« Les juifs n’ont quitté l’Egypte qu’en raison de leurs prières »

[midrach Chémot rabba 38]

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+ Personne n’a trop peu de valeur pour que sa prière soit écoutée :

-> « S’il existait une personne qui ne mériterait pas que Hachem accepte ses prières, néanmoins par le biais de la force de ses supplications et des larmes de ses yeux, du fait qu’elle pleure et implore constamment, alors bien qu’elle ne possède pas de mérites et de bonnes actions, Hachem va accepter sa prière et accomplir son désir. »
[Séfer ‘Hassidim – 130]

-> Hachem dit à Moché : « Lorsque Je vois des gens, même s’ils n’ont aucune Torah et bonnes actions, ni eux, ni leurs ancêtres, alors uniquement parce qu’ils se lèvent, me remercient, me bénissent, me louent, et élèvent leurs supplications devant Moi, alors Je suis contraint [d’accomplir leurs demandes]. »
[Tana déBé Eliyahou Zouta – 86]

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-> L’homme le plus saint : le Cohen Gadol, le jour le plus saint : Yom Kippour, dans le lieu le plus saint : le saint des saints, devait prier pour que Hachem n’accepte pas la prière des voyageurs demandant un arrêt de la pluie.
En effet, ils n’en veulent pas, car cela ralentit et peut entraîner un fort retard de leur déplacement.

Or, une prière venant des profondeurs du cœur, même d’une personne simple, a un impact phénoménale, au point qu’il est nécessaire d’avoir le Cohen Gadol, le jour de Kippour, dans le saint des Saints, qui intervienne pour ne pas que la collectivité d’Israël ne manque d’eau.

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-> Le rav Michel Twerski dit qu’au moment de commencer notre Amida, on doit s’imaginer un énorme stade rempli d’anges dans les tribunes qui louent Hachem, et nous au centre du terrain.
Tout à coup, Hachem ordonne à cette multitude d’anges de se taire, expliquant que Son enfant veut Lui parler.
Hachem et tous les anges focalisent alors leur attention sur lui, et Hachem dit : « [Mon enfant] Je suis tout à toi. Qu’as-tu à me dire? »

C’est l’intention du verset que l’on dit en ouverture : « Hachem, chéfataï tifta’h (Hachem, s’il Te plait ouvre mes lèvres) » = nous sommes tellement tremblant devant la grandeur de cette occasion de parler à papa Hachem, l’infiniment énorme, que nous Lui demandons de l’aide pour que les mots puissent sortir de notre bouche.

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-> Lorsqu’une personne pense aux mots [de prière] qu’elle prononce, et au fait qu’elle a le privilège de se tenir devant Hachem, lui demandant pour ses besoins, et qu’elle prend conscience de tout ce que Hachem fait pour elle, alors c’est impossible de ne pas être heureux.
[Pélé Yoets – Yalzou ‘Hassidim – Chorech haTéfila 18]

-> « N’oubliez jamais la grandeur de la prière.
Elle a le pouvoir de changer le cours de la nature, de sauver de tout dommage, et d’annuler les décrets difficiles. »
[Rabbénou Bé’hayé – Ekev 11,13]

-> La prière annule non seulement les décrets difficiles, mais c’est aussi la source de toutes les bénédictions spirituelles et matérielles.
[Noam Elimélé’h – Tzetel Katan]

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-> Aujourd’hui avant la venue du machia’h, la principale forme de service [Divin] est la prière.
[rabbi ‘Haïm Vittal – rapporté dans le Tzetel Katan du Noam Elimélé’h]

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-> « Les gens doivent savoir que la bataille principale contre le yétser ara se tient pendant la prière.
Car même si une personne étudie une grande quantité de Torah, réalise les mitsvot, et donne son temps et son argent aux pauvres, le yétser ara ne s’y opposera pas totalement, puisque de telles actions ne sont pas une véritable menace pour lui.

Cependant, lorsqu’un juif déverse son cœur en prières à Hachem, alors le yétser ara va l’attaquer sans cesse, perturbant ses pensées. En effet, de telles prières coupent l’essence même du yétser ara, et peuvent le vaincre, davantage que toutes les mitsvot. »
[Maor vaChémech – Ki Tétsé]

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-> Une personne peut prier sans retenue pour devenir sage dans le service Divin, car aucune force Accusatrice ne peut se tenir face à de telles prières.
[‘Hozé de Lublin – Avné Zikaron 563]

-> Le rabbi ‘Haïm Kanievsky, se basant sur le ‘Hazon Ich (Ora’h ‘Haïm 156) enseigne :
« Hachem nous donne la pleine liberté de choix de faire le bien ou le mal.
Cependant, tous les juifs étant responsables les uns des autres, ils sont considérés unis comme une seule personne.
Ainsi, lorsqu’un juif utilise son libre arbitre pour prier pour l’amélioration spirituelle d’un autre juif, sa prière peut avoir un effet sur la transformation spirituelle d’autrui, et cela n’est pas considérée comme venant du Ciel, puisqu’étant le résultat d’un choix libre d’un juif. »

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-> Face au pouvoir extraordinaire de la prière, dans le cadre du libre arbitre, le yétser ara s’y oppose de toutes ses forces afin qu’on la néglige.

On peut citer par exemple :
1°/ Rav Bibi bar Abaye (guémara Béra’hot 6b) dit : « Que signifie l’expression : « kéroum zoulout aux gens ? »
Il répondit : « Ce sont les choses qui se tiennent au sommet du monde, mais que les gens traitent avec légèreté. »
Rachi affirme à ce sujet : « Par exemple, la prière qui s’élève jusqu’au ciel. »
[Le rav Moché Sternbuch dit que le fait que tant de personnes ont de si grandes difficultés à prier avec ferveur/concentration est la preuve de son importance.]

2°/ D’après la guémara (Béra’hot 32b) : « Nos Sages enseignent qu’il existe 4 domaines qui nécessitent d’être constamment renforcés, et il s’agit de : la Torah, les bonnes actions, la prière et le déré’h érets. »
[si on ne se rappelle pas fréquemment la véritable importance de notre prière, alors on en vient inévitablement à la dévaloriser! ]

« Le plus grand trésor des vivants sont les prières que les défunts disent pour eux. »

[Méam Loez – Michpatim 22,5]

« La prière consiste dans le fait que la sagesse supérieur [Hachem] a établi que les créatures doivent recevoir l’abondance de Lui.
Il faut que ce soit elles qui se tournent vers Lui, se rapprochent de Lui et recherchent Sa proximité.
Il leur accorde un épanchement d’abondance en fonction de leur éveil vers Lui, et sans cet éveil elles ne le reçoivent pas.

Hachem désire que les créatures aient une abondance de bien en tout temps, et Il leur a préparé ce service [la prière] tous les jours, [puisque] de cette façon Il leur accordera une abondance de réussite et de bénédiction. »

[Ram’hal – Déré’h Hachem]

« C’est est un acte de générosité pour ainsi dire envers le Créateur de partir tôt de chez soi le matin et le soir, et comme la présence Divine est en exil à notre époque, elle ne trouve de satisfaction que dans les 4 coudées de la prière.

Quiconque se lève tôt pour aller à la synagogue, c’est comme s’il se levait pour accueillir la Présence Divine et lui demandait comment elle va, et cela la console et la réjouit que cet homme lui demande de ses nouvelles quand il vient parmi les premiers. »

[le Séder haYom]

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-> Habituellement, dans un mariage, les parents des 2 côtés arrivent les premiers, ensuite la proche famille, et la famille plus éloignée arrive en dernier.
Il en va de même en ce qui concerne la prière : plus la personne a un « lien de parenté » direct avec la prière, plus il vient tôt.
Nous devons savoir que celui qui veille à arriver à temps exprime ainsi l’importance de la prière à ses yeux, et cela même constitue une raison que la prière soit acceptée.
[rabbi Dov Yaffé]

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-> b’h, sur l’importance d’être parmi les 10 premiers à la prière : https://todahm.com/2018/12/09/limportance-detre-parmi-les-10-premiers-a-la-priere

La force essentielle de la prière est lorsque l’homme met tout son espoir dans le Créateur du monde, ne compte absolument que sur Lui, et croit fermement dans Sa puissance illimitée.
Plus cette foi grandit, plus les chances qu’un miracle se produise augmentent, et que D. entende sa prière.

Et bien que chacun de nous soit habitué à la prière, et croie en Sa puissance, il faut éveiller cette foi en la faisant passer du cerveau dans le cœur et les sentiments, car seul celui qui prie avec une foi tangible peut espérer que sa prière vienne le sauver de tout mal.

[le Baré’hi Nafchi]

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-> Quand un enfant a envie d’argent pour s’acheter quelque chose, il le demande à son père sans hésiter, même si c’est une petite chose, parce que c’est son père.
Nous sommes les enfants de D., et Il est notre père, nous n’avons pas à hésiter à lui demander même une petite chose, car il n’y a personne d’autre à qui demander.
[le Birkat Avraham]

+ « La prière ne s’acquiert pas par des contorsions et des grimaces, mais avant tout « goûtez et voyez que Hachem est bon » (Téhilim 34,9).
On doit en acquérir pour soi-même le goût, alors notre prière sera convenable.
Pour trouver le goût de la prière, on doit renforcer en soi-même les bases de la foi et de la confiance dans la providence Divine.
C’est obligatoire, tout simplement.
[…]

[De plus,] Il faut comprendre la signification des mots, et que l’oreille entende ce que dit la bouche … En effet, sinon la bouche énonce des louanges envers D., alors que le cœur est plongé dans des pensées tout à fait autres (or, Hachem désire notre cœur!). »

[rav Yé’hezkel Levinstein]