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+ Rabbi Yichmaël a dit au scribe (sofer) rabbi Méir :
"Soit méticuleux dans ton travail, car tu as une profession sacrée.
Si tu omets ou ajoutes une seule lettre dans la Torah, tu en détruirais l'univers tout entier."

[guémara Erouvin 13a]

-> "Le plus précieux est un objet, le moins d'experts il y a pour en estimer sa véritable valeur.
La Torah est plus magnifique que la meilleure des pierres précieuses ..."
[le 'Hafets 'Haïm]

=> La Torah a une valeur énorme, inestimable, et seule une poignée de personnes dans le monde peuvent en percevoir son importance.

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+ Le roi David a dit :
"Combien j’aime ta Torah! Tout le temps elle est l’objet de mes conversations" (Téhilim 119,97)

Le midrach demande : comment la Torah peut nous ordonner "Tu aimeras Hachem, ton D."?
Peut-on imposer des sentiments d'amour à une personne?

La réponse se trouve dans le verset suivant : "Ces mots ... doivent rester dans ton cœur".
L'étude de la Torah a pour conséquence automatique, naturelle de développer notre amour d'Hachem.

"La Torah et la joie sont sœurs, elles ne se sépareront jamais"

[midrach Chmouël - sur le Pirké Avot (6,5)
vé'aTorah vé'aSim'ha a'him hèm, vélo yispardou ]

Torah & convertis

-> L’étude de la Torah lichma (pour elle même) avec beaucoup d’ardeur élève les âmes des convertis des profondeurs des klipot (forces du mal/impureté).
[rav Its'hak Yéhouda Yé'hiel Safrin de Komarno (1806-1874) - Notzer 'Hessed - pérek Shlichi n°14 ]

-> Les idées originales sur la Torah entraînent une augmentation du nombre de convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - séfer HaMidot - 'Hidouchin dé'Oraïta 3 ]

Torah & les souffrances pendant ‘hevlé machia’h

+ Torah & les souffrances pendant 'hevlé machia'h

-> Le rav Elazar Azkari écrit dans le Séfer 'Harédim que les injonctions des Richonim à s'engager dans diverses formes d'autoflagellation ne s'appliquent pas à ceux qui étudient la Torah en profondeur.

De même, on peut déduire de sa déclaration que quelqu'un qui se "tourmente" en étudiant assidûment la Torah en profondeur, en fonction de ses propres capacités, sera exempté des tourments/souffrances associés aux douleurs de la naissance du machia'h.
[rav Moché Sternbuch]

[ tout comme la souffrance émotionnelle d'une personne occasionnée par ses efforts pour surmonter des traits de caractère négatifs peut servir de substitut à la souffrance physique qui pourrait autrement être impliquée par les douleurs de la naissance du machia'h, les rendant ainsi superflues. ]

-> À cet effet, nous trouvons que le 'Hafets 'Haïm, dans une lettre publiée en 1929, écrit que chaque juif a besoin de nombreux mérites pendant la période précédant la venue du machia'h, et afin d'être sauvé des douleurs de la naissance du machia'h, le plus grand mérite pour nous protéger du malheur et de la souffrance est l'étude de la Torah.

La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel

+ La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel :

-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique que si celui qui étudie la Torah en a le mérite, la Torah sera pour lui un élixir de vie mais s'il n'en a pas le mérite, elle deviendra pour lui un poison mortel. [guémara Yoma 72b]

Le Maharcha explique que l'effet de la Torah sur l'âme est comparable à celui d'un élixir pour le corps. En effet, un élixir doit être utilisé correctement pour guérir un malade, autrement, il pourrait causer une dégradation de l'état du malade. Il en est de même pour la Torah qui doit être utilisée de façon appropriée pour être bénéfique.

-> Pourtant, Hachem déclare à Israël : "Mes enfants, J'ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé la Torah, comme un remède. Si vous vous consacrez à l'étude de la Torah, vous ne serez pas livrés entre ses mains". [guémara Kidouchin 30b]

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=> Comment comprendre que la Torah ait pu être comparée à un poison mortel ?

-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 24,31) répond que la Torah est, pour l'âme, ce que la pluie est pour la terre. En effet, lorsqu'il pleut, la terre fait pousser des aliments qui apportent la vie mais également des aliments qui provoquent la mort.
Ainsi en est-il avec l'étude de la Torah car après son étude, on doit détruire ce qu'il peut rester de négatif par la crainte de la faute et les bonnes actions.

-> D'autre part, le Gaon de Vilna (Even Shéléma 1,11) ajoute ailleurs de façon plus développée :
"La Torah est pour l'âme ce que la pluie est pour la terre. En effet, tout comme la pluie va faire pousser ce qui a été ensemencé dans la terre, ainsi en est-il de la Torah qui fait pousser ce qu'il y a dans le cœur.
Si le cœur est bon, la crainte grandira mais si le cœur à de mauvaises racines, c'est de la saleté qui grandira dans le cœur, comme il est écrit : "Les voies d'Hachem sont droites, les justes y marchent fermement et les pêcheurs y trébuchent" (Hochéa 14,10).
Il est également rapporté que les paroles de Torah ont le pouvoir de faire mourir ou de faire vivre. De quoi s'agit-il?
Pour ceux qui la saisissent de la main droite, la Torah est un élixir de vie tandis que pour ceux qui la saisissent de la main gauche, elle est un poison mortel (Shabbath 88b).
Ainsi, on devra se tourner vers son cœur chaque jour avant l'étude pour l'envelopper ensuite de connaissances, de bons traits de caractère, de crainte de la faute et de bonnes action."

-> C'est dans ce sens que le prophète Yirmiyahou a adressé des remontrances à Israël :
"C'est ainsi que parle Hachem aux hommes de Yéhouda et de Jérusalem : creusez-vous des sillons, et ne jetez pas vos semences parmi les épines" (Yirmiyahou 4,3).
Rachi (sur ce verset) explique : "Apprenez de ceux qui travaillent la terre qu'ils labourent durant les périodes d'été et enlèvent toutes les mauvaises racines avant d'ensemencer, afin qu'il n'y ait pas de ronces au moment des semailles en hiver. Il en est de même pour vous : améliorez vos actes avant que ne s'abatte sur vous la malédiction pour que vos prières ne soient pas repoussées lorsque vous crierez".

=> Nous apprenons de tous ces enseignements que tout celui qui ne purifie pas ses mauvais traits de caractère qui sont enfouis à l'intérieur de lui ressemble à celui qui sème des ronces à l'intérieur de son propre champ. Car même dans le cas où les pluies de bénédiction tomberaient du ciel, il ne pourrait pas pour autant y pousser de bonnes récoltes mais uniquement des ronces et des mauvaises herbes.
Il en est de même pour tout celui qui ne fournit pas les efforts nécessaires pour enlever les ronces de son âme et de son cœur : même s'il est consacré à la Torah, elle sera toujours assimilée à un poison de mort car elle fera pousser et grandir ses défauts.

Etudier lichma = recevoir une aide d’Hachem

"Notre sainte Torah regorge de significations cachées et de secrets profonds.
Comme nous le savons, Hachem a transmis l’intégralité de la Torah Orale, avec tous ses nombreux détails complexes, à Moché sur le mont Sinaï, comme il est dit : "Moché a reçu la Torah au Sinaï" (Pirké Avot 1,1), ce qui fait référence à la Torah Orale. Cela comprenait les nouvelles interprétations qui seraient révélées par les Sages de la Torah bien plus tard.
Même si la Mishna tout entière repose sur les paroles de divers Sages : "Rabbi Akiva dit", "Hillel dit", et ainsi de suite, Moché a reçu, par l’intermédiaire de la roua'h hakodech, ce que chacun des Sages dirait à l’avenir.
Cela vaut pour la Michna, pour la Guémara, et pour toutes les halakhot et les enseignements destinés à être révélés à travers toutes les générations futures jusqu’à l’arrivée du machia'h, puisse-t-elle survenir rapidement de nos jours.

Lorsque les gens étudient la Torah uniquement pour elle-même, alors Hachem les aide et les guide sur le chemin de la vérité, sans qu’ils ne trébuchent.
De plus, les âmes des Sages de la Michna et de la Guémara guident également quiconque étudie leurs paroles de la Torah pour elle-même (lichma), comme le dit le Zohar à propos de Rabbi Shimon bar Yo'haï et de ses disciples, que les âmes des tsadikim sont apparues et leur ont révélé les secrets de la Torah (Zohar - vol.III, 217b, voir l’introduction au séfer HaLikoutim et au Zohar - Michpatim 95a).
Le Arizal, par l’unification des Noms de Hachem, obtenait une guidance divine dans l’étude de la Torah.
Au cours des générations précédentes, grâce à leur haut niveau de sainteté et de piété, les Sages méritaient de telles révélations (voir rav 'Haïm Vital, fin de la hakdama du Shaar HaHakdamot).

Mais à notre époque, alors que notre niveau de sainteté a diminué en raison de nos nombreses fautes, nous sommes incapables d’atteindre de tels niveaux. Néanmoins, si une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), "Hachem est bon, et Il ne refuse aucune bonté à quiconque marche dans [la voie de] la pureté" (Téhilim 84,12).
Hachem leur accorde Son Esprit divin et les guide sur le droit chemin.
De plus, les âmes des sages vertueux de la Michna et de la Guémara viennent vers quiconque étudie leurs paroles pour elles-mêmes, et l’aident à les comprendre correctement.
Cependant, lorsque les gens étudient la Torah avec des arrière-pensées (lo lichma), ils ne reçoivent aucune aide de ce genre, ni de la part de Hachem ni de la part des âmes des vertueux, et tout leur étude renforce au contraire la sitra a'hara.

Les Michnayot et les halakhot, ainsi que les lois qui en découlent, trouvent toutes leur racine dans les mondes supérieurs. Par conséquent, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle unifie ces mondes supérieurs.
[...]

Toutes les Michnayot et les halakhot, ainsi que les enseignements des Sages à travers toutes les générations, sont connus d’avance par Hachem dans les Cieux. Mais Il a voulu accorder un mérite au peuple juif afin que, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même, elle mérite de révéler les enseignements que son âme a reçus."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 30,37-39 ]

Augmenter notre étude de la Torah permet d’amener le machia’h

+ Augmenter notre étude de la Torah permet d'amener le machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm dit :
"Beaucoup de gens me demandent pourquoi l'exil est si long. Tous les signes prédits par les Sages juste avant la guéoula se sont manifestés à notre époque, notamment "Si vous voyez une génération où les troubles coulent comme un fleuve, attendez-le" (guémara Sanhédrin 98a).
Alors pourquoi n'est-il pas encore venu?

Je leur cite la prophétie de Mala'hi : "Moché, Mon serviteur, les lois et les ordonnances que Je lui ai commandées à 'Horev pour tout Israël" (Mala'hi 3,22). Alors, immédiatement après : "Voici, je vous enverrai Eliyahou, le prophète, avant l'avènement du jour grand et redoutable d'Hachem" (Mala'hi 3,23).

Voici la réponse, explicite dans les versets. Si nous augmentons l'étude de la Torah dans tous les domaines, y compris les lois de ben adam la'havéro et les 'houkim des korbanot (selon le Rambam, les lois des korbanot sont considérées comme des 'houkim), alors le reste du verset s'accomplira immédiatement. Hachem amènera rapidement Eliyahou HaNavi, l'annonciateur de machia'h.
[Igrot hé'Hafets 'Haïm 8]

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-> La Délivrance future interviendra par l'intermédiaire de Moché Rabénou, à la condition que le peuple d'Israël se consacre a l'étude de la Torah que Moché a reçue au Sinaï. [Zohar 'hadach 12b]

-> Le Or ha'Haïm (parachat Tétsavé) s'appuie sur cet enseignement pour expliquer :
"C'est pour cette raison que l'exil se prolonge, car tant que nous ne nous consacrons pas à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des commandements, Moché n'a aucun désir de délivrer un tel peuple qui se dédouane de la Torah".

Etudier la Torah la nuit

Il n’y a pas de limite aux louanges qu'une personne qui étudie la Torah la nuit (à partir de minuit juif) reçoit, comme nous le trouvons dans le Zohar (Volume I, 92b).
De plus, le roi David était appelé "vivant et éternel" ('haï vékayam) parce qu’il se réveillait toujours à minuit pour étudier la Torah.
Le Zohar (Volume I,207a) dit : "A cette heure-là [à partir du minuit juif], Hachem se réjouit avec les tsadikim dans le Gan Eden, et la Chékhina apparaît devant Hachem. Quiconque se joint aux tsadikim et à la Chékhina à ce moment-là, par l’étude de la Torah, est compté parmi ceux qui appartiennent au sanctuaire de la Chékhina".
Une personne qui se lève à ce moment-là doit, avant tout, se rappeler qu’elle étudie pour aider la Chékhina. Avant d’étudier, elle doit ressentir de la douleur face à la souffrance de la Chékhina.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

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-> Celui qui se lève à minuit doit le faire avec une grande crainte et un profond respect. Où qu’il se trouve, il doit trembler d’admiration car, à ce moment-là, Hachem se réjouit avec les tsaddikim dans le Gan Eden.
Ensemble (Hachem et les tsadikim), ils écoutent les voix de ceux qui étudient la Torah à cet instant, comme il est écrit : "Ô toi qui habites dans les jardins, tes compagnons écoutent ta voix" (Chir HaChirim 8,13) [nos Sages disent que "jardins" fait référence aux baté midrachim, tandis que "tes compagnons" fait référence aux anges].

Minuit (juif) est un moment de grâce divine ... car les portes du ciel sont ouvertes et nos prières sont exaucées.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,16-17]

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-> Le Arizal (chaar hakavanot 54) explique : celui qui se consacre aux kavanot et à l'étude de la Torah durant la nuit fait partie de l'assemblée des tsadikim qui ont la capacité de décréter dans ce monde ici-bas et dont les paroles s'accomplissent depuis les mondes supérieurs. (

-> De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres. ['Haguiga 12b ; Zohar Lé'h Lé'ha 92b]

-> C'est la voix des Justes (tsadikim) qui s'affairent à l'étude de la Torah dans ce monde ici-bas qui console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance de se trouver en exil.
[Arizal - chaar hakavanot - drouch halaïla 4]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2016/06/06/letude-de-la-torah-la-nuit

Celui qui s'applique à l'étude de la Torah n'a rien à craindre ni des mondes Supérieurs ni des mondes inférieurs. Il est protégé de toute maladie grave, car il est sans cesse relié à l'Arbre de vie et s'y nourrit chaque jour.

Par conséquent, l'homme doit s'adonner à l'étude de la Tora jour et nuit, comme il est écrit : "Tu la méditeras jour et nuit" (Yéhochoua 1,8). Car s'écarter de la Tora ou s'en séparer équivaut à se couper de l'Arbre de vie.

[Zohar - Introduction p.11a ]

"Les paroles de la sainte Torah ressemblent à la pluie qui tombe sur la terre.

La pluie n’a pas une influence immédiate sur les plantes dès qu’elle tombe, mais seulement au bout d’un certain temps ; il en va de même des paroles de Torah : au moment où on les entend, on ne distingue pas leur influence positive, mais en fin de compte elles finissent [toujours] par agir sur ceux qui les étudient. "
[Rabbi Sim’ha Bounam de Peschis’ha]