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-> "Maintenant que Hachem nous a rapprochés de Son service" (véa'hchav kérvanou aMakom laavodato)

Le Ram'hal (Daat Tévounot - p.180) enseigne que "cette louange se renouvelle chaque jour pour le peuple juif". [comme en témoigne le mot : véa'hchav (maintenant) ]
Dans la mesure où nous nous rapprochons d'Hachem, Il nous rapproche de Lui.

Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim) explique que la vérité est claire pour tout le monde, et que le déni de l'existence d'Hachem n'est qu'une excuse pour se livrer à ses désirs personnels.
C'est, dit-il, pourquoi nos Sages parlent de "s'égarer après vos cœurs" (Chéla'h Lé'ha 15,39), en référence à l'hérésie. On pourrait penser que l’hérésie relève du cerveau et de l’intellect, et non du cœur. Mais les Sages nous enseignent que l’hérésie trouve en réalité ses racines dans le désir et la convoitise, car nier l’existence d'Hachem donne à une personne le droit de suivre les désirs de son propre cœur.
[rapporté par le rav Moché Sternbuch]

Que nous soyons l’année prochaine en Terre d’Israël

-> Un hassid de Sadigura, originaire de Jérusalem, fit le voyage pour rejoindre son Rebbe pour Pessah.
Lorsqu’ils arrivèrent aux mots "l’année prochaine, puissions-nous être en Terre d’Israël", le Rebbe se tourna vers lui et lui demanda : "Comment dit-on ce passage à Jérusalem?"

Le 'hassid répondit que ces mots étaient également prononcés à Jérusalem.
"Il doit donc être possible, dit le rabbi de Sadigura, de vivre à Jérusalem sans être en Eretz Israël."
Ce n’est pas une plaisanterie. Le Zohar (vol. 1, 73a) dit que lorsque le peuple juif en est digne, sa Terre porte son nom : Eretz Israël. Mais lorsqu’il en est indigne, la Terre porte un autre nom : Eretz Canaan. Nous demandons que l’année prochaine, nous méritions d’être en Eretz Israel.

Se réjouir d’être juif

+ Se réjouir d'être juif :

-> La plupart des ba'hourim qui étudiaient à la yéchiva Torat Emet à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale venaient de Pologne et de Hongrie, où leurs familles étaient restées. Lorsque la nouvelle du carnage nazi parvint aux ba'hourim, ils furent terriblement bouleversés par le sort de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Ils disaient qu’ils ne pouvaient pas se réjouir pendant Yom Tov, car ils ne savaient pas si leurs parents étaient en vie ni à quel point ils souffraient.

Le roch yéchiva, le rav Moché Schneider, leur répondit avec passion :
"L’ennemi peut nous ôter la vie dans ce monde, mais il ne peut pas nous ôter la vie dans l’autre monde, notre Torah et nos mitsvot! Même si nous marchons dans la vallée de la mort, même si nous sommes jetés dans une fournaise ardente, nous nous réjouirons d’être juifs!
Nous ne laisserons absolument pas l’ennemi nous priver de notre joie de Yom Tov!"
[rav Moché Sternbuch]

Hachem est constamment face à moi

+ Hachem est constamment face à moi :

-> Le principe le plus important de la Torah est que chacun s'imagine être à chaque instant devant Hachem et ne penses pas que s'il est enfermé dans sa chambre, Hachem ne le voit pas.
Comme il est dit : "Quelqu'un peut-il se cacher dans un lieu occulte sans que Je le voie? dit Hachem" (Yirmiyahou 23,24).

En effet, le Réma (premier paragraphe du Choul'han Aroukh) dit que : "J'ai Hachem devant moi tout le temps" (chiviti Hachem lénegdi tamid) est un grand principe de la Torah. Lorsqu'un homme est seul chez lui et vaque à ses occupations, il ne se comporte pas de la même façon que s'il agissait devant un roi.
Quand un individu prend conscience qu'il se tient devant le Roi des rois, Hachem dont la gloire remplit l'univers, qui voit le moindre de ses actes, (la moindre de ses pensées), on éprouvera immédiatement de la crainte et soumission vis-à-vis d'Hachem.

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-> Le Saba de Kelm ('Hokhma ouMoussar) écrit que la différence entre un tsadik et un racha ne tient qu'à la force d'imagination.
Il disait : "Efforce-toi beaucoup mon frère d'imaginer, tu en retireras du bien à jamais!"
[ex: que ce soit l'animal sacrifié qui prend notre place (imaginer la gravité des punitions de nos mauvaises actions), ou bien placer Hachem devant nous constamment.]

Hachem a donné au peuple juif du pain provenant des cieux (la manne) afin qu'ils ne soient pas attachés à ce monde par le biais de la nourriture.
La règle est que plus une personne se connecte à matérialité, moins elle peut se connecter à la spiritualité.
Si quelqu'un veut vraiment se connecter à la spiritualité, il doit limiter et réduire sa connexion à la matérialité.
[Bat Ayin]

Le trait de caractère qu’est l’effronterie est extrêmement honteux, et une personne ne devrait pas y recourir du tout, même pour servir Hachem, car elle acquerra ce trait de caractère dans son âme, et cela l’amènera à faire preuve d’effronterie même dans des domaines sans rapport avec le service de Hachem.
[michna Broura 1:6 ]

"Que nos bouches soient aussi pleines de chants que la mer" (ilou pinou malé chira kayam).

-> Il faut comprendre ce passage comme signifiant que si "nos bouches étaient aussi pleines de chants que la mer", nous ne serions pas capables de remercier Hachem même pour ce que nous comprenons à notre niveau actuel.
Même la petite part de bonté que nous pouvons percevoir ne serait pas suffisamment couverte par une expression de remerciement donnée avec une bouche "aussi pleine de chants que la mer".
[rav Moché Soloveitchik]

Les réchaïm peuvent-ils louer Hachem?

-> Le rav Aharon Leib Steinman soulignait souvent l’importance de louer Hachem. Il citait les paroles du piyout que nous récitons dans le moussaf de Yom Kippour : "Et pourtant, tu désires la louange ... de [l’homme] qui contemple la faute ... de ceux qui sont souillés par le péché dont la souillure est incrustée" (véavita téhila ... mé'horéché réché ... mikétoumé chéméts).
Mais nous savons que Hachem ne répond pas aux prières des réchaïm et n’accepte même pas leurs mitsvot (voir Rambam - Hilkhot Avodat Kochavim 14,3).

La réponse est que louer Hachem est si significatif et important que Hachem l’accepte de la part de tout le monde, même d’une personne racha.
Le rav Steinman citait également le séfer Shaaré Moussar, qui souligne qu'Hachem désire les louanges des hommes, même des fauteurs, plus que celles des anges eux-mêmes!

Mitsvot avec enthousiasme = brûlez toutes les fautes :

+ Mitsvot avec enthousiasme = brûlez toutes les fautes :

-> Le Shem miShmouel (sur Shékalim) explique que Moché comprenait la valeur inestimable de chaque âme juive. Il savait qu'un seul juif vaut plus que tout l'argent du monde entier. Sachant cela, il ne comprenait pas comment une personne ayant corrompu son âme pouvait compenser ses fautes en donnant un demi-shekel en guise de paiement. Comment une petite pièce pouvait-elle compenser la destruction d'un bien aussi précieux qu'une âme juive?

Pour répondre à sa question, Hachem lui montra une vision d'une pièce de feu. Celle-ci symbolisait le feu et la passion d'un juif passionné par la Torah et la avoda.
Le feu qu'un juif crée par l'enthousiasme pour sa Torah, ses prières et ses mitsvot est si puissant qu'il peut brûler toute la saleté, l'impureté et les taches de nos fautes.
Cela ne peut se faire que si un juif est ardent et passionné dans sa Torah et sa avoda. S'il possède ce feu intérieur (non uniquement une action extérieure), il peut purifier son âme et la ramener à son état originel.

Une personne devrait garder cette leçon à l’esprit et ne pas laisser passer un jour sans servir Hachem avec passion et feu.