« Si l’on implore Hachem pour le succès dans l’étude de la Torah, ou tout ce qui est en rapport avec les besoins du Ciel, et que l’on épanche son [âme dans la prière], Hachem entend cette prière, même si la personne ne compte pas de bonnes actions à son actif, et même si elle est entachée de mauvaises actions. »

[Séfer ‘Hassidim – simanim 130-131]

<——–>

-> « Après la destruction du Temple, les portes de la prière se sont fermées ; tandis que les portes des pleurs n’ont jamais été closes » [guémara Béra’hot 32b].
[Cependant,] il est certain qu’une prière qui vise la spiritualité sera toujours exaucée. »
[rav Israël Salanter – rapporté par le rav Eliyahou Dessler – Mikhtav méEliyahou vol.4]

-> Le Maharal (Nétivot Olam vol.1 – Nétiv haAvoda) écrit à ce sujet :
« Il est louable qu’une personne demande que Hachem subvienne à ses besoins afin qu’elle puisse Le servir et étudier la Torah. Ainsi, ses prières seront certainement acceptables par Hachem. »

[=> lorsque nous désirons des moyens matériels dans un but de renforcer l’honneur du Ciel dans le monde, dans un objectif de mieux évoluer spirituellement, … cela permet de garantir l’élévation et l’acceptabilité de nos prières.]

« Il ne devrait pas y avoir d’autre réalité au moment de la prière, à l’exception de Hachem Lui-même. »

[rav Yé’hezkel Levenstein]

[La préparation à une prière nécessite de prendre conscience d’à quel point nous dépendons pour tout de D.
Fort de cette réalité, nous nous jetons dans Ses « bras », nous nous attachons à papa Hachem, car de Lui seul vient, est venu et viendra toute bonne chose! ]

Hachem dit à Israël : « Soyez attentifs et vigilants dans vos prières, parce qu’il n’y a pas d’autre mesure plus belle que celle-ci.
Et elle [la prière] est plus grande et plus puissante que les offrandes d’animaux [dans le Temple].

Et même si une personne n’est pas digne de voir ses prières exaucées … du moment qu’elle prie et implore plusieurs fois, Moi [Hachem], Je serai bienveillant avec elle. »

[midrach Tan’houma – Vayéra 1]

« Le pouvoir de la prière est tellement puissant, que même les prières provenant d’un racha, qui devrait normalement n’avoir aucun crédit au Ciel, sont néanmoins acceptées et répondues.
C’est pourquoi, Moché a été forcé de demander à Hachem de ne pas écouter les prières, ni d’accepter les sacrifices de Kora’h et de ses acolytes. »

[rav Shimon Moché Diskin]

Il est garanti qu’une prière [sincère] amène de la bénédiction.
Si une personne voit que ses prières sont répondues, cela est une forme de bénédiction.
Mais même dans le cas où une personne a prié encore et encore pour une même chose, et qu’elle n’a toujours pas obtenu ce qu’elle désirée, alors Hachem considère comme si elle avait reçu ce qu’elle demandait, et qu’ensuite cela lui avait été repris.
Dans ce cas, c’est également une bénédiction, sous forme d’expiation (kappara).

Cela est une énorme bonté de Hachem, puisque uniquement en implorant D. pour une chose et en ne l’obtenant pas, nous pouvons parvenir au même résultat qu’en subissant des souffrances.
Par exemple, en priant pour une maison encore et encore, et en ne l’obtenant pas, cela est similaire au fait de perdre toute sa maison (idem pour des sommes d’argent, …).

[rav Aharon Kotler sur la prière – citée par le rabbi Lugassi – rapportée par le rav David Ashear (Séfer li’hyot émouna tome 4 – p.201)]

<———–>

-> Le Maharcha (guémara Kidouchin 29b) écrit que toute chose obtenue par le biais de la prière, ne vient jamais réduire nos mérites.
Même si une personne n’est pas digne d’une certaine bénédiction, la prière elle-même en est le paiement.

[ne pas prier, c’est se priver de faire descendre les flux de bénédictions qui n’attendent que d’arriver sur nous, c’est également risquer d’obtenir des choses par un miracle d’Hachem, ce qui viendrait alors réduire nos mérites éternels du monde à Venir.
A l’inverse, même un racha s’il prie, il peut obtenir l’aide de D.!

Hachem est impatient de nous entendre pour avoir la possibilité de nous combler du meilleur, et notre yétser ara fait tout pour que notre prière apparaisse routinière, sans véritable importance à nos yeux, afin que nous négligeons cette opportunité incroyable!]

<——–>

-> Le rav Wolbe (Alé Chour) écrit que les difficultés se produisent car la Présence Divine est cachée.
Chaque fois qu’une personne dit une bénédiction avec une conviction que Hachem est activement impliqué dans le monde, alors cela révèle Sa Présence ici, et cela amène une lumière spéciale de Hachem dans ce monde.
C’est alors que d’une manière automatique, les difficultés disparaissent.

<—>

On peut comprendre l’importance des prières (dualité : remercier & demander), par le fait que :
-> « Tout l’objectif de la Création [de ce monde] est afin que nous réalisions que Hachem est notre D., et pour Le remercier de nous avoir créés » (Ramban – fin paracha Bo)

-> « L’objectif des mitsvot est de nous amener à aimer et à nous attacher à D.
Le plus nous avons Hachem à l’esprit, le plus nous Le remercions, et le mieux nous réalisons notre mission dans ce monde. » (Ibn Ezra)

Il est un fait établi que dans ce monde, c’est uniquement grâce à la prière qu’une personne peut recevoir des bénédictions [Divines].
Il n’y a pas d’autres moyens : certes la Torah et les bonnes actions amènent des mérites énormes, mais cependant elles ne servent qu’à améliorer l’efficacité des prières, qui sont nécessaires pour obtenir ce qu’une personne désire.
Sans prière, rien ne peut être obtenu.
[…]
Si quelqu’un ne prie pas, [et qu’il a malgré tout beaucoup de bénédictions], c’est que quelqu’un d’autre a prié pour lui.
Cela peut être sa mère, sa grand-mère, ses amis, …

Il s’avère toujours que : la prière est l’unique moyen permettant d’obtenir les bénédictions de Hachem.

[d’après le rav Yé’hezkel Levenstein – cité dans le Séfer Chaaré Aharon p.150]

-> « Quelqu’un aura beau être doté d’une solide émouna et d’un grand bita’hon, s’il ne prie pas, [Hachem] ne lui accordera pas [ce qu’il désire]. »
[rav Eliyahou Lopian – Lev Eliyahou (vol.3 – Vaét’hanan)]

<——->

-> Par exemple, la guémara (Nidda 70b) demande ce qu’un homme doit faire pour réussir dans son travail.
Elle répond qu’il faut faire Hichtadlout (travailler afin d’avoir la parnassa nécessaire) et prier [pour la réussite] à Hachem, l’Unique qui possède toutes les richesses (yévakéch mimi chéaochér chélo).

-> On peut également citer l’attitude du ‘Hazon Ich, géant en Torah, qui chaque fois qu’il rencontrait une difficulté dans son étude, il fermait ses livres et se tournait vers Hachem pour prier afin qu’Il lui accorde la compréhension.

Le ‘Hazon Ich qui était reconnu pour son étude très intensive de la Torah, a dit une fois qu’il a mis davantage d’efforts dans ses prières que dans son étude de la Torah.
Il a également affirmé qu’il a gagné davantage de compréhension de la Torah par le biais de sa prière, que par le biais de son étude de la Torah intense et constante.

-> « Se plonger dans l’étude [de la Torah] … sans la prière n’est pas suffisant. Plus on utilise cette ségoula qu’est la prière, plus on a de chances de réussir. »
[rav ‘Haïm Kanievsky – Dérékh Si’ha p.486]

<———–>

-> Le rabbi Lévi Its’hak de Berditchev avait tellement conscience de ce caractère vital, que lorsqu’on le critiqua pour s’être balancé avec enthousiasme durant la prière, il demanda :
« Si vous apercevez une personne qui se noie et qui s’agite dans tous les sens dans l’espoir de se maintenir au-dessus de l’eau ou d’appeler à l’aide, allez-vous critiquer sa conduite?
Lorsque j’essaie de me concentrer sur la prière, mois aussi, je lutte de toutes mes forces pour retenir ma concentration (kavana). »

[plus nous y mettons de cœur/kavana, plus notre prière a de la force pour nous sauver la vie en déversant sur nous davantage de sublimes bénédictions.
La prière est un moment grave (le futur de ma vie en dépend!), c’est véritablement une question de vie ou de mort, et je dois donc m’y investir à fond!]

<——->

-> On peut s’interroger : quelle est la différence entre obtenir une chose sans prier, et l’obtenir avec prière? En effet, le résultat final semble le même!

1°/ Selon le rav Smadja, la règle est que nous avons tous besoin de prier pour obtenir quelque chose. Sinon, ce qu’on a l’est grâce aux prières des autres.
[à défaut d’en acquérir le mérite par nous-même, nous nous sommes servis du compte commun à tous les juifs (et ce peut être au détriment de quelqu’un d’autre qui en avait davantage besoin que nous!).]

2°/ Le Ben Ich ‘Haï (Od Yossef ‘Haï – Toldot) enseigne que pour chaque flux de bénédiction qui descend, il faut un tuyau qui est le réceptacle pour pouvoir recevoir cette bénédiction, et ce tuyau correspond à la prière.
Quelqu’un qui ne prie pas peut avoir la chose voulue, mais cela ne durera pas forcément.
En effet, c’est uniquement le fait de dire un prière à Hachem qui permet que la demande soit acceptée et qu’elle perdure (elle ne lui sera pas retirée!).

<———–>

-> « Si l’homme désire être capable de subvenir à ses besoins, il doit se lever et prier, et réaliser en son âme que sans la téfila, il ne pourra assurer sa subsistance.
Il mettra donc toute sa confiance en Hachem … [et] pour cette raison, [Hachem] lui viendra en aide.
 »
[Rabbénou Yona – Chaaré Téchouva – Chaar 1, 15]

<———–>

-> « Le mazal n’exerce pas de contrôle sur Israël »(én mazal léIsraël – guémara Shabbath 156a)

-> « La raison pour laquelle nos Sages mentionnent que les enfants, la vie et les moyens de subsistance sont affectés par le mazal, afin que nous réalisions à quel point la prière est nécessaire pour obtenir ces bénédictions … avec la prière, le mazal peut être retourné et dépassé. »
[Rabbénou Bé’hayé – Dévarim 31,14]

De même, Rabbénou Bé’yahé (Dévarim 11,13) écrit que la prière peut modifier la nature et annuler les mauvais décrets.

Hachem a du plaisir à entendre les louanges que Lui chantent les anges au Ciel.
Encore plus que cela, Hachem apprécie les louanges provenant des âmes des tsadikim au Ciel.
Et encore davantage que cela, Hachem apprécie les louanges provenant des âmes ici dans ce monde, emprisonnées dans un corps, qui n’ont pas la capacité de Le percevoir, et qui malgré tout chantent des louanges remplies d’amour à D.

[Ohr ha’Haïm haKadoch – Kora’h 16,22]

<—>

-> Le Séfer Ki Ata Imadi ajoute que puisque Hachem prend davantage de plaisir des louanges de ceux qui ont du mal à Le distinguer, alors combien davantage en est-il d’une personne qui Le loue alors qu’elle a des souffrances, des difficultés dans sa vie, ce qui l’empêche de voir D., voir l’incite à s’en éloigner.

Si en plein milieux des difficultés, nous exprimons notre confiance, notre amour pour Hachem, alors cela constitue la forme la plus élevée de louange, et cela procure à Hachem une joie/satisfaction énorme!

=> Lorsque nous traversons une période douloureuse/compliquée dans notre vie, notre yétser ara nous incite à penser : comment une personne aussi minable que toi, peut oser faire des louanges à D., qui est si bon envers toi! Tu n’as pas honte!
Mais la réalité est l’exact opposée : de par notre situation, Hachem éprouve grâce à nous une joie bien supérieure à celle des autres personnes.

==> Certes ma situation est difficile et je désire qu’elle s’améliore au plus vite, mais en attendant, tâchons d’en profiter car elle donne à ma prière une valeur exceptionnelle, unique.