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+ Lorsque le 'Hazon Ich apprenait des mauvaises nouvelles ou faisait face à une situation difficile, il affirmait souvent :
"Nou, Hachem doit avoir très envie que nous priions!"

 

 

La prière …

+ La prière ...
Le Choul'han Arou'h dit, à propos de la prière, que celle-ci "doit être récitée comme une supplication, tel un pauvre qui mendie aux portes, et non comme une charge dont on cherche à s'acquitter." (Hil'hot téfila 98,3)Le Michna Béroura écrit : "cela signifie que même, s'il la récite sous forme de supplication, s'il ne réfléchit pas qu'il vient solliciter le Roi pour ses besoins, mais qu'il prie seulement pour s'acquitter de son devoir, ce n'est pas correct, et il faut y faire très attention."

=> Le Rav Pinkous dit :
On doit se rendre à l'office exactement pour les mêmes raisons qu'on se rend dans un supermarché.
On n'y entre pas parce que cela fait partie de notre emploi de temps, mais parce qu'on a besoin de pain, de lait, ...

Le Michna Béroura traduit les paroles des Sages : "Ne fais pas de ta prière une obligation fixe, mais un moment de miséricorde et de supplication" (Avot 2,13), de façon littérale :
== on doit entrer dans une synagogue, et prier parce qu'on a besoin de D.
On vient Le solliciter, Le supplier!

Sans cette intention, et si on prie simplement "parce qu'il le faut", certains A'haronim pensent qu'on n'est pas quitte.
Néanmoins, à postériori, le Michna Béroura tranche qu'il n'est pas nécessaire de recommencer à prier une seconde fois.

C'est ce qu'on appelle vivre avec D. ; et ce lien/ ce fait de "marcher" avec D. est totalement dissimulé aux autres humains, c'est de l'ordre de l'intimité.

Source (b"h) : le "néféch Chimchon" du Rav Chimchon David Pinkous

L’interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue

+ L'interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue :

-> Il est interdit de bavarder à la synagogue (sauf pour une mitsva). Cela est énoncé clairement dans le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 151.1; voir Michna Beroura qui souligne la gravité de cette conduite).
C'est particulièrement grave pendant la prière, la répétition de l'Amida par l'officiant (pendant laquelle si l'on parle, la faute est "trop lourde à porter"; Choul'han Aroukh Ora'h 'Haïm 124,7), la lecture de la Torah, le Kaddich et à tout autre endroit de la prière où le Choul'han Aroukh interdit de parler.

-> L'incident suivant est raconté dans la Massékhet Dérekh Erets (citée par Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 125) : Rabbi 'Hama bar 'Hanina rencontra Eliahou Hanavi qui marchait avec des chameaux chargés.
"Que portent ces chameaux?" demanda Rabbi 'Hama bar 'Hanina.
Il répondit que ces chameaux portaient la Colère et la Fureur pour ceux qui parlent entre Kadoch Kadoch et Baroukh Kevod (dans la Kédoucha), entre Yehé Cheméh Rabba et Yichtaba'h, et entre les bénédictions. A propos de celui qui parle à ces moments-là, Hachem dit : "Mais Tu ne M'as pas appelé, Yaacov" (Yechayahou 43,22).

-> Un autre récit est raconté dans un midrach (cité par les poskim ; voir Michna Beroura 56,1) :
un érudit apparut en rêve à son élève avec une tache sur son front, et il expliqua que c'était une punition parce qu'il parlait pendant le Kaddich.
Le Michna Beroura (ibid.) cite aussi le Séfer 'Hassidim : un homme pieux remarqua qu'un autre homme pieux [au monde futur] avait le visage blême. Il expliqua que c'était parce qu'il parlait pendant que l'officiant disait Vayé'houlou et Maguen Avot [dans la prière du vendredi soir après l'Amida] et pendant le Kaddich.

-> Les poskim citent Kol Bo (voir Michna Beroura 124.27) : "Malheur à ceux qui bavardent ou plaisantent pendant la prière, car de nombreuses synagogues ont été détruites à cause de la légèreté d'esprit".

-> Selon le Midrach (Yalkout Chimoni - Tehillim 623) : "Lorsqu'un homme est debout en prière, il doit être heureux d'avoir l'occasion de servir le D. suprême. Il ne faut pas agir avec légèreté d'esprit devant Lui mais Le servir avec crainte."

-> "Il ne faut pas quitter la synagogue avant la fin de toute la prière, sauf pour faire ses besoins ou vomir".
[ séfer 'Hassidim 779 ]

On raconte qu'une vieille dame allait prier tôt et faisait de bonnes actions. Après sa mort, elle est apparue à des justes dans un rêve.
"Quel est ton lot dans ce monde-là? lui demandèrent-ils. On me frappe de grandes punitions. Lorsque les autres hommes et femmes justes sont joyeux, on me chasse de parmi eux. C'est parce que, lorsque j'étais en vie, je sortais de la synagogue pendant la Kédoucha sans attendre que toute la congrégation sorte."
[ voir Séfer 'Hassidim où il raconte un incident semblable.]

La terre d'Israël est appelée "la bonne terre" (arets atova - Ekev 8,10), parce que le monde entier est nourri grâce à elle, même après que les Bné Israël en ont été chassés.
Celui qui se délecte des plaisirs de la table doit rappeler avec nostalgie dans la Birkate Hamazone (les bénédictions après le repas) la Terre sainte et le Palais du Roi, qui est détruit ; Hachem le lui comptera comme s'il avait reconstruit les ruines du Temple.
[Zohar - Térouma 157a]

Lorsqu'une personne prie pour la parnassa, elle fait partie de la catégorie de "ceux qui cherchent à se purifier" et ces personnes reçoivent l'aide Divine. Le fait de prier montre que l'on a de l'émouna et du bita'hon en Hachem. C'est pourquoi les portes de la parnassa s'ouvrent à celui qui fait la prière.
[ rabbi de Kobrin ]

Nos Sages (guémara Béra'hot 6b) accordent à la prière une valeur exceptionnelle. Encore plus importante que les sacrifices, elle apporte, comme eux, l'expiation des fautes.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,6 ]

Chaque fois qu'il m'arrive un malheur, je m'accroche à ma foi. Je sais pertinemment qu'aucune situation n'est le fruit du hasard et que tout est supervisé par Hachem. Je m'efforce alors de prier, pour annuler le décret. Je déconsidère les efforts, car ce ne sont pas eux qui permettent de s'en sortir.
['Hazon Ich - lettre 132]

=> il ressort que pour prier, l'individu doit totalement s'annuler devant Hachem. Celui qui intériorise le fait qu'il ne possède rien et que tout appartient à Hachem a le mérite de voir sa requête agréée.

"La prière à un pauvre lorsqu'il s'enveloppe et déverse sa parole devant Hachem" (Téhilim 102,1)

-> Le Toldot Yaakov Yossef (paracha Vaeét'hanan) cite le Baal Chem Tov qui explique ce verset.
Il demande pourquoi est-il dit "la prière à un pauvre" (téfila léani), plutôt que "une prière d'un pauvre" (téfila mé'ani), et répond par l'allusion suivante : il était une fois un roi aimable et puissant qui avait proclamé que quiconque avait besoin de quelque chose pouvait venir le voir et lui présenter sa requête. Certaines personnes demandaient de l'or ou de l'argent, tandis que d'autres demandaient un poste haut placé, ...
Un sage a fait une demande différente : il a demandé à pouvoir parler au roi 3 fois par jour. Le roi était très heureux, car il voyait à quel point cette personne l'aimait et appréciait plus que tout au monde de passer du temps avec elle.
Par conséquent, il a dit que sa demande serait acceptée et qu'il serait autorisé à entrer 3 fois par jour, et qu'à chaque fois qu'il viendrait, il pourrait prendre tous les trésors qu'il souhaiterait dans le palais.

Selon cela, il explique que le roi David appelle Hachem "le pauvre" (ani) parce qu'Il ne tient rien dans Ses mains et qu'Il remet tout à des anges qu'Il nomme pour prendre soin de tous les trésors du monde.
Le roi David demande à Hachem la permission de "s'envelopper" de Lui, c'est-à-dire d'être capable de se connecter à Lui en "déversant sa parole" à Lui trois fois par jour, sachant que si cette demande est accordée, il pourra prendre tout ce dont il a besoin dans les trésors d'Hachem.

Réciter 100 bénédictions par jour

+ Réciter 100 bénédictions par jour :

-> Le Tour décrit comment les 100 bénédictions quotidiennes ont empêché la mort de 100 hommes chaque jour à l'époque du roi David, et que le même terrible décret est présent dans chaque génération et n'est empêché que si nous continuons à réciter les 100 bénédictions.

-> Dans Dévarim (chapitre 28), Moché énumère les malédictions et les châtiments qui attendent le peuple juif s'il ne suit pas les voies d'Hachem. La liste contient 98 des plus horribles tragédies imaginables, et au verset 61, la Torah ajoute 2 autres malédictions générales, à savoir "toute maladie et tout fléau", soit un total de 100.
Nos Sages (voir Baal haTourim sur Vaét'hanan 6,7) nous disent que les 100 bénédictions que nous prononçons chaque jour ont le pouvoir d'annuler les 100 malédictions potentielles qui nous attendent chaque jour.

Dans son dernier discours au peuple juif avant sa mort, Moché leur dit : "Voyez, je vous propose en ce jour, d'une part, la bénédiction, la malédiction de l'autre" (Réé 11,26).
Le Arizal dit que le mot pour malédiction, kélala (malédiction - קללה), épelé à l'envers se lit הלל ק (hallel kouf - louange 100), pour nous indiquer que si, à D. ne plaise, une malédiction a été décrétée contre quelqu'un, il peut l'inverser en disant 100 bénédictions chaque jour et s'il le fait, cela se transformera en une bénédiction pour lui.
Sur cette base, on peut lire le verset selon lequel Moché ne leur a parlé que de toutes les bénédictions qu'Hachem a pour eux : les bénédictions proprement dites ainsi que les malédictions qui peuvent être transformées en bénédictions en disant 100 bra'hot (bénédictions) quotidiennes.

-> La guémara (Béra'hot 35b) enseigne : "Rav 'Hanina, le fils de Papa, dit : "Quiconque profite de ce monde sans faire de bénédiction est considéré comme s'il avait volé Hachem et la communauté juive".
Rachi explique qu'il a volé à Hachem la bénédiction qu'il Lui devait, car la guémara explique précédemment qu'avant de faire une bénédiction, tout ce qui se trouve dans le monde appartient à Hachem et nous n'avons pas le droit de l'utiliser, mais en faisant une bénédiction, Hachem nous permet de profiter des avantages de ce monde.
Une telle personne a également volé le peuple juif car, puisqu'elle a fauté en ne faisant pas de bénédiction, les fruits du monde sont frappés et ne produisent pas ce qu'ils devraient.
Les commentateurs expliquent qu'Hachem désire nous combler de Ses bénédictions d'une manière infinie, mais que nous devons être dignes de les recevoir. Si nous récitons une bénédiction correctement, Hachem nous accordera Sa bonté et Sa gentillesse, mais si l'on ne fait pas de bénédiction, la bonté qui nous attend ne descendra pas sur cette terre. Cela signifie que les affaires d'un autre juif peuvent réussir ou échouer à cause de notre bénédiction.
Un tel concept est effrayant par la responsabilité qu'il nous impose, mais en même temps, il devrait nous inspirer une énorme joie, car nous avons la capacité, en disant simplement une bénédiction lentement et avec concentration, d'apporter une énorme bénédiction et la délivrance à un grand nombre de nos frères et sœurs.

-> Après qu'Hachem eut achevé les 6 jours de la création, la Torah nous dit que "les arbres des champs n'étaient pas encore sur la terre et que toutes les herbes des champs n'avaient pas encore poussé". La raison invoquée est que "Hachem n'avait pas envoyé de pluie sur la terre et qu'il n'y avait pas d'homme pour travailler le sol" (Béréchit 2,5).
Cela semble plutôt surprenant. Quel est le rapport entre l'absence de croissance des arbres et la création de l'homme?
Rachi, se basant sur la guémara ('Houlin 60b), répond que puisque l'homme n'avait pas été créé, il n'y avait personne pour reconnaître la grande bonté et la gentillesse de la pluie, et ce n'est que lorsqu'Hachem a créé Adam, qui a réalisé le besoin de pluie et a prié pour qu'elle vienne, qu'Hachem a alors fait tomber la pluie, et ce n'est qu'alors que les arbres ont poussé et que l'herbe a germé.

Nos Sages nous enseignent un grand principe du judaïsme, même si Hachem a préparé toutes les bénédictions qu'Il doit nous donner, Il ne les donnera que s'il y a quelqu'un qui les appréciera et Le remerciera pour elles.
Ce n'est que si nous Le prions et Lui disons tout ce dont nous avons besoin qu'il est prêt à nous combler de bénédictions.
Très souvent, nous avons l'impression de ne pas avoir tout ce dont nous avons besoin, mais il se pourrait très bien qu'Hachem ait déjà préparé pour nous tout la délivrance dont nous avons besoin et qu'Il ait d'immenses cadeaux en réserve pour nous, même plus que ce que nous pouvons imaginer, mais nous devons ouvrir les portes de ces entrepôts de bénédictions en reconnaissant d'abord la bonté et la gentillesse d'Hachem, et alors Il nous comblera de toutes Ses bénédictions sans fin.

[par les 100 bénédictions journalières, nous multiplions les occasions que Hachem puisse nous combler du meilleur. ]