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La terre d’Israël – Une vie proche d’Hachem

+ La terre d'Israël - Une vie proche d'Hachem :

-> La bénédiction particulière de la terre d'Israël a un impact sur la vie quotidienne de chaque personne qui y vit. La bénédiction cachée de terre d'Israël est la capacité de vivre nos vies terrestres et physiques avec un lien naturel avec Hachem.
Dans tous les autres endroits, il y a des Shabbath, des Yamim Tovim et des moments de prière spéciaux qui rapprochent un juif de son Créateur, mais dans la vie de tous les jours, il est beaucoup plus difficile d'atteindre cette proximité.
En terre d'Israël, la sainteté fait partie de la vie quotidienne et banale. La présence d'Hachem est si tangible que l'homme ordinaire peut sentir qu'Il dirige chaque étape de sa vie ...

La terre d'Israël (érets Israël) est "Erets Hakodech". Ici, le "érets" = la terre et le matériel, est lié au kodech, à la sainteté.
Les habitants de la terre d'Israël jouissent d'un lien constant avec Hachem, même dans leur vie matérielle et ordinaire.

[ les habitants de la terre d'Israël disposent toujours de leur libre arbitre ; mais il est beaucoup plus facile de voir la main d'Hachem et de savoir que tout vient de Lui. ]

Un juif vivant en Eretz Yisrael peut se sentir inférieur aux juifs d'autres pays, qui jouissent d'un mode de vie plus confortable et plus sophistiqué. En réalité, l'aisance matérielle masque la véritable vitalité d'une personne et bloque son lien interne avec la vie.
Pour un juif, la vraie bonne vie se trouve en terre d'Israël, "une terre sur laquelle ... les yeux d'Hachem ton D. sont toujours posés" (Ekev 11,12).
Ici, Hachem fait naturellement partie de notre vie. Nous sentons la supervision d'Hachem et Sa proximité avec nous, et nous vivons ensemble avec Lui. C'est la vraie "vie".
[d'après rav Avraham Tsvi Kluger]

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-> "Celui qui vit en terre d'Israël est comparable à quelqu'un qui a un D., et celui qui vit en dehors de la terre d'Israël est comparable à quelqu'un qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).
Le Baal Chem Tov explique : celui qui vit en "érets Israël" = son "érets", son existence terrestre et matérielle est incluse dans "Israël", c'est-à-dire qu'il vit sa vie mondaine d'une manière qui convient à un membre du peuple juif, avec la connaissance et la foi que tout pouvoir et toute vitalité ne viennent que d'Hachem, est comme quelqu'un qui a un D.
Inversement, celui qui vit en dehors d'érets Israël = sa vie matérielle est en dehors du domaine de la sainteté et n'a aucun lien avec la foi en Hachem, est comme quelqu'un qui n'a pas de D.
[cette idée est citée dans le Méor Enayim - paracha Chémot ]

-> Les juifs vivant en dehors de la terre d'Israël peuvent eux aussi se connecter à la sainteté de la terre d'Israël et vivre dans une proximité constante avec Hachem.
En un sens, à l'étranger, nos tsadikim nous révèlent le lien de chaque juif avec la sainteté de la terre d'Israël. Les juifs du monde entier, grâce au pouvoir des tsadikim, peuvent jouir de la émouna spéciale qui est le don de la terre d'Israël et vivre avec un attachement à Hachem, même dans leur vie pratique quotidienne.
[rav Avraham Tsvi Kluger]

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-> La terre d'Israël est : "une terre de délices/désirable" (érets 'hemda - Yirmiyahou 3,19)

-> Tout au long des nombreuses années d'exil, les juifs ont aspiré à la terre d'Israël.
Nos Sages (guémara Kétoubot 112) nous disent que les grands Sages embrassaient les pierres de la terre d'Israël et se roulaient dans sa poussière, comme il est écrit : "Car Tes serviteurs ont désiré ses pierres et favorisé sa poussière" (Téhilim 102,15).
Les Tsadiqim de toutes les générations ont conservé un amour profond pour la terre physique de la terre d'Israël, ses pierres, ses routes, ses collines, ses arbres et ses maisons, parce que le don spécial terre d'Israël est qu'Hachem se trouve ici, dans le monde physique.
Oui, ces pierres et ces maisons, la vie ordinaire et quotidienne en terre d'Israël, contiennent sa sainteté.

Lorsque nous mangeons les fruits de la terre d'Israël, nous sommes nourris de la sainteté et de la pureté de la Présence Divine (Chékhina) et nous sommes satisfaits de cette bonté. Nous sommes rassasiés par la sainteté de la Chékhina qui repose dans la terre.
[selon le Ba'h (OH 208), les fruits puisent la sainteté de la Chékhinah qui habite la terre d'Israël.]

Le verset décrit la douceur des fruits de la terre d'Israël : "Béni par Hachem est son pays, de la douceur des cieux de la rosée" (Vézot Habéra'ha 33,13). La douceur des fruits de la terre d'Israël provient de la rosée et de la pluie du ciel. Le goût sublime des fruits de la terre d'Israël ne réside pas seulement dans la saveur physique ressentie par nos papilles gustatives, mais plutôt dans la douceur des pluies qui descendent d'en haut.
En dégustant ces fruits, nous pouvons sentir le goût sucré de la bénédiction d'Hachem. Nous sentons qu'Il nous aime et qu'Il est proche de nous, qu'Il nous comble de bienfaits et de mets délicieux.
[d'après le rav Avraham Tsvi Kluger]

La Torah et la sainteté de la terre d’Israël

+ La Torah et la sainteté de la terre d'Israël :

"Ne crains pas de descendre en Egypte, car je t'y ferai devenir un grand peuple. Je descendrai ave toi en Egypte (ano'hi éred im'ha mitsrayéma), et Je te ferai assurément remonter" (Vayigach 46,3-4)

-> Le séfer Mé haChilo'h demande pourquoi Yaakov avait-il peur de descendre en Egypte (devant quitter la terre d'Israël où il se trouvait). Pourquoi Hachem a-t-il dû lui dire de ne pas avoir peur?

Il répond en citant le midrach (Béréchit rabba 16,7) qui dit : "Il n’y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël".
Il dit que Yaakov avait peur de ne pas pouvoir étudier la Torah en dehors de la terre d'Israël. [rien que l'idée de pouvoir comparaison l'étude en Israël et en dehors est impossible, tellement la différente est énorme! ]
Pour le calmer, Hachem lui dit : "Ano'hi, je descendrai avec toi". Le mot "Ano'hi" fait allusion à la Torah. Ainsi, Hachem disait qu’Il ​​lui donnerait la Torah [d'Israël] même en dehors de la terre d'Israël.

Cependant, Yaakov n’était toujours pas calmé. Bien que Hachem lui ait promis qu’il aurait toujours la Torah en dehors de la terre d'Israël, il avait toujours peur de ne pas mériter autant de sainteté car aucune terre n’est aussi sainte que celle d'Israël.
Hachem lui dit alors : "Je t'en ferai monter aussi" = Il lui promettait de l’aider à atteindre de grandes hauteurs de sainteté (kédoucha), même en dehors de la terre d'Israël.

La grandeur des fruits de la terre d’Israël

+ La grandeur des fruits de la terre d'Israël :

"Il (Eliézer) donna des objets précieux à son frère et à sa mère" ('Hayé Sarah 24,53)

-> Rachi commente : des objets précieux (migdanot) = il s'agit de fruits délicats qu’il avait emportés de la terre d'Israël (midrach Beréchit rabba 60,11).

-> Le Lev Sim'ha affirme que si, comme l'enseigne la guémara (Baba Batra 158b), respirer l'air de la terre d'Israël confère de la sagesse, c'est d'autant plus vrai si l'on en consomme ses produits.
Il suggère donc qu'Eliézer a apporté de tels fruits à la famille de Rivka dans l'espoir d'aiguiser leur réflexion et de leur permettre de percevoir la sagesse d'approuver le mariage.
[Likouté Yéhouda - p.239]

L’amour de Yaakov pour la terre d’Israël

+++ L'amour de Yaakov pour la terre d'Israël :

"[Yaakov] arriva à l'endroit et y passa la nuit parce que le soleil s'était couché" (Vayétsé 28,11)

-> Le 'Hida (séfer Roch David) cite son grand-père, le rav Avraham Azoulaï, expliquant que lorsque de bons amis prennent congé l'un de l'autre, ils pleurent et se réconfortent mutuellement, comme nous le voyons dans l'histoire de David et Yonathan.
Yaakov était tellement attaché à la terre d'Israël que lorsqu'il fut sur le point de la quitter, il fut submergé par le chagrin. Il commença à exprimer son amour pour la terre, à pleurer et à exprimer la douleur qu'il ressentait à l'idée de quitter cette terre sainte.
Il exprima son espoir de retourner sur la terre. Il était si tard que le soleil se couchait et qu'il dut passer la nuit sur place.

Ainsi, le verset dit qu'il est arrivé à l'endroit, en utilisant le mot "vayifgah", qui a une connotation de "réconfort". "Bamakom" (à l'endroit), signifie qu'il a réconforté "l'endroit", c'est-à-dire la terre d'Israël, et qu'il a exprimé le regret qu'il ressentait de devoir partir et d'aller ailleurs.
Il passa tellement de temps à pleurer et à réconforter la terre que le soleil se coucha et qu'il dut passer la nuit sur place.
[ Dans le même ordre d'idées, nos Sages (Kétoubot 112a) disent que Rav Abba embrassait les pierres de la terre d'Israël par l'amour qu'il ressentait pour la terre. ]

Lorsque Hachem vit d'à quel point Yaakov aimait la terre d'Israël, Il se révéla à lui et lui promit qu'il y reviendrait.

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Ainsi, on doit suivre l'exemple de notre ancêtre Yaakov et avoir un amour débordant pour Israël, ce qui provoquera que Hachem se révélera à nous, avec la venue du machia'h.
On peut citer :

-> "La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."
[rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal - Ein haBanim Sémé’ha]

-> En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi – le Kouzari 5,27]

La terre d’Israël

+ La terre d'Israël :

-> La terre d'Israël est la Chékhina elle-même.
[rabbi Ména'hem Mendel de Vitebsk - Pri haAretz ]

-> Israël parmi les nations, la Torah parmi les croyances et la terre d'Israël parmi les terres, tels sont les trois épicentres où se cachent les trésors qui nourrissent et sanctifient le monde entier.
[rabbi Avraham Ists'hak haCohen Kook - Orot 151 ]

-> Où que j'aille, je me dirige toujours vers la terre d'Israël.
[rabbi Na'hman de Breslev]

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-> La terre d'Israël est le centre du monde et la part d'Hachem.
C'est à Lui qu'elle est attribuée et non aux anges. [toutes les autres terres ont un ange tutélaire en intermédiaire, seule Israël est directement gérée par Hachem. ]
Il a léguée la terre (d'Israël) à Sa nation, qui unifie son nom.... Parce qu'ils lui sont réservés, Il leur a donné la terre qui est la part de D. ...
En dehors du pays, bien que tout appartienne à Hachem, il n'y a pas de pureté parfaite, à cause des serviteurs [les anges] qui y règnent.
[...]
"Le Temple céleste (en-Haut) est directement en face du Temple inférieur (ici-bas)" (Tan'houma Vayakel 7).

[La proximité d'Hachem sur la Terre d'Israël exige des normes de conduite plus élevées. ]
Nous constatons que la proximité d'Israël avec Hachem, est à l'origine de leur éloignement [lorsqu'ils fautent]. [Cela s'applique] d'autant plus à ceux qui méritent de s'asseoir devant Hachem, sur Sa terre, car ils sont comme ceux qui sont en présence du roi.
S'ils sont attentifs à Son honneur, ils seront joyeux, mais s'ils le défient, malheur à eux plus qu'à toutes les autres créatures, car ils font la guerre et mettent en colère le roi dans son propre palais ....
C'est ce qu'enseigne le Sifra (Kédochim 11,14) : "la terre d'Israël n'est pas une terre comme les autres, elle ne soutient pas ceux qui fautent".
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

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-> A la différence d'une vigne qui pourrait produire des raisins dans un autre endroit, le peuple élu (juif) ne peut (pleinement) se connecter à la divinité que sur cette terre (d'Israël).
Avraham ... a été déplacé de sa terre vers ce lieu, le seul où il pouvait atteindre la perfection complète.
[rav Yéhouda haLévi - le Kouzari - 2,12-14]

[ ainsi, bien que le peuple juif soit le peuple élu et qu'il ait un lien particulier avec Hachem, ce lien n'est pleinement réalisé que sur la terre d'Israël.
De même qu'une plante a besoin d'un certain type de sol pour s'épanouir, de même il est impossible pour un juif d'épanouir toute sa judaïcité s'il n'est pas en terre d'Israël. ]

-> L'intention du Créateur, béni soit-Il, était de donner la terre sainte au peuple juif parce que c'est une terre dont l'air rend sage, car elle correspond à cette terre supérieure que l'on appelle le royaume des cieux.
Par conséquent, on peut facilement s'y rendre pour véritablement servir Hachem.
[Maor vaChémech - Kédochim]

[la terre d'Israël, lieu de sainteté et d'illumination divine, a été donnée au peuple juif pour qu'il puisse pleinement servir Hachem. ]

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+ Aspirer à vivre en Israël :

-> Au sujet de celui qui désire (sincèrement) s'installer en terre d'Israël, mais qui est contraint de rester à l'étranger, Hachem le considère comme s'il l'avait fait.
[...]
La totalité du désir d'une personne qui immigre sur la Terre d'Israël doit être pour la sainteté du lieu, pour l'amour du commandement d'Hachem ....
Même s'il ne peut pas y immigrer et qu'il est contraint pour une raison quelconque, il doit désirer et aspirer à la terre d'Israël ....
Hachem attache une bonne pensée à un acte [et le considère comme s'il s'était installé sur la terre d'Israël].
[rabbi 'Haïm Palagi - To'hékhat 'Haïm - 'Hayé Sarah ]

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-> Hachem Lui-même supervise directement la terre d'Israël.
Mais à l'extérieur, la Providence de D. passe par les anges gardiens des nations.
Dans le pays [d'Israël], les prières et les mitsvot montent directement vers Hachem ; dans la diaspora, ce sont les anges qui amènent à D. les prières et les mitsvot.
Les autres terres sont donc bien adaptées aux nations du monde, qui n'ont pas de relation directe avec Hachem.
La terre d'Israël est idéale pour le peuple élu. Pour nous, Il est appelé "D. d'Israël" ; nous sommes censés le servir directement.
Nos Sages (guémara Kétoubot 110b) ont ainsi enseigné : "Quiconque vit en terre d'Israël est comme quelqu'un qui a un D. ; quiconque vit en dehors est comme quelqu'un qui n'en a pas".
Bien sûr, les juifs de la diaspora servent D., mais leur service divin ne s'adresse pas directement à Lui ; les anges interviennent [comme intermédiaires].
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

-> Quiconque réside en dehors du pays, c'est comme s'il adorait des idoles (guémara Kétoubot 110b).
La mitsva de s'installer sur la terre d'Israël étant si importante, celui qui y vit démontre sa foi en Hachem, et (en comparaison) celui qui réside en dehors de la terre d'Israël, c'est comme s'il adorait des idoles.
L'affirmation du Sifrei (Réé 80) est correcte : "La mitsva d'habiter la terre d'Israël est équivalente à toutes les mitvot de la Torah". Par cette mitsva, on témoigne (concrètement) de la divinité d'Hachem, et ne pas l'accomplir est considéré comme une adoration d'idoles, ce qui équivaut à un rejet de toute la Torah.
[rabbi 'Haïm Palagi - To'hékhat 'Haïm - 'Hayé Sarah ]

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-> La sainteté de la terre d'Israël n'est due qu'au fait que Hachem veille sur elle ; Il prend constamment garde à la terre d'Israël, comme il est écrit : "Les yeux du Seigneur ton Dieu sont toujours sur elle, depuis le commencement de l'année jusqu'à la fin de l'année" (Ekev 11,12).
De ce fait, la terre d'Israël est sanctifiée et son air rend sage (guémara Baba Batra 158b) ....
Mais qu'est-ce qui pousse Hachem à faire en sorte que ce soit comme si Ses yeux la regardaient?
C'est en raison des âmes du peuple juif [qui y vivent], en qui D. se glorifie, se glorifie, comme dans le verset : "Israël, en qui je me glorifie" (Yéchayahou 49,3) ....
C'est pourquoi on l'appelle la terre d'Israël ; elle reçoit sa sainteté d' "Israël, en qui je me glorifie".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan Tinyana 40]

=> La terre d'Israël reçoit sa sainteté du peuple juif, à travers lequel Hachem est glorifié. Puisque Hachem veille constamment sur le peuple juif, Ses yeux sont toujours sur la terre.

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-> Puisque la Terre d'Israël est liée au peuple juif de manière spécifique, avant qu'il n'y entre, elle dévorerait ses habitants, rejetant les nations qui s'y sont installées. La terre ne révèle ses qualités cachées que lorsque le peuple juif s'y installe.
La supériorité de la terre d'Israël n'est pas évidente extérieurement, mais toutes les bénédictions découlent de cette terre.

La terre d'Israël n'est destinée qu'au peuple juif, et la lumière bienveillante qui s'y cache n'est révélée qu'à eux ..... C'est pourquoi, avant l'arrivée du peuple juif, son bien caché n'était pas perceptible, et les explorateurs (envoyés dans le désert) ont dit que la terre "dévore ses habitants" (Chéla'h Lé'ha 13,32).
De ce seul fait, ils auraient dû comprendre que la terre d'Israël n'était destinée qu'au peuple juif, et c'est pourquoi elle "a vomi la nation qui était devant vous" (A'haré Mot 18,28) ....
C'est pourquoi Kalev et Yéhochoua ont dit : "Le terre est extrêmement bonne. Si Hachem nous est favorable, Il nous amènera dans ce pays et nous la donnera" (Chéla'h Lé'ha 14,7-8), ce qui signifie qu'à ce moment-là, la bonté/bien caché (de la terre) sera révélé ....

La supériorité de la terre d'Israël n'est pas évidente extérieurement, mais la racine de toutes les bénédictions dépend de la terre d'Israël.
[ Sfat Emet - Chéla'h 5661 ]

"Hachem est le bâtisseur de Jérusalem ; Il rassemblera les dispersés d'Israël" (boné Yérouchalayim Hachem, nid'hé Israël yé'hanes - Amida)

-> Quand Hachem reconstruira-t-Il Jérusalem?
Lorsque les dispersés d'Israël seront rassemblés (Béra'hot 49a).
A mesure que les juifs se rassemblent et retournent dans la terre d'Israël, Jérusalem se reconstruit encore davantage.
Et inversement, plus Jérusalem se reconstruit, plus les juifs retourneront vers leur Terre.
[rav 'Haïm Kramer - se basant sur rabbi Na'hman de Breslev]

"Le judaïsme en terre d'Israël est la délivrance elle-même"
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël 1 ]

Terre d’Israël & rav Chmoulévitz

+ Terre d'Israël & rav Chmoulévitz :

-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (1902-1979) enseigne (Si'hot Moussar - Dévarim 5733) :
"Jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate" (nahar agadol - Dévarim 1,7). Rachi commente : "Puisqu'il est mentionné en lien avec la terre d'Israël, [la Torah] le qualifie de "grand". Un proverbe populaire dit : "Le serviteur d'un roi est un roi"."
Rabbi Eliezer de Metz explique qu'en réalité, c'était le plus petit des fleuves. Après tout, il est mentionné en dernier dans la paracha de Béréchit. Il est [néanmoins] appelé "grand" parce qu'il est mentionné en lien avec terre d'Israël.

En effet, le fleuve Euphrate ne fait pas partie de la terre d'Israël, mais comme il est mentionné avec la terre d'Israël, son importance est telle que les Écritures le qualifient de grand fleuve.
A plus forte raison, la terre d'Israël donne une importance [supplémentaire à un être vivant] à quiconque se trouve à l'intérieur [de ses frontières]. [Une telle personne] a le privilège de [connaître] une grande croissance spirituelle lorsqu'elle s'y trouve.
Comme le disent [nos Sages (midrach Vayikra rabba 13,5)] : "l'or de ce pays est bon" (BeReishit 2:12) = [ce qui enseigne qu'il] n'y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël".
Cela montre que la Torah de ceux qui l'étudient en terre d'Israël est plus exaltée.
De même, le verset dit : "Car de Sion sortira la Torah, et la parole d'Hachem de Jérusalem" (Mikha 4,2), qui fait référence à la terre d'Israël, comme l'explique la guémara (Béra'hot 63b).
[Nos Sages] disent également que la prophétie ne se révèle qu'en terre d'Israël. [En conséquence], le prophète Yonah s'est enfui à Tarchich afin d'éviter de recevoir la prophétie (voir Yalkout Shimoni - début de Yonah).
Cela démontre que même [le statut spirituel] d'une personne qui se trouvait en terre d'Israël et qui avait atteint le niveau de la prophétie décline lorsqu'elle se rend en dehors d'Israël, et la prophétie cesse de reposer sur elle.

Nous devrions être étonnés de nous-mêmes. Nous vivons en Israël, mais nous ne ressentons pas vraiment la grande élévation que nous procure le fait d'être dans la Terre.
L'explication se trouve dans les paroles de nos Sages (midrach Dévarim rabba 2,8) : "Moché Rabbénou dit [à Hachem] : "Maître de l'Univers, les os de Yossef sont entrés en terre d'Israël, mais moi, je n'y entre pas?". Hachem répondit : "Celui qui a reconnu sa Terre est enterré dans sa Terre, et celui qui n'a pas reconnu sa Terre n'est pas enterré dans sa Terre".
Comment savons-nous que Yosef a reconnu sa Terre? La femme de son maître a dit : "Regardez! Il [Potifar] nous a amené un Hébreu" (Vayéchev 39,14) ; et [Yossef] ne l'a pas nié. Au contraire, il a dit : "J'ai été enlevé du pays des Hébreux" (Vayéchev 40,15).
"Toi [Moché] qui n'as pas reconnu ta terre, tu ne seras pas enterré dans ta terre". Comment cela? Les filles de Yitro ont dit : "Un égyptien nous a sauvées des bergers" (Chémot 2,19) ; et [Moché] a entendu [cela] et est resté silencieux ...".

Ces paroles sont étonnantes. Après tout, lorsqu'elles ont dit : "Un égyptien nous a sauvées", elles ont également nié le judaïsme de Moché, et il a entendu [cela aussi] et est resté silencieux, mais nous ne trouvons aucune critique à l'égard de Moché à ce sujet. C'est peut-être parce qu'il se serait mis en danger s'il avait révélé qu'il était juif.
Néanmoins, comme il n'a pas reconnu la Terre [d'Israël], il n'a pas été enterré dans la Terre. Toutes les excuses et explications qu'il avait pour ne pas reconnaître la Terre ne l'ont pas aidé, même celles qui auraient pu [expliquer] pourquoi il n'a pas admis qu'il était juif.
En effet, il ne s'agit pas vraiment d'une punition. C'est plutôt un fait : celui qui ne reconnaît pas la Terre n'est pas lié à la Terre. Par conséquent, le fait qu'il ait des excuses et des raisons [pour ne pas reconnaître la Terre d'Israël] ne peut l'aider, car dans tous les cas, la Terre ne le "veut" pas.

C'est une leçon claire pour nous. Afin de recevoir l'abondance qui coule d'en haut sur la terre d'Israël et ses habitants, comme il est dit : "Les yeux du Seigneur ton D. sont constamment sur elle" (Ekev 11,12), il y a une condition : il faut reconnaître la terre d'Israël. Ce sentiment prépare une personne à pouvoir bénéficier de l'influence de la Terre.

Il est écrit : [Yaakov] acheta la parcelle de terre sur laquelle il avait dressé sa tente, aux fils de 'Hamor, le père de Chékhem, pour cent kessitahs (Vayichla'h 33,19).
Le Ibn Ezra explique : "La Torah mentionne cela pour démontrer que la terre d'Israël possède de grandes qualités, et celui qui y possède une portion est considéré comme [s'il possédait] une portion dans le monde à Venir."
Le Ramban cite cela.
Cela indique qu'outre le fait qu'il existe une mitsva d'habiter la terre d'Israël, le simple fait d'acheter une parcelle de terre équivaut à acquérir une part dans le monde à Venir.
Cependant, il me semble que, là encore, il faut reconnaître [la grandeur, l'importance de] la Terre et apprécier la grande importance d'acheter une parcelle de terre. Grâce à cela, il sera considéré comme s'il avait acquis une part dans le monde à Venir.

Nous voyons que les filles de Tsélof'had ont dit : "Donne-nous une part parmi les frères de notre père" (Pin'has 27,4), et Rachi [déclare] (Pin'has 26,64) que les femmes n'étaient pas incluses dans le décret [que Hachem a émis contre les juifs à la suite de la faute des] explorateurs, parce qu'elles chérissaient la Terre d'Israël.
Les hommes ont dit : "Nommez un chef et retournons en Egypte" (Chéla'h Lé'ha 14,4), tandis que les femmes ont dit : "Donnez-nous une part".
Nos Sages comprennent que leur demande d'une part de terre n'était pas une simple demande visant à obtenir une propriété. Elle découlait plutôt de leur amour pour la Terre [d'Israël]. Elles reconnaissaient l'importance d'acquérir une part en terre d'Israël et chérissaient la Terre.
Par conséquent, elles eurent le privilège d'entrer dans la Terre et furent sauvées du décret des explorateurs.

C'est peut-être aussi la raison pour laquelle les juifs ont été pardonnés pour la faute du Veau [d'or], mais pas pour la faute des explorateurs, [après tout], ils sont tous morts dans le désert.
La raison en est la suivante : puisqu'ils ont calomnié la Terre et ne la voulaient pas, ils n'avaient forcément aucun lien avec elle et n'étaient pas aptes à y entrer."

"Quiconque habite en terre d'Israël est libre de toute faute" [guémara Kétoubot 111a ]

-> Le rav Yissa'har Shlomo Teichtal (dans son Eim HaBanim Sémé'ha) écrit :
Aujourd'hui, alors que même les juifs les plus bas [spirituellement] ont décidé de revenir à notre héritage [territorial - la terre d'Israël] et qu'ils y consacrent leur vie, refusant de convoiter toute autre terre, Hahem considère certainement ce repentir. S'ils ne respectent pas les commandements de la Torah, c'est parce qu'ils n'ont pas été élevés et éduqués dans cet esprit. Ils sont comme des enfants qui ont été kidnappés par des non juifs ...
Mais l'acte de faire l'alya est sans aucun doute considéré comme un repentir, et par ce biais, ils accomplissent le commandement positif de la téchouva [repentir].
[ceci est basé sur les mots du rav Yonathan Eibshitz (dans sonAhavat Yonatan sur la haftara de Balak, où il dit que le retour en terre d'Israël est considéré comme un repentir. ]

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-> Rabbi Avraham Azoulai ('Hessed léAvraham - nahar 12) affirme :
"Quiconque vit en terre d'Israël est considéré comme un tsadik, même s'il ne semble pas être juste (tsadik). En effet, s'il n'était pas un tsadik, la terre le vomirait ... Puisque le pays ne le vomit pas, il doit être considéré comme un tsadik, même s'il est présumé racha."

-> Même si une personne se souille à chaque faute qu'elle commet, la détermination de son statut n'est pas confiée à la discrétion des êtres humains. Au contraire, comme le dit le Rambam (Hilkhot Téchoua 3,2) : "ce décompte (des mitsvot et des avérot) n'est effectué que selon la sagesse du D. de la Connaissance ; c'est Lui qui sait comment mesurer les mérites par rapport aux fautes".

"Le mérite de la terre d'Israël se place au-dessus de tous les mérites dont nous bénéficions, et il est encore plus grand que le mérite de nos ancêtres (ex: les Avot), puisque, si leur mérite ne parvient pas à nous aider, le mérite de la Terre nous défendra et nous sauvera de l'oppression lorsque nous sommes en danger."
[rav Yissa'har Shlomo Teichtal - Ein haBanim Sémé’ha]

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-> Le rav Yissa'har Shlomo Teichtal (dans son Ein haBanim Sémé’ha) cite une lettre écrite par le rav Shnéour Zalman de Liadi (le Baal haTanya) affirmant qu'il fut libéré de prison en Russie grâce au mérite de la terre d'Israël :
"C'est l'œuvre d'Hachem d'amener le mérite sur nous, par le mérite de la Terre de sainteté et de ses habitants, car c'est ce qui nous soutient et nous aide à tout moment à nous libérer des souffrances et à nous épargner l'oppression".

Le rav Teichtal dit que "tous ses propos étaient inspirés par le roua'h hakodech", et cite le verset sur lequel s'appuie le Baal haTanyan : "Et je me ressouviendrai de mon alliance avec Yaakov ; mon alliance aussi avec Its'hak, mon alliance aussi avec Avraham, je m'en souviendrai, et la terre aussi, je m'en souviendrai."