"La Torah est un commentaire sur l'âme juive, permettant à chacun d'entre nous de pénétrer dans les profondeurs de son âme"
[Rabbi Tsadok haCohen de Lublin - Tsidkat haTsadik 196]
Catégorie : Torah
"Tous les plaisirs de ce monde ne sont qu'imagination et ne peuvent être vus que dans l'obscurité ! Si nous allumons une bougie, du feu, le feu de la Torah, tout cela disparaît !"
[Rabbi Yéhouda Leib 'Hassman - le Or Yaël]
-> "Si vous apportiez à l'âme tous les délices matériels, elle ne leur accorderait aucune valeur car elle fait partie des êtres célestes"
[midrach Kohélet rabba 6,7]
Mais quand l'homme s'approche de D. et se lie avec Lui, l'âme éprouve un sentiment de perfection extraordinaire.
+ "En ce qui concerne l'étude de la Torah, mon maître [le Ari Zal] m'a enseigné que l'essentiel de la pensée (kavana) que l'on doit avoir à l'esprit lorsque l'on étudie ... consiste à se concentrer sur le fait de relier son âme à sa racine céleste par l'entremise de la Torah ...
Car telle est bien la finalité qu'a fixée D. à la création des êtres humains et la raison même présidant au commandement d'étudier la Torah."[rav 'Haïm Vital - Chaar Roua'h haKodech]
[Hachem nous dit : ] "Je vous ai donné la Torah (ma fille unique) ; m'en séparer, je ne peux pas ; vous dire : 'Ne l'emmenez pas', je ne le puis car elle est maintenant votre femme.
Aussi, où que vous alliez construisez pour Moi une maison afin que J'y réside (près de vous), comme il est écrit : 'Et ils me feront pour Moi un sanctuaire'(Térouma 25,8) "[midrach Chémot rabba 33,1]
-> "Satan (le yétser ara) vint trouver D. et lui dit : 'Maître du monde, où est la Torah?'
D. lui répondit : 'Je l'ai offerte à la terre!' "
[guémara Shabbath 89a]
-> "Tout ce que D. a créé dans le monde d'en haut, Il l'a créé dans le monde ici-bas.
En haut, son palais, les nuées, les 'Séraphins', les Chérubins, les 'Ophanim', le Tabernacle, ... et les équivalents ici-bas dans le michkan"
[midrach Chémot rabba 33,4]
=> La Torah ne se trouvant que sur terre, Hachem a besoin de descendre du ciel et résider parmi nous et près de sa Torah ("M'en séparer, Je ne peux pas!).
Le michkan a été construit sur terre, sur le même modèle que celui d'en haut, afin que D. y réside.
Apprécions à sa juste valeur le fait que D. nous a donné Sa fille (la Torah) comme femme.
Tâchons de permettre à Hachem de résider au maximum au plus proche de nous (et de Sa fille unique, qui est notre femme que nous respectons!), en construisant chacun en nous même un lieu pour Sa résidence.
"Les mots de la Torah dirigent ceux qui l'étudient : des chemins de la mort vers ceux de la vie."
[guémara 'Haguiga 3b]
-> Au moment de la destruction du Temple, Hachem a déclaré : "Si seulement, ils m'avaient abandonné, Moi, mais qu'ils observeraient encore Ma Torah!
Car la lumière divine qui est en elle [la Torah] les aurait ramené dans le bon chemin"
[midrach Eikha rabbati - Introduction 2 ]
-> Le Messilat Yécharim ajoute que lorsqu'une personne s'immerge dans l'étude de la Torah et reconnait la sagesse de ses mitsvot et de ses enseignements, alors le temps passant, un esprit d'inspiration va s'allumer dans son âme, qui le guidera sur le bon chemin.
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-> "Si vous peinez beaucoup avec les mots de la Torah, Hachem retirera le yétser ara de vous"
[midrach Bamidbar rabba 14,4]
-> "Si le yétser ara s'élève contre vous, donnez-lui à manger du pain de la Torah [...] S'il est assoiffé, donnez-lui à boire de l'eau de la Torah"
[midrach Téhilim 34,2]
-> "Mon fils! Si ce malpropre [le mauvais penchant] se porte à ta rencontre, tire-le à la maison d’étude ; s’il est comme une pierre, il s’effritera ; s’il est comme du fer, il se brisera en éclats!"
[guémara Soucca 52b]
-> Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) enseignent que si une personne n'arrive pas à vaincre son yétser ara, alors elle doit "peiner dans la Torah".
Le Noda biYéhouda note qu'il n'est pas écrit : "étudier la Torah", mais "peiner dans la Torah", car il ne faut pas de la superficialité, mais une étude en profondeur, permettant ainsi au cœur de se remplir totalement de Torah.
-> "Rabbi Yossé dit : Lorsqu'une personne sent qu'elle va être submergée par de mauvaises pensées, elle doit s'immerger dans la Torah. De cette façon, les pensées vont cesser et partir d'elle.
Rabbi Eliézer dit : Lorsque le yétser ara cherche à attirer quelqu'un à la faute, il devra l'amener vers la Torah et il le quittera."
[Zohar - Vayéchev - 190a]
-> "Aussi longtemps que les mots de Torah trouvent les cavités du cœur d'une personne vides, ils y résident et le yétser ara n'y a aucun pouvoir, et personne ne peux les y retirer."
[Avot déRabbi Nathan - chap.13]
-> "Si le yétser ara trouve que les paroles de Torah ne règnent pas sur le cœur d'une personne, [alors il viendra y résider et] vous ne pouvez plus l'en faire partir [sauf en s'immergeant dans la Torah, dont les mots qu'on étudie purifient l'esprit et le cœur]."
[midrach Michlé - chap.24]
-> "Les pensées immorales ne peuvent prédominer que dans un cœur vide de connaissance [de Torah]"
[Rambam - Hilkhot Issouré Bia 22,21]
=> La Torah et le yétser ara ne peuvent pas résider en même temps.
A nous de ne jamais rester vide de Torah, pour éviter de laisser la place au yétser ara, qui gérera alors notre comportement, nos pensées et nos émotions.
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Face au yétser ara, il faut appliquer le :
-> "fuir le mal" (sour méra) = je mets en place toutes les barrières me permettant d'éviter d'y être confronté ;
-> "et fais le bien" (assé tov) = je suis tellement occupé positivement, qu'il n'a pas de place pour venir en moi.
+ Rabbi Yichmaël a dit au scribe (sofer) rabbi Méir :
"Soit méticuleux dans ton travail, car tu as une profession sacrée.
Si tu omets ou ajoutes une seule lettre dans la Torah, tu en détruirais l'univers tout entier."[guémara Erouvin 13a]
-> "Le plus précieux est un objet, le moins d'experts il y a pour en estimer sa véritable valeur.
La Torah est plus magnifique que la meilleure des pierres précieuses ..."
[le 'Hafets 'Haïm]
=> La Torah a une valeur énorme, inestimable, et seule une poignée de personnes dans le monde peuvent en percevoir son importance.
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+ Le roi David a dit :
"Combien j’aime ta Torah! Tout le temps elle est l’objet de mes conversations" (Téhilim 119,97)
Le midrach demande : comment la Torah peut nous ordonner "Tu aimeras Hachem, ton D."?
Peut-on imposer des sentiments d'amour à une personne?
La réponse se trouve dans le verset suivant : "Ces mots ... doivent rester dans ton cœur".
L'étude de la Torah a pour conséquence automatique, naturelle de développer notre amour d'Hachem.
"La Torah et la joie sont sœurs, elles ne se sépareront jamais"
[midrach Chmouël - sur le Pirké Avot (6,5)
vé'aTorah vé'aSim'ha a'him hèm, vélo yispardou ]
Torah & les souffrances pendant ‘hevlé machia’h
+ Torah & les souffrances pendant 'hevlé machia'h
-> Le rav Elazar Azkari écrit dans le Séfer 'Harédim que les injonctions des Richonim à s'engager dans diverses formes d'autoflagellation ne s'appliquent pas à ceux qui étudient la Torah en profondeur.
De même, on peut déduire de sa déclaration que quelqu'un qui se "tourmente" en étudiant assidûment la Torah en profondeur, en fonction de ses propres capacités, sera exempté des tourments/souffrances associés aux douleurs de la naissance du machia'h.
[rav Moché Sternbuch]
[ tout comme la souffrance émotionnelle d'une personne occasionnée par ses efforts pour surmonter des traits de caractère négatifs peut servir de substitut à la souffrance physique qui pourrait autrement être impliquée par les douleurs de la naissance du machia'h, les rendant ainsi superflues. ]
-> À cet effet, nous trouvons que le 'Hafets 'Haïm, dans une lettre publiée en 1929, écrit que chaque juif a besoin de nombreux mérites pendant la période précédant la venue du machia'h, et afin d'être sauvé des douleurs de la naissance du machia'h, le plus grand mérite pour nous protéger du malheur et de la souffrance est l'étude de la Torah.
La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel
+ La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel :
-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique que si celui qui étudie la Torah en a le mérite, la Torah sera pour lui un élixir de vie mais s'il n'en a pas le mérite, elle deviendra pour lui un poison mortel. [guémara Yoma 72b]
Le Maharcha explique que l'effet de la Torah sur l'âme est comparable à celui d'un élixir pour le corps. En effet, un élixir doit être utilisé correctement pour guérir un malade, autrement, il pourrait causer une dégradation de l'état du malade. Il en est de même pour la Torah qui doit être utilisée de façon appropriée pour être bénéfique.
-> Pourtant, Hachem déclare à Israël : "Mes enfants, J'ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé la Torah, comme un remède. Si vous vous consacrez à l'étude de la Torah, vous ne serez pas livrés entre ses mains". [guémara Kidouchin 30b]
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=> Comment comprendre que la Torah ait pu être comparée à un poison mortel ?
-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 24,31) répond que la Torah est, pour l'âme, ce que la pluie est pour la terre. En effet, lorsqu'il pleut, la terre fait pousser des aliments qui apportent la vie mais également des aliments qui provoquent la mort.
Ainsi en est-il avec l'étude de la Torah car après son étude, on doit détruire ce qu'il peut rester de négatif par la crainte de la faute et les bonnes actions.
-> D'autre part, le Gaon de Vilna (Even Shéléma 1,11) ajoute ailleurs de façon plus développée :
"La Torah est pour l'âme ce que la pluie est pour la terre. En effet, tout comme la pluie va faire pousser ce qui a été ensemencé dans la terre, ainsi en est-il de la Torah qui fait pousser ce qu'il y a dans le cœur.
Si le cœur est bon, la crainte grandira mais si le cœur à de mauvaises racines, c'est de la saleté qui grandira dans le cœur, comme il est écrit : "Les voies d'Hachem sont droites, les justes y marchent fermement et les pêcheurs y trébuchent" (Hochéa 14,10).
Il est également rapporté que les paroles de Torah ont le pouvoir de faire mourir ou de faire vivre. De quoi s'agit-il?
Pour ceux qui la saisissent de la main droite, la Torah est un élixir de vie tandis que pour ceux qui la saisissent de la main gauche, elle est un poison mortel (Shabbath 88b).
Ainsi, on devra se tourner vers son cœur chaque jour avant l'étude pour l'envelopper ensuite de connaissances, de bons traits de caractère, de crainte de la faute et de bonnes action."
-> C'est dans ce sens que le prophète Yirmiyahou a adressé des remontrances à Israël :
"C'est ainsi que parle Hachem aux hommes de Yéhouda et de Jérusalem : creusez-vous des sillons, et ne jetez pas vos semences parmi les épines" (Yirmiyahou 4,3).
Rachi (sur ce verset) explique : "Apprenez de ceux qui travaillent la terre qu'ils labourent durant les périodes d'été et enlèvent toutes les mauvaises racines avant d'ensemencer, afin qu'il n'y ait pas de ronces au moment des semailles en hiver. Il en est de même pour vous : améliorez vos actes avant que ne s'abatte sur vous la malédiction pour que vos prières ne soient pas repoussées lorsque vous crierez".
=> Nous apprenons de tous ces enseignements que tout celui qui ne purifie pas ses mauvais traits de caractère qui sont enfouis à l'intérieur de lui ressemble à celui qui sème des ronces à l'intérieur de son propre champ. Car même dans le cas où les pluies de bénédiction tomberaient du ciel, il ne pourrait pas pour autant y pousser de bonnes récoltes mais uniquement des ronces et des mauvaises herbes.
Il en est de même pour tout celui qui ne fournit pas les efforts nécessaires pour enlever les ronces de son âme et de son cœur : même s'il est consacré à la Torah, elle sera toujours assimilée à un poison de mort car elle fera pousser et grandir ses défauts.
Etudier lichma = recevoir une aide d’Hachem
"Notre sainte Torah regorge de significations cachées et de secrets profonds.
Comme nous le savons, Hachem a transmis l’intégralité de la Torah Orale, avec tous ses nombreux détails complexes, à Moché sur le mont Sinaï, comme il est dit : "Moché a reçu la Torah au Sinaï" (Pirké Avot 1,1), ce qui fait référence à la Torah Orale. Cela comprenait les nouvelles interprétations qui seraient révélées par les Sages de la Torah bien plus tard.
Même si la Mishna tout entière repose sur les paroles de divers Sages : "Rabbi Akiva dit", "Hillel dit", et ainsi de suite, Moché a reçu, par l’intermédiaire de la roua'h hakodech, ce que chacun des Sages dirait à l’avenir.
Cela vaut pour la Michna, pour la Guémara, et pour toutes les halakhot et les enseignements destinés à être révélés à travers toutes les générations futures jusqu’à l’arrivée du machia'h, puisse-t-elle survenir rapidement de nos jours.
Lorsque les gens étudient la Torah uniquement pour elle-même, alors Hachem les aide et les guide sur le chemin de la vérité, sans qu’ils ne trébuchent.
De plus, les âmes des Sages de la Michna et de la Guémara guident également quiconque étudie leurs paroles de la Torah pour elle-même (lichma), comme le dit le Zohar à propos de Rabbi Shimon bar Yo'haï et de ses disciples, que les âmes des tsadikim sont apparues et leur ont révélé les secrets de la Torah (Zohar - vol.III, 217b, voir l’introduction au séfer HaLikoutim et au Zohar - Michpatim 95a).
Le Arizal, par l’unification des Noms de Hachem, obtenait une guidance divine dans l’étude de la Torah.
Au cours des générations précédentes, grâce à leur haut niveau de sainteté et de piété, les Sages méritaient de telles révélations (voir rav 'Haïm Vital, fin de la hakdama du Shaar HaHakdamot).
Mais à notre époque, alors que notre niveau de sainteté a diminué en raison de nos nombreses fautes, nous sommes incapables d’atteindre de tels niveaux. Néanmoins, si une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), "Hachem est bon, et Il ne refuse aucune bonté à quiconque marche dans [la voie de] la pureté" (Téhilim 84,12).
Hachem leur accorde Son Esprit divin et les guide sur le droit chemin.
De plus, les âmes des sages vertueux de la Michna et de la Guémara viennent vers quiconque étudie leurs paroles pour elles-mêmes, et l’aident à les comprendre correctement.
Cependant, lorsque les gens étudient la Torah avec des arrière-pensées (lo lichma), ils ne reçoivent aucune aide de ce genre, ni de la part de Hachem ni de la part des âmes des vertueux, et tout leur étude renforce au contraire la sitra a'hara.
Les Michnayot et les halakhot, ainsi que les lois qui en découlent, trouvent toutes leur racine dans les mondes supérieurs. Par conséquent, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle unifie ces mondes supérieurs.
[...]
Toutes les Michnayot et les halakhot, ainsi que les enseignements des Sages à travers toutes les générations, sont connus d’avance par Hachem dans les Cieux. Mais Il a voulu accorder un mérite au peuple juif afin que, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même, elle mérite de révéler les enseignements que son âme a reçus."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 30,37-39 ]