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"D. dit à Noa'h : Ceci [l'arc-en-ciel] est le signe de l'alliance que J'ai établie entre Moi et toute chair se trouvant sur la terre" (Noa'h 9,17)

-> Le Sforno de commenter : "Quand tu le vois, il doit te rappeler le Déluge et tu dois t'efforcer d'exhorter tes semblables au repentir"

L'arc-en-ciel est un signe de réprimande de D. à notre égard, afin que l'on améliore nos actions.
Alors, pourquoi a-t-il des couleurs aussi variées et belles?
N'aurait-il pas été plus logique qu'il soit tout noir?

On apprend de là que même s'il peut être nécessaire de faire une réprimande, elle doit être faite avec plein d'amour, d'une façon douce, et non avec de la colère, un sentiment de déception, ...

Ainsi, D. nous demande de nous repentir en utilisant les belles couleurs de l'arc-en-ciel, et non par le feu et le souffre.

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-> Hachem dit dans la paracha Noa'h : "Rappelez-vous quand Je suis "en colère" contre vous, un arc-en-ciel apparait dans le ciel".
Hachem aurait pu faire apparaitre un arc-en-ciel tout noir et bien flippant mais Il a pourtant choisi de le faire en couleur et splendide esthétiquement. Pour t'apprendre une chose : même quand tu fais un reproches ou tu t'énerves sur quelqu'un, fais ça de la plus belle façon possible.
[rapporté sur FB par Binyamin Benhamou]

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-> Le Sforno explique que lorsque les personnes vertueuses voient l’arc-en-ciel, elles sont motivées à prier et à se repentir. Ils font tout pour apaiser la colère divine.

Rav Yissa'har Frand explique : "Hachem prodigue au monde un bienfait exceptionnel. Il envoie à l’humanité un message indiquant Sa colère. Hachem n’a pas besoin de rappel, c’est nous qui en avons besoin. En voyant un arc-en-ciel, nous sommes supposés comprendre qu’Hachem est courroucé, au point que sans cette fameuse promesse, Il aurait à nouveau détruit le monde. C’est pourquoi nous devons nous hâter de nous repentir".

[c'est comme si papa Hachem nous disait : par ton comportement, par tes fautes, tu as fais que le monde soit obscure. S'il te plaît, Mon fils adoré, fait téchouva et rend toutes ses couleurs, toute sa magnificence à Ma Création!
(si le monde semble si noir, si rempli de mauvaises choses, c'est à cause de nos mauvaises actions. Alors faisons téchouva, et rendons-lui toutes ses couleurs!)]

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-> Pourquoi Hachem a créé l’arc-en-ciel si joli s’il ne faut pas le regarder pour jouir de sa beauté? Pourquoi n’a-t-il une apparence effrayante, ou au moins neutre?
Bien que l’arc-en-ciel soit une preuve de la Midat Hadin d’Hachem (Son attribut de justice), sa grâce indique que même la sévérité de D. provient de Son amour à notre égard. L’arc-en-ciel nous rappelle donc que par amour envers Son peuple, Hachem souhaite qu’il se repente et qu’il se rapproche de Lui.
[rav Yéhonathan Gefen]

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-> Le Ramban rapporte la guémara (Haguiga 16a) affirmant qu’il ne convient pas de regarder fixement un arc-en-ciel et celui qui agit de la sorte mériterait d’être éradiqué du monde.
=> Qu’y a-t-il de mal à observer un arc-en-ciel? N’est-ce pas effectivement un magnifique phénomène de la nature? De plus, dans le Vidouï du Rav Amram Gaon, l’une des fautes sur lesquelles il faut faire téchouva et réciter le Vidouï (avouer ses fautes) est celle d’avoir "observé l’arc-en-ciel". Quel problème y a-t-il à le faire?
[La guémara explique que cela ressemble au fait de regarder la Présence Divine (chékhina)]

-> Rav Sim’ha Zissel explique que notre réaction naturelle, en voyant un arc-en-ciel, est de trouver cela joli. On en admire les couleurs, la forme, les effets, ...
Or, comme le souligne le Rav Yissa'har Frand : "Analysons cette audace! D. est furieux. Il place un arc dans le ciel pour nous véhiculer un message que nous devons prendre très au sérieux, pour que nous fassions téchouva et que nous implorions Sa miséricorde. Mais comment réagissons-nous? En disant : "Oh ! C’est beau !" Quelle insolence!"

Rav Sim’ha Zissel compare cette situation à un père qui est en colère contre son enfant et lève sa main pour le frapper (à notre génération il faut éviter autant que possible de frapper un enfant).
Le père est furieux et son mécontentement envers l’enfant est manifeste. Ce dernier le regarde et est amusé par l’expression du visage du parent. Une telle réaction énervera le père davantage. Notre admiration et notre plaisir à regarder la beauté de l’arc-en-ciel ressemblent à la réaction de cet enfant.

Toutefois, Rav Sim’ha Zissel exprime son désaccord avec un commentaire du Michna Béroura (Siman 229,1), estimant que celui qui voit un arc-en-ciel ne doit pas raconter ceci à son prochain, car ce serait considéré comme lui annoncer une mauvaise nouvelle : la colère d’Hachem à notre égard.
Rav Sim’ha Zissel ne comprend pas la logique de ce raisonnement : si quelqu’un voit un arc-en-ciel, cela doit l’inciter à se repentir et à entrainer d’autres personnes à en faire de même.
Au contraire, il faut avertir le plus de gens possible, pour qu’eux aussi fassent téchouva.

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-> "Mon arc, je l'ai donné dans le nuage. Il sera signe d'alliance entre moi et entre la terre" (Noa'h 39,13)

-> Après le déluge, Hachm jura qu'Il n'amènerait plus de déluge sur le monde et Il caractérisa le signe de cette alliance par l'arc-en-ciel. Hachem jura (Noa'h 9,15) : "Je me souviendrai de mon alliance entre Moi et entre vous".
La guémara enseigne que l’apparition de l'arc-en-ciel témoigne d’une grande accusation dans le ciel. Sa présence a pour but de réveiller l’homme au repentir, en lui rappelant la promesse d’Hachem de ne plus détruire le monde malgré le mauvais comportement de ses habitants.
Mais pourquoi Hachem a t’IL précisément choisit ce signe de l'arc-en-ciel comme témoignage?

En principe, lorsqu’un homme tire une flèche avec un arc, la partie arrondie de l’arc se trouve dans le sens de la trajectoire de la flèche. Or lorsque l'arc-en-ciel apparaît dans le ciel, sa position indique une trajectoire de flèche partant de la terre vers le ciel!
En fait, Hachem signifie par là au peuple juif et à l’humanité toute entière que cette ‘flèche’ (la destruction du monde) qu’IL serai en droit d’envoyer vers le monde, retournera finalement au ciel du fait de Sa promesse faite à Noa’h et ses fils.
Par ailleurs, il est remarquable que l’arc-en-ciel commence par la couleur rouge (la plus haute) qui symbolise en kabbala la rigueur pour redescendre jusqu’au violet qui symbolise la bonté.
Hachem disant par là au monde que lorsque l’attribut de rigueur pèse sur le monde, IL annule cette rigueur et la transforme en bonté.
[d'après un dvar Torah du rav Zamir Cohen]

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-> Lorsqu’il apparaît, nous le regardons sans nous y attarder (Choul‘han ‘Aroukh) pour pouvoir prononcer la bénédiction de circonstance, tout en évitant de le montrer aux autres (‘Hayé Adam).

La bénédiction est : Barou'h ata Hachem élokénou, mélé'h aolam, zo'hér abérit vénééman bivrito, vékayam bémaamaro.
[Ora'h 'Haïm 229,1]

-> Durant les générations du roi 'Hizkiya et de Rabbi Chimon bar Yo‘haï, aucun arc-en-ciel n’a été vu, car elles n'en avaient pas besoin.

Même la nature a été corrompue

+ Même la nature a été corrompue :

-> La perversion et la corruption des hommes de la génération de Noa'h sont si profondes qu'elles finissent par atteindre les animaux.
Les animaux sauvages et les bêtes domestiques, ainsi que les oiseaux commencent à s'accoupler avec d'autres espèces, en dépit des lois de la nature. [Sanhédrin 108a ; Zohar Noa'h 68a ]
Imitant les bêtes de proie, les animaux paisibles s'attaquent les uns aux autres pour s'emparer de leur nourriture alors qu'ils sont parfaitement repus, et tous les oiseaux deviennent des prédateurs. [voir Ramban - Béréchit 6,12 ]
En se dénaturant ainsi, les animaux se condamnent à partager le sort des hommes ... Seuls les poissons de la mer, qui ne se sont pas corrompus, seront épargnés. ['Hizkouni Béréchit 6,2 ]

-> La terre elle-même se pervertit et se dénature. [Hektav véHakabla]
Lorsqu'on sème du blé, par exemple, la terre fait croître du sarrasin ou de l'épeautre. [Béréchit rabba 28,8]
En creusant des tunnels souterrains pour commettre leurs rapines, les voleurs ont fait de la terre leur associée. [Tossefot haChalem ]
Bref, la nature toute entière, le merveilleux décor que D. a planté pour permettre à l'homme de Le servir et de se parfaire, est devenu un gouffre de rébellion, de débauche et de pillage. Les êtres les plus dépravés tiennent le haut du pavé, s'attachants corps et âme à bouleverser les lois naturelles instituées par Hachem. [Zoar Noa'h 61a]
[en fait, la nature a changé après le Déluge. L'homme est devenu moins grand, et les champs ont produit des récoltes moins abondantes et de moins bonne qualité parce que la faute qui s'est introduite dans le monde l'a transformé. ]

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-> C'est par l'eau que D. va les faire périr. Au moment de la Création, Hachem a conclu avec le monde qu'Il établirait des frontières pour séparer les terres sèches des océans.
En violant les lois morales que D. lui a imposées, l'humanité a annulé les termes de l'alliance. En juste mesure de retour, D. ramènera maintenant le monde à l'état qu'il avait connu avant la Création : les eaux s'élanceront hors des limites qui leur ont été fixées sur la surface de la terre (Abravanel), et des eaux venues du ciel se précipiteront à leur rencontre dans un choc d'une violence inouïe. [Malbim - Béréchit 7,11]

-> Lors du Déluge des trombes d'eaux chauffées par les feux du guéhinam vont commencer à tomber en mesure pour mesure pour les fautes que les hommes ont commis, poussés par le feu de leurs passions. [Sanhédrin 108b]
Un vent violent chargé de vapeurs toxiques se met à souffler sur la terre semant la peste et la destruction. [Zéva'him 113b]
Plus tard, même après que les eaux du déluge auront baissé, des résidus de cette pollution se feront sentir sur la terre et auront, en particulier, des répercussions sur la longévité: les hommes ne vivront plus d'aussi longues années que les générations qui les ont précédés. [Ramban - Béréchit 5,18]

"Entrez ... dans l'Arche (téva)" (Noa'h 7,1)

Le commentaire du Baal Chem Tov sur ce verset est bien connu : l'âme descend dans ce monde, et une personne se préoccupe des nécessités de la vie, subvenant aux besoins de sa famille par le travail de ses mains. Elle se laisse envahir par le travail et les soucis de gagner sa vie, et c'est alors qu'elle peut se noyer.
Le meilleur conseil est d' "entrer dans la téva (un mot)" = Attachez-vous aux mots des prières que vous récitez et de la Torah que vous étudiez. Le mérite de cet attachement (dvékout) aux mots saints de la prière et de la Torah, dit le Baal Shem Tov, "vous, votre femme et vos enfants" seront assistés par D. dans tous leurs besoins.

Selon le Baal Shem Tov, l'attachement aux mots de la prière et de la Torah est l'un des meilleurs moyens d'atteindre les niveaux spirituels les plus élevés.
Le Baal Chem Tov dit : "L'attachement (dvékout) est la clé qui ouvre toutes les serrures."
Et ce [conseil] de s'attacher aux mots de la prière et de la Torah, s'applique à tout le monde. En effet, chaque juif, même le plus commun d'entre eux, peut faire l'expérience d'une dvékout le plus élevé.

Le Baal Chem Tov a enseigné que la foi simple et sincère avec laquelle un homme ou une femme juif ordinaire récite les Téhilim est le plus haut niveau de dvékout.
L'âme est la même pour tous. Cependant, pour les personnes éduquées et les érudits de la Torah, la dvékout ouvre les portes de la perception de la Torah.
Pour les gens ordinaires qui ne peuvent pas étudier, cela ne s'applique pas. Mais la dvékout sur les mots sacrés de la prière éveille la miséricorde Divine et apporte la délivrance à celui qui les récite.
En cela, l'homme et la femme juifs ordinaires sont égaux au plus grand sage de la Torah.
[lettre du Rabbi Yossef Its'hak de Loubavitch - citée dans Keter Chem Tov, Hossafot - Noa'h, 10]

Le récit de Kayin, du Déluge, de la Dispersion sur nous

+ Le récit de Kayin, du Déluge, de la Dispersion sur nous :

-> La Torah est l'histoire de chaque personne. Les récits qu'elle contient ne sont pas de simples histoires, même dans le but de nous éduquer. Au contraire, tout comme elle décrit le développement spirituel de l'humanité dans son ensemble, elle décrit également le processus qui doit se dérouler dans l'histoire personnelle de chaque juif.

À cet égard, le 'Hidouché haRim cite le Maguid de Kozhnitz selon lequel les thèmes du Kayin, du Maboul (Déluge) et de la Haflaga (dispersion suite à la tour de Bavél) existent dans la psyché de chaque personne.
Cela s'exprime sous la forme des 3 principaux traits négatifs identifiés par nos Sages : la jalousie, le désir et l'honneur (Pirké Avot 4,28).
Tout comme l'humanité a fait face aux retombées de ces qualités, chaque personne doit rectifier leur présence en elle.

Kayin a manifesté le trait de la jalousie (la kin'a (en hébreu) - comme l'indique la similitude phonétique), au point qu'elle l'a poussé à assassiner son frère.
La génération du Maboul a été détruit principalement à cause de l'immoralité née du désir.
Et la génération de haFlaga a déclaré que leur objectif en construisant la tour était de "se faire un nom", c'est-à-dire de s'agrandir.

Les Imré Emet ajoute que l'antidote à ces déficiences est la Torah, que le peuple juif a reçue au mont Sinaï. À ce titre, le don de la Torah a été précédé de 3 étapes préparatoires, symbolisant le potentiel de la Torah à rectifier ces défaillances.
Tout d'abord, une frontière/délimitation a été tracée autour de la montagne, limitant la liberté de mouvement d'Israël. Il s'agissait d'un frein à la jalousie, qui enseignait qu'une personne devait respecter les limites de son champ d'action.
Deuxièmement, l'abstinence était pratiquée pendant les 3 jours précédant la Révélation, ce qui indiquait la limitation des désirs.
Troisièmement, le peuple juif a vécu l'expérience impressionnante qui a accompagné la Révélation, le tonnerre et les éclairs, le tremblement de la montagne et le nuage épais, qui a dégonflé leur égoïsme.

De même que le peuple juif a franchi ces étapes en cette occasion singulière pour commencer à rectifier l'échec historique de l'homme dans ces trois domaines, de même, chaque Juif est confronté chaque jour à ce triple défi, et ce n'est que par la Torah qu'il est équipé pour le surmonter.
[Sfat Emet 5656 ; Likouté Yéhouda p.90]

"De même que Noa'h est entré dans la téva afin d'échapper au déluge, une personne doit entrer dans des mots sacrés afin d'échapper à des moments difficiles."

[Rabbi Na'hman - Likouté Moharan I,38,3]
[le mot téva veut dire : une "arche", mais aussi : "mot"]

-> "Nos Sages nous enseignent que le déluge n'est pas entré en Israël (guémara Zéva'him 113b).
Comment sont alors morts les mauvaises personnes y habitant?
La guémara répond qu'ils sont morts par l'air."

[Likouté Halakhot VIII,164a]
["Tout ce qui était animé du souffle de la vie ... expira" - Noa'h 7,22]

-> "La branche d'olivier fait référence à l'huile qui va être allumée dans la Ménorah du Temple.
Cette lumière va être capable d'illuminer même l'obscurité de la vie."

[Likouté Halakhot I,262-132a]

-> "A quoi les enfants d'Israël sont ils comparés ? A un olivier : de même que cet arbre ne perd jamais ses feuilles, Israël ne disparaîtra jamais !"

[guémara Mena'hot 53b]

"Alors on commença d'invoquer le nom de D." (Noa'h 4,26)

-> Rachi : "On donnait aux hommes et aux plantes des noms de D., en leur rendant un culte idolâtre et en les désignant comme des dieux."
[la génération d'Enoch a introduit l’idolâtrie qui allait devenir le fléau de l'humanité durant des millénaires.]

-> Le Rambam (Hilkhot Avodat Ko'havim 1,1-2) explique que les hommes ont commis la grave erreur de penser que, puisque D. a créé les corps célestes (ex: le soleil) qui sont Ses ministres et accomplissent Sa volonté, il convenait de les honorer, tout comme on honore les ministres d'un souverain.
Cette idéologie s'est peu à peu propagée en se corrompant de plus en plus, au point que les adorateurs ont oublié D. et pensé que les images qu'ils choisissaient d'adorer avaient été dotées de tous les pouvoirs.

-> "Quiconque est attentif à observer Shabbath dans tous les détails, même s’il s’est adonné à l’idolâtrie comme à l’époque d’Enoch, on lui pardonne toutes ses fautes"
[guémara 118b]

-> "Shabbath représente le nom de D."
[Zohar II,88b]

-> Rabbi Na'hman (Likouté Halakhot III,9a) vient commenter cette idée en disant :
"Une personne qui ne garde pas le Shabbath, souille le nom de D., ce qui équivaut à de l’idolâtrie.
Mais, une personne qui observe le Shabbath, honore le nom de D., et cet honneur, révélateur de D., a le pouvoir de pardonner toutes les fautes, même si cette personne a servi des idoles."

"Le produit des pensées de son cœur était uniquement, constamment mauvais" (Noa'h 6,5)

En hébreu, les termes : "uniquement, constamment mauvais", s'écrivent : רַק רַע כָּל-הַיּוֹם (rak ra, kol ayom).
Il est incroyable de noter que les lettres finales permettent de former le nom : עמלק

Amalek représente les forces du mal qui conduisent une personne à avoir de mauvaises pensées.

"Souviens-toi de ce que t'a fait Amelek" (Dévarim 25,17) => sois conscient de ses tentatives et de ses attaques afin d'en arriver à le surmonter, à le maîtriser.

Source (b"h) : basé sur un dvar torah de rabbi Na'hman (Likouté Halakhot II,205a)

"Dans l'année 600 de la vie de Noa'h, le 2e mois, le 17e jour du mois, en ce jour jaillirent toutes les sources de l'immense abîme, et les cataractes du ciel s'ouvrirent." (Noa'h 7,11)

Le Zohar nous enseigne que ces versets font allusion à une potentialité de déluge spirituel d'une ampleur phénoménale, qui aurait dû avoir lieu durant cette année-là, et au cours de laquelle la Torah orale et la Torah écrite auraient été toutes les 2 présentées à l'humanité, si les hommes l'avaient mérité.
A la place, une inondation catastrophique a été amenée sur eux, qui a éliminé presque toute trace de vie sur terre.

Le rav Brazil rapporte que le mot maboul (מבול) est composé :
-> de la lettre mém (מ) qui est la 1ere et la dernière de la michna (Torah orale), qui commence par "mé'émataï (מאימתיי - Béra'hot ) et fini par "shalom" (בשלום - Ouktsin) ;
-> de la lettre bét (ב), qui est la 1ere lettre de la Torah (בְּרֵאשִׁית - Béréchit) ;
-> de la lettre vav (ו) qui est la lettre au milieu de la Torah (au sein du mot גחון : paracha Chémini - livre de Vayikra 11,42) ;
-> de la lettre laméd (ל) qui est la dernière lettre de la Torah (יִשְׂרָאֵל - paracha Vézot habéra'ha - livre de Dévarim 34,12).

=> Ainsi, s'ils l'avaient mérité, c'est par eux que se serait réalisé le verset : "la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers." (Yirmiyahou 11,9) : fruit d'un déluge spirituel.

Il est écrit : "D. dit: "Mon esprit n'animera plus les hommes pendant une longue durée" (Béréchit 6,3).
La guémara ('Houlin 139b) nous enseigne que le terme : "béchagam" (pendant une longue durée - בְּשַׁגַּם) a une valeur numérique de 345, qui est la même que celle de : משה (Moché).
C'est un autre signe que suite à leur comportement, au lieu de recevoir par eux la Torah, il va falloir attendre Moché.

"Plus jamais, tant que durera la terre, semailles et récolte, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit, ne seront interrompus." (Noa'h 8,22)

-> "Durant le déluge, les planètes avaient suspendu leur service, et l’on ne distinguait plus entre le jour et la nuit" (midrach Beréchith raba 34, 11).

-> Le Sforno et le Malbim nous enseigne :
"Avant le déluge, le soleil était constamment en orbite au niveau de l'équateur et la terre n'avait pas à subir les bouleversements, les changements propres aux différentes saisons.
La terre était constamment comme au printemps.
Suite au déluge, cela a changé, entraînant de grandes difficultés pour l'univers.
Les cultures ne se développent pas comme auparavant, les productions sont moins nutritives, la durée vie des hommes a beaucoup diminué, ... et beaucoup d'autres choses encore."

-> "Rabbi Yits'hak a dit : "[Avant le déluge] ... ils profitaient d'un beau temps comme celui entre Pessa'h et Atséret [Shavouot]". "
[midrach Béréchit 34,11]

-> Le Sforno conclut sur une note positive en disant que notre verset s'exprime par : "tant que durera la terre".
Ainsi, au temps du Machia'h, la terre donnera à nouveau des produits plus sains, avec une récolte plus abondante et sans avoir à subir les saisons.

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[Par exemple, Rachi sur ce verset : "la seconde moitié de av, eloul et la première moitié de tichré. C’est le moment où il fait le plus chaud dans le monde, ainsi que nous l’avons appris dans la guemara (Yoma 29a) : "La fin de l’été est plus pénible que l’été lui-même"]

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+ "Plus jamais ... jour et nuit ne seront interrompus" (Noa'h 8,22)

-> Comment savez-vous que demain le soleil se lèvera? ...
Ce qui l'y oblige, c'est le verset de la Torah : "Plus jamais ... jour et nuit ne seront interrompus".
La Torah décrit la réalité et c'est pourquoi, il ne peut en être autrement.
[le 'Hafets 'Haïm]

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"Tu te nourriras de poussière" (Béréchit 3,14)

La malédiction du serpent est qu'il aura toujours de quoi manger (la poussière ne manquant pas!), n'ayant ainsi aucune raison de se tourner vers D., afin de prier en ce sens.
C'est à l'image d'un père qui donne une grosse somme d'argent à son fils en lui disant : "c'est bon ne revient plus me voir!"

Le Sforno dit que le goût et le plaisir de la nourriture ont été retirés après la faute d'Adam, à l'image de ce qui se passa après la destruction du Temple, suite à notre mauvais comportement : "Depuis que le Temple a été détruit ... le goût des fruits a été enlevé" (guémara Sota 48a).

[à notre palais, notre nourriture est comme de la poussière par rapport à ce qu'elle devrait réellement être!]

"De tout ce qui était sur la terre sèche, périt" (Noa'h 7,22)

Malgré le fait que les eaux du déluge étaient bouillantes (guémara Sanhédrin 108b), les poissons ne sont pas morts (guémara Zéva'him 113b).

Par quel mérite, D. les a-t-il gardé miraculeusement en vie?

Les poissons ont été les 1eres créatures vivantes que D. a créé.
Ils ont été créés le 5e jour, avant les oiseaux (qui ont aussi été créés en ce même jour), et avant les autres animaux et les hommes (qui ont été créés le 6e jour).
C'est en considération de cette qualité qu'ils n'ont pas été détruits.

D'ailleurs, la coutume de commencer par manger du poisson à Shabbath peut venir de ce fait qu'ils ont été créés avant les volailles (oiseaux) et les animaux.
En hébreu, le poisson se dit : "dag" (דג), et a une valeur numérique de 7, renvoyant au 7e jour de la semaine qu'est Shabbath.

[Le Mizra'hi explique que c'est parce que les poissons n'avaient pas participé à la déchéance de l'humanité]

Source (b"h) : traduction personnelle issue d’un dvar Torah du rabbi Moshe Bogomilsky (Védibarta Bam)