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+ Les lettres du mot : שכל (ché'hel = l'intellect) sont les mêmes que celles du mot כשל (=trébucher/échec).
Ainsi, la logique, la réflexion peut être préjudiciable pour servir D.

Il est écrit : "Car vos pensées ne sont pas mes pensées, ni vos voies ne sont mes voies, dit D." (Yéshayahou 55;8)

Arrêtons de nous prendre pour plus intelligent que D., et appliquons pour notre intérêt (D. n'a besoin de rien!), la phrase que nous avons tous dit : "nous ferons et nous comprendrons".
[et non l'inverse ...]

 

Source : sur une idée originelle d'un commentaire du Rabbin Gérard Touaty

+ "Seule une personne asservie à la Torah est vraiment libre" (Pirké Avos 6,2)

-> Celui qui apprend la Torah est encore plus "libre" qu'un roi qui règne sur une nation, car un roi peut toujours être usurpé, mais quelqu'un qui est relié à Hachem par la Torah est assuré d'une grandeur éternelle.
[Maharal - Déré'h 'Haïm]

Egypte – Une nation sainte

+ Egypte - Une nation sainte :

-> Le midrach (Vayikra rabba 32,5) nous dit que le peuple juif n'était pas impliqué dans la promiscuité [sexuelle], et que cela seul le rendait digne de la délivrance.

Ce test était d'autant plus difficile que l'Égypte était la nation la plus vile (racha) et la plus immorale du monde (Rambam - Issouré Bia 21,8), imprégnée de promiscuité et d'impureté, ainsi que de sorcellerie et de mal (midrach Yalkout Chimoni - Chémot 7:182).

En fait, même si le peuple juif n'a pas pu se débarrasser du culte des idoles ou du désir d'invoquer les étoiles, il a néanmoins réussi à maintenir sa sainteté pendant toute la durée de son séjour en Égypte. [ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yonathan - Vaéra 6,13).

-> Où la nation a-t-elle puisé la force de résister à cette immense épreuve?

Le midrach (Vayikra rabba 32,5) note que la force spirituelle nécessaire pour résister à une telle immoralité a été imprégnée au sein de la nation par les grands actes de leurs ancêtres, à savoir Sarah et Yossef.

Sarah, qui a été capturée en Égypte, a réussi à se protéger des avances de Pharaon (voir Béréchit 12,14-20), inculquant ainsi cette force aux femmes de la nation.

Quant à la capacité des hommes à résister à tout élément de promiscuité, elle provient de la vertu de Yossef, qui a fait preuve d'une retenue surhumaine lorsqu'il a relevé les défis quotidiens que lui imposait la femme de son maître Potiphar, après avoir été vendu comme esclave et envoyé en Égypte (voir Béréchit 39,6-20).

Le midrach souligne l'ironie du fait que non seulement Batya (fille de Pharaon, qui a sorti Moché du Nil) a embrassé et étreint l'enfant Moché avec amour comme s'il s'agissait de son propre fils, mais que Pharaon lui-même l'a affectueusement embrassé et l'a beaucoup aimé.

De la même manière, le midrach (Chémot rabba 1,26) dit qu'un tel événement ne s'est pas seulement produit pour Moché, mais le machia'h, lui aussi, sera élevé parmi la nation même dont il nous délivrera.

Rien ne peut faire obstacle au désir

+ Rien ne peut faire obstacle au désir :

-> Selon Rachi (Chémot 2,5) : Batya tendit sa main [pour récupérer sur le Nil le panier contenant le bébé], et elle s’est allongée démesurément de plusieurs coudées (amot).

-> Le séfer Sifté Tsadik (ot 14) dit que lorsqu'elle a tendu la main, elle ne savait pas qu'un miracle se produirait et qu'elle s'allongerait. Malgré tout, elle a fait tout ce qu'elle pouvait, et c'est ainsi que le miracle s'est produit.

Le Sifté Tsadik conclut sont développement en disant : "Quiconque veut accomplir la parole d'Hachem n'a qu'à déployer tous les efforts possibles et il recevra l'aide d'Hachem pour y parvenir."

-> Le séfer Likouté Yéhouda écrit également, au nom du Beit Israël, que nous pouvons apprendre de la paracha Chémot que rien ne peut s'opposer à la volonté humaine.
Il dit au nom du rabbi de Kotzk que Batya savait certainement que sa main n'était pas assez longue pour atteindre Moché, mais elle a fait ce qu'elle pouvait naturellement pour essayer de l'atteindre quand même. C'est une leçon pour nous tous. Nous devons tous faire ce que nous pouvons et compter sur Hachem pour faire le reste.

Elimélé’h & la terre d’Israël

+ Elimélé'h & la terre d'Israël :

-> La Tossefta (Avodah Zara 5,2) déclare : "Rabbi Shimon dit : "Elimélé'h était l'un des grands [érudits de la Torah] de sa génération, ainsi que l'un des chefs de la communauté, mais lui et ses fils sont morts de faim parce qu'il a quitté la Terre [d'Israël]."

Le Maharcha (Baba Batra 91a) commente :
[Les gens disaient] : "Avez-vous vu [ce qui est arrivé] à Naomi? Elle a quitté la Terre [d'Israël] parce qu'elle était avare (préférant partir plutôt que de donner de leur richesse à la situation de pauvreté d'alors), et regardez ce qui lui est arrivé. Son mari et ses fils sont morts."
Car s'ils n'étaient pas partis, ils ne seraient pas morts. C'est pourquoi il est dit (dernier chapitre de Kétoubot 111a) à propos d'un certain homme dont le frère est mort [sans enfants] à Mé'hoza. Il voulait s'y rendre pour accomplir le yiboum (mariage léviratique), [mais rabbi 'Hanina] lui dit : "Ton frère a épousé une non juive ; béni soit l'Omniprésent de l'avoir tué."
Il est clair que la raison pour laquelle [Rabbi 'Hanina] a dit qu'il avait épousé une non juive est que quiconque vit en dehors du pays [d'Israël] est comme quelqu'un qui sert des dieux étrangers.

-> La guémara (Baba Batra 91b) déclare :
[La Méguilat Ruth (1,2) appelle les fils d'Éliméle'h] Makhlon et Kilyon, tandis que [Divré HaYamim I 4,22) les appelle] Yoach et Saraf.
Rav et Shmouel [discutent de la manière de concilier cette contradiction].
L'un dit que Makhlon et Kilyon étaient leurs [vrais] noms. Pourquoi alors les appelait-on Yoach et Saraf?
Yoach, parce qu'ils avaient perdu tout espoir en la rédemption. Saraf, parce qu'ils méritaient d'être brûlés devant l'Omniprésent.

L'autre dit que Yoach et Saraf étaient leurs [vrais] noms. Pourquoi alors les appelait-on Machlon et Kilyon?
Machlon parce qu'ils ont rendu leurs corps profanes ("le 'houts LaArets est un lieu souillé" - Rachbam).
Kilyon, parce qu'ils méritaient d'être détruits devant l'Omniprésent ("parce qu'ils ont quitté la terre d'Israël" - Rachbam).

Le Baal haTanya écrit qu'un homme juif n'est pas comme un non-juif qui subvient aux besoins de sa femme et de ses enfants parce qu'il est personnellement enclin à le faire ; le peuple juif est "goy é'had baarets" (une nation sur la terre) : même lorsque nous sommes impliqués dans des affaires terrestres, nous sommes connectés à Hachem, qui est Un.
Tout ce que fait un juif est pour l'honneur d'Hachem. Il subvient aux besoins de sa femme et de ses enfants parce qu'ils sont des âmes juives, qui font partie d'Hachem (Tanya - Iguéret haKodech 9).

Pendant notre long exil, les juifs du monde entier ont prié pour pouvoir s'installer en terre d'Israël dans un climat de sainteté et de pureté, en observant la Torah et les mitsvot comme il se doit.
Ces désirs purs relient un juif à la sainteté de la terre.
[ rav Avraham Tsvi Kluger]

La royauté

"Le sceptre ne se retirera pas de Yéhouda" (Vayé'hi 49,10)

-> Rachi précise que cette prophétie s’applique à partir du roi David.

-> Yaakov bénit Yéhouda et lui accorde la royauté. On peut soulever deux questions sur cette prophétie.
Tout d’abord, nous savons que le premier roi du peuple d’Israël fut Chaoul, qui n’est pas un descendant de Yéhouda, mais de Binyamin. Alors, comment est-ce possible qu’il fût oint par le prophète Chmouel?
Et quand Chmouel réprimanda Chaoul qui n’avait pas obéi à ses instructions, il lui dit : "Et maintenant, ta royauté ne subsistera pas : Hachem s’est choisi un homme selon son cœur et l’a institué chef de son peuple, parce que tu n’as pas respecté Son commandement!" (Chmouel I 13,14).
Les propos de Chmouel sous-entendent que si Chaoul n’avait pas commis cette erreur, son royaume aurait perduré, ce qui semble contredire la prophétie de Yaakov, mentionnée dans le verset précité…

-> Le Ramban propose deux réponses. Il affirme tout d’abord que les descendants de Chaoul auraient pu être rois des tribus issues de Ra’hel – à savoir, Binyamin, Éphraïm et Ménaché. Autre possibilité, les descendants de Chaoul auraient pu être les ministres ou les députés du roi (issu, quant à lui de Yéhouda).

C’est d’ailleurs l’implication des propos de Yonathan (fils de Chaoul) à David : "Ne crains rien, la main de Chaoul, mon père, ne t’atteindra pas ; tu régneras sur Israël et moi, je serai ton second. Chaoul, mon père, le sait bien aussi" (Chmouel I 23,17).
Si Chaoul n’avait pas fauté, cette prédiction se serait réalisée. Yonathan ne savait pas que Chaoul avait manqué à son obligation et pensait donc pouvoir être le second du roi !

-> Le Rama Mipano affirme d’ailleurs que l’âme de Yonathan sera réincarnée en la personne de Machia’h Ben Yossef (et c’est l’allusion que faisait alors Yonathan en parlant à David.)

=> Ce développement nous enseigne à quel point il est important d’accepter son rôle, même quand cela signifie être subordonné ou soumis à quelqu’un d’autre. C’est souvent la clé du succès. Chaoul eut du mal à surmonter ce défi et cela eut des conséquences désastreuses. Yonathan parvint à se montrer digne et bien qu’il mourût précocement, le Rama Mipano nous enseigne qu’en fin de compte, il triomphera.

[d'après le rav Yéhonathan Gefen]

"Il [Hachem] ne désire pas la force du cheval ; Il ne prend pas plaisir aux cuisses [à la vitesse] de l'homme" (lo bigvourat assous yé'hpats lo béchoké a'ich yirtsé - Tehillim 147:10).
Le 'Hidouché HaRim explique que Hachem ne veut pas plus que ce dont une personne est capable ou ce qu'elle possède, mais qu'Il veut simplement la personne telle qu'elle est.
"Il ne prend pas plaisir aux cuisses de l'homme" fait référence à la performance des membres externes de l'homme.
Au contraire, Hachem "désire ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en son amour inébranlable" (Téhilim 147,11).
Une personne doit savoir que rien ne lui appartient.
[Sia'h Sarfé Kodech - Inyanim Shonim - avodat Hachem 98 ]