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Notre joie est un bouclier protecteur

"Et Hachem fut réconforté, car Il avait créé l'homme sur terre, et Il était triste dans son cœur" (Bérechit 6,6).

-> Le Likouté Yéhouda (paracha Bérechit) cite la question du Imré Emet : est-il possible que Hachem ressente de la tristesse?
Le verset signifie plutôt que Hachem a créé l'homme sur terre, et qu'Il a mis la tristesse dans le cœur de l'homme. Plus précisément, Il a apporté la tristesse à la génération du Déluge.
Selon le Arizal, la joie a la capacité d'élever une personne à n'importe quel niveau, à tel point que celui qui est plongé dans la joie est à l'abri de la Rigueur, du jugement (Divin).
C'est pourquoi Hachem a apporté la tristesse à la génération du Déluge afin de pouvoir agir avec Rigueur pour punir leurs fautes.

[ => être joyeux est un bouclier qui nous protège si puissamment des mauvais décrets du Ciel, que même pour des réchaïm comme la génération du Déluge, Hachem a dû faire en sorte qu'ils soient dans un état de triste pour avoir la possibilité d'agir contre eux! ]

Chacune des 10 paroles Divines utilisées pour la création du monde était en fait un canal qui canalisait la lumière Divine dans la création.
De la même manière que la parole humaine limite le flux de la pensée en même temps qu'elle le révèle, ces paroles limitent la lumière infinie d'Hachem dans le processus de révélation de la création.
Ces canaux sont les lettres et les mots par lesquels Hachem crée.

[selon la guémara (Méguila 21b), le mot "Béréchit" est aussi une de ces 10 paroles Divines créatrices. ]
Le mot Béréchit fait référence à un niveau antérieur à la création des lettres. C'est le monde dans l'esprit d'Hachem, pour ainsi dire, avant la contraction de Sa lumière en lettres et en canaux. Il transcende donc tous les moyens de perception.

Le verset "béréchit bara Elokim ét" = Hachem créa au commencement (béréchit) les lettres allant de aléph à tav, soit : "ét" (את).
Le mot "béréchit" précéda la création des lettres.

[rabbi Tsvi Elimélé'h Shapira de Dinov - Bné Yissa'har - 'Hodech Kislev - Tevet 4:49 ]

La terre d’Israël = le fondement de toute chose

+ La terre d'Israël = le fondement de toute chose :

-> "Au commencement, Hachem créa le Ciel et la Terre" (Béréchit 1,1)

-> Sur le premier verset de la Torah, qui décrit la création de l'univers par Hachem, Rachi demande, au nom de Rabbi Its'hak, pourquoi Hachem a choisi de commencer la Torah par le récit de la Création plutôt que par le kidouc ha'hodech, la première mitsva donnée aux Bné Israël.
Il répond qu'à l'avenir, les nations du monde traiteront le peuple juif de "bandits" pour avoir conquis la terre d'Israël, qui appartenait auparavant à sept nations païennes.
La Torah commence par raconter le récit de la création de l'univers afin que les juifs puissent répondre que le monde entier appartient à Hachem. Il l'a créé et l'a donné à qui bon Lui semblait. Il l'a donné aux nations du monde quand Il l'a voulu et Il le leur a repris pour nous le donner quand Il l'a voulu.

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz (Daat Torah - Béréchit p.4), remet en question ce Rachi. Il demande comment est-il possible que le seul but de tout le livre de Béréchit soit de démontrer que la terre d'Israël appartient légitimement au peuple juif.

Le rav Yérou'ham répond que la Torah entière n'est pas, comme on pourrait le conclure à tort, un recueil de parachiyot, chacune traitant d'un sujet particulier. Au contraire, la Torah entière, du début à la fin, est un long passage continu sur le sujet de la terre d'Israël.
L'essence de la Torah est de conquérir la terre d'Israël et d'en faire une demeure pour la Présence Divine (Chékhina).
C'est ce que Rachi nous enseigne : Le fait de placer la terre d'Israël au tout début de la Torah souligne que la terre d'Israël est le fondement sur lequel tout le reste est construit.
Une fois ce fondement fermement établi, toute la Torah peut être placée dessus.

-> Qu'est-ce que cela signifie? En quoi la terre d'Israël est-elle le fondement de la Torah?
Le rav 'Haïm David Sapirstein suggère que l'intention du rav Yérou'ham était que la terre d'Israël soit l'endroit où le but de toute la Création peut être accompli. Hachem a créé le monde pour que le peuple juif puisse vivre avec Lui dans un état de plénitude.
Or, un tel scénario ne peut avoir lieu qu'en terre d'Israël, où repose la Chékhina d'Hachem.
Puisque la terre d'Israël nous permet d'atteindre le but ultime de notre mission dans ce monde, s'attacher à la présence d'Hachem, qui ne se trouve qu'en terre d'Israël, elle est, en réalité, le fondement du monde entier.

Adam et ‘Hava

+ Adam et 'Hava :

-> Quand l'âme a-t-elle été créée ?
Alors que la Torah indique clairement qu'Adam et 'Hava ont été créés le 6e jour de la Création, les âmes saintes de l'humanité ont été créées le premier jour de la Création.
Le 6e jour, elles ont été insérées dans les corps inanimés d'Adam et de 'Hava et, par conséquent, sont devenues vivantes.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shoftim ]

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-> L'âme entre dans le corps 40 jours après la conception. Le Talmud décrit le fœtus pendant les quarante premiers jours comme "une simple eau". Au bout de quarante jours, le fœtus commence à se former.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shoftim ]

Un aide Divine aux jeûnes mariés

+ Un aide Divine aux jeûnes mariés :

"Hachem façonna le côté qu'Il avait pris à l'homme en femme et Il l'amena à l'homme" (Béréchit 2,22)

-> Nos Sages (guémara Béra'hot 61a) enseignent que lors du mariage d'Adam et de 'Hava, Hachem lui-même a assumé le rôle de celui qui escorte le marié jusqu'au dais conjugal.
Le 'Hidouché haRim explique que cela signifie qu'Adam a bénéficié d'une aide Divine particulière pour accomplir un exploit jusqu'alors inachevé : fonder un nouveau foyer.

Ce que cela signifie pour nous, c'est que si les nouveaux mariés n'ont pas à réinventer la roue, chacun d'entre eux bénéficie d'une certaine mesure supplémentaire d'aide Divine lorsqu'il ou elle entreprend ce changement majeur dans sa vie.
[ Le 'Hidouché haRim affirme que cette aide est présente pendant la semaine des Shéva Bra'hot, avec un semblant restant tout au long de la première année de mariage. ]
[Likouté Yéhouda - p.43]

Tov méod = même de notre sommeil, échec, peut résulter de la grandeur

+ Tov méod = même de notre sommeil, échec, peut résulter de la grandeur :

"Et Hachem vit tout ce qu'Il avait fait, et voici, c'était très bien. Et ce fut le soir et ce fut le matin, le 6e jour" (Béréchit 1,31)

-> Le récit de la création se termine par la "reconnaissance" par Hachem que tout ce qu'Il a créé est "très bien". Dans un commentaire qui laisse perplexe, le midrach (Béréchit rabba 9,6) explique que ce superlatif "très bien" (tov méod) fait allusion au phénomène du sommeil. En effet, c'est grâce au sommeil que l'on se rafraîchit, ce qui permet de faire des efforts dans l'étude de la Torah.

-> Le Imré Emet (Béréchit 5677) explique que ce n'est pas seulement le repos physique qui est loué ici.
Le sommeil est le symbole de tout échec spirituel. Tout comme le sommeil est un état d'inactivité physique, on est spirituellement "endormi" lorsqu'on ne s'engage pas activement dans notre croissance personnelle ou, pire encore, lorsqu'on s'engage activement dans une régression personnelle.
Cependant, tout comme la passivité temporaire du repos peut être un catalyseur pour un accomplissement physique ultérieur plus énergique, de même, un échec spirituel, s'il est utilisé correctement, peut servir d'incitation pour une plus grande croissance.
Une métaphore à cet égard consisterait à faire un nœud entre les deux extrémités d'une corde cassée. C'est seulement parce que la corde n'a pas réussi à rester entière qu'elle est maintenant plus fermement reliée.

Cette idée trouve sa source dans le concept halakhique de "yérida létsoré'h aliya" (voir Makot 7b), une descente (spirituelle) dans le but d'une remontée. Certaines halakha dépendent du fait qu'un individu monte à une hauteur supérieure ou descend à une hauteur inférieure.
La règle est que si l'on descend dans le but d'une ascension ultérieure, l'acte de descente est légalement considéré non pas tel qu'il apparaît extérieurement, mais comme une ascension en soi.
Comme nous le voyons dans le midrach (ci-dessus), ce qui est vrai dans le domaine halakhique l'est aussi dans le domaine intérieur. L'échec personnel d'une personne peut être valorisé s'il est utilisé comme un moyen de parvenir à un plus grand accomplissement.

C'est ce à quoi fait allusion une strophe de le chant de Shabbath "Ma Yédidout" : "ilou'hakh téé béna'hat ... véanéchama méchouba'hat" (votre marche doit être tranquille ... et le sommeil [le jour du sabbat] est digne de louange), qui peut être interprétée comme affirmant que lorsque la vie d'une personne est orientée vers la spiritualité, même son sommeil, c'est-à-dire ses échecs, est méritoire, car, lorsqu'il est rectifié, il peut nous propulser vers des sommets encore plus élevés.

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-> Nos Sages (comme rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 22:11) parlent de "yérida létsoré'h aliya" (une chute/descente [spirituelle] dans une fait de monter [finalement davantage] ).
A postériori, nous devons appréhender positivement une faute qui a déjà été faite (un moment où l'on s'est "endormi" spirituellement, préférant la matérialité, nos désirs), afin de s'encourager le plus possible pour aller de l'avant, encore plus fort, avec plein d'ambitions spirituelles.

-> Cela est à mettre en lien avec le commentaire du Séfer 'Hassidim (155) :
"D. examina tout ce qu'il avait fait c'était très bien." (Béréchit 1,31)
Le midrach (Béréchit rabba 9,7) commente les termes : "très bien " (tov méod), comme faisant référence au yétser ara.
Pourquoi? Car grâce au yétser ara, il nous est possible de grandir en surmontant les luttes spirituelles qu'il nous présente, et à travers cela, accomplir notre but dans la vie."

=> méod méod = notre yétser ara qui est un anesthésiste spirituelle, nous entraînant dans des sommeils, qu'on doit utiliser comme tremplin vers de plus grandes hauteurs, et non pas comme une raison d'être triste, de désespérer, de se démotiver spirituellement parlant.
[à priori, on doit tout faire pour éviter de s'endormir (fauter), mais à postériori, n'étant pas des anges, il faut faire téchouva et aller de l'avant en étant plus fort qu'avant. ]

Nos prières = apporter en sacrifice notre âme à Hachem

+ Nos prières = apporter en sacrifice notre âme à Hachem :

"Et Hével apporta lui aussi des premiers-nés de ses moutons, et des meilleurs. Hachem se tourna vers Hével et vers son offrande" (Béréchit 4,4)

-> Lorsqu'elle décrit comment Hével a suivi l'exemple de son frère Kayin et apporté des korbanot, des offrandes, à Hachem, la Torah utilise la syntaxe inhabituelle de "Et Hével a apporté lui aussi" (véHével évi gam ou). Pourquoi les mots "lui aussi" (gam ou) sont-ils insérés après "et Hevel apporta", au lieu de dire : "et Hével aussi apporta" (végam Hével évi)?

-> Le Imré Emet (Béréchit 5674) cite son père, le Sfat Emet, qui explique que cette anomalie permet de lire le texte comme s'il disait : "Et Hével s'apporta aussi". En d'autres termes, l'essence des korbanot dans le judaïsme n'est pas le simple fait de tuer un animal devant D., car Il n'a pas besoin de telles choses.
Les korbanot sont plutôt destinés à servir de véhicule pour notre assujettissement intérieur devant Hachem. C'est cette expérience profondément personnelle que Hével a vécue lors de l'offrande, sacrifiant figurativement son ego en même temps que les animaux.
C'est cette distinction entre l'acte creux de Kayin et l'acte significatif de Hével qui a incité Hachem à ne répondre qu'à ce dernier. C'est pourquoi il est dit que Hachem s'est tourné vers Hével et son offrande, l'accent étant mis sur Hével en tant que personne.
[il a offert à Hachem le sacrifice (mouton), ainsi que "gam ou" (lui aussi), son intériorité. ]

Bien que nous n'ayons pas le privilège d'apporter des korbanot aujourd'hui, le même concept s'applique à son substitut, la prière. [on y sacrifie notre cœur à Hachem, en mettant toute notre intention, tous nos espoirs en Lui. ]
Se contenter de prononcer les mots de la prière et d'en faire le tour, c'est passer à côté de l'essentiel. La formalité du service doit servir de cadre à une connexion personnelle avec Hachem, en soumettant notre volonté à la sienne. [ex: nos Sages ont établi le texte de la prière par esprit saint, sachant les mots qui sont les plus à même d'offrir notre coeur avec Hachem, mais c'est à nous de faire l'effort d'y mettre de la vie, de faire que cela n'est pas qu'un simple acte externe (remuer les lèvres), mais plutôt interne (remuer son coeur, son âme). ]
Comme 'Hanna l'a décrit dans sa prière fondatrice : "Et j'ai répandu mon âme devant Hachem" (I Shmouel 1,15).

"Hachem planta un jardin dans l'Eden, à l'est, et y plaça l'homme qu'Il avait formé" (Béréchit 2,8)

-> Après la création d'Adam et du Gan Eden (jardin d'Eden), Hachem a "placé" Adam dans le jardin.
Le midrach (Béréchit rabba 15,4) discerne dans ce langage qu'il fallait convaincre Adam d'entrer dans le jardin.
Pourquoi en est-il ainsi? Ne pouvait-on pas faire confiance à Hachem qu'il était dans l'intérêt d'Adam d'être dans le jardin?
Le Sifté Tsaddik répond qu'Adam a senti que son séjour dans le jardin serait de courte durée et se terminerait par une expulsion désastreuse et déshonorante. C'est pourquoi il avait besoin d'être encouragé à y entrer.

Si le séjour d'Adam au gan Eden devait lui être préjudiciable, pourquoi un D. bienveillant l'y a-t-il envoyé en premier lieu?

Bien que ce premier séjour au gan Eden ait été temporaire, il a fourni le potentiel pour un futur retour permanent de l'homme. Maintenant que l'homme a fait l'expérience de la spiritualité supérieure qui lui est destinée, il possède la capacité de la gagner à nouveau par ses propres efforts. En effet, son existence dans ce monde n'est qu'une longue tentative pour gagner sa réintégration (au gan Eden, par nos efforts de notre vivant dans ce monde).
Ce concept est similaire à celui d'un fœtus à qui un ange enseigne l'intégralité de la Torah dans le ventre de sa mère, mais qui l'oublie à la naissance. Cela est stocké dans l'âme, ce qui lui permet d'y accéder par sa propre étude intensive au cours de sa vie.

=> Bien que l'homme ait été chassé du gan Eden, il y reste attaché, tirant de son expérience sa capacité à y retourner. C'est pourquoi, dans les moments de grand accomplissement spirituel, une personne peut faire l'expérience d'une conscience supérieure. Son âme puise dans le "parfum" restant du gan Eden, vestige du temps qu'il y a passé il y a des millénaires.
[Sifté Tsaddik - ot 37]

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-> D'autres manifestations du lien latent de l'homme avec le gan Eden peuvent être le fait que quelques êtres humains privilégiés ont réussi à y entrer vivants (par exemple, Kétoubot 77b) et les cas occasionnels d'un arôme céleste (réa'h gan Eden) mentionnés par nos Sages (ex: midrach Béréchit rabba 65,22).

La sainteté inhérente du Shabbath

+ La sainteté inhérente du Shabbath :

"Le 7e jour, Hachem acheva Son travail qu'Il avait fait et Il s'bastint le 7e jour de tout Son travail qu'Il avait fait" (Béréchit 2,2)

-> Rachi commente : "Hachem a déterminé avec précision le moment de début du Shabbath et est entré dans le Shabbath à un cheveu près. (Ainsi,) il semble qu'Il ait achevé [le travail] le jour même du Shabbath".

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
Hachem n'a pas interrompu le travail de la Création au début du Shabbath parce qu'il était achevé, mais plutôt en raison de la sainteté inhérente au Shabbath. Sinon, le travail de la Création aurait continué pendant 7 jours, comme l'indique Rachi : "Hachem a doublé le travail le 6e jour ; le travail qui aurait dû être achevé le Shabbath a été fait à la place le 6e jour".

La sainteté du Shabbath n'est pas due à l'achèvement du travail de la Création en 6 jours.
Au contraire, Hachem a achevé le travail de la Création en six jours en raison de la sainteté du Shabbath.
Cette sainteté peut être démontrée par le midrach (Béréchit rabba 7,7), qui affirme que les chédim (démons) ont été créés le vendredi mais n'ont pas été achevés en raison de l'arrivée du Shabbath.
Cela implique que la Création n'était pas terminée à la fin du 6e jour, mais qu'Hachem a néanmoins cessé Son travail en raison de la sainteté du Shabbath.
Bien sûr, Hachem aurait pu achever le travail de la Création avant l'apparition du Shabbath, mais Il a délibérément laissé une partie du monde incomplète pour démontrer la sainteté du Shabbath.

Le jour du Shabbath est intrinsèquement saint parce qu'il s'agit du 7e jour de la semaine, et que le chiffre sept correspond à l'esprit. Le monde physique est composé de 6 dimensions : le haut, le bas, le nord, le sud, l'est et l'ouest. La septième dimension, spirituelle, est située au centre.
Les six premières dimensions occupent de l'espace car elles sont physiques, mais la septième dimension est spirituelle car le centre n'occupe pas d'espace.
De même, les six premiers jours de la semaine correspondent aux six dimensions physiques/matérielles du monde, et le septième jour, Shabbath, correspond à la septième dimension spirituelle au centre.

La septième dimension est toujours au milieu, et Shabbath est également considéré comme le jour du milieu de la semaine, bien qu'il soit le dernier jour de la création. Comment cela se fait-il?
Nos Sages font référence aux quatrième, cinquième et sixième jours de la semaine comme étant les trois jours précédant Shabbath, et aux premier, deuxième et troisième jours comme étant les trois jours suivant Shabbath. Cette perspective place le Shabbath au milieu de la semaine.
Le corps fait également allusion à ce concept, en y ajoutant une autre dimension.
Tout comme le cœur, qui se trouve au milieu du corps, apporte la vie à l'être tout entier, le jour du Shabbath n'est pas seulement le cœur spirituel de la semaine, il apporte en fait la bénédiction et la sainteté à toute la semaine.

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=> Le Shabbath, en tant que 7e jour de la semaine, est intrinsèquement saint. La sainteté du Shabbath n'est pas due au fait qu'Hachem a achevé l'œuvre de la création le 7e jour, mais plutôt au fait qu'Hachem a achevé l'œuvre de la création le 7e jour en raison de la sainteté du Shabbath.

La faute d'Adam [a provoqué une descente spirituelle et matérielle vers l'Arbre de la Connaissance].
Le travail principal de l'humanité dans ce monde est de transformer les ténèbres en lumière en élevant [la nature spirituelle de toute la création], [et] en les ramenant à leur origine et à leur source.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 3,1-4]