« Toute la sainteté d’une personne dépend de ses yeux. »

[Gaon de Vilna – sur Béréchit 38,21]

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-> Le Ben Ich ‘Haï (Bén Yéhoyada – guémara Sota 8) note que la guématria de : réiya (la vision – ראיה) est la même que : « guévoura » (force, puissance – גבורה).
En effet, nous devons mobiliser nos forces pour contrôler ce que nos yeux voient, car c’est par là que le yétser ara met un 1er pied chez nous.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm dit que les yeux sont le point d’entrée clé pour que le désir [au mal] entre et s’agrippe à notre âme.
Cela est en allusion : « Mes yeux ruinent mon âme (éni oléla lénafchi) » (Eikha 3,51).

[avoir de mauvais regards, c’est laisser une porte ouverte pour que le yétser ara puisse alors nous inciter à réaliser d’autres fautes!]

-> Rachi (Vayétsé 28,13) fait remarquer que Hachem associe son nom avec Its’hak, durant sa vie, ce qui n’est pas le cas d’Avraham et de Yaakov. Pourquoi cela?
C’est parce que Its’hak avait déjà perdu la vue, et par conséquent son yétser ara était verrouillé.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm avertit que bien que nous disons à chaque bénédiction: « acher kidéchanou bémitsvotav » (Qui nous sanctifie par Ses mitsvot = chaque mitsva que nous réalisons nous rend plus saint), cette transformation ne peut avoir lieu que chez celui qui fait attention à ses yeux et à son imagination.

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-> Si tu Me donne ton cœur et tes yeux, alors Je saurai que tu es Mien » (midrach Yalkout Chimoni – Michlé chap27)

[on a tendance à se dire : « ça va, je n’ai rien fait, ce n’est qu’un regard! », mais on oublie que par nos yeux nous prouvons que nous sommes attachés à Hachem ou pas (« Je saurai que tu es Mien! »).]

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-> Le Séfer ‘Hassidim (140) assure que celui qui est vigilant avec ses yeux, aura une place réservée tellement haute, tellement proche de Hachem, que mêmes les anges (mala’him) ne pourront pas l’approcher.

En effet, les anges sont pré-programmés, n’ayant pas un libre arbitre, ils devront restés en dehors de ce cercle de personnes proches de D., et d’ailleurs, les anges leur demanderont : « Qu’est-ce que Hachem fait? »

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-> Avoir des yeux purs permet de mieux retenir la Torah que l’on étudie.
Cela est en allusion dans la portion du Shéma par la proximité de : « lo tatourou » (ne va pas après tes yeux) et des mots : « lémaan tézakérou » (afin que tu te rappelles).
[rav Shimon Shkop]

-> A l’inverse, rabbénou Bé’hayé (Pirké Avot 1,5) écrit :
« Avec une tête pleine de pensées méprisables, comment est-il possible d’absorber en même temps des pensées de Torah? C’est l’un ou l’autre.
Ceux qui sont submergés par la poursuite des tentations de ce monde, deviennent insensibles à la beauté de la spiritualité.
Ces 2 opposés ne peuvent pas se tenir l’un à côté de l’autre dans le même cœur ».

[à nous de jouer : chaque mauvais regard retire de la Torah, de la spiritualité en nous, et donne davantage de place à notre matérialité, aux envies fautives de ce monde.]

-> Le Ben Ich ‘Haï (Bo) nous avertit qu’un esprit d’impureté rôde autour de nous et essaie d’enlever de notre esprit nos études de Torah.
La façon d’empêcher ses activités nuisibles est de préserver la sainteté de nos yeux.

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-> Le simple fait de suivre ses yeux peut être considéré comme un acte d’adultère [guémara Béra’hot 12b].
Pourquoi cela?

Les yeux sont les fenêtres par lesquelles notre âme absorbe les images et les scènes de l’extérieur, et ensuite elles deviennent une part de notre personnalité et vont devenir de la matière à notre imagination.
Le simple fait de regarder va créer un lien connectant celui qui regarde avec ce qu’il regarde.
Une fois que nous avons regarder une chose, nous ne sommes plus le même qu’avant, puisqu’une marque permanente va rester pour toujours en nous.

A l’image d’une éponge, notre âme absorbe ce que nos yeux lui donne à manger.
Est-ce que nous désirons utiliser nos yeux pour donner à notre âme une bonne nourriture cashère ou bien des substances toxiques, nuisibles.
C’est pourquoi nos Sages (guémara Méguila 28a) nous avertissent de ne pas regarder le visage d’un racha car cela va impacter négativement notre âme.

[Il faut avoir conscience de la particularité de cet organe (l’œil), qui contrairement aux autres amènent en nous ce qu’il y a dehors, et ce en bien ou en mal en fonction de nos visions.]
[rabbi Yossef Goldschmidt]

-> La guémara (Yoma 29a) dit qu’avoir des pensées de plaisirs immoraux, est d’une certaine façon pire que les actes immoraux eux-mêmes.

En effet, le corps d’un juif est comme un Temple sur terre, et le cœur (l’esprit) correspond au Kodech haKodachim (Saint des saints).
Le racha Titus a démoli le Temple, mais par de mauvaises pensées un juif fait davantage de dégâts. Il profane le Saint des saints du Temple qui se tient en Haut (cf. Néfech ha’haïm part.1,chap.4). [et ce à chaque mauvaise pensée!]
[rabbi Yossef Goldschmidt]

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-> Regarder des choses interdites nous empêche d’avoir de l’enthousiasme pour les mitsvot avec un cœur plein de chaleur.
[rav Matisyahou Salomon]

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-> Se régaler les yeux de visions interdites peut bloquer le chemin pour faire téchouva.
[Rambam – Hilkhot Téchouva 4,4]

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-> Tout celui qui voit quelque chose [d’indigne] et ne s’en régale pas les yeux, méritera de voir la Face de la Présence Divine.
[Déré’h Eretz – chap.1]

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-> Le Ben Ich ‘Haï (Od Yossef ‘Haï – Vaét’hanan) enseigne :

Une source importante de plaisir dans ce monde provient du fait de manger et de boire.
Dans le monde à Venir, nous entrerons d’abord dans le Gan Eden inférieur où les âmes profitent d’agréables parfums, et ensuite nous montons vers le Gan Eden supérieur pour prendre part à l’émerveillement de voir la Gloire Divine.

Cette progression se manifeste dans la structure du visage : en bas la bouche (manger, boissons), au-dessus le nez (parfums), et au plus haut il y a les yeux.
Cela nous transmet le message suivant : à tout prix nous devons conserver la spiritualité de notre vision.

C’est le désir le plus tendre et profond de tout juif que de pouvoir un jour apprécier la luminescence de la Présence Divine, à l’image du roi David qui désire : « contempler la splendeur de Hachem » (la’hazot bénoam Hachem – Téhilim 27,4).
C’est la plus haute dimension [de plaisir, joie] que l’on peut ressentir.

[Nos yeux sont un organe tellement central/élevé, que plus nous avons des yeux saints, plus nous pourrons contempler et être proches de la Présence Divine, et ce pour l’éternité dans le monde à Venir.]

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-> « L’aide de Hachem vient aussi vite que le clignement d’un œil » (yéchouat Hachem kééréf ayin)

Le rav Its’hak Zilberstein, au nom du Taharat haKodech, dit que simplement en tournant ses yeux d’une vision inappropriée, nous méritons d’être plus proches de Hachem, et d’avoir un moment favorable (ét ratson) pour faire une prière à Hachem.
En effet, « aussi vite que le clignement d’un œil » (devant une vision interdite), vient : « l’aide de Hachem » = ce moment où nos demandes à D. sont plus facilement acceptées.

De même, le Gaon de Vilna écrit qu’à chaque fois qu’un juif se retient de regarder ce qui ne convient pas, il acquiert un pouvoir de prière considérable.
A ce moment précis, il peut s’adresser à D. et obtenir de très grandes choses.

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-> Si les juifs regardent des choses interdites, alors les puissances de Essav et d’Ichmaël reprennent des forces.
Mais si nous sommes vigilants à protéger notre sens de la vision, alors Essav et Ichmaël seront anéantis et le machia’h viendra.
[‘Hida – Na’hal Kédoumim – Béréchit]

-> Le midrach Tan’houma (fin de Vayigach) compare ce qui se passe à Tsion avec la vie de Yossef.
Le rav Don Segal commente que de même que Yossef a obtenu la royauté grâce à la pureté de ses yeux, de même le retour de Jérusalem comme capitale du monde sera essentiellement précédé d’épreuves où les juifs devront garder la pureté de leurs yeux.

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-> Le Maharcha (guémara Sanhédrin 100b) enseigne que pour nous tester, le Satan a la capacité de donner de la grâce et de la beauté à une femme qui serait sinon pas attrayante.

[Le Satan/yétser ara a un énorme pouvoir d’illusion, et c’est à nous d’être sur nos gardes et de rester fidèle à la volonté de Hachem.]

-> Le rav Avigdor Miller explique que l’eau volée à un meilleure goût qu’une eau achetée.
La raison de cette douceur est parce qu’elle n’est pas à nous.

[à l’image d’un enfant qui dit : « pourquoi lui il a cela et pas moi! », et une fois qu’il l’a, il n’en a rapidement plus véritablement envie.]

=> De même, une grande partie du désir de regarder des choses interdites est simplement parce que cela nous est interdit, ne nous appartient pas.

[d’une manière générale nous prenons plus de plaisir dans l’anticipation, dans l’imagination d’une activité que nous allons faire, par rapport à l’action en elle même sur le moment.
Ainsi, le yétser ara utilise la puissance de l’imaginaire pour nous attirer sur des choses interdites!]

-> Le Gaon de Vilna rapporte que rien que le fait d’entendre les pas d’une femme était suffisant pour nuire à sa sainteté.

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-> A chaque fois que nous refusons de céder aux visions indésirables, nous devons ressentir une élévation et même de la joie égale à la joie d’une mitsva, [comme] lorsque nous réalisons la mitsva de la Soucca ou du loulav.
[en effet, à chaque fois nous avons réalisé la mitsva de la Torah ne pas aller après notre cœur et nos yeux (Bamidbar 15,39)!]
[Baal haTanya – Likouté Amorim]

-> Nous ne pouvons pas imaginer à quel point est phénoménale la récompense pour chaque seconde où l’on se bat avec notre yétser ara, et ce même si au final on en sort perdant »
[rav Israël Weintraub]

Le ‘Hafets ‘Haïm dit que pour un juif chaque effort déployé est un succès, rien n’est perdu, quelque soit le résultat final.
[tant que l’on est dans une optique sincère de faire de notre mieux, il ne faut pas s’attrister mais au contraire se focaliser sur chaque seconde, chaque effort déployé, qui génère un résultat magnifique, dont on peut être fier pour continuer à mener bataille dans la joie!
A l’inverse des non-juifs où seul le résultat final compte.]

De plus, la guémara (Makot 10b) affirme : On est mené dans le chemin où l’on désire aller.

Le Maharcha commente que ce sont des anges qui vont mener une personne vers la direction de ses aspirations personnelles.
[ainsi tant que nous aspirons sincèrement à suivre la volonté de D., à être dans la Vérité, alors même si au final nous échouons, puisque Hachem connaît les intentions présentes dans notre cœur, alors Il va forcément nous aider à aller dans le chemin de la sainteté, à se rapprocher de Lui.]

Le plaisir et la joie principales de Hachem sont lorsque nous agissons avec sainteté, avec des pensées pures.

[Noam Elimélé’h – Emor]

« Le niveau de proximité d’une personne avec Hachem dans le monde à Venir est déterminé par la quantité de kédoucha (sainteté) que son âme a pu absorber en réalisant les mitsvot dans ce monde. »

[‘Hafets ‘Haïm – Torah Ohr – chap.7]

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-> Le Méam Loez (Kédochim 19,2 – « Soyez saints ») enseigne :
Bien que notre corps soit fait de chair et de sang, chaque fois que qu’il accomplit un commandement, il atteint un degré de sainteté plus élevé.

Dans la 3e partie du Shéma nous disons : « afin que vous vous souveniez de tous Mes commandements, que vous les accomplissiez et que vous soyez saints pour votre D. » (Bamidbar 15,40) = l’observance des mitsvot permet d’atteindre la sainteté.

C’est la raison pour laquelle notre corps renferme 248 membres qui correspondent aux 248 commandements positifs de la Torah.
Les commandements permettent à chaque membre de gagner en sainteté.

Avant d’accomplir certains préceptes, nous récitons une bénédiction qui commence par : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements » (acher kidéchanou bémitsvotav).
Nous louons Hachem de rendre notre corps saint grâce à Ses commandements (mitsvot).

Chaque commandement créé un vêtement de lumière dont l’âme se revêtira au monde futur.

[…]

Lorsqu’un homme faute, un esprit impur s’attache à lui. Une marque spirituelle apparaît sur son visage.
Voyant cette marque, les anges le maudissent et s’exclament : « Écartez-vous de cet homme qui a enfreint les commandements de la Torah! Malheur à lui et malheur à son âme! Il n’a pas de part en le D. d’Israël ni de part au monde futur s’il ne se repent pas ».
En effet, tant que l’homme ne s’amende pas, ce signe spirituel ne quitte pas son visage.

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-> Quiconque commet une faute ajoute un œil au Satan.
La Torah recommande de ne pas pécher pour ne pas accroître le nombre de yeux du Satan.
En réalité, le Satan est aveugle. C’est pourquoi il est appelé Samael (סמאל), nom dont les lettres forment le mot : « lassouma », qui veut dire « à l’aveugle ».

Le Satan a aussi le rôle d’ange de la mort. A la mort d’un homme, cet ange aux multiples yeux apparaît et dit à l’agonisant : « Souviens-toi de telle faute que tu as commise! Tu crois peut-être qu’aucun œil ne l’a vue, mais voici l’œil créé par ta faute! »
Ensuite, il couvre les yeux de sa victime et prend son âme.
[Méam Loez – Kédochim 19,26]

Avantages de garder sa brit (selon le Zohar)

+ Avantages de garder sa brit selon le Zohar (par rabbi Aharon Roth – Séfer Taharat haKodech) :

-> Le monde entier a été créé et existe en raison de ceux qui garde leur brit (shomer habrit).
[Zohar Béréchit 56a ; Tikounim 64b]

-> Lorsque les juifs gardent leur brit, aucune autre nation ne peut régner sur eux.
[Zohar Béréchit 66b]

-> Lorsque quelqu’un garde sa brit, c’est comme s’il observait la Torah toute entière.
[Zohar Béréchit 193a ; Vayikra 13b]

-> Quelqu’un qui garde la brit a constamment avec lui la Présence Divine, à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.
[Zohar Lé’h Lé’ha 94b]

-> Si quelqu’un garde sa brit (shomer habrit) comme il faut, il est appelé : un « puissant » guerrier [de l’armée de Hachem].
[Zohar Béchala’h 61b]

-> Si quelqu’un garde sa brit, Hachem Lui-même guérit cette personne à la fois physiquement et spirituellement.
[Zohar Béchala’h 61b]

-> Hachem se réjouit chaque jour concernant ceux qui gardent leur brit.
[Zohar Chéla’h 165b]

-> Une personne qui garde sa brit est appelée : un tsadik, comme Yossef [hatsadik] qui gardait sa brit.
[Zohar Béréchit 59b ; Vayéra 53a]

-> La mer Rouge ne s’est ouverte que par le mérite de Yossef haTsadik qui était shomer haBrit.
[Zohar Pin’has 213b]

-> Lorsque Hachem envoie de l’énergie dans le monde, elle passe d’abord par ceux qui garde leur brit.
[Zohar Béréchit 162a]

-> Celui qui garde sa brit mérite d’avoir des enfants saints qui garderont également leur brit.
[Zohar Lé’h Lé’ha 93b]

-> L’ange Douma se tient à l’entrée de l’enfer (guéhinam) avec des milliers d’anges Persécuteurs.
Ils n’ont pas l’autorisation de nuire à ceux qui garde leur brit dans ce monde.
Il est également rapporté dans la guémara (Erouvin 19a) que Avraham sauve du Guéniman ceux qui ont gardé leur brit [dans ce monde].
[Zohar Béréchit 8a ; 94a]

-> Lorsque machia’h se révélera, il y aura beaucoup de destruction dans le monde, mais cependant ceux qui gardent leur brit seront sauvés.
[Tikouné Zohar 54b]

-> Le mauvais œil (ayin ara) n’a pas d’impact sur une personne qui garde ses yeux.
[Zohar – Tikounim 28a]

-> C’est uniquement celui qui garde sa brit qui peut recevoir pleinement l’esprit du Shabbath.
[Zohar Vayikra 19a ; Tikounim 70a]

-> Celui qui garde sa brit a la forme de Hachem, entraînant la crainte des humains et des animaux.
[Zohar – Tikounim 65b]

-> Celui qui garde sa brit est protégé de nuisances et des ennemis.
[Zohar – Chéla’h 165a]

-> Celui qui garde sa brit mérite de ressentir l’éclat Divin et de prendre du plaisir dans le service d’Hachem.
[Zohar Pin’has 225b]

-> Dans notre génération, ceux qui font face et garde leur brit, sont ceux qui amène la guéoula.
[Zohar Béréchit 94a ; Noa’h 72b ; Tikounim 48a]

-> Celui qui garde sa brit sera dans un état constant de bonheur.
[Zohar – Tikounim 63a]

-> Celui qui rectifie sa brit méritera d’atteindre une foi complète en Hachem.
[Zohar Vayéra 93b]

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-> Il est uniquement possible d’atteindre la qualité d’humilité, si l’on garde sa brit.
[Rabbi Aharon Roth – Séfer Taharat haKodech]

-> Quelqu’un qui garde sa brit mérite qu’on lui donne l’opportunité de réaliser des mitsot et tikounim rares. Il est normalement difficile d’avoir la possibilité de pouvoir faire ces mitsvot.
[Rabbi Aharon Roth – Séfer Taharat haKodech]

-> Quelqu’un qui garde sa brit atteindra un niveau où il sera constamment dans un état de joie.
[Rabbi Aharon Roth – Séfer Taharat haKodech]

+ Chaque jour, le yétser ara se promène en pleine rue, examinant tous les passants.
Lorsqu’il voit un jeune homme marchant fièrement, habillé à la dernière mode, les cheveux bien coiffés, il se dit : « Celui-ci est pour moi ».
Un si bel homme peut facilement succomber à la tentation et pécher.

[Méam Loez (Vayichla’h 37,2) rapportant le Zohar Vayichla’h]

Etre Kadoch grâce à la Torah

+ Etre Kadoch (saint) grâce à la Torah :

-> La guémara (Baba Batra 16a) nous enseigne que de même que D. a créé le yétser ara, il a créé son antidote : l’étude de la Torah.
Rachi commente ce passage : « Car la Torah neutralise les mauvaises pensées. »

-> « Celui est [pleinement] impliqué dans la Torah, il n’a pas besoin de s’inquiéter du tout [à propos de son inclinaison à fauter]. »
[rav ‘Haïm de Volozhin – Kéter Roch 33]

-> « On doit changer ses pensées vers des mots de Torah, et remplir notre esprit de sagesse, car les pensées d’interdites sexuelles (arayot) ne peuvent rester que dans un cœur qui est vide de sagesse [en Torah]. »
[Rambam – Hilkhot Issouré Biakh – chap.22]

-> « La sainteté de la Torah repousse l’impureté …
L’étude de la Torah, la plus grande des mitsvot, provient du plus élevé de tous les mondes spirituels, et ainsi elle élève une personne à un niveau où l’attirance vers l’impureté devient insignifiante, à l’image d’un jouet pour enfant qui n’est plus attirant pour un adulte. »
[Birkat Avraham]

-> Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik – Béréchit 15) enseigne que Hachem a mis dans la nature humaine un désir important pour atteindre le plaisir, l’amusement.
Ce désir peut être dirigé pour obtenir du plaisir résultant de notre connexion avec Hachem par le biais de l’étude de la Torah, ou bien au travers des plaisirs matériels/physiques.
=> Ainsi, lorsque nous dirigeons notre désir vers notre Source (Hachem) par l’étude de la Torah, alors le désir pour un plaisir interdit dans le domaine de la sainteté (kédoucha) va disparaître.

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-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch (Chémot 3,8) écrit :
« Malgré la faiblesse physique et spirituelle des juifs en Egypte, Hachem ne leur a pas permis de descendre dans le 49e niveau d’impureté.
S’ils avaient franchi ce seuil, ils n’auraient pas pu en sortir facilement, puisqu’ils n’avaient pas encore reçu la Torah.

S’ils étaient restés [en Egypte] un instant supplémentaire, ils se seraient enfoncés dans le 50e niveau d’impureté, et n’auraient pas pu en sortir.
Cependant, avant l’arrivée du machia’h, les juifs entreront dans ce « 50e niveau d’impureté », mais ils seront sauvés grâce au pouvoir de la Torah. »

-> « De même que l’esclavage en Egypte à permis de rectifier l’impureté, de même l’effort dans la Torah remplira la même fonction durant le dernier exil [le nôtre]. »
[rav Avraham de Sochotchov (introduction à son Eglé Tal)]

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-> « [L’étude de la] Torah [a la capacité de nous] sauver … de souffrances qui sont aussi difficiles que la mort »
[Tikouné Zohar – Tikoun 22]

Le Zohar (vol.I,27a) nous enseigne que nos difficultés dans l’étude de la Torah permettent d’expier nos fautes.

[nous pouvons nous laver/purifier de nos fautes par des souffrances, ou bien par nos efforts dans l’étude de la Torah.
Ainsi, la Torah nous rend plus kadoch (donc proches de D.!), nous amène un salaire éternel, et nous permet d’éviter bien des souffrances, et ce tout en kiffant notre étude! ]

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-> « [D. dit :] J’ai créé le yétser ara et J’ai créé la Torah comme antidote »
[guémara Kiddouchin 30b]

Le Messilat Yécharim (chap.5) dit que par cette déclaration, nos Sages ont clairement statué que c’est uniquement grâce à la Torah qu’une personne peut se libérer du yétser ara, et que toute personne qui pense le contraire se ment elle-même.
Cela est semble à une situation où un docteur a fait une prescription à un malade.
Ce patient, qui n’a aucune connaissance médicale, va choisir les médicaments qui sont à son goût, détruisant par la-même tout espoir de guérison.
[il est évident que la téchouva et la prière vont de pair avec l’étude de la Torah]

-> « Sache qu’en dehors une implication dans l’étude de la Torah, il n’y a pas d’autre possibilité [d’être sauvé du yétser ara] …
Il n’y a aucun autre remède ou solution dans le monde afin d’éviter les pièges qu’il place en permanence devant nous, afin de nous attraper et nous jeter dans les abysses, afin de nous détruire pour de bon (que D. nous en préserve).
L’unique solution est l’immersion dans notre sainte Torah. »
[Rabbi ‘Haïm de Volozhine – Néfech ha’Haïm 4,32]

-> « Si ce méprisable (le yétser ara) t’affronte, amène-le dans la maison d’étude (beit hamidrach) »
[guémara Soucca 52b – la Torah est tellement puissante que s’il est de fer, il va exploser!]

-> « Si le yétser ara se tient devant toi, nourris-le du pain de la Torah »
[midrach Téhilim – chap.34]

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-> Tout celui qui met les mots de Torah sur son cœur sera épargné des pensées (et des désirs) de luxure (znout), des pensées du yétser ara, des pensées (et des désirs) pour une femme mariée, des pensées pour des sottises, …
[rabbi ‘Hanina Segan haCohanim – Avot déRabbi Nathan – chap.20]

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+ Chacun de nos efforts vaut de l’or :

-> Lorsqu’une personne se sanctifie un peu, [alors Hachem] la sanctifie beaucoup »
[guémara Yoma 31a]

-> « Tout celui qui est vigilant à ses actions [en cherchant la meilleure manière d’agir] dans ce monde, méritera d’être témoin de la délivrance de Hachem. »
[guémara Moed Katan 5a]

Selon le Ram’hal (Messilat Yécharim 2), cela signifie que si une personne est attentive à sa façon de se comporter, alors Hachem va l’aider, et Il la sauvera de son yétser ara.

-> « Hachem vient en aide aux repentants, lorsqu’ils sont par nature incapables de persévérer dans leur voie. »
[Rabbénou Yona – Chaaré Téchouva – chap.1]

Cette affirmation a pour source la guémara (Shabbath 104), selon laquelle : « lorsqu’un homme cherche à se purifier, il est soutenu dans sa voie ».

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-> « Même si nos Sages ont dit que les portes de la prière sont fermées, cela ne fait référence qu’à la prière pour nos besoins matériels. Cependant, une prière pour obtenir de l’aide de D. dans la spiritualité, est toujours entendue. »
[rav Israël Salanter – rapporté par le rav Eliyahout Dessler – Mikhtav méEliyahou vol.II]

+ Le corps se compose de 248 membres et de 365 vaisseaux sanguins.

L’âme a exactement le même nombre de membres et de vaisseaux, mais ils sont d’ordre spirituel et non physique.
Chaque partie de l’âme a son pendant dans le corps et y est étroitement liée, comme l’arbre l’est avec ses racines ….
Dès qu’une personne pèche avec un organe, son équivalent dans l’âme en souffre.
[…]

Par exemple, s’il regarde l’épouse d’un autre, il aveugle les yeux de l’âme …
Les yeux physiques n’ont pas le pouvoir de voir.
Le sens de la vue dépend totalement des yeux de l’âme qui lui sont liés. Ce sens est extrêmement sensible et le péché l’aveugle aisément
Lorsque l’œil spirituel ne peut voir la page d’un livre sacré, l’individu ne peut en comprendre la lecture.
[…]

De même, quiconque pèche par sa bouche, frappe la bouche de son âme et la rend muette.

[Méam Loez – Béréchit 2,7]