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+ "Opprimer quelqu’un verbalement peut être une plus grande faute que de lui voler son argent. "

[guémara Baba Métsia 58b]

Faire une remarque blessante à quelqu'un ou causer de l'embarras en présence d'autres personnes, conduit généralement à donner à celui qui en est victime un sentiment profond de peine et de dépression.
Quand nous faisons perdre contenance à quelqu'un, est-ce un péché moins grave que de le priver de ses biens?

Lorsque nous prenons l'argent d'une personne, notre conscience peut nous tourmenter au point que nous voulions lui restituer sont bien, mais nous aurons moins tendance à nous sentir obligés de réclamer le pardon de quelqu'un pour des propos offensants ou insultants que nous lui avons adressés directement ou indirectement (on risque de se trouver des justifications, de remettre à plus et donc à jamais, ...)
La faute n'est pardonnée que lorsque le repentir est sincèrement exprimé à la personne concernée.

=> Tâchons de repasser au quotidien les événements de la journée, afin de vérifier s'il n'y a pas quelqu'un auprès de qui nous devrions faire amende honorable.

+ " Approfondis- la [la Torah] et continue à l’approfondir car tout y est contenu. "

[Pirké Avot 5,22]

Le Maharal (Déré’h ha’Haïm) de commenter : "Le midrach dit : "D. consulta la Torah et créa le monde" (Béréchit Rabba - Chap.1) …

D. mit en place le monde selon l’ordre de la Torah, de sorte que tout ce qui se passe dans le monde suive l’ordre de la Torah …

Lorsque quelqu’un explore les sens profonds de la Torah, il peut être amené à la compréhension de l’univers tout entier ; tout ce qui s’y passe prend racine dans la Torah.
En d’autres termes, tout vient de la Torah, qui est le programme de l’humanité. "

=> Ainsi, bien qu’il semble, en apparence, que d’autres infrastructures maintiennent le monde (commerce, technologie, politique…), nous ne devons pas perdre à l’esprit qu’en réalité c’est la Torah qui soutient tous les autres systèmes.

Lorsqu'une personne fait une prière, ses actes sont examinés pour voir si elle mérite que ses demandes soient exaucées.
Cependant, lorsqu'une personne loue Hachem, ses louanges ne peuvent être interrompues. Hachem veut écouter ces louanges.
C'est pourquoi les sages prient Hachem en Le louant.
Les prières monteront sans aucun doute au Ciel et seront exaucés.
[Bné Yissas'har ]

L'intention d'une personne qui accomplit les mitsvot doit être de se rapprocher d'Hachem et de s'imprégner de la lumière de Son visage.
[Ram'hal]

Lorsqu'un juif a des relations avec une femme non juive, c'est le pire préjudice qu’une personne puisse causer.
Cela est mentionné par nos Sages (Zohar - vol.III, 3b ; guémara Sanhédrin 82a), et y est fait référence dans le verset suivant : "Que Hashem retranche, de l’homme qui fait cela, tout enfant et toute descendance" (Mala'hi 2,11-12).

Si un juif a des relations avec une femme non juive, outre le fait qu’il se rend coupable de relations interdites, il est également considéré comme un idolâtre, car il utilise à mauvais escient le sceau du Roi, en mêlant le sacré et le profane. Il reste impur pour le reste de sa vie, ce qui constitue la pire profanation possible du Nom d'Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,21]

Ne pas critiquer le peuple juif

+ Ne pas critiquer le peuple juif :

-> Aucune personne vertueuse n’a le droit d’accuser le peuple juif ni de tenir des propos négatifs à son égard, même si ce peuple est véritablement racha. Hachem ne s’intéresse pas à ceux qui l’accusent, car qui est plus grand que Moché Rabbénou?
Il avait décrit le peuple juif comme "un groupe de fauteurs" (anachim 'hata'im - Matot 32,14), et malgré sa grandeur, Hachem considéra sa remarque comme une faute (midrach Tan'houma - Vaét'hanan siman 6).

Bien que Moché eût dit la vérité, Hachem ne souhaitait pas qu’il critique le peuple juif.
De même, Eliyahou a dit : "Les Bné Israël ont abandonné Ton alliance" (Méla'him I 19,14). Par la suite, Hachem dit à Éliyahou : "Oins plutôt Élicha comme prophète", car Hachem ne souhaite pas d’un prophète qui accuse le peuple juif.

Puisque le peuple juif est le peuple d'Hachem, la bouche qui souhaite l’accuser auprès d'Hachem devrait plutôt prier Hachem pour qu’il se repente, comme nous le trouvons dans la guémara (Béra'hot 10a - Rabbi Méïr était profondément troublé par les rebelles qui vivaient dans sa communauté. Il souhaitait prier pour qu’ils meurent, mais sa femme, Brouria, lui suggéra plutôt de prier pour qu’ils se repentent. Il l’écouta et ses prières furent exaucées. ]
Par conséquent, Hachem souhaite que nous réprimandions les fauteurs [en leur parlant], et que nous priions Hachem pour qu’ils reviennent sur le droit chemin.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,16-17]

Essav & la tsédaka

+ Essav & la tsédaka :

-> Essav se présentait à son père, Its'hak, comme un homme vertueux. Il posait à son père des questions relatives à la loi juive.
L’une des questions qu’il posait était de savoir s’il fallait verser la dîme sur le sel. Pourquoi a-t-il choisi précisément une question concernant la dîme et non l’un des centaines d’autres commandements?

L’un des principes fondamentaux de notre foi est la croyance dans le monde à Venir.
Le monde à Venir comprend deux périodes. La première période commence après le décès d’une personne. À ce moment-là, l’âme se rendra au Gan Eden.
La deuxième période commence après l’ère messianique, lorsque nous vivrons et serons témoins de la résurrection des morts.
Au cours de ces deux périodes, une personne sera récompensée pour tous les commandements qu’elle aura accomplis durant sa vie.

Le seul commandement pour lequel nous serons récompensés pendant notre séjour dans ce monde concerne la charité (tsédaka) que nous pratiquons. La logique voudrait que si nous donnons notre argent, cela diminue notre richesse et nous rende plus pauvres.
Nos Sages écrivent que ce n’est pas le cas ; la récompense pour avoir fait la tsédaka est que Hachem nous bénira de son vivant en nous accordant une abondance de richesse, bien plus que ce que nous avons donné à la tsédaka. Et il nous est permis de mettre Hachem à l’épreuve pour voir si c’est bien le cas.

Essav ne croyait pas au monde à Venir ; par conséquent, il ne pouvait y avoir de récompenses dans un monde inexistant. Aux yeux d’Essav, le seul monde auquel il pouvait croire était celui qu’il pouvait voir et toucher. La seule récompense accordée dans ce monde est celle qui découle du paiement de la dîme et de la charité. C’est pourquoi Essav interrogea son père au sujet de la dîme sur le sel.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Toldot ]

La terre d'Israël est l'endroit naturel où un juif doit vivre ...
Un juif vivant en dehors d'Israël est comme un ours polaire qui a été retiré de son habitat arctique et placé dans le zoo du Bronx (ou de Paris).
[rav Shraga Feivel Mendlowitz]

"Il n’existe pas de plus grand plaisir que celui d’étudier un paragraphe de la Torah et de constater sa pertinence, et son bon sens … "

[Rav Chakh - Ma’hchévet Moussar]

"La source principale de vie, de lumière et d’existence de tous les mondes dépend uniquement de l’implication du peuple juif dans l’étude de la Torah.
...

Et c’est pour cela que nos Sages enseignent que celui qui étudie la Torah de manière désintéressée est appelé : "compagnon".

Cela signifie qu’il est un compagnon, un collègue de D., si l’on peut s’exprimer ainsi, en maintenant l’existence du monde à travers son étude de la Torah.
[De même que D. a créé le monde et le maintient à travers la Torah, ainsi en est-il de l’individu qui étudie la Torah.] "

[Rabbi 'Haïm Volozhin - Néfech ha'Haïm 4,11]

Base du développement ci-dessus :
+ "Lorsque D. créa le monde, Il consulta la Torah et créa [basé sur ce qui y est écrit].
C’est à travers la Torah que le monde a été créé. "

[Zohar - Térouma 161]