Combien l'homme doit-il peiner jour et nuit dans l'étude de la Tora. En effet, Hachem prête une oreille attentive à ceux qui l'étudient de la sorte et crée un nouveau ciel à partir de chaque signification nouvelle que l'homme y découvre.
[Zohar - Introduction p.4b]
Catégorie : Torah
L'étude de la Torah doit être faite avec énergie et empreinte d’une grande joie. Cela permettra de réduire les pensées étrangères.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 113]
Les pastèques et la Torah
-> Le rav Aharon Leib Steinman se promenait un jour avec son petit-fils. Ils passèrent devant un marché en plein air, où un vendeur de pastèques annonçait : "Pastèques à vendre, pastèques à vendre!"
Le rav Steinman fit remarquer : "Ne se lasse-t-il jamais de répéter sans cesse la même chose : "pastèques à vendre" ?
La réponse est que tu ne l’entends pas correctement ; il ne parle pas vraiment de pastèques ; il dit : "Je veux de l’argent, je veux de l’argent!"
Ce qui l’intéresse vraiment, c’est l’argent qu’il recevra en échange des pastèques. Comme il aime l’argent, il ne se lasse pas de le répéter encore et encore."
Le rav Steinman poursuivit : "Il en va de même pour l’étude de la Torah. À quelques pas d’ici, le rav 'Haïm Kanievsky est assis et étudie. Se lasse-t-il jamais d’étudier la même guémara encore et encore? Non, car pour le rav Haïm, l’étude est la chose la plus précieuse dans la vie et il en a un amour profond. Tout comme l’homme d’affaires ne se lasse pas de gagner plus d’argent, le rav 'Haïm ne se lasse pas d’étudier de plus en plus la Torah."
Les Bné Israël : le cœur du monde …
+++ Les Bné Israël : le cœur du monde ...
-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 1,95) écrit que le peuple d’Israël est le "cœur du monde", du fait qu’il a été, à chaque génération, le dépositaire de la présence divine, c’est-à-dire de la Torah.
-> "Avant tout, sache que tout ce que l’homme connaît ou comprend provient directement ou indirectement de la Torah.
S’il n’en était pas ainsi, rien ne le différencierait de l’âne qu’il monte …"
[le Ramban – discours intitulé Torat Hachem Témima]
-> "C’est bien de la Torah que le roi Salomon puisa toute sa science, ses connaissances de la nature et de la médecine, ainsi que tous les secrets de la création.
Car tout se trouve dans la Torah …"
[le Ramban – son commentaire sur la Torah]
-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 2,66) d’écrire :
"C’est par D. et grâce à ses aptitudes extraordinaires que le roi Salomon acquit toute sa science.
Des confins de la Terre, de l’Inde lointaine, on venait le trouver afin de s’inspirer de sa science pour la diffuser dans toutes les nations.
C’est chez nous que toutes les sciences puisèrent leurs sources, pour parvenir aux Chaldéens, puis aux Perses et à la Médie, aux Grecs et aux Romains.
A cause du temps et de la multitude des intermédiaires, on en est arrivé à en créditer les Grecs et les Romains, au lieu de les attribuer au Hébreux … "
-> Le Rav Yérou’ham Leibovitch de Mir a dit un jour :
"Certains peuple nous accusent de leur avoir volé leur sagesse.
S’il en était réellement ainsi, on serait en droit de s’attendre à ce que les victimes de ce vol se situent à la pointe de la morale et de la justice, et que les voleurs, au contraire, se retrouvent au bas de l’échelle.
Or que voyons-nous justement ?
Ces civilisations, dont nous aurions pillé la culture, ont disparu depuis déjà bien longtemps à cause de leur immoralité et de leur cruauté, alors que notre peuple est toujours là, bien vivant, avec ses Justes, ses grands maîtres et ses bienfaiteurs, dans chaque génération.
Cela suffit à dénoncer la malhonnêteté de ces nations que nous aurions prétendument dépouillées. "
-> Il est intéressant de conclure par les paroles du rav Wolbe à ce sujet :
"Le peuple d’Israël est : le "cœur du monde", et la Torah : "le cœur d’Israël.
…
Tous les vestiges de pureté, de vérité ou de sainteté ont pour même source notre peuple et sa Torah, foyer du monde dont émanent aujourd’hui de pâles lueurs.
…
Grâce à D., notre Torah est bel et bien là, avec nous, et le centre de notre cœur n’est pas vide.
Mais il nous incombe de sauvegarder précieusement l’intériorité, le sens profond de notre vie.
Lorsqu’on vit dans une société attirée par les futilités, par le spectacle, par la recherche d’une "situation" et de titres honorifiques, et donc, dans une société qui se laisse emporter par un mouvement centrifuge (tendance à s'éloigner du centre), cela requiert de notre part un grand nombre de concessions.
Maintenons-nous donc dans notre centre spirituel, dans les profondeurs de l’étude de la Torah et de la pratique des mitsvot, dans la modestie et la simplicité.
Car telle est notre place "dont émane la lumière du monde", et parce que le cœur est l’organe vital de la création.
Soyons donc des hommes de cœur et construisons le cœur du monde ! "
Ne restez pas dans l’ignorance!
-> Le mot "zékénim" signifie littéralement "vieillards".
La guémara (Shabbat 152a) rapporte que plus les érudits en Torah vieillissent, plus ils deviennent sages ; mais plus un am ha'aretz (ignorant en Torah) vieillit, plus il devient stupide.
Le petit-fils du rav Aharon Leib Steinman, le rav Yaakov Shteinman, étudiait cette guémara avec son grand-père. Il demanda : "Mais ne voyons-nous pas qu’il y a beaucoup de personnes âgées ignorantes qui ne sont pas devenues stupides?"
Le rav Steinman répondit : "Le fait même qu’elles soient restées ignorantes est la plus grande des stupidités! Si elles avaient été intelligentes, elles auraient compris que c’est maintenant leur dernière chance, et elles auraient commencé à étudier dans leur vieillesse. Puisqu’elles n’étudient même pas à ce stade, elles sont vraiment stupides!"
L’étude de la Torah : la force du peuple juif …
+ L'étude de la Torah : la force du peuple juif ...
1°/ Le midrach enseigne sur le verset : "La voix est la voix de Yaakov, et les mains sont celles d’Essav" :
"Tant que la voix de Yaakov résonne dans les maisons de prières et les maisons d’étude, les mains d’Essav ne peuvent les dominer, mais lorsque la voix cesse d’être celle de Yaakov …"
2°/ De même, le midrach (à propos de Réhovoam et du roi d’Egypte Chichak) nous dit :
"Quand les royaumes idolâtres parviennent-ils à persécuter Israël ?
C’est lorsqu’ils jettent à terre les paroles de Torah. "
3°/ Par ailleurs, à propos du verset : "Et ils se déplacèrent … et ils campèrent à Réfidim. ", puis "Et Amalek vint se battre contre Israël".
Nos Sages expliquent que c’est parce qu’ils s’étaient affaiblis (rafouy, de la même racine que le nom Réfidim) dans la Torah.
Source (b"h) : issu du livre du 'Hafets 'Haïm, le : Nid'hé Israël
"Etudier la Torah, c'est découvrir son origine divine."
[le Ramban - annotation sur le Séfer haMitsvot du Rambam]
"Hachem, Tu veux que les juifs observent la Torah. Cependant, Tu dois te rappeler dans quelles conditions ils ont accepté la Torah. À l'époque, ils étaient très riches grâce au butin de la mer (Rouge) ... Ils étaient forts et en bonne santé, car ils avaient été guéris de toutes les maladies ... C'étaient des hommes libres ...
Aujourd'hui, cependant, Tu veux qu'ils observent la Torah alors qu'ils sont pauvres et malades et qu'ils souffrent en exil. Je suis sûr que si Tu nous donnais la richesse, la santé et la clarté d'esprit, nous accepterions à nouveau la Torah."
[ rav Aharon de Tchernobyl ]
"La Torah est la nourriture de l'âme."
[Tanya - Chap.4]
N'est-il pas étrange que les animaux n'aient jamais à souffrir de maladies induites par les excès?
L'alcoolisme, la toxicomanie et les désordres d'ordre alimentaire ne se trouvent que chez les être humaines.
Cela est dû au fait que les animaux satisfont leurs désirs physiques uniquement avec ce qui leur est approprié et qu'ils arrivent ainsi à satiété.
Lorsque les humains n'ont pas conscience d'avoir une carence spirituelle, ils tentent de combler ces puissants désirs spirituels en s'accordant des plaisirs physiques (accumuler des richesses, se laisser aller à une surconsommation de nourriture, de boisson ou d'autres plaisirs, ...) pouvant générer des maladies.
Un manque de Torah entraîne un état de malaise psychologique.
=> N'oublions pas que notre âme a besoin d'une nourriture spécifique : la Torah.
"Rabbi Akiva, à l'âge de 40 ans, n'avait jamais étudié la Torah.
Un jour, il remarqua que l'eau qui coulait sur un rocher y avait creusé une profonde crevasse.Il tint le raisonnement suivant : "De même que l’eau a usé la pierre et y a laissé son empreinte, de même l’eau de la Torah peut faire son chemin dans mon cœur de pierre et y laisser l’empreinte d’une Torah d’eau vive."
[Avot déRabbi Nathan 6,2]