« Celui qui empêche ses yeux de voir tout spectacle incorrect méritera de contempler la présence Divine.
Comme le dit le prophète : « Et qui ferme les yeux pour ne pas se complaire au mal … tes yeux contempleront le Roi dans Sa beauté » (Yéchayahou 33,15-17). »

[midrach Vayikra rabba 23,13]

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-> « Détourne mes yeux de la vue de choses frivoles, fais-moi vivre dans Tes voies » (le roi David – Téhilim 119,37)

« La sainteté, c’est le fait d’être attaché à Hachem de telle façon, que quoi qu’on fasse, on ne se détache pas de Lui, au point que les choses matérielles qu’on utilise dans un but quelconque se trouvent élevées par cette utilisation, qui ne fait rien perdre à l’homme de son attachement à D. et de son niveau. »

[Ram’hal – Messilat Yécharim]

« A chaque fois qu’il y a une protection contre l’immoralité, il y a de la kédoucha (sainteté).« 

[midrach Vayikra rabba 32,5]

Un juif ne peut pas s’imaginer à quel point il sera heureux au Ciel, si rien qu’une seule pensée interdite pouvait lui être retirée de ses actions de ce monde.

[Gaon de Vilna]

=> La téchouva n’est possible que dans ce monde, et nous négligeons trop souvent l’impact phénoménal de quelques mots/secondes de repentir!

La seule lettre de l’alphabet qui est complètement fermée est le « samé’h » (ס) [en ne comptant pas les lettres finales].
Dans l’alphabet, la lettre d’après est le « ayin »(ע – qui veut dire : l’œil), et la lettre suivante est : « pé » (פ – qui veut dire : la bouche).

On apprend d’ici que celui qui ferme son œil (ne pas voir les choses qu’il ne faut pas) et sa bouche (ne pas dire de lachon ara), deviendra à l’image de la lettre suivante : un tsadik (צ).

[rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

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[ordre des lettres : ס -> ensuite : ע -> ensuite : פ -> ensuite : צ.]

« Celui qui garde ses yeux devient un chariot de la présence divine, et il est considéré comme ayant amené tous les sacrifices.
Ses prières ne sont pas repoussées, et il lui est garanti le succès dans toutes ses actions. »

[‘Hida – Rabbi ‘Haïm Yossef David Azoulaï]

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-> Celui qui garde ses yeux aura sa vie qui sera prolongée (Ibn Ezra), et le monde entier se maintient par son mérite (Réchit ‘Hokhma 88,13).

-> Celui qui garde ses yeux prendra plaisir dans son étude de la Torah et dans ses prières, et ses yeux pourront discerner la sagesse de la Torah.
[Beit Avraham – paracha Tazria]

-> Une personne demanda à Baba Salé pourquoi ses prières étaient ignorées, tandis que celle de Baba Salé étaient répondues.
Il lui répondit : « C’est parce que je garde mes yeux et ma bouche ».
[rapporté par le rav Yéhouda Tsadka]

-> « Il existe une recommandation qui marche toujours [pour développer durablement en nous de la véritable crainte de D., et c’est] : garder ses yeux et sa langue. »
[Baba Méïr – Rabbi Méir Abi’hssira – un des fils de Baba Salé]

-> « Lorsqu’une personne ferme ses yeux pour éviter une vision interdite, c’est pour elle un moment opportun pour faire une demande à Hachem »
[le Chomer Emounim – Rabbi Avraham Roth]

-> La meilleure barrière contre la faute, réside dans le fait de [savoir] fermer ses yeux.
[Rabbi Shlomo Ibn Gabirol]

« Si un juif n’a pas été vigilant, de son vivant, quant à ce que ses yeux regardaient et qu’il s’est autorisé à porter son regard sur ce que la Torah interdit, il doit savoir clairement que dans le monde futur il sera comme un aveugle et ne pourra contempler la lumière divine.
[…]
Nos Sages enseignent : si l’homme se sanctifie un peu, alors D. le sanctifie beaucoup …
Lorsque Hachem voit qu’un homme fait un peu plier son yétser ara et tend légèrement vers la sainteté, Il lui envoie un abondant flux de sainteté.
[…]
Lorsque l’homme se sanctifie dans ce monde-ci, alors D. le sanctifie dans le monde futur : au moment où il monte au ciel et doit se tenir devant le trône divin, on le revêt des vêtements splendides et fastueux de la sainteté. »

[le ‘Hafets ‘Haïm – Chmirat haLachon – 2e partie]

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm ne portait pas de lunettes bien qu’il ait la vue basse, et il disait à ce sujet : « Que gagnerai-je à voir de loin? »

-> « Le roi David priait pour que ses yeux ne voient pas des choses vaines …
Les pensées et les actes de l’homme sont influencés par ce que ses yeux voient, en bien ou en mal, car l’œil voit, le cœur désire et les membres commettent la faute.
[…]
A l’opposé, voir une bonne chose influence vers le bien, créé une envie de se calquer sur ce modèle …
C’est la raison pour laquelle, en ce qui concerne l’accomplissement des mitsvot, nos Sages enjoignent : « C’est mon D. et je l’embellirai » (Béchala’h 15,2) : apporte un soin esthétique à leur réalisation, décore ta Soucca, procure-toi un beau Shofar, un beau Loulav, de beaux tsitsit, car tout ce qui ravit le regard influence la conduite de l’homme, en bien comme en mal. »

[hé’Hafets ‘Haïm ‘hayav vépaolo]