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"Si quelqu'un d'entre vous veut présenter à D. un sacrifice de bétail, c'est dans le gros ou le menu bétail que vous pourrez choisir votre sacrifice." (Vayikra 1,2)

-> Rabbi Avraham Yéhochoua Heschel d'Apta (le Ohev Israël) propose la lecture suivante de ce verset :

-> "Adam ki yakriv mikèm" = lorsqu'un homme est prêt à se dévouer corps et âme pour le service divin ; il entre dans la dimension de "korban lachem" (un sacrifice pour D.), et d'En-Haut, on considère qu'il a sacrifié son propre sang et sa propre graisse en l'honneur du Créateur.

-> En revanche, "min abéhéma, min habakar ou min hatsone" = celui qui se contente d'offrir des contributions financières, mais n'est pas prêt à dévouer corps et âme pour la gloire de D., verra son sacrifice réduit au titre de "korbané'hem" (votre sacrifice), un sacrifice d'une valeur moindre que le "korban lachem".
Quand un homme veut présenter une offrande, il lui incombe avant tout de "se sacrifier" lui-même, de se rabaisser et de s'humilier afin d'être, lui, l'offrande "pour l'agrément de D."

["mikèm" = de vous-même & le mot korban, sacrifice, renvoi à : karov = rapprocher de D., en sacrifiant de notre intériorité tout ce qui fait écran, prend de la place à une résidence de D. en nous]

D. ne désire pas la chair de l'animal, mais les remords et la soumission qui l’accompagnent.

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-> "Si un homme offre d'entre vous un sacrifice à Hachem" (1,2)

Quand quelqu'un veut offrir un sacrifice, il doit avant tout se sacrifier lui-même, se faire humble, et alors son sacrifice sera agréé par Hachem.
Mais s'il apporte un sacrifice uniquement comme un acte extérieur, sans se rabaisser lui-même, son sacrifice ne sera pas agréé.

Le Chakh dit que c'est pourquoi : "si un homme offre d'entre vous", s'il s'abaisse comme s'il se sacrifiait lui-même, alors "un sacrifice à Hachem", un sacrifice agréé par Hachem.
Mais si "vous offrez votre sacrifice du gros ou du petit bétail", il ne sera pas agréé.

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-> "Un homme qui offre d’entre vous un sacrifice à Hachem"

Le Sforno commente :
Ce que l’homme offre de son corps, quand il s’humilie et se présente avec un cœur brisé, c’est cela le véritable sacrifice.
Si le sacrifice ne s’accompagne pas de repentir et d’humilité, Hachem ne le désire pas.
Un homme qui offre d’entre vous – s’il sacrifie du "vous", de son "moi", c’est un sacrifice pour Hachem.

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-> Le Méam Loez (Vayikra 1,2) enseigne :
"Les hommes apportent des sacrifices pour toutes sortes de raisons.
L'un peut le faire pour se vanter, montrer qu'il est un bon juif et avoir l'air de se repentir, mais en son for intérieur, il reste mauvais et fauteur.
On pouvait connaître la nature d'une personne grâce à son sacrifice : si elle était pervertie, la fumée de son sacrifice montait en spirales tortueuses.
Voyant la fumée s'élever ainsi (et non toute droite), le Cohen savait que le sacrifice était offert avec des motifs indignes et il demandait au Lévi de cesser de chanter.
Le propriétaire du sacrifice repartait humilié.
[...]
La Torah dit : "un homme qui apporte de vous (mikèm) un sacrifice" = vous-même devez être le sacrifice ...
Si vous ne commencez pas par vous sacrifier [l'égo qui est en nous], ce n'est pas un "sacrifice à D." que vous offrez mais un sacrifice à vous-même.
Hachem n'en éprouve nulle satisfaction."
[à l'image de la fumée qui monte en spirales, plutôt que directement, comme signe qu'elle n'est pas vraiment désirée!]

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+ "Il l’offrira (le sacrifice) selon sa volonté, devant Hachem" (Vayikra 1,3)

-> Ce verset nous apprend que le sacrifice doit être offert avec la volonté et l’accord de celui qui l’apporte.
Mais, on peut trouver une autre allusion à ce verset. En effet, l’homme qui apporte un sacrifice, ne doit pas se contenter de l’offrande animale. Il doit aussi s’en inspirer pour offrir et sacrifier toute sa personne et tout son être à Hachem.
Le verset vient ici nous dire que la personne qui apporte un sacrifice "l’offrira avec sa volonté", c’est-à-dire que l’on sacrifiera aussi toute sa volonté, ses désirs et ses aspirations. Tout son être doit s’annuler complètement devant Hachem par le sacrifice.
[Haktav véaKabbala]

-> Pourquoi la Torah commence par ce qui concerne l’holocauste, avant de parler des autres sacrifices.
Rabbénou Bé'hayé (sur ce verset 1,3) explique : Nos Sages ont dit dans le midrach que l’holocauste vient uniquement pour racheter les mauvaises pensées. Or en général, la pensée précède l’acte, c’est pourquoi la Torah a donné les lois sur l’holocauste avant celles des autres sacrifices.

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-> Dans les lois sur la prière, l'auteur du Choul'han Aroukh donne un grand principe :
"La prière vient à la place du sacrifice, c'est pourquoi elle doit être semblable au sacrifice dans l'intention, sans que s'y mêle une autre pensée, de la même façon qu'une pensée étrangère rend un sacrifice invalide.
On doit prier à un endroit fixe, de même que les sacrifices sont offerts à un endroit fixe.
Et rien ne doit s'interposer entre celui qui prie et le mur, comme dans un sacrifice, où ce qui vient s'interposer entre lui et le récipient le rend invalide.

"Et il est souhaitable d'avoir de beaux vêtements spéciaux pour la prière, à l'instar des vêtements des prêtes, mais tout le monde ne peut pas se le permettre."

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+ "Si quelqu'un d'entre vous veut présenter à D. un sacrifice de bétail, c'est dans le gros ou le menu bétail que vous pourrez choisir votre sacrifice."

-> Il est intéressant de rapporter un commentaire sur ce verset du rav Moché Sternbuch.
Pourquoi y remarque-t-on un changement soudain du singulier (quelqu'un - adam) vers le pluriel (vous pourrez - takrivou)?

Cela nous apprend que lorsqu'un homme faute, cela ne l'affecte pas seulement lui, mais cela affecte toute la communauté dans son ensemble (arévim)

Ainsi, lorsqu'une personne apporte un sacrifice et amende ses actions, les mauvais effets de cette faute individuelle qui affectaient la nation sont alors guéris, et la nation entière s'en trouve élevée par la même occasion.

=> C'est pourquoi, le début de notre verset fait référence à la téchouva du fauteur en tant qu'individu, et finit en montrant que cela aura un impact sur le monde entier, lui permettant de recevoir une abondance de bénédictions en raison de fait que l'individu à un niveau supérieur de sainteté.

On peut rapporter les paroles du Ram'hal : "Si l’homme s’élève spirituellement, l’univers entier s’élèvera avec lui, mais s’il s’abîme, l’univers entier s’abîme avec lui."
=> La Torah nous dit quelque chose d'incroyable : Si tu veux changer le monde, ce que tu dois faire c'est te changer toi-même ...

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-> D'ailleurs, le midrach sur notre paracha (Vayikra rabba 4,7) enseigne :
"Il est écrit dans Yirmiyahou (50,17) : "Israël est un agneau pourchassé".
Pourquoi Israël est-il comparé à un agneau?
De même qu'un agneau, lorsqu'il reçoit un coup sur la tête ou sur un seul membre, tout son corps le ressent, ainsi chez Israël, un seul individu faute et le peuple entier le ressent.
Rabbi Chimon bar Yo'haï disait : Ceci est à l'image d'un groupe de voyageurs sur un bateau. Soudain, l'un d'eux saisit une pioche et commence à percer le plancher sous son siège. Ses compagnons lui disent : "Que fais-tu?"
Il leur répond : "Que vous importe? Je ne fais que creuser sous mon propre siège!"
Ils leur rétorquent : "Mais l'eau va pénétrer et inonder le navire tout entier!""

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+ "Un homme qui offrira parmi vous" (adam ki yakriv mikèm - Vayikra 1,2)

Apparemment, le verset aurait dû plutôt dire : "Un homme parmi vous qui offrira".
Le verset fait allusion à : "Un homme qui offrira (yakriv -> karov)", littéralement : "qui rapprochera".
Un homme pourra bien plus se rapprocher et s’élever quand il se trouve "parmi vous", parmi le peuple et la collectivité. Mais s’il reste seul, sa progression sera plus réduite.
[Sfat Emet]

[nécessité d'apprendre de toute personne ; un enseignant apprend davantage de ses élèves ; en permettant à autrui de s'élever spirituellement, alors Hachem en fait de même avec nous ; transmettre clairement à autrui, c'est s'assurer d'avoir bien compris cet enseignement ; ...]

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+ "Lorsqu'un homme parmi vous (mikèm) apporte un sacrifice à Hachem" (v.1,2)

Le Méam Loez (Vayikra 1,8) enseigne :
L'homme doit éviter de commettre 3 péchés au prix de sa vie s'il le faut : l'idolâtrie, l'immoralité et le meurtre.
Si des non-juifs veulent le forcer à transgresser l'un de ces 3 commandements et qu'il livre sa vie pour sanctifier le Nom de D., il et considéré comme un sacrifice sur l'autel.

Si un homme se laisse brûler plutôt que de commettre l'une de ces 3 fautes, il est semblable à un holocauste (ola) entièrement consumé.
S'il est tué d'une autre manière et que son corps reste entier, il est semblable à une expiation ('hatat).

Cette idée est mentionnée par allusion dans le verset : "Lorsqu'un homme parmi vous apporte un sacrifice à Hachem" = si un non-juif force l'un de vous à commettre une faute sous menace de mort et que vous ne cédez pas, votre mort sera considérée comme un sacrifice à Hachem.

"Si le Cohen qui a été oint pèche, pour la culpabilité du peuple." (Vayikra 4,3)

Il est écrit dans la guémara Avoda Zara (4b) :
"Israël n'a confectionné le veau d'or que pour ouvrir la voie aux futurs repentants.

[Le roi] David n'était pas, naturellement enclin à perpétrer son méfait [avec Bat Chéva], ni Israël à commettre le sien [à savoir le veau d'or] ...
Pourquoi alors ont-ils agi ainsi?

Pour t'apprendre que si un individu a péché, on lui dit : "Va donc [prendre exemple] sur l'individu [qui a péché et s'est repenti, à savoir David]", et que si la communauté a péché, on lui dit : "Va donc [prendre exemple] sur la communauté [d'Israël, qui a commis le péché du veau d'or et s'est repentie]." "

Selon le Rav Avraham, le frère du Gaon de Vilna, on trouve dans notre verset une allusion à cet enseignement :
- Si le Cohen = allusion à Aharon qui a été impliqué dans le péché du veau d'or ;
- ... qui a été oint = allusion à David, "l'oint de D." ;
- ... pèche = comment ces géants ont-il pu perpétrer de tels péchés?
- ... pour la culpabilité du peuple = afin de montrer au peuple (à la collectivité, tout comme à l'individu), les voies du repentir.

Source (b"h) : issu du "Talelei Orot" du rav Yissa’har Dov Rubin

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-> "Si le Cohen oint fauterait comme la faute du peuple" (Vayikra 4,3)

Littéralement, le verset dit : "Si le Cohen oint fauterait pour la faute du peuple". On peut l'expliquer de la façon suivante :
Le Cohen oint, c'est le Cohen Gadol. Cet homme doit être normalement un grand Juste (tsadik). Comment envisager que même une personne de cette envergure en vienne à fauter?
La réponse est : "pour la faute du peuple". En effet, parfois, Hachem entraîne que même un Juste parfait puisse commettre une certaine faute, involontairement, pour qu'il s'efforce de trouver le chemin du repentir et corriger sa faute. Et de cette façon, cela aidera le reste du peuple. En effet, cela ouvrira la porte à tous les gens simples du peuple qui auront fauté et qui ne connaissent pas de chemin pour se corriger, pour qu'eux aussi puissent se repentir.
Quand le Juste s'efforcera et trouvera un remède à sa faute, il influera au sein du peuple entier un esprit de repentir et il dévoilera à tous le chemin de la réparation.
C'est pour cela qu'Hachem provoque parfois que même le Juste faute. C'est pour que par ses efforts pour corriger, il aide le peuple aussi à s'amender.
C'est "pour la faute du peuple" = pour aider le peuple à corriger ses fautes.
[rabbi Yissa'har Dov de Belz]

"Et quand une âme offrira un sacrifice de min'ha à D., son sacrifice sera de farine ; elle versera sur elle de l'huile, et mettra sur elle de l'oliban." (Vayikra 2,1)

Qui vient présenter une min'ha, si ce n'est le pauvre, précise Rachi.

Le 'Hafets 'Haïm explique que certaines personnes reconnaissent qu'elles ne sont pas assez scrupuleuses dans l'observance de la Torah et des mitsvot, mais elles se réconfortent en se disant qu'il en existe d'encore plus laxistes qu'elles.
Mais quelle piètre consolation!

Ces gens oublient que chacun est jugé selon son niveau et ses disposition individuelles.
Celui qui est apte à atteindre un plus haut niveau d'observance et ne l'a pas fait sera tenu pour responsable et devra rendre des comptes, contrairement à un autre ayant atteint lui aussi des résultats moyens, mais n'ayant été doté de capacités plus limitées.

Ce principe s'observe dans le domaine des sacrifices : Alors que le pauvre s'acquitte de son obligation avec une paire de colombe, le riche doit présenter un mouton ou une chèvre.
S'il apportait la même chose que l'indigent, son offrande ne serait nullement agréée.

Ainsi en est-il dans le domaine de la sagesse : le riche en savoir ne s'acquitte absolument pas de son obligation s'il se met à servir D. comme le pauvre en sagesse.

Source (b"h) : issu du "Talelei Orot" du rav Yissa’har Dov Rubin

"Si quelqu'un veut apporter aujourd'hui des nessa'him de vin sur le Mizbéa'h (Autel), il doit remplir de vin la gorge des érudits de la Torah."
[guémara Yoma 71a]

+ Paracha Vayikra :  (Dvar Torah prononcé dans le cadre d’un mariage)

D'une manière générale, les lettres de la Torah ont la même taille.
Il est intéressant de noter, une rare exception à ce fait, au début de 2 des 5 livres de la Torah :
- béréchit = la 1ere lettre (beit) est plus grande que la normale ;
- vayikra = la dernière lettre (aléph) est plus petite.

1°/ Le bét de béréchit ...
Béréchit traite de la création du monde.
A la fin du 7e jour, D. a dit "que D. avait créé pour faire" (achèr bara Elohim la'asot - Béréchit 2;3).
Rachi explique le mot la'asot (pour faire) = cette expression laisse entendre l'existence d'un processus de création continu.
Ainsi, il incombe à l'humanité de continuer à développer et construire le monde.

La lettre bét a une valeur numérique de 2, et en raison de sa grande taille, cela insiste sur le fait que pour construire, il faut un partenaire.
En effet, on peut réaliser beaucoup plus en travaillant à 2 ensemble, en comparaison de la somme de ce qu'il aurait été produit par chacun de son côté (cf. guémara Sota 33a).
D. confirme ce principe en disant : "il n'est pas bon que l'homme soit seul, Je vais lui faire une aide face à lui" (Béréchit 2;18).

Ainsi, le fait que le mari et la femme font équipe, est l'élément indispensable pour continuer à parfaire le monde, et en faire un lieu meilleur pour l'humanité.
[la lettre bét est grande = l'union fait la force, à 2 ont fait des choses plus grandes]

2°/ Selon Rachi, le terme 'vayikra' (=il appela) est une expression d'affection, d'amour.

Les commentateurs disent que la petitesse du aleph renvoie à l'humilité de Moshé.
En effet, la lettre aléph a pour valeur 1 (plus petite unité), et le fait qu'elle est petite illustre bien que Moshé ne s'est jamais considéré comme important ou étant significatif.

Pour avoir un mariage réussi, joyeux et durable, il faut se rappeler du message que nous transmet ces 2 lettres == durant toutes les années de vie commune (lettre bét), il faut se souvenir du message du petit aléph :
- renoncer au "je" au profit d'une utilisation du "nous" (être humble, se faire petit pour permettre à l'autre d'être et ainsi s'épanouir en exprimant ce qu'il y a de mieux en elle) ;
- avoir une communication remplie d'amour et d'affection.

++ Continuons à expliquer ce 1er verset du 3e livre de la Torah ...

La paracha de vayikra traite principalement des sacrifices que les juifs devaient amener au Michkan (ils vont y être amenés par la suite au Temple, et vont l'être, de même, très prochainement lorsque le Machia'h arrivera et que le 3e Temple sera reconstruit).

Le verset dit : "adam ki yakriv mikem korban l'Hachem" = lorsqu'un homme offre, parmi vous, une offrande à D.

Rabbi Schnéour Zalman de Liadi (dans son Likkouté Torah) fait remarquer que si l'intention du verset est juste de nous informer sur les lois des sacrifices, on aurait alors grammaticalement : "adam mikem ki yakriv korban l'Hachem" (lorsqu'un homme, parmi vous, offre une offrande à D.).
Que vient nous apprendre cette "erreur" grammaticale de notre verset?

Il répond en disant que le mot 'korban' a pour origine le mot 'karov' (se rapprocher), signifiant qu'en apportant un sacrifice, on devient plus proche de D.
La Torah enseigne :
- adam ki yakriv = un homme qui désire se rapprocher de D. ;
- mikem (de vous) = doit donner une partie de lui-même dans l'offrande.

Ainsi, si on veut se rapprocher de D., de son prochain ou de son mari/femme, on peut y arriver à la condition que chaque partie démontre sa sincérité en donnant un peu d'elle-même (et pas uniquement en bougeant les lèvres).

De plus, les mots du verset indiquent que si quelqu'un désire se rapprocher d'autrui, [mikem] cela dépend de toi.
Tu dois être à l'origine de l'initiative/ du mouvement de rapprochement.

Le verset commence par 'quand une personne veut offrir' (=au singulier), et finit par 'vous devez amener une offrande' (=au pluriel).
Pourquoi ce changement?

Le roi Salomon dit : "Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi chez les hommes les cœurs se répondent." (Michlé 27;19).
Certains commentateurs expliquent que les cœurs ayant de la parenté se reflètent/transmettent leurs sentiments.

Lorsqu'une personne prend conscience de la nécessité de faire quelque chose pour se rapprocher d'autrui (adam ki yakriv), il va se produire, au final, qu'autrui va ressentir son sentiment à son égard, et les 2 vont devenir plus proche (kol Israël arévim!).

Par ailleurs, le Midrach explique que l'utilisation du mot 'adam' dans notre verset (en place du terme ich), renvoie à une expression d'amour,de fraternité et d'amitié.

Ainsi, la Torah nous dit que quelqu'un voulant se rapprocher d'autrui, devra être un adam (un homme plein d'amour pour l'autre), qui donne de lui-même, il réussira alors son objectif et fera se développer les mêmes sentiments chez celui dont il cherche à se rapprocher.

 

Source (b"h) : issu d’une série de divré Torah sur la paracha de la semaine, que le Rabbi Moshé Bogomilsky a prononcé pour des mariages (adaptation et traduction personnelle b"h).
Que le mérite de ces cours puisse permettre, à toute personne du klal Israël, de trouver son conjoint facilement et rapidement, b"h.

+ Paracha Vayikra :
Pourquoi est-ce que le aléph du mot vayikra (ויקרא) est écrit en plus petit dans la Torah?

1°/ Le mot vayikar (= le mot vayikra sans la lettre aléph = ויקר) = appeler quelqu'un d'une façon indifférente.
Le mot vayikra (ויקרא) = appeler quelqu'un avec amour.

Dévarim 34;10 = "Plus jamais ne s'éleva en Israël un prophète comme Moshé" (+ Principes de Rambam n°8 = "Moshé est le maître de tous les prophètes").
De même que les juifs ont eu le mérite d'avoir un prophète comme Moché, les non-juifs, ont eu le prophète Bil'am.

Examinons les paroles de D. avec :
- Bil'am = "vayikar Elohim el Bil'am" (Bamidbar 23;4), l'utilisation du verbe vayikar montre (comme vu précédemment) que D. n'avait pas de joie à lui parler.
- Moshé = "vayikra el Moshé" (Vayikra 1;1)
Dans ce verset, Moshé voulait écrire vayikar, mais D. en raison de son grand amour pour lui, voulait écrire vayikra.
Moshé et D. ont fait un compromis en écrivant vayikra avec un petit aléph.

2°/ Moshé, l'homme le plus humble, était conscient de ses qualités et n'en a pas eu de l'orgueil.
Il disait à son sujet : "Si on avait donné à une autre personne la possibilité de monter au Ciel et de parler personnellement avec D. ou si on lui avait octroyer une âme comme la mienne, il aurait accompli beaucoup plus."

[Le petit aléph de Moshé viendrait en réparation du grand aléph de Adam (Divré haYamim I 1;1), qui à son niveau a eu un minuscule grain d'orgueil au vu de la perfection du monde et des qualités dont D. l'avait doté].

3°/ Dans Chir haChirim (5;2), D. dit aux juifs : "Pit'hi li a'hoti" (Ouvre-Moi ton cœur, Ma sœur - פִּתְחִי-לִי אֲחֹתִי).
Le Midrach le paraphrase en disant : "Faites-moi une ouverture de la taille d'un chas d'une aiguille, et je vous ferai une ouverture de la taille d'une entrée d'un palais".

Le livre de vayikra traite des sacrifices, dont l'objectif est de permettre de rapprocher les gens de D.
Le aléph de petite taille renvoie au fait qu'il suffit de faire une petite ouverture, et D. s'occupera du reste.

On remarque que la lettre aléph (אלפ) est l'acronyme de : "Pit'hi li a'hoti" (פִּתְחִי-לִי אֲחֹתִי).

Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky
+ Paracha Vayikra :
Pourquoi est-il de coutume de démarrer l'étude du 'houmach, chez les enfants, par vayikra et non par Béréchit?

1°/ Les jeunes enfants sont innocents et purs (tahor) et Vayikra a pour thème les sacrifices (korbanot), qui sont eux aussi purs et qui permettent de restaurer la pureté spirituelle à une personne.
Il est bien de démarrer l'éducation des jeunes enfants (qui sont purs) avec le sujet de la pureté.
[midrach Vayikra rabba 7,3]

2°/ C'est un message :
- aux parents = ils doivent faire des sacrifices afin que leurs enfants réussissent dans l'étude de la Torah ;

- aux enfants = le sacrifice de son yétser ara/égo et un engagement total, sont des préalables pour réussir dans l'étude de la Torah.
Guémara Méguila 6b = "Si une personne te dit : "J'ai travaillé dur, et j'ai réussi", tu peux la croire".
On apprend dès le début à un enfant qu'il faut faire preuve de beaucoup d'empressement, d'assiduité et d'efforts dans l'étude pour pouvoir y réussir (b"h).

3°/ On apprend aussi au jeune, que durant sa vie, le fait de pratiquer la Torah, peut lui faire rencontrer des difficultés/causer des préjudices (voir des persécutions).
Il doit être prêt à faire des sacrifices pour préserver sa judaïcité, et il réalisera qu'au final sa vie sera pleine de sens et enrichissante.

Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky

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-> Le Ramban (Vayikra 1:9) explique que le mot korban (offrande) a toujours le sens de : akrava (sacrifice de soi).
En d’autres termes, la Torah nous enseigne que le fait d’apporter des sacrifices éduque l’homme à se dévouer et se sacrifier pour son Créateur. C’est la raison pour laquelle nous avons la coutume, lorsque nous initions les enfants à la Torah, de débuter par les sections traitant des sacrifices (midrach Tan’houma Tsav 14), afin de les éduquer, dès leur plus jeune âge, à la vertu du dévouement.
[rapporté par rabbi David Pinto]

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-> Rabbi David Pinto écrit ailleurs (la voie à suivre n°411) :
La paracha commence par Vayikra (Il appela - ויקרא).
On peut découper ce mot en Vaï et Kra :
- vaï (וי) a la même valeur numérique que tov (en comptant le mot lui-même), et tov (bon) désigne Hachem, ainsi qu’il est dit : "Goûtez et voyez que Hachem est bon (tov)" (Téhilim 34, 9) ;
- Kra (קרא) a la valeur numérique (en comptant le mot lui-même) de krav (rapprocher), ce qui nous dit que par l’étude de la Torah, l’homme se rapproche de son Créateur.

De même, le mot tov désigne la Torah (guémara Bérakhot 5a).
L’étude de la Torah se trouve en allusion dans vaï, pour dire que même si parfois étudier la Torah est difficile ("vaï" veut dire hélas [plaintif]) pour l’homme, et qu’il l’étudie dans la pauvreté et les difficultés, de toutes façons il doit le faire, même s’il est vieux ou malade. Et ce comme le dit le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 1,8) : "Tout homme d’Israël a le devoir d’étudier la Torah, qu’il soit pauvre ou riche, en bonne santé ou malade, jeune ou si vieux qu’il n’a plus de force, et même s’il est pauvre au point d’être obligé de mendier, et même s’il a une femme et des enfants, il doit fixer des moments pour l’étude de la Torah le jour et la nuit, ainsi qu’il est dit (Yéhochoua 1,8) : "Tu le méditeras jour et nuit"."

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-> La Michna Broura (Cha'ar haTziyoun 560:25) cite le Chla haKadoch qui avertit les parents de ne pas exposer leurs enfants à des musiques immorales car faire cela leur donnera une mauvaise nature.
Le Chla haKadoch dit également que ce type de musiques réveille le yétser ara et les bas instincts présents au sein d'une personne.
Ainsi, tout celui qui est intéressé par garder les âmes des membres de sa famille devra en avertir son foyer sur ce point.

-> "Il a consolidé les barres de tes portes, Il a béni tes fils dans ton enceinte" (Téhilim 147,13)
Le rav Yaakov Kamenetsky enseigne que lorsque l'on réalise la 1ere partie (fermer les portes de nos maisons à l'impureté extérieure), alors la 2e partie se réalisera : nous verrons la bénédiction dans nos enfants.