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"La source principale de vie, de lumière et d’existence de tous les mondes dépend uniquement de l’implication du peuple juif dans l’étude de la Torah.
...

Et c’est pour cela que nos Sages enseignent que celui qui étudie la Torah de manière désintéressée est appelé : "compagnon".

Cela signifie qu’il est un compagnon, un collègue de D., si l’on peut s’exprimer ainsi, en maintenant l’existence du monde à travers son étude de la Torah.
[De même que D. a créé le monde et le maintient à travers la Torah, ainsi en est-il de l’individu qui étudie la Torah.] "

[Rabbi 'Haïm Volozhin - Néfech ha'Haïm 4,11]

Base du développement ci-dessus :
+ "Lorsque D. créa le monde, Il consulta la Torah et créa [basé sur ce qui y est écrit].
C’est à travers la Torah que le monde a été créé. "

[Zohar - Térouma 161]

"Tout endroit que la Torah a éclairé de sa lumière et de sa sainteté, ne serait ce qu’une seule fois, sera éternellement empreint de sainteté et restera constamment saint."

[Rabbi 'Haïm Volozhin - Néfech ha'Haïm 4,30]

"Si nous maintenons la sainte Torah de toute notre force comme il se doit, nous apporterons une abondance de sainteté, de bénédiction et de lumière [spirituelle] dans tous les mondes."

[Rabbi 'Haïm Volozhin - Néfech ha'Haïm 4,11]

Etude de la Torah vs. aider autrui …

+ Etude de la Torah vs. aider autrui ...

Il est écrit dans la guémara Méguila (16b) : "L'étude de la Torah est plus grande que de sauver des vies".

L'exemple donné est que si une personne se noie dans un fleuve et qu'il y a deux personnes au alentour, celle qui aura étudié la Torah aura fait un acte plus méritant/grand que celle qui aura sauvé la personne d'une mort certaine.
[Précision : il est évident que si on est la seule personne pouvant intervenir, on doit arrêter immédiatement son limoud pour sauver/aider une personne].

=> Il faut constamment avoir conscience qu'étudier la Torah, c'est faire un acte énorme pour nous, pour autrui!!
De la même façon qu'on serait constamment très fier d'avoir sauver la vie d'une personne, il faut toujours être très fier pour chaque mot de Torah que nous prononçons, écoutons, ...
[bien évidement, le yétser ara a tout intérêt qu'on oublie cette vérité ...]

==> On peut en arriver à s'interroger lorsque l'on aide autrui, qu'on lui rend service, si on n'aurait pas mieux fait d'utiliser ce temps pour étudier la Torah (le limoud étant supérieur au 'hessed, est-ce une sorte de perte de temps de faire autre chose?).

Le 'Hazon Ich de répondre par une vérité incroyable :
"D. préserve de penser que la Torah est une sagesse comme les autres.
Elle est la conscience (le néféch) même de chaque juif.

Lorsque ce néfech grandit en chacun, par l'accomplissement d'actes de 'Hessed (faire du bien à son prochain) notamment, il est apte à recevoir encore plus de Torah.
Et on ne perd rien en retour, bien au contraire."

=> Il faut comprendre que l'étude de la Torah est supérieure à toutes les mitsvot, mais il faut aussi éviter l'écueil consistant à s'enfermer dans sa "bulle de limoud" et à ne plus faire cas de quiconque.
C'est en donnant aux autres que l'on grandit en Torah.

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+ Supplément - Une réaction du gaon Steipler à ce sujet :

Un étudiant en Torah avait un compagnon d'étude très faible à qui il fallait répéter de nombreuses fois les choses.
L'étudiant passait beaucoup de temps à expliquer des connaissances simples à cette personne, et il pensait qu'il aurait pu exceller s'il étudiait avec d'autres compagnons d'étude ('havroutot).

Il fit part de ses interrogations au Steipler, qui lui répondit que ce 'Hessed qu'il prodiguait à son compagnon d'étude serait récompensé par une compréhension plus rapide et plus élevée de ce qu'il étudiait avec d'autres 'havroutot.
Il ne fallait donc pas abandonner son faible partenaire.

"Il n'y a aucun bonheur que l'on peut retirer de la matière : celui-ci ne peut que se retrouver dans la spiritualité.

Quiconque a une vie spirituelle intense est véritablement heureux et il n'existe pas d'autre forme de bonheur dans l'existence."

[Rav Dessler - Mikhtav MéEliyahou - dans une lettre à son fils]

Le Rav Chakh, à qui un très grand donateur demandait qui des 2 aurait le plus grand monde futur, répondit qu'il n'en savait rien mais qu'une chose était sûre, c'est que des 2, il avait certainement eu le plus de plaisir, dans ce monde-ci, par le biais de l'étude de la Torah ...

La Torah =être soi-même …

+ La Torah =être soi-même …

"Les exigences de la Torah ne sont pas faciles.

La Torah est grande et profonde, et les mitsvot sont nombreuses, mais c’est cela être juif.

Cela signifie que la Torah et les mitsvot correspondent exactement à l’âme juive.
Dès qu’un juif a fait le pas vers une vie juive authentique, il ressent qu’il a accédé à sa vraie personnalité.

Celui qui vient de loin, et entre et vit dans le monde de la Torah ressentira avec certitude incontestable qu’il est arrivé "chez lui". "

[rav Wolbe]

"La Torah unifie le peuple d’Israël et nous élève jusqu’à la racine de notre âme, là où tout n’est qu’amour. "

[rav Wolbe]

A l’image des paroles d’Hillel : "Ce que tu n’aimes pas qu’on te fasse, ne le fais pas à ton prochain.
C’est là toute la Torah. Le reste n’étant que commentaires, va l’étudier. " (guémara Shabbath 32b)

L’amour du prochain englobe "la Torah toute entière", mais pour y arriver véritablement il faut l'étudier et la vivre ...

[un regard spirituel sur la vie unifie : on est tous une partie d'un même corps : le peuple juif ; vu que tout vient de D. qui est illimité, ce qu'à autrui n'est pas une perte pour moi, au contraire si autrui va bien tous les juifs en bénéficieront comme on est tous lié ; il n'y a pas de concurrence mais chacun à son rôle unique à jouer sur la scène du monde, ...

A l'inverse, un regard purement matériel divise : autrui est perçu comme un concurrent venant menacer mon orgueil, venant réduire mes ressources, ...]

"D. témoigna Lui-même : "En vous vendant Ma Torah, c'est comme si Je M'étais vendu avec Elle", car "Je ne peux Me détacher d'Elle." "

[Midrach Chémot Rabba - 33,1]

Le roi David adresse à Hachem cette demande : "Dévoile mes yeux afin que je puisse contempler les merveilles de Ta Torah" (Téhilim 119,18).
Assurément, ils sont stupides les hommes qui n'investissent pas d'efforts dans l'étude de la Torah, source d'une longue vie de bonheur, dans ce monde et dans le monde futur.

Celui qui étudie la Tora est libéré de toute domination étrangère, sauf si Hachem en décide autrement, comme dans le cas des tsadikim, tels que Rabbi Akiva, devenus des martyrs de la foi.
[Zohar - 'Hayé Sarah 131b]

Combien est-il important de s'appliquer à l'étude de la Torah jour et nuit, car on sera vanté par Hachem dans les mondes inférieurs et Supérieurs.

De plus, pour celui qui l'étudie, la Torah est un arbre de Vie ici-bas et dans le monde à Venir.
[Zohar - Vayéra p.106b]