce. "

"Souvenez-vous ... ce sur quoi vous pleurez aujourd'hui, vous en rirez demain."

[le Gaon de Vilna - lettre adressée à sa famille]

-> Le rav Pam a dit : "Il ne faut jamais se laisser abattre lorsqu'une opportunité ne se concrétise pas, car on ne sait jamais ce qu'il y a devant soi.

Il existe une grande différence entre se concentrer sur le moment présent et se concentrer sur la vision d'ensemble en se fiant à D. avec la conviction que "Gam zou létova". "

"Que nos yeux et notre cœur soient toujours là-bas (au mont Sinaï)"

[Ramban]

Le rav Akiva Tatz de commenter :
"Le peuple juif a été doté d'un destin au mont Sinaï : la révélation est claire.
Mais l'épreuve apparaît après le Sinaï, quand la révélation s'estompe : y serons-nous fidèles alors?

Sinaï était émet, révélation.
Et dans cette révélation, la 1ere mitsva de la Torah fut transmise au peuple juif : la mitsva de émouna : "Je suis Hachem" = et votre obligation est de M'être fidèles pour toujours.

Le émet est le début, la émouna le travail qui suit."

"Que répondrai-je à D. en retour de toutes Ses bontés pour moi?"

[Téhilim 116,12]

Rabbi Il'aye dit : "Tu peux reconnaître la vraie nature d’une personne par 3 choses :
-> sa boisson (כוס - koss - coupe de vin) [à quel point son esprit est sous contrôle lorsqu’il boit – Rachi] ;
-> sa poche (כיס - kiss - bourse d'argent) [son intégrité dans le commerce – Rachi] ;
-> et sa colère (כעס - kaas - colère) [qu’il n’est pas extrêmement exigeant, et qu’il n’est pas contrarié par des choses qui énervent la plupart des gens – Rachi.] "
Certains ajoutent : et par son rire.

[guémara Erouvin 65b]

<--->

-> Le Ben Ich 'Haï (Bénayahou) fait remarquer que les 3 signes : כוס et כיס et כעס commencent tous par la lettre כ (kaf) et se terminent tous par la lettre ס (samé'h) ; ces 2 lettres constituent le mot כס dont dérive le mot : כסוי (kissouï - dissimulé, caché).
Il s'agit d'une allusion au fait qu'à travers ces 3 choses, nous pouvons révéler un trait caché de l'homme.

<--->

-> En général, un homme craint le regard d'autrui, et son esprit ainsi que sa nature profonde et ses vertus (ou ses défauts) sont cachés à son prochain.
C'est pourquoi, rabbi Il'aye vient donner 3 signes indubitables : ses réactions au vin, à l'argent et à la colère permettent de savoir quelle est la véritable nature de cet homme et s'il est doté de bonnes qualité ou non.
Même si un homme parait convenable à nos yeux, sans l'avoir testé sur ces 3 signes ou tout au moins sur l'un d'eux, notre jugement peut être erroné, car il ne faut pas se fier aux apparences.
Ces signes révélateurs seront les témoins fiables de l'essence de l'homme et de son niveau.
['Hidouché Méiri]

<--->

-> En buvant du vin avec un homme, même une seule fois, de par sa réaction au vin, on peut apprendre de lui autant que si on avait habité avec lui de nombreux jours.
[Yaavets - Pirké Avot 2,12]

[Par exemple le 'Hidouché Méïri écrit : Un homme convenable ne boit du vin qu'en petite quantité, juste ce qui est nécessaire pour renforcer sa santé et réjouir son cœur.]

<--->

-> Sous l'effet de l'ébriété ou de la colère qui font perdre partiellement ou totalement le contrôle de soi-même, nos limitations sont affaiblies et dévoilent ainsi l'intériorité et la véritable nature.

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome5,p.93) enseigne :
La révélation de l'intériorité de l'homme par son argent s'explique ainsi.
L'avarice (la main lourde pour donner à autrui) est un défaut qui traduit un manque de confiance (bita'hon) en Hachem qui a pour conséquence le souci du lendemain.
Ce souci de la subsistance (parnassa) affaiblit aussi les limitations extérieures et révèle donc l'intériorité de l'homme.
Ainsi, par l'avarice, signe d'impiété ; ou par la générosité, signe de piété, nous pouvons reconnaître l'intériorité de l'homme.

<--->

=> A quoi les 3 signes font-ils allusions?

-> Le Maharcha enseigne :
Les bons comportements d'un homme se classent en 3 catégories : envers lui-même, envers son prochain et envers son Créateur.
Ainsi, les 3 signes sont liés respectivement à ces 3 catégories :
- 1°/ lorsqu'un homme boit du vin, il doit être vigilant pour ne pas s'enivrer afin de ne pas causer de dégâts et de dommages sur sa personne (en se blessant ou en se déshonorant par exemple) ; s'il y arrive, cela est utile et "bien" pour lui-même.
De plus, l'attirance au vin, qui est agréable au palais, révèle qu'il est attiré pour les plaisirs du corps.

- 2°/ lorsqu'un homme a une relation d'argent avec son prochain et se comporte honnêtement, sans profiter d'un rapport de force et sans léser son prochain, cela est utile et "bien" pour son prochain.
De plus, l'attirance à une aisance financière pour satisfaire largement ses besoins, qu'il ressent utile, peut l'entraîner à des transactions commerciales malhonnêtes.

- 3°/ lorsqu'un homme fait des efforts pour retenir sa colère, il est bien pour le Ciel, car le coléreux est "mauvais" pour le Ciel, et au cours de sa colère qui éclate, il est considéré comme idolâtre.
De plus, la tendance à maîtriser sa colère qu'il retient est une preuve que cet homme est attiré par le "bien", car le coléreux considéré comme un idolâtre durant sa colère s'appelle mauvais (ra), ce qui est le contraire de bien (tov).

<--->

=> Comment comprendre : "La personnalité de l'homme se révèle par son rire"?

-> "Il est interdit à l'homme d'emplir sa bouche de rires dans ce monde-ci"
[rabbi Yo'hanan bar Yo'haï - guémara Béra'hot 31a]

Cette interdiction est motivée par le deuil due à l'exil du peuple juif, d'après certains décisionnaires.
Mais pour d'autres, le motif est que par les rires excessifs, l'homme ne se maîtrise plus et s'habitue à transgresser et à détacher son esprit de la volonté d'Hachem.

Ainsi, si un homme rit excessivement, non seulement il transgresse l'interdit cité par rabbi Yo'hanan, mais de plus c'est un signe révélateur de stupidité, surtout lorsque ces rires s'accompagnent d'éclats de voix intenses.
Par contre, celui qui rit modérément, sans "remplir sa bouche" de rires et sans éclats de voix, révèle son bon niveau d'intériorité.
[Aggadot Yaavéts]

"Aux temps pré-messianiques, la face de la génération sera comme la face du chien."

[guémara Sota 49b]

-> A cette génération, personne n'aura honte devant son prochain, de même que les chiens, de nature effrontée, n'ont pas honte l'un de l'autre.
[Rachi - guémara Sanhédrin 97a]

-> Selon Rachi sur le verset de Mikets (41,56), l'expression "la face de la génération" (péné hador) désigne les riches de la génération qui n'auront pas de compassion envers les pauvres à qui ils refuseront de donner l'aumône (tsédaka) ou de consentir un prêt, comme les chiens qui dans leur nature, ne partagent pas leur subsistance avec les autres chiens.
[Ets Yossef - guémara Sanhédrin 97a]

-> Le chien est désigné en hébreu : "kélev" (כלב), car il met tout son cœur (koulo lev) pour son maître auquel il demeure fidèle.
Or, à cette génération qui précède la guéoula, c'est seulement en "façade" que s'exprimera l'affection et le cœur de l'un pour l'autre, mais non pas intérieurement.
C'est pourquoi seule la "face" (l'extériorité) de cette génération ressemblera à celle du chien, mais non pas l'intériorité.
[Maharcha - guémara Sanhédrin 97a]

-> Selon rabbi Israël Salanter, le chien a tendance à précéder son maître sur la route de façon à apparaître comme celui qui guide son maître.
Cependant, en vérité, c'est le maître qui guide le chien, car ce dernier se retourne et lorsqu'il voit son maître changer de direction, il court au-devant de son maître.
Ainsi, à l'approche de la guéoula, les dirigeants de la génération (péné hador) se comporteront comme des chiens, c'est-à-dire qu'ils sembleront diriger le peuple, mais en réalité ils se tournent vers les desiderata des peuples auxquels ils se plient.
[rav El'hanan Wasserman]

<--->

-> "[Aux temps prémessianiques], la face de la génération sera comme la face d’un chien"

La "face", c’est la direction prise pour atteindre son objectif.
Or, aux temps prémessianiques, on sera avide de biens, on aura le museau toujours au ras de la terre (matérialité) comme un chien qui fouille le sol dans l’espoir d’y découvrir quelques alléchantes trouvailles.

De nos jours, plus on est riche, plus on est honoré.
Celui qui ne jouit pas de cette bénédiction se sent tout en bas de l’échelle sociale.
Il est indubitable que l’argent possède une certaine valeur puisqu’il permet d’entretenir les siens, d’aider les pauvres, de soutenir des institutions de Torah, … Mais la plupart des gens le recherchent avec un telle opiniâtreté qu’ils en font une valeur en soi.

Le roi Chlomo nous met en garde : "Celui qui aime l’argent n’est jamais rassasié d’argent." (Kohélét 5,9).
Lorsqu'on en veut non pas pour ce qu’il permet d’accomplir mais parce qu’on aime l’argent, cet appétit n’a pas de limites.

Le Maharal (Nétiv haOcher - 2) commente : " ‘Kessef’ (l’argent) est en connotation avec ‘kossef’ (désirer), car celui qui a des richesses en veut toujours d’avantage."

[à l'image d'un chien qui a une chose essentielle en tête : "il est où le nonosse?".
C'est la stratégie de notre yéster ara pour nous anesthésier, et nous faire passer à côté de notre vie, ne réalisant alors q'une infime partie de nos sublimes potentialités internes. ]

[Rav Alexander Aryéh Mandelbaum - Matsmia’h Yéchoua]

<--->

-> "A l'époque qui précédera l'arrivée du machia'h, l'effronterie grandira ...
Les Sages de la Torah seront dédaignés et l'on méprisera ceux qui craignent le péché. La vérité sera bannie. Les jeunes outrageront les vieillards et les adultes se lèveront devant les plus jeunes. Le fils méprisera son père, la fille se dressera contre sa mère, la belle-fille se dressera contre sa belle-mère, le père de famille sera haï dans son foyer. La face de la génération sera celle d'un chien. Le fils n'éprouvera aucune honte devant son père.
Sur qui peut-on s'appuyer désormais, sinon sur notre Père Céleste?" (guémara Sota 49b)

Certains sages ont le pouvoir de déceler la nature d'une personne dans sa physionomie : les uns ont un visage de bœuf dans leur sottise, d'autres un visage de chat dans leur flatterie, d'autres un visage de chien dans leur effronterie.
Puisque selon la guémara les gens de cette génération seront si insolents et si effrontés, alors ils ressembleront à la face du chien, modèle de l'effronterie.
[Maharal - Tiféret Israël]

<--->

-> Le 'Hafets 'Haïm explique :
Lorsqu'on lance une pierre devant un chien, il court l'attraper et la mord avec ses dents, sans regarder celui qui l'a jetée.

A notre époque pré-messianique, nous constatons un phénomène identique : devant les souffrances que D. envoie au peuple juif par l'intermédiaire de nations étrangères ou de souverains dont les décrets sont aussi cruels que ceux d'Haman, on commence à chercher des moyens de combattre l'oppresseur ou de gagner ses faveur au lieu de se tourner vers Celui qui lance la pierre, vers la cause 1ere.

C'est ce que déplore le prophète (Yéchayahou 9,12) : "Le peuple n'est pas revenu jusqu'à Celui qui le frappe.", c'est-à-dire selon Rachi : "jusqu'à D., qui leur assène tous ces coups."

C'est à Lui que nous devons adresser nos pétitions en cas de malheur, pour Lui demander d'annuler Son mauvais décret.
Car "D. est puissant et Il ne nous méprisera pas" (Iyov 36,5).

[la guémara écrit d'ailleurs : "La face de la génération sera celle d'un chien ... Sur qui peut-on s'appuyer désormais, sinon sur notre Père Céleste?" (guémara Sota 49b)]

[Si un homme frappe avec un bâton un chien, ce dernier ne se jette pas sur celui qui le frappe, mais sur le bâton (l'intermédiaire).
De même à l'époque pré-messianique, lorsque le peuple d'Israël subira des coups, il ne les attribuera pas à Hachem, mais à Ses émissaires (intermédiaires) chargés de le frapper.]

<--->

-> Nos Sages (guémara Shabbath 55) affirment : "Il n'y a pas de souffrance sans faute" (én yissourim bélo avon).
On va chercher une solution à nos souffrances partout, mais on oublie bien souvent que la racine, la source, se trouve en nous : il s'agit de nos fautes (avérot).

"Aux temps pré-messianiques, la face de la génération sera comme la face du chien" => selon le rav Elimélé'h Biderman cela décrit la génération d'avant le machia'h, qui aura tendance à attribuer une explication à ce qui leur arrive (c'est à cause de telle personne, c'est à cause de telle raison, ...).
Ils ne réalisent pas que tout vient d'Hachem, en conséquence directe de leurs mauvaises actions.

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 241) écrit :
"Si ce n'était parce qu'un décret Divin le permet, ton prochain ne peut rien te faire.
C'est pourquoi, lorsque quelqu'un te fait du mal ou bien te cause de la douleur, tu dois croire que c'est à cause de tes fautes. Hachem a décrété cela sur toi.
Ne penses pas à te venger, car cette personne n'est pas à l'origine du problème. C'est la faute qui l'est!
A Chimi ben Guéra qui l’avait insulté avec insolence et l’avait maudit, le roi David a répondu : "S’il m’insulte ainsi, c’est que D. lui aura inspiré d’insulter" (Chmouël II 16,10)."

"Voici, des jours vont venir, dit D., où j'enverrai de la famine dans le pays.
Ce ne sera ni une faim de pain, ni une soif d'eau, mais celle d'entendre la parole de D."

[Amos 8,11]

Le service Divin sans faille auquel une personne doit toujours aspirer est de se réjouir du service de son Créateur, qu'il a mérité d'être comptée parmi Ses serviteurs qui accomplissent Sa volonté.
Bien que D. ait de nombreuses catégories d'anges, tels que les séraphins, les 'hayot, les ofanim et les autres êtres angéliques qui Le servent dans les hauteurs, Il a néanmoins choisi l'homme, qui a été formé à partir de morceaux de terre, pour accomplir Sa volonté. Il ne peut y avoir de plus grand plaisir que celui-là.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chir haChirim 1,1-2]

Juifs & les 600 000 lettres dans la Torah

-> L'acronyme de "Israël" est "yech chichim ribo otiyot la Torah" (il y a 600 000 lettres dans la Torah).
L'âme de chaque juif est liée à une lettre de la Torah (Zohar 'hadach Chir haChirim 74).

=> Le problème est que nous n'avons que 304 805 lettres dans notre Séfer Torah. Alors pourquoi nous dit-on qu'il y a 600 000 lettres?

Il y a plusieurs réponses :
1°/ Le nombre inclut l'orthographe complète de chaque lettre (Aleph - אלף,...). [Zohar 'hadach Chir haChirim 91a ; 'Hessed léAvraham - mayan chéni - Nahar 11 ]
2°/ Le nombre inclut le Targoum. [Pné Yéhochoua - Kidouchin 30a]
3°/ Le nombre inclut le texte écrit et vocalisé. [Pné Yéhochoua - Kidouchin 30a]
4°/ Le nombre inclut les petites lettres (par exemple Vav et Youd) qu'un Sofer utilise pour écrire les lettres. [Pri haTsadik - Chémot]
5°/ Le nombre inclut les lettres qui apparaîtraient à partir des voyelles. [Likouté Torah - Baal haTanya - Béhar 43b]
6°/ Le nombre inclut les lettres cachées qui ont été cachées avec la Ohr Haganouz. [Midbar Kedmot 10]
7°/ Le nombre représente le nombre de "Youdin" dans chaque lettre. [Emet léYaakov - sof hamikra]
8°/ Le nombre comprend les lettres de la Torah Shel Baal Peh (Torah Orale). [Ayélet Hacha'har - Pin'has 26]
9°/ Le nombre comprend les espaces sur le parchemin. [Nitsoutsé haTorah - Haazinou]
10°/ Le nombre comprend les lettres cachées sur le parchemin. [Nitsoutsé haTorah - Haazinou]

11°/ Le nombre fait référence au Sefer Torah dans le Ciel. [Midrach Talpiot - otiyot]
12°/ Le nombre se réfère à l'époque avant que les Luchos ne soient brisés. [Maamar haNéfech 3,6 - âr le rav Ména'hem Azaria miPano]
13°/ Le nombre inclut le Séfer de "Vayéhi Binsoah Haaron ..." et a été caché. [midrach michlé 26]