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Torah & terre d’Israël

+ Torah & terre d'Israël :

-> "[La terre d'Israël] est LA terre de la Torah"
[rabbi Yéhouda haLévi - Kouzari 2,20]

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-> "Il n'y a pas eu de plus grande annulation de la Torah que lorsque les juifs ont été exilés de leur lieu de résidence (la terre d'Israël)"
[guémara 'Haguiga 5b ]

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-> Rabbi Yossi, fils de Halafta, dit à Rabbi Yichmaël, son fils : "Tu veux voir la Chékhina (Présence divine) dans ce monde? Etudie la Torah en terre d'Israël".
[midrach Téhilim 105 ]

-> Il n'y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël et pas de sagesse comme la sagesse de la terre d'Israël.
[midrah Béréchit rabba 16,4 ]

-> L'air de la terre d'Israël rend sage.
[guémara Bava Batra 158b ]

-> "Un puits d'eau vive" (Shir HaShirim 4:15) = c'est la Torah de la terre d'Israël.
[midrach Yalkout Shimoni - Shir HaShirim 988 ]

-> Hachem dit : "Un petit groupe [d'érudits] en terre d'Israël m'est plus cher qu'un grand Sanhédrin (Cour suprême rabbinique) en dehors d'Israël".
[guémara Yérouchalmi - Nédarim 6,8 ]

-> Rabbi Zéra dit : "Même le discours banal des habitants de la terre d'Israël est de la Torah".
[midrach Vayikra Rabba 34,7 ]

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-> Dans plusieurs de ses ouvrages (Orot HaTorah - chap.13 ; Igrot HaRéiya 96 ; ...), le rav Avraham Kook clarifie la différence entre la Torah de dehors Israël et en terre d'Israël.
La Torah de dehors d'Israël vient principalement d'en bas et va vers le haut, en termes de travail de l'homme.
En terre d'Israël, en revanche, une abondance d'inspiration divine (littéralement "un esprit saint") jaillit par le biais d'un esprit collectif d'en haut et descend vers tout érudit de la Torah qui veut étudier la Torah pour elle-même (lichma).

Une expression de cette différence se trouve dans les versions disparates d'un enseignement que l'on trouve à la fois dans le Talmud Bavli et dans le Talmud Yérouchalmi.
Une braïta stipule ce qui suit : "Les premiers 'hassidim (pieux) avaient l'habitude de consacrer une heure [pour se préparer à la prière], de prier pendant une heure, puis d'avoir une autre heure [avant de poursuivre leur journée]". La Guemara demande : "Puisqu'ils passent neuf heures par jour à prier, comment leur Torah est-elle préservée et comment leur travail est-il accompli?"
La version du Bavli de la réponse est : "Puisqu'ils sont pieux, leur Torah est gardée" (Béra'hot 32b), tandis que le Yérouchalmi dit : "Une bénédiction est accordée à leur Torah" (Béra'hot 5:1).

L'explication de la différence entre ces deux versions est la suivante :
En dehors d'Israël (le Bavli - Babylone), la Torah commence en bas et s'illumine en haut, par rapport aux efforts de l'homme. Par conséquent, lorsqu'une personne cesse d'étudier et se met à prier, sa prière n'a pas la capacité unique d'ajouter à son étude. Elle a seulement la force de garder ce qu'il a déjà appris pour qu'il ne l'oublie pas.
Ce n'est pas le cas en terre d'Israël. Là, la Torah éclaire d'en haut et voyage vers le bas. Par conséquent, même lorsqu'une personne se connecte à Hachem par le biais de la prière, l'abondance ne cesse pas de descendre sur elle. Au contraire, sa Torah est bénie et elle atteint la lumière de la Torah par la prière et par la méditation avant et après.

Une vie de Torah en dehors d'Israël présente plusieurs lacunes. Seul le côté extérieur de la Torah peut être transporté en dehors d'Israël ; son côté intérieur reste toujours en terre d'Israël.
En dehors d'Israël, la Knesset Israël (toutes les âmes juives) en général et les érudits de la Torah en particulier vivent des vies non authentiques, une situation qui crée une atmosphère étouffante dans laquelle chaque acte ou entreprise spirituelle empiète sur la suivante.

L'étude de la Torah englobe de nombreux sujets et les êtres humains sont dotés de capacités ou de compétences différentes. En dehors d'Israël, il y a une séparation entre un sujet et le suivant et entre une compétence et une autre. Parfois, l'une est même en contradiction avec l'autre.
En revanche, l'atmosphère en terre d'Israël, relie et unit toutes les branches de la Torah, et chaque compétence et chaque sujet aide et bénéficie de son homologue.
La raison en est que toute personne éclairée par l'atmosphère de la terre d'Israël est capable d'englober et d'incorporer tous les sujets de la Torah. Par conséquent, les frontières entre un sujet et le suivant s'estompent, et tout peut être examiné d'un seul coup d'œil.

La Torah en dehors d'Israël traite davantage des détails, de la rectification de l'âme de l'individu et de la poursuite de l'avancement de la vie matérielle et spirituelle de l'individu.
Il en est ainsi parce qu'en dehors d'Israël, où le sol et l'air sont impurs, il est impossible d'inhaler un esprit saint et complet. Par conséquent, celui qui y étudie la Torah ne fait que produire des étincelles de lumière à partir de chaque détail de la Torah, un fait qui affecte également le style d'étude.
La Torah de la terre d'Israël, en revanche, se préoccupe toujours du collectif, de la globalité de l'âme de la nation [juive]. Les détails s'assemblent au sein de la collectivité et s'élèvent avec l'élévation de la collectivité.

La Torah de la terre d'Israël, ne sera révélée au monde que lorsque les érudits de la Torah du pays reconnaîtront leur véritable valeur et cesseront d'imiter les modes d'étude qui convenaient à l'exil.
... Sur la base de son expérience personnelle, le rav Avraham Kook a attesté du fait que la lumière spéciale et le plaisir sacré que les érudits en Torah vraiment fidèles trouvent en terre d'Israël ne se trouvent pas du tout en dehors de la Terre.

[enseignements du rav Avraham Kook - rapportés par le rav Yaakov Filber ]

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+ Le Talmud de Jérusalem et de Babylone :

-> Le rav Yaakov Filber enseigne :
En elles-mêmes, les premières Tables de la Loi (Lou'hot) ont un avantage sur les secondes, et si elles n'avaient pas été brisées, il aurait été possible de parvenir, grâce à elles, à l'instruction halakhique et à la vérité de la Torah, par le biais de l'investigation logique et de la comparaison d'un cas à l'autre.
Et nous aurions pu y parvenir plus facilement qu'aujourd'hui. [la guémara nous rapporte par exemple qu'avec les 1ere Lou'hot, on n'oubliait pas la Torah que l'on étudiait. ]
Cependant, après que nos ancêtres se soient souillés en commettant la faute du Veau d'or et que les tablettes aient été brisées, nous devons déployer des efforts supplémentaires dans le domaine de l'étude de la Torah.

La même différence qui existe entre les premières Lou'hot et les deuxièmes Lou'hot existe entre le Talmud de Babylone (Bavli) et le Talmud de Jérusalem (Yérouchalmi).
La sainteté du Yérouchalmi est similaire à celle des premières Lou'hot. Il est très sacré, plus que le Bavli.
Le Yérouchalmi a été écrit par les premiers Amoraïm, et la sainteté de la terre d'Israël a ajouté à sa haute stature.
Malgré tous les avantages du Yérouchalmi, le Bavli a un avantage particulier sur lui. Le Bavli a la capacité d'éclairer les ténèbres de l'exil, même dans les endroits où la lumière de la terre d'Israël est absente.
Cette capacité a permis au peuple juif de préserver l'enseignement halakhique et l'étude de la Torah dans la Diaspora.
Ainsi, la déclaration de nos Sages (guémara Sanhédrin 24a) : "Il m'a placé dans les ténèbres (Eikha 3,6) = c'est le Talmud de Babylone", n'est pas désobligeante, D. nous en préserve.
Cela veut plutôt dire que même dans l'obscurité de la Babylonie, le Talmud Bavli éclaire l'obscurité.

L’importance d’éveiller des sentiments envers la terre d’Israël

+ L'importance d'éveiller des sentiments envers la terre d'Israël :

-> Le Chlah HaKadoch (Chaar Ha'Otiyot - Ot Kouf - 458) écrit, citant le séfer ha'Harédim (du rav Elazar Azikri - 1533-1600) :
"Il incombe à chaque juif de chérir la terre d'Israël et d'y monter avec beaucoup d'émotion de toutes les parties du monde, tout comme un enfant trouve du réconfort dans l'étreinte de sa mère.
Car voici, le catalyseur de toutes nos larmes à travers les générations est le mépris et le dégoût que nous avons manifestés à l'égard de la Terre [d'Israël].
Comme l'écrit le roi David : "ils se sont dégoûtés de la terre qu'ils chérissaient" (Téhilim 106,24).
L'antidote à ce problème et le moyen d'être rapidement délivré est de montrer une grande émotion et un fort désir pour la Terre [d'Israël], comme il est écrit : "Car tes serviteurs désirent ses pierres et chérissent sa poussière" (Téhilim 102,15) et comme il est écrit "Tu te lèveras et tu auras pitié de Tzion" (Téhilim 102,14).
C'est pourquoi les Sages de la guémara embrassaient les pierres et la terre de la terre d'Israël".

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-> Le Chlah HaKadoch poursuit :
"Comme il est bon et agréable de chanter des chansons qui louent la terre et expriment notre profond amour pour elle, comme celles qui ont été composées avec beaucoup d'émotion par le rav Yéhouda HaLévi.
En effet, nous chantons nous-mêmes ces chants lorsque nous nous rendons sur la tombe de Rabbi Yéhouda bar Ela'i, chaque veille de Roch 'Hodech. Nous chantons là avec une grande joie, en suppliant Hachem de ne jamais nous faire quitter cette terre.
Il convient également que ceux qui vivent en dehors de la Terre [d'Israël], qu'ils en soient proches ou éloignés, aspirent et espèrent en elle.
Tout comme Hachem a choisi le peuple juif pour être Sa nation, Hachem a choisi la terre d'Israël et l'a créée spécialement pour Lui. En effet, ils ne sont appelés "une nation" que lorsqu'ils sont unis à la terre, comme Rabbi Shimon bar Yo'haï nous l'a enseigné dans le Zohar.
Cela découle du verset : "Et qui est comme Ta nation, Israël, une seule nation sur la Terre" Divrei Hayamim I 17,21) = cela implique que ce n'est que lorsque nous sommes unis à la terre que nous recevons le statut spécial d'être appelés "une nation"."

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-> Il est écrit : "Celui-ci et celui-là y sont nés" (Téhilim 87,5).
Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique qu'il s'agit à la fois de celui qui est né sur la terre d'Israël et de celui qui espère un jour la contempler. [Kétoubot 95a]

Rachi précise que l'Écriture ne fait aucune différence entre celui qui y naît et celui qui nourrit chaque jour l'espoir d'y venir ; les deux sont appelés enfants d'Hachem, et leur destinée sera d'y parvenir dans l'avenir.

=> chaque juif qui n'a pas encore eu le mérite de s'y installer, doit entretenir cet espoir chaque jour de sa vie.

Ceux qui sont enterrés en terre d'Israël sont ressuscités en premier à la résurrection des morts, comme indiqué dans le Zohar ('Hayé Sarah 131a).

Le Zohar explique que ceux qui sont enterrés en terre d'Israël seront ressuscités en premier parce qu'Hachem les ranimera et leur donnera un esprit de vie.
Ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront attendre d'arriver en terre d'Israël pour recevoir leur esprit de vie. Avant cela, leur corps sera reconstitué et ils rouleront sous terre jusqu'en terre d'Israël, où leur âme leur sera rendue.
[voir Rachi (Vayé'hi 47,29) : "Les morts en dehors d'Israël ne reviennent à la vie que par la souffrances de rouler dans les tunnels (la migration souterraine pour atteindre Israël). ]

Terre d’Israël = Hachem y attend impatiemment chaque juif

+ Terre d'Israël = Hachem y attend impatiemment chaque juif :

-> Un aspect unique de la mitsva de vivre en terre d'Israël est que même si l'on ne sert pas Hachem correctement et que l'on n'observe pas toutes les mitsvot comme elles devraient l'être, Hachem désire quand même que l'on vive près de Lui en terre d'Israël.

En ce sens, le midrach (Yalkout Shimoni - Eikhah 1038 - Za'hor Tizkor) cite le verset (Eikha 3,20) : "En évoquant ces souvenirs, mon âme s'affaisse en moi" (za'hor tizkor vétachoa'h alaï nafchi).
Rav 'Hiya explique ce verset par une parabole. Un roi qui se rendait souvent à des sources d'eau chaude pour se baigner emmenait généralement ses enfants avec lui. Une fois, les enfants irritèrent le roi et il jura de ne plus jamais les emmener avec lui.
Le temps passa et le roi se remémorait les vacances qu'il avait l'habitude de prendre avec ses enfants. Il s'effondrait en larmes de nostalgie et proclamait : "Si seulement mes enfants étaient ici avec moi, même s'ils me mettent en colère".
De même, Hachem dit : "Si seulement mes enfants, le peuple juif, étaient ici avec Moi en terre d'Israël (lieu où la présence Divine est énormément plus présent qu'ailleurs). Même s'ils contaminent (impurifient) la terre par leurs fautes, je préfère qu'ils soient à mes côtés".

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-> Le rav Efraïm Glassman, Machguia'h de la yéchiva Torah vaDaat, explique le midrach ci-dessus dans son séfer Eretz Israël, en se basant sur les mots du Maharal.
Le Maharal écrit que le peuple juif et la terre d'Israël sont véritablement saints dans leur essence et sont donc éloignés et séparés de tout ce qui existe dans les sphères inférieures.
Même s'ils se contaminent (impurifient) par la faute, cette dernière ne fait pas partie d'eux, la faute n'est qu'une couche extérieure qui les recouvre. C'est pourquoi les juifs et la terre d'Israël ne seront jamais séparés l'un de l'autre.

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-> "Une fois que les juifs n'étaient plus présent en terre d'Israël, [Hachem] a dit : Si seulement [le peuple juif était avec Moi, même s'ils me mettent en colère [par leur comportement]".
[midrach Eikha rabbati 3,7]

Terre d’Israël = étudier la Torah dans la chambre intérieure d’Hachem

+ Terre d'Israël = étudier la Torah dans la chambre intérieure d'Hachem :

-> "Le roi m'a fait entrer dans sa chambre intérieure" (éviani aMélé'h 'hadarav - Chir haChirim 1,4).
Qu'est-ce que cette chambre intérieure?

Le Gaon de Vilna explique que ce verset fait référence à l'époque où Hachem a amené le peuple juif enterre d'Israël.
Sa "chambre intérieure" (la plus privée, intime) est la chambre de la Torah, le moyen le plus intime de se connecter à Hachem. Le Gaon de Vilna écrit qu'Hachem n'a permis au peuple juif d'entrer dans sa chambre intérieure (ses appartements les plus privés) qu'une fois qu'il est arrivé en terre d'Israël.
Avant cela, leur étude de la Torah se situait à un niveau bien inférieur, comparable à celui d'une personne qui se trouve dans la "chambre extérieure".
Le Gaon de Vilna écrit : "Car le centre de l'étude de la Torah se trouve en terre d'Israël".

La terre d’Israël nous remplie de mitsvot

+ La terre d'Israël nous remplie de mitsvot :

-> Chaque mitsva accomplie par un juif mérite une récompense unique. Lorsque l'on souffle dans le shofar à Roch Hachana, par exemple, on reçoit une récompense pour la mitsva de souffler dans le shofar.
Cependant, certaines mitsvot sont équivalentes aux 613 mitsvot de la Torah et lorsqu'une personne accomplit l'une de ces mitsvot, c'est comme si elle avait accompli toutes les mitsvot de la Torah en une seule fois.
Le Sifri (Piska 28) affirme que la mitsva de vivre en terre d'Israël est l'une de ces mitsvot.

-> Le 'Hidouché HaRim développe ce point. Il écrit que (à un niveau spirituel) chacune des 613 mitsvot correspond à l'un des 613 membres et tendons du corps. Lorsque l'on observe une mitsva particulière, le membre ou le tendon correspondant est sanctifié.
Cependant, certaines mitsvot, comme par exemple : le Shabbath, les tsitsit et le fait de vivre en terre d'Israël, sont équivalentes à l'ensemble des 613 commandements (mitsvot).
Lorsqu'une personne accomplit l'une de ces mitsvot, les 613 membres et tendons (nerfs) de son corps sont élevés et sanctifiés.

-> Le Imré Emet (Likoutim p.116) offrent une explication différente de la raison pour laquelle la mitsva de résider en terre d'Israël est équivalente à toutes les autres mitsvot de la Torah.
La plupart des mitsvot ne peuvent être accomplies que pendant une période limitée. Par exemple, le Shabbath n'a lieu qu'une fois tous les 7 jours ; le shofar n'est sonné que le jour de Roch Hachana.
La mitsva de vivre en terre d'Israël, cependant, peut être accomplie de manière continue tout au long de l'année, tous les jours et toute la journée.
Ainsi, nous constatons que chaque fois qu'une personne se trouve en terre d'Israël, v24h/24, 7j/7, les 613 membres et tendons de son corps sont enveloppés de sainteté (kédoucha) et élevés à un niveau élevé.

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=> lorsque nous voyons un juif qui habite en terre d'Israël, nous devons avoir beaucoup d'admiration, car il est rempli de mitsvot, de sainteté, car à chaque seconde il réalise les 613 mitsvot!
Imaginons l'apport éternel que cela peut amener d'avoir autant de mitsvot 'facilement', autant de sainteté naturelle!

La grandeur d’aspirer à la terre d’Israël

+ La grandeur d'aspirer à la terre d'Israël :

-> La guémara (Kétoubot 75a) cite le verset : "Et on dira à Tsion : 'Cet homme et cet homme sont nés en elle', et Il l'établira sur les hauteurs" (Téhilim 87,5).
La guémara explique le verset comme suit : "Une personne qui est née à Tsion et qui a été forcée de partir est égale à une personne qui aspire à voir Tsion."

Rachi explique que lorsque le machia'h viendra, les nations non juives ramèneront le peuple juif en terre d'Israël. C'est ce à quoi fait allusion le verset : "Ils amèneront tous vos frères de toutes les nations comme une offrande à Hachem" (Yéchayahou 66,20).
Rachi explique que ce verset nous enseigne la manière dont Hachem ramènera le peuple juif en terre d'Israël à l'arrivée du machia'h. Chaque fois qu'un non juif rencontrera un juif, il proclamera : "Ce juif est issu des enfants de Tsion. Il est né là-bas. Ramenons-le!"
[c'est ironique de voir qu'actuellement on nous traite facilement de 'sale sioniste', alors que dès que la Vérité sera présente dans le monde (suite à l'arrivée du machia'h), les non juifs nous ramenons avec honneur à la terre de notre cœur! ]

Rachi poursuit en expliquant : "Un juif qui est né et vit dans la Diaspora (dehors d'Israël) mais qui aspire véritablement à Tsion, c'est comme s'il y était né, et il est considéré comme l'un des enfants de Tsion. Lui aussi méritera que les nations non juives le ramènent en terre d'Israël".

Le Maharcha (sur la guémara ci-dessus) explique qu'une personne est connue par son pays de naissance. Par exemple, on peut l'appeler "Untel, le Babylonien" ou "Untel, le Persan".
Toutefois, lorsqu'il s'agit d'un juif qui aspire véritablement à la terre d'Israël, les règles changent. La remarque de la guémara selon laquelle celui qui est né à Tsion est égal à celui qui aspire à la voir signifie que même celui qui n'est pas né à Tsion peut être appelé "Untel de la terre d'Israël" en raison de son aspiration sincère à terre d'Israël.

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-> Un jour, un homme s'est adressé au rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld pour lui demander s'il lui était permis de mentir au tribunal et de déclarer qu'il était né en terre d'Israël. (À l'époque, un quota limitait le nombre de personnes n'étant pas nées en terre d'Israël à s'y installer).

Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld était connu pour être très scrupuleux à se distancier de tout ce qui pouvait ressembler à une goutte de malhonnêteté, de mensonge, ce qui rendit sa réponse d'autant plus surprenante.
Il a dit à l'homme que non seulement une telle déclaration n'était pas considérée comme un mensonge et qu'il était donc permis de la revendiquer, mais qu'elle était en fait obligatoire.
La guémara (Kétoubot 75a) cite le verset : "Et on dira à Tzion : "Cet homme et cet homme sont nés en elle" (Téhilim 87,5). La guémara explique que "cet homme et cet homme" fait référence à celui qui est né à Tzion et à celui qui aspire à voir Tzion.
Si tel est le cas, on peut déduire de la guémara que tout juif qui souhaite réellement vivre en terre d'Israël est considéré comme s'il y était né.
Le rav Sonnenfeld conclut sa décision en disant à l'homme : "Vous pouvez témoigner en toute confiance devant le tribunal que vous êtes né en terre d'Israël".
[Ha Ich Al Ha'homa - rav Shlomo Zalman Zonnenfeld - vol.2, p.154 ]

Se tourner en prière vers Israël

+ Se tourner en prière vers Israël :

-> La guémara (Béra'hot 30a) stipule que celui qui prie en dehors d'Israël doit diriger son cœur vers la terre d'Israël. Celui qui prie en Israël doit diriger son cœur vers Jérusalem. Celui qui prie à Jérusalem doit diriger son cœur vers le Temple. Celui qui prie dans le Temple doit diriger son cœur vers le Kodech HaKodachim.

Il est clair que le facteur crucial, lorsque l'on prie, est la direction de son cœur. Toutes les prières doivent être canalisées à travers les lieux les plus saints du monde. Mais si tel est le cas, pourquoi le juif en dehors d'Israël ne devrait-il pas, lui aussi, se concentrer directement sur les Kodech HaKodachim?
Pourquoi lui est-il demandé de diriger son cœur dans la direction générale de la terre d'Israël?

-> Le Noam Elimélé'h (Chémot 3,7-9) explique que nos Sage nous enseignent la science de l'ascension de nos prières vers Hachem. Pour que les prières puissent monter, la personne qui les récite doit se sanctifier. Celui qui réside en dehors d'Israël représente quelqu'un qui ne s'est pas du tout sanctifié, quelqu'un qui est matérialiste et qui a des pensées étrangères. Ainsi, pour qu'il s'élève et que ses prières montent, il doit diriger son cœur vers la terre d'Israël, qui est plus sainte que le reste du monde.
De même, celui qui prie en terre d'Israël doit concentrer ses pensées sur Jérusalem, dont le niveau de sainteté est supérieur à celui de toutes les autres villes d'Israël.

Il n'est pas possible de sauter des étapes lorsqu'il s'agit d'atteindre des niveaux toujours plus élevés de avodat Hachem ; la croissance spirituelle doit être accomplie étape par étape. La guémara nous enseigne que, bien que la personne vivant en dehors d'Israël souhaite atteindre le niveau ultime de sainteté, le Kodech HaKodachim, elle doit procéder graduellement et ne peut sauter aucune étape. Elle doit d'abord se concentrer sur la terre d'Israël.

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=> lorsque nous prions en dehors d'Israël, nous nous tournons vers Israël, et nous devons alors avoir à l'esprit que nous sommes dans un endroit qui est beaucoup moins saint que la terre d'Israël, nous sommes remplis de beaucoup d'impuretés qui nous séparent d'Hachem.
Certes la vie peut être confortable, agréable, mais que vaut cela par rapport au fait que nous y avons alors plus de distance avec papa Hachem, que nous aimons tant et qui nous veut proche de Lui.
[accessoirement, plus on est proche d'Hachem, plus on a de joie, de bénédictions, car c'est la Source de la Vie. ]
Combien cela doit éveiller le désir de notre cœur à pouvoir au plus vite y résider.

La terre d’Israël = la chambre privée du Roi Hachem

+ La terre d'Israël = la chambre privée du Roi Hachem :

-> L'un des plus anciens ouvrages de nos Sages, le Tana déBé Eliyahou (Zouta 2,4), rapporte la parabole d'un roi qui s'est construit un magnifique palais. La construction dura plusieurs années et, une fois achevée, le roi fut rempli d'une grande joie. En parcourant les belles et imposantes salles de son nouveau palais, il fut submergé par l'émotion et ressentit le besoin de forger un lien personnel et privé avec lui. À cette fin, il décida de construire une pièce dans laquelle il serait le seul à pouvoir entrer.
C'est ainsi que Hachem créa le monde entier, et une fois celui-ci achevé, Il sépara terre d'Israël de toutes les autres terres pour en faire Sa chambre personnelle.
En terre d'Israël, Hachem a séparé Jérusalem, et à Jérusalem, Il a séparé le Temple.
Par la suite, Hachem a vu qu'il n'était pas convenable qu'un être humain habite dans sa chambre personnelle. Il a donc amené le peuple juif, qui est séparé de toutes les autres nations, en terre d'Israël, qui est séparée du reste du monde.

-> Le Maharal (dans Gour Aryé - Ekev 11,12) développe davantage cette idée. En vérité, dit-il, la terre d'Israël aurait dû être la seule terre créée par Hachem. Aucune autre terre n'aurait dû voir le jour, car c'est seulement en terre d'Israël qu'Hachem désire faire reposer sa Chékhina sur Sa nation bien-aimée.
Mais cela était impossible, car tout le monde n'est pas digne de recevoir Sa sainteté.
D'autres terres ont dû être créées pour que d'autres personnes puissent y vivre.

Cela indique que toutes les autres terres n'ont pas été créées dans un but particulier, elles ne sont que des sous-produits de la terre d'Israël.
Ainsi, lorsque Hachem supervise le monde, Il se concentre sur la terre d'Israël, et les autres terres sont secondaires.
Le Maharal utilise l'analogie du cœur pour illustrer ce phénomène. Le bon sang dans le corps d'une personne est consommé par le cœur, et seul le sang restant est utilisé par tous les autres organes.

Nier l’importance de la terre d’Israël, c’est nier la Torah

+ Nier l'importance de la terre d'Israël, c'est nier la Torah :

En rassurant Moché sur le fait que la libération d'Egypte était proche et que les Bné Israël hériteraient de la terre d'Israël, Hachem a dit : "Je vous amènerai sur la Terre au sujet de laquelle J'ai levé Ma main [en serment] pour la donner à Avraham, Its'hak et Yaakov, et Je vous la donnerai en héritage. Je suis Hachem" (Vaéra 6,8).

-> Le 'Hatam Sofer commente que bien que, dans ce verset, Hachem se réfère à la terre d'Israël comme à un "héritage", nous trouvons le mot "héritage" (moracha) utilisé ailleurs dans un contexte différent.
Il est écrit : "Moché nous a ordonné dans la Torah ; c'est un héritage pour la communauté de Yaakov" (Vézot haBéra'ha 33,4).
Selon le 'Hatam Sofer, ces 2 versets sont liés. Ce n'est que lorsque la Torah devient une partie intrinsèque de nous-mêmes, que c'est notre héritage, que nous recevrons notre autre héritage, la terre d'Israël.

L'inverse est également vrai, poursuit le 'Hatam Sofer. Celui qui désespère de la guéoula et pense que nous n'avons plus rien à faire en terre d'Israël nie également la Torah, car celle-ci n'a été donnée qu'aux habitants de la terre d'Israël.
En niant l'importance de la terre d'Israël pour le peuple juif, c'est la Torah elle-même que l'on nie.
[de même que la Torah a une place fondamentale pour tout juif, de même nous devons constamment entretenir le fait que la terre d'Israël est importante à nos yeux. ]

-> Le Sfat Emet (Pin'has 5646) va encore plus loin. Non seulement la reconnaissance de la terre d'Israël est une partie essentielle de la réception de la Torah par le peuple juif, mais la terre d'Israël joue également un rôle vital dans la portion dans la Torah de chaque juif.
Le verset dit : "C'est à eux que vous devez répartir la terre" (Pin'has 26,53), ce qui indique que chaque juif a sa propre portion dans la terre d'Israël, ainsi qu'une portion correspondante dans la Torah.

Tout comme le peuple juif a été choisi pour recevoir la Torah et les mitsvot, la terre d'Israël a également été choisi pour recevoir des mitsvot qui ne peuvent être accomplies que dans cette région du monde.
La lumière spirituelle qui émane de ces mitsvot est trop puissante pour qu'une autre terre puisse la supporter.