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Lorsqu'une personne sauve son âme des griffes du yétser ara, elle hâte alors la Délivrance finale de tout le peuple juif.

[Baal Chem Tov - commentaire sur Téhilim 69,19 - rapporté dans le Toldot Yaakov Yossef (Chémini)]

"[Le peuple d'] Israël ne peut pas être délivré tant qu'il ne forme pas un ensemble unifié."

[midrach Tan'houma - Nitsavim 1]

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-> "Toute âme louera Hachem" (Téhilim 150,6)
Le rav Moché Sherer fait remarquer que ce dernier verset des Téhilim utilise la forme au singulier (âme - néchama), et non pas plurielle (néchamot).

=> L'élément principal qui empêche la venue du machia'h est notre manque d'unité.
Si nous voulons véritablement le machia'h, alors dans chacune de nos interactions avec autrui, nous devons agir de telle façon à se rapprocher, et non pas à s'éloigner l'un de l'autre.

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-> b'h, voir également la partie : "L'unité & la venue du machia'h" : https://todahm.com/2021/05/23/limportance-de-lunite

Au moment de la délivrance future, tout sera clair comme le jour, et nous comprendrons exactement comment la main de la Providence Divine nous a guidé [avec amour] au travers la longue nuit de l'exil.

[Rabbi El'hanan Wasserman]

"Plus forte que notre espérance en sa venue, le machia'h espère venir. Mais pour cela, il faut que tout le peuple juif l'attende et l'espère.
[...]
Le malheur, c'est que le peuple juif ne l'attend pas. Les juifs formulent des mots creux ("nous l'attendons!"), alors qu'au fond d'eux, ils ne l'attendent pas le moins du monde."

[le 'Hafets 'Haïm]

Dans le monde à Venir, il y aura le jour, mais pas la nuit. Au contraire, pour les justes (tsadikim), il y aura la lumière en permanence, tandis que pour les réchaïm, ce sera l'obscurité en permanence.
[rav Moché Sternbuch]

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[ainsi chaque juif peut définir la luminosité de son éternité à venir en fonction de la téchouva, et des actions en ce monde. ]

"Dans Sa promesse à Avraham, Hachem n'a utilisé que 2 mots pour indiquer qu'Il va punir les égyptiens pour avoir réduit en esclavage le peuple juif, à savoir : "Je [le] jugerai" (dan ano'hi - דָּן אָנֹכִי - Lé'h Lé'ha 15,14).

Si Hachem a réalisé tellement de miracles pour tenir une promesse d'uniquement 2 mots, imaginez combien plus spectaculaire sera la guéoula finale, qui a été promise à de très nombreuses reprises dans les livres de Névi'im."

[Rabbénou Saadia Gaon ]

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-> Les plaies ont été faits par l'étsba Elokim (le doigt d'Hachem - Vaéra 8,15).
L'ouverture de la Mer Rouge a été provoquée par la yad Hachem (la main d'Hachem), comme il est dit : béyad 'hazaka (avec une main forte - Dévarim 5,15 ; 9,26&29 ; 26,8 ; Téhilim 136,12-3 ).
Comment Hachem accomplira-t-il les miracles dans la future rédemption?

Ce sera Hachem lui-même, comme l'affirme la guémara (Taanit 31a) : dans le futur, Hachem fera un cercle de tsadikim dans lequel Il sera assis au milieu, et chacun d'eux pointera son doigt vers Hachem, comme il est dit : "Il dira ce jour-là, voici notre D., nous avons espéré en Lui et Il nous a sauvés, voici Hachem en qui nous avons espéré, exultons et réjouissons-nous de Son salut" (Yéchayahou 25,9).

Ceci explique le verset : "comme à l'époque de ta sortie d'Egypte (kimé tsété'ha mé'érets mitsraïm), je te ferai voir des prodiges" (Mikha 7,15).
"Kimé" (כִּימֵי) comme les jours, implique que les futurs miracles [de la guéoula] seront encore plus grands que les merveilles de la sortie d'Egypte.

[ les 3 matsot du Séder font référence aux 3 Avot. Par conséquent, la matsa du milieu correspond à Its'hak. Its'hak est notre défenseur de la géoula (guémara Shabbath 89b). Sa matsa est celle que nous cassons et dont le plus gros morceau est l'afikoman.
Ce plus gros morceau représente la future géoula qui sera plus grande que celle de la sortie d'Egypte. ]

Le Gaon de Vilna explique que la paracha Bo commence par : "bo el Pharaon" (venez à Paraon), et que nous devrions littéralement "entrer" dans les lettres de Pharaon (פַּרעֹה).
Puisque pé (פ) s'écrit pleinement : pé-hé (פה), la lettre intérieure est un hé (ה).
Rch s'écrit réch-youd-chin, les lettres intérieures sont donc chin et youd (ש-י).
Ayin s'écrit ayin-youd-noun, les lettres intérieures sont donc youd et noun (נ-י).
Hé s'écrit hé-alef, la lettre interne est donc un alef (א).
Les lettres internes (hé, youd, chin, youd, noun, alef) ont une somme totale de : 376. C'est la même gématria que Essav.
[de plus, ces lettres forment le mot hichiani (הִשִּׁיאַנִי) qui est dit à propos du serpent (Béréchit 3,13) : "ha'na'hach hichiani va'ochél" (le serpent m'a trompé et j'ai mangé), car c'est là qu'Essav est enraciné. ]

Edom-Eisav est le dernier exil. Il s'agit d'une allusion à la délivrance de l'exil Edom avec ces plaies.

Par ailleurs, si nous prenons à nouveau la phrase ""bo el Pharaon" littéralement, c'est-à-dire que nous combinons la somme du mot bo (3) à (el) Pharaon (355), on obtient une guématria totale est : 358, qui est la même que machia'h (358).
[358 est également la même guématria que "na'hach", puisque nous serons alors rachetés de l'exil d'Edom, qui est enraciné dans le serpent - Essav. (voir Pri Tsadik - 'Houkat 16) ]

[c'est ce que suggère le mot vaéra (וָאֵרָא), abréviation de : "ani rishon vaani a'haron" (je suis le premier et je suis le dernier - Yéchayahou 44,6).
Tout comme Hachem nous a rachetés grâce aux plaies qui commencent dans la paracha Vaéra (ani rishon), de même, dans le futur, Hachem nous délivrera en amplifiant les merveilles bien plus qu'en Egypte (vaani a'haron).
En ce sens, le 4e ani maamim est : "je crois avec une foi totale que le Créateur est le premier et le dernier" (ani maamin bé'émouna shléma shé haBoré Yitbara'h Shmo hou richon véhu a'haron). ]

[d'après Yéhochoua Alt]

"Aussi longtemps que l'arrogance, la jalousie et la dispute divisent nos rangs, la guéoula (Délivrance) du peuple juif doit être retardée."

[Kli Yakar]

"Le voici qui se tient derrière le mur, qui regarde par les fenêtres" (Chir haChirim 2,9)

-> Selon le 'Hafets 'Haïm, il s'agit du machia'h, qui est constamment prêt, attendant impatiemment de pouvoir intervenir (regardant même "par les fenêtres"!).

Il écrit : "Nous ne devons jamais oublier que la sonnerie perçante du Shofar, annonciatrice de sa venue, peut être entendue à tout moment [et ce quoique nous soyons en train de faire]."

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-> Le Roch Yéchiva de Porat Yossef surprit une fois une conversation de ses élèves traitant de politique – quels ministres seraient élus. Il les gronda alors en disant : "Celui qui tient de tels propos semble ne pas attendre la venue du machia'h, à D. ne plaise. Car nous devons chaque minute attendre sa venue, et lorsqu’il viendra, tous les pouvoirs seront annulés. Alors, à quoi bon s’intéresser à la politique si, en l’espace d’un instant, tout cela peut être anéanti?"

Et d’ajouter, en guise d’explication : "Ceci est comparable à un homme qui a commandé un taxi : il l’attend dans la rue et ne détourne pas son attention jusqu’à ce qu’il arrive, conscient qu’il peut apparaître d’une minute à l’autre. De même, nous devons savoir que le machia'h peut venir à tout instant!"

"Qu'est-ce que l'homme peut faire pour être épargné des souffrances précédant la venue du machia'h?
Qu'il se consacre à la Torah et à faire des actes de bonté"
[Rabbi El'azar - guémara Sanhédrin 98b]

Le 'Hafets 'Haïm de commenter :
"Et même si tous nos maîtres des générations précédentes se rassemblaient aujourd'hui, ils ne pourraient donner de meilleur conseil, car c'est le seul qui nous reste encore!"

"[Avec la venue du machia'h, ] la plus grande de toutes les autres nations verra le plus petit des juifs et désirera s'agenouiller devant lui, et ce en raison du Nom de Hachem qui est inscrit sur chacun [des juifs]"
[midrach Chémot rabba 15,17]

-> "En ce temps-là [de la guéoula], les autres nations décerneront des louanges à Israël : "Voyez quel mérite possède ce peuple, qui est resté attaché à Hachem durant toutes les tribulations qu’il a traversées et qui ne L’a pas abandonné."
[Rachi - paracha Haazinou 15,17]

-> Lorsque les juifs ont quitté l'Egypte, les autres nations les ont regardés avec respect et crainte.
Le midrach (Chir Hachirim rabba 3,6) rapporte : "Lorsque les juifs voyageaient de campement en campement [dans le désert], avec la colonne de Nuée et la colonne de Feu ... les nations du monde voyaient cela et disaient : "Ce sont des dieux!" ...
Les nations du monde avaient alors de la crainte et de l'inquiétude des juifs."

-> Cet état de fait a duré jusqu'à la destruction du 1er Temple, avec l'exil des juifs qui a suivi.
Le midrach (Yalkout Chimoni Esther 1053) dit : "A partir du jour où les juifs ont été exilés, ils n'ont plus été respectés par les autres nations."