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La prière ne vise pas à changer la volonté de Hachem.
Elle vise à nous transformer, nous-même.
[le Mabit ]

+ Hachem dit à Israël : "Mes enfants, tant que les portes de la prière sont ouvertes, priez et repentez-vous, car J'accepte de vous ce "don corrupteur" dans ce monde.

Mais dès que Je serai assis en jugement dans le monde futur, je n'accepterai pas de présent corrupteur, comme il est écrit : 'Il ne favorisera aucun rachat et tes nombreux présents corrupteurs, Il ne les acceptera pas' "

[midrach Téhilim 17]

Le monde d'en-Haut est tout justice, on examine de très près et on retient les fautes les plus fines, tandis que dans ce monde quelques mots ont le pouvoir d'effectuer d'énormes réparations.
=> Tâchons d'en profiter b"h ...

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-> "Si tu attends qu'on cesse de te déranger pour étudier la Torah, cela n'arrivera qu'au cimetière. Là, personne ne viendra t'interrompre, mais on ne peut pas y étudier. Alors étudie maintenant"
[rav Eliyachiv]

"Pour moi, il n'existe qu'un seul moyen contre tous les malheurs : priez!"

['Hazon Ich]

-> "Dans une lettre, il écrit :
"Quand un incident quelconque se produit, je me suis habitué à renforcer en moi-même la foi que rien n'arrive par hasard.
Tout vient uniquement de la providence divine. Et je m'efforce, par ma prière, d'annuler le décret divin."

D'ailleurs, le 'Hazon Ich raconta à ses disciples que l'effort qu'il investissait dans sa prière était supérieur à l'effort qu'il fournissait dans l'étude des passages les plus difficiles du Talmud.

-> Chaque fois qu'on parlait au 'Hazon Ich d'un mauvais décret, d'un malheur, d'une maladie ou autre, il répondait spontanément : "Eh bien, Hachem veut qu'il prie ..."

-> Le Rav Chlomo Zalman Auerbach dit :
"Je n'ai jamais raconté mes malheurs à un être humain. Quand quelque chose me faisait mal, quand quelque chose me dérangeait, je me levais et priais D. d'être bon envers moi ..."

-> Le Steïpler écrit (Birkat Pérets - paracha Chémot) :
"Tous les actes et manoeuvres humaines ne serviront absolument à rien pour ajouter ou retirer à ce qui a été décrété pour l'homme à Roch Hachana.
C'est seulement par la prière, les mérites et le repentir que le décret divin peut changer"

-> Le 'Hafets 'Haïm enseigne :
"Tous les malheurs qui nous arrivent et dont nous ne sommes pas délivrés persistent parce que nous n'abondons pas en prière.
Si nous priions et déversions nos paroles devant D., nos prières et nos requêtes seraient certainement exaucées. [...]
Si un homme épanche son cœur devant D. ; sa prière sera sincère et viendra d'un cœur brisé et humble.
Une telle prière sera certainement exaucée"

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-> "Il faut nous rappeler que nous n'avons aucune force d'agir.
Simplement, par nos actes, nous éveillons les Portes de la miséricorde afin d'atteindre le but que nous recherchons.

Celui qui prie et abonde en supplications pour être délivré accomplit davantage que celui qui fait des efforts sur le plan matériel"

['Hazon Ich - Kovets Igrot - lettre 62]

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-> Le Baal haTanya explique pourquoi il priait si longtemps :
"Imaginez-vous convoqué à une entrevue avec un ministre important. Ne vous serait-il pas agréable d'être assis en sa compagnie?
Vous voudriez certainement rester parler aussi longtemps que possible car vous regretteriez de le quitter.
C'est ce que je ressens quand je prie : je ne parle ni à un ministre, ni à un roi humain, mais avec le Tout Puissant, le Roi des Rois!
Pourquoi raccourcir ma conversation avec Lui alors que je suis autorisé à la prolonger et qu'elle m'est agréable?

A chaque instant, je ressens ce privilège que D. accepte d'écouter les paroles d'un serviteur humain"

-> "Si seulement l'homme pouvait prier toute la journée!"
[guémara Béra'hot 21a]

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-> "Au moment où vous priez, n'ayez pas 2 cœurs, l'un devant D. et l'autre pour d'autres choses"
[midrach Tan'houma - Ki Tavo]

-> "Que ta langue ne précède pas ton cœur, car dire peu avec concentration vaut mieux que beaucoup à la vitesse des mouvements de ta langue sans que ton cœur ne soit présent"
['Hovot haLévavot - Ahavat Hachem 6]

-> "Il peut arriver qu'un homme ne mérite pas que D. exauce sa prière, mais qu'à cause de ses supplications et de ses larmes fréquentes, bien qu'il n'ait pas de mérite ni de bonnes actions, D. accepte sa prière et fait ce qu'il demande"
[Séfer 'Hassidim 130]

La prière dépend du cœur, de la sincérité, ...

Un juif ne doit jamais désespérer, car il a toujours la possibilité de se tourner en prières vers son papa Hachem, qui peut tout, et qui l'aime d'un amour sans limite.

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-> "Tout homme, sans distinction, est capable de prier et ressent même le besoin intérieur de prier, car la prière est l'expression la plus forte du lien naturel de l'homme avec D."

[Rav Wolbe]

Manque de kavana = signe qu’on ment à Hachem

-> Le roi David (Tehillim 34,13-15) est écrit que nous devons garder notre langue du mal et nos lèvres de toute parole trompeuse.
Ce verset fait allusion à l’état d’esprit dans lequel nous devons nous trouver avant de commencer à prier, car si nous prions sans la concentration (kavana), et la pleine conscience (l'attention) nécessaires, alors nos prières seront considérées comme de purs mensonges.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,5 ]

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[d'un côté nous exprimons par des mots sortant de nos lèvres notre totale dépendance à Hachem, mais notre niveau d'attention montre que notre cœur n'y grand pas vraiment (ex: si Hachem était vraiment devant nous, que Lui seul pouvait tout nous apporter, agirions nous pareil?), comme si par routine nous comptions un peu sur D. mais essentiellement sur nos capacités personnelles, l'aide d'autres personnes, ... ]

"Avant même qu'un homme s'apprête à commencer sa prière dans la synagogue, il doit au préalable accepter sur lui la mitsva de : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
Il de ainsi avoir la kavana d'aimer chaque juif comme lui-même car, de cette manière, sa prière s'élèvera et sera incluse dans toutes les prières d'Israël et y produira un résultat.
Il devra y avoir de l'amour particulier entre les compagnons d'étude de la Torah qui doivent être unis ensemble. Chaque élève doit se considérer comme s'il était un membre à part entière de son roupe de compagnons."
[Arizal - chaar akavanot - drouch birkat acha'har]

Prière de Cha’harit

Au cours de la prière du matin (cha'harit), la miséricorde d'Hachem se manifeste ; c’est pourquoi cette prière est exaucée plus rapidement, comme le dit le verset : 'Hachem, au matin, écoute ma voix'(Téhilim 5,4) ...

La différence entre les prières du soir et celles du matin : le soir est un moment de jugement, tandis que le matin est un moment de miséricorde, de grâce divine et de 'hessed (bonté).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,19]

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-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Min'ha 5,1) écrit :
"Le nouveau-né n'est doué d'aucune connaissance. Mais il apprend peu à peu, au fur et à mesure qu'il grandit. A chaque étape de sa vie, c'est comme s'il recommençait depuis le début. Chaque fois qu'il apprend quelque chose de nouveau, il reprend de nouveau le cycle.
C'est cela, Cha'harit, la prière du matin. On la recommence tous les jours. C'est également la plus longue des prières quotidiennes, parce qu'elle exprime la nécessité pour l'individu de lutter pour un développement et une illumination continus."

"On peut accéder à davantage de choses par le biais d'une prière dans la joie que d'une prière dite en pleurant"

[Rabbi Sim'ha Bounim de Peshischa]

-> Le Baal Chem Tov affirme que la joie est un degré plus élevé que les pleurs, car ces derniers déchirent les cieux tandis que la joie fait tomber toutes les cloisons.

"Ce que des dizaines d'avions ne peuvent faire, une seule larme, une seule prière, un psaume de Téhilim, prononcé de tout cœur, peut entamer un changement radical, modifiant le cours de l'histoire du peuple juif.
[...]
Un seul homme peut faire énormément, car il est le fils de D., et Hachem écoute la prière de chaque bouche."

[Rabbi Nissim Yaguen]

"Ouvre largement ta bouche et Je la remplirai" (Téhilim 81,11)

Plus grande est ouverte notre bouche, plus nous prions à D. et L'implorons, plus généreuse sera Son aide.

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+ "Si une personne a un souci dans son cœur, qu'elle en parle"
(le roi Salomon - Michlé 12,25)

-> La guémara (Yoma 8a) explique qu'un individu est souvent trop gêné pour parler d'un problème ou d'une inquiétude spécifique, mais nous ne devons jamais nous sentir embarrassés lorsque nous parlons à D.

Le roi David nous conseille :
-> "Mettez-vous en quête de Hachem et de Sa puissance, sollicitez-Le en permanence" (Téhilim 105,4) ;
-> "Fiez-vous en lui en tout temps ... Épanchez votre cœur devant lui : Dieu est un refuge pour nous" (Téhilim 62,9) ;
-> "Qu'Israël mette son attente en Hachem, car avec D. est la bonté et nombreuses sont pour Lui, [les possibilités] de sauver" (Téhilim 130,7) ;
-> "Décharge-toi sur D. de ton fardeau, Il prendra soin de toi" (Téhilim 55,23).

A tel point qu'il affirme : "Je ne suis que prière" (Téhilim 109,4 - vaani téfila).

En s'adressant pour toute chose (importante ou futile) à D., nous faisons entrer Hachem dans notre vie, et alors comme le dit le roi David : "La proximité de D. fait mon bonheur" (Téhilim 73,28 - kirvat Elokim li tov).

-> Le Séfer ha'Hinoukh (431), décrit la mitsva de la prière par :
"Pour tous leurs besoins, ils doivent solliciter D., Qui a la capacité et l'aptitude, car Il répondra des Cieux à tous ceux qui L'invoquent avec sincérité".

-> Rabbi Sim'ha Bounim de Pschi'ha (Beit Yaakov - Vayétsé) nous dit :
"Voici le conseil que je donne à toute personne ne voulant jamais manquer de rien et désirant être reliée à D. : habituez-vous à prier et à implorer Hachem pour toutes les petites choses, où que vous soyez.
Quels que soient vos besoins, demandez à D. d'y pourvoir et Il accédera à votre requête".

-> Le Kad haKéma'h enseigne que si une personne s'adresse à Hachem pour avoir de l'aide, mais que cette aide tarde à arriver, elle ne doit pas se sentir découragée.
Le mérite acquis pour avoir sollicité l'aide divine est inestimable.
Et lorsque la délivrance arrive enfin, elle recevra non seulement l'aide lui étant nécessaire, mais bien davantage encore, du fait du mérite de cette grande mitsva de s'être fiée à Hachem.

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-> "Hachem est proche des cœurs brisés" (Téhilim 34,19)

Le 'Hazon Ich note à quel point le don de la prière est remarquable, car il nous permet d'exprimer tous nos soucis et préoccupations au Créateur du monde.

Le roi Salomon dit : "Le souci abat le cœur de l'homme" (Michlé 12,25).
La guémara (Yoma 75b) explique ce verset comme signifiant que si une personne a de l'inquiétude dans son cœur, elle doit en parler et elle se sentira bien mieux.
D. est toujours là à nous écouter, qui que nous soyons, quoi qu'on est fait et quoi qu'on est à Lui dire, et cela suffit à nous réconforter pendant les moments difficiles de la vie.

Ainsi, même si durant la journée, nous devons sourire et nous dire : tout ce qui m'arrive est pour le bien (gam zou létova), au moment de prier, nous devons exprimer à Hachem tout ce qui nous perturbe.

Le rav Pinkous disait que la prière est un moment où l'on vide son cœur à Hachem, en imaginant le pire pour notre vie, afin que b"h, nous puissions vivre le meilleur, car nous bénéficierons alors de l'aide divine.

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-> Le fait de s'épancher auprès de D. en Lui déversant ses inquiétudes et ses problèmes procure un véritable apaisement, et créé un lien avec Hachem qu'il serait impossible d'expérimenter autrement.
Le Chévet haLévi écrit à ce sujet : "Heureux celui qui connaît des moments si précieux dans sa vie".

-> "Plus nous implorons D., plus Il se rapproche de nous" (Téhilim 145,18)

-> "Lorsque vous priez, sachez devant Qui vous priez"
[guémara Béra'hot 28b - conseil de Rabbi Eliézer sur son lit de mort à ses élèves]

-> "Lève-toi et prie la nuit [...] Répands ton cœur comme de l'eau à la face de Hachem" (Eikha 2,19)

Rien ne saurait être comparé à une prière sincère, venue du fond du cœur (D. désire notre cœur!), lorsque l'homme prie avec l'intime conviction qu'il s'adresse à Hachem, qui peut tout nous accorder.

Prier de tout cœur, c'est se rapprocher de D., Lui tenir la main, en ayant alors l'intime conviction que rien de mal ne peut nous arriver.
Je ne crains plus rien, ni personne, car Papa Hachem est là!!

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-> Rav Assi (guémara 'Houlin 60b) nous enseigne que les végétaux ont commencé à se développer le 3e jour de la Création, comme D. le leur avait ordonné, mais ils se sont arrêtés à la surface du sol, car il fallait qu'Adam prie pour qu'ils poussent.
Ce n'est qu'à ce moment, que la pluie est tombée et la végétation s'est remise à croître.

Rav Yérou'ham Lévovitz (Daat Torah) commente en disant qu'à l'entrée des Cieux, une abondance de bénédictions n'attend que nos prières, et que D. a mis au point un système établissant la prière comme une nécessité à l'attribution de ces bénédictions.

=> Cela répond à la question suivante : A quoi sert la prière si tout a déjà été décrété à Roch Hachana?

La prière fait partie de nos efforts nécessaires (hichtadlout), et en est même l'élément le plus important, car telle est la façon de fonctionner du monde : sans prière avec kavana, nous nous privons de tous les bienfaits gardés en réserve pour nous.

[il faut prier, de tout notre cœur, pour permettre aux bénédictions divines, bloquées aux Cieux, de se déverser dans notre vie!]

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-> Nos Sages (guémara Baba Batra 123a) enseignent que notre matriarche Léa s'était toujours entendu dire qu'elle épouserait Essav.
En effet, Lavan avait 2 filles et Rivka 2 fils, et il était entendu que les aînés se marieraient ensemble tandis que les cadets formeraient un 2e couple, ce qui signifiait que Léa devait épouser Essav et Ra'hel, Yaakov.

Aussi, lorsque ce dernier se présenta chez Lavan, il demanda Ra'hel en mariage.
Lavan accepta de lui donner sa plus jeune fille contre 7 années de travail.
La possibilité pour Léa d'épouser Yaakov semblait totalement nulle, mais elle continua néanmoins de prier.

Le verset (Béréchit 29,13) dit : "Les yeux de Léa étaient fatigués", à force de pleurer et de prier Hachem.
Même lorsque tout espoir semblait vain, elle ne perdit pas courage.

Bien entendu, Lavan substitua Léa à Ra'hel, et celle-ci confia à sa sœur les signes qu'elle avait convenus avec Yaakov.
Finalement, Léa épousa Yaakov et mit au monde 6 des 12 tribus d'Israël.

=> Il nous suffit de prier et de laisser D. trouver le moyen de répondre à nos prières.

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-> On peut également apporter les exemples suivants :

1°/ Dans la paracha Vayéra (21,17), Yichmaël était dans le désert, malade et sans eau.
Yichmaël a pleuré et prié, et "Hachem a entendu la voix de l'enfant [Yichmaël]", et miraculeusement la vie de Yichmaël a été sauvée.
Le Pné Ména'hem s'interroge : il semble que Yichmaël n'a été sauvé que grâce à ses prières, mais pourtant dans la paracha Lé'h Lé'ha (17,20), Hachem a promis à Avraham que Yichmaël vivrait et deviendrait une grande nation.
=> Ainsi, est-ce que Yichmaël avait besoin des prières pour être sauvé?
La réponse est que : oui! car rien ne peut se passer sans prière.
Même s'il y a une promesse de D., la réalisation de cette promesse ne peut avoir lieu que lorsqu'il y a des prières.

2°/ Hachem a promis à Avraham et à Sarah qu'ils donnerons naissance à un enfant (cf. Lé'h Lé'ha 17,16).
De plus, des anges sont venus leur dire le moment exact où cela se produirait.
Cependant, il semble que malgré tout les prières étaient quand même toujours nécessaires pour que ce miracle puisse avoir lieu, comme en témoigne le fait qu'Avraham pria pour Avimélé'h.
Rachi (Vayéra 21,1) sur "Hachem s’était souvenu de Sarah" = "Ce chapitre, qui fait immédiatement suite à celui relatif à la guérison d’Avimèlekh, vient t’enseigner que celui qui demande miséricorde pour son prochain et qui a besoin pour lui-même de la même faveur est exaucé en premier, ainsi qu’il est écrit : "Avraham pria Elokim, Elokim guérit Avimèlekh (Vayéra 20, 17), aussitôt suivi de : "Hachem s’était souvenu de Sarah". Il s’en était souvenu avant même de guérir Avimèlekh."

Les prières d'Avraham pour Avimélé'h ont permis d'amener le miracle de la naissance d'Its'hak.
=> Il en découle que malgré la promesse explicite de Hachem et la garantie des anges sur la date précise de naissance de l'enfant [dans un an!], il était malgré tout nécessaire de prier.

3°/ "Les enfants d'Israël gémirent du sein de l'esclavage et se lamentèrent [en prières] ; leur plainte monta vers D." (Chémot 23)
Rabbénou Bé'hayé commente : "Bien que le temps de la délivrance était déjà arrivé, ils n'en étaient pas méritants.
Mais parce qu'ils ont beaucoup prié à Hachem en raison de leur très dur travail [le gémissement/lamentation à D. dans la difficulté est une des formes de prières], alors Hachem a accepté leurs prières ...
C'est également une allusion au fait que la future guéoula est dépendante de la téchouva et de la prière."
[en effet, même si le moment d'être délivré est arrivé, si nous ne demandons rien, alors le machia'h ne peut pas venir!]

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-> "Même si une épée tranchante est posée en travers de sa gorge, il ne doit pas se retenir de prier pour [bénéficier de] la miséricorde Divine."
[guémara Béra'hot 10a]

La pire chose que puisse faire une personne est de désespérer et de s'arrêter de prier, car rien ne dépasse Hachem.

Il est écrit : "Israël espérera en D., car avec D. est la bonté, et nombreuses sont pour Lui, [les possibilités] de sauver" (Téhilim 130,7).

De la même façon que nous remercions D. pour chaque respiration que l'on a, le fait de prier est notre respiration, notre bouffée d'air, nous permettant d'aspirer et d'espérer au meilleur, car absolument rien n'est impossible pour D., pour peu qu'on Lui ai demandé ...

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-> "Dans toutes leurs souffrances, Il [Hachem] souffre avec eux" (Yéchayahou 63,9)

-> Nos Sages nous enseignent (guémara Sanhédrin 46a), que lorsqu'un juif souffre, la présence divine se lamente, Hachem en pleure de douleur, si l'on peut dire.
[kalani mérochi kalani mzro'i]

-> D. nous promet : "[Lorsqu'il] M'appellera J'accéderai à sa requête, Je suis avec lui dans le malheur, Je l'en sortirai et Je le grandirai" [Téhilim 91,15]

=> A nos côtés, Hachem partage notre détresse durant nos périodes de troubles, et n'attend que nos prières sincères pour nous en sortir, plus grand qu'auparavant.

Shéma Israël = unité des juifs

+ Shéma Israël = unité des juifs :

-> Le terme Shéma, ne signifie pas seulement "écouter", mais également "se rassembler".
Shéma Israël : Unifie Israël comme un seul.
Le séfer 'Harédim cite le verset : "vayéchama Chaoul ét aam" (Chaoul a convoqué tout le monde - Chaoul I 15,4).
Lorsque nous nous rassemblons, notre état d'unité reflète le concept : "Hachem Elokénou, Hachem E'had" ; c'est-à-dire que Hachem, notre D., est Un.
Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Béréchit 2,4) interprète également les mots "Shéma Israël" comme un appel au peuple juif à s'unir, afin d'unifier le Nom de Hachem.
[si tu Shéma Israël (unifie les juifs) seulement alors il y aura : Hachem Elokénou, Hachem é'had. ]

En tant qu'ambassadeurs de Hachem dans le monde, nous devons incarner et refléter cette unité afin de représenter l'Unicité de Hachem au monde. Le fait que Hachem soit Un, E'had, est promulgué dans le monde à travers la démonstration de notre unité.

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-> Cette idée est également énoncée dans la Amida : "ata é'had vésim'ha é'had, oumi kéam'ha Israël goy é'had ba'arets". Cette phrase commence par déclarer qu'Hachem est Un et que Son Nom est Un, puis elle conclut en affirmant qu'il en est de même pour le peuple juif.
Puisque Hachem est Un, il en va de même pour Ses ambassadeurs (les juifs) dans le monde. Ils reflètent la singularité d'Hachem. En revanche, lorsqu'il y a de la discorde au sein du peuple juif, Hachem est, pour ainsi dire, également perçu comme fragmenté.

La cohésion juive ne vise pas seulement l'amélioration de notre société, mais, plus important encore, elle transmet l'identité d'Hachem au monde. L'unité juive proclame au monde entier le message: Hachem E'had!

L'inverse est également vrai. En cas de discorde et de disparité au sein du peuple juif, le message de l'Unicité de Hachem est perdu, et, à D. ne plaise, un message différent est transmis en conséquence. S'il existe plusieurs ambassadeurs, c'est qu'il doit y avoir plusieurs rois. Ce message alternatif constitue une hérésie!
Telle est la nature fondamentale de la a'hdout au sein du peuple juif.