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La lecture des 10 Commandements

+ La lecture des 10 Commandements :

1°/ Prendre conscience de l'importance de toute lecture de la Torah :

-> Le Shévet Moussar (34,19) décrit ce à quoi nous devons penser lorsque nous entendons une lecture de la Torah :
"Imagine que la bima est le mont Sinaï et que tu reçois la Torah du mont Sinaï.
Pense que Hachem et Ses anges sont présents, comme cela l'a été au don de la Torah.
Visualise que c'est Moché Rabbénou qui lit la Torah et que toute la nation [juive] se tient autour du mont Sinaï pour écouter la Torah de sa bouche".

-> La Michna Broura (146,19) écrit :
"Selon la halakha, il est permis de s'asseoir lorsque l'on écoute la lecture de la Torah, mais le Maharam de Rothenbourg dit qu'il est bien d'être debout. La raison est que lorsque nous écoutons la lecture du Séfer Torah, on doit s'imaginer comme si l'on écoutait la lecture de la Torah au mont Sinaï, et au mont Sinaï tous les juifs étaient debout."

=> Il en découle de cela qu'à chaque fois que la Torah est lue, c'est réellement et concrètement un petit don de la Torah.

-> Avant de se rendre à la synagogue le matin de Shavouot pour réciter la prière de Cha'harit, le rabbi de Berditchev s'écria : "Je vais rencontrer Hachem!"

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2°/ La lecture des passages relatifs au don de la Torah :

-> Le midrach (Psikta 12 ; Yalkout Chimoni Yitro 271) enseigne :
"Hachem dit à la nation juive : 'Mes enfants lisent cette paracha [du don de la Torah] chaque année, et Je considérerai cela comme s'ils se tenaient devant Moi au mont Sinaï et qu'ils recevaient la Torah".

-> Nous lisons 3 fois par an les 10 Commandements : à Shavouot, le Shabbath de la paracha Yitro, et celui de Vaét'hanan.
[ainsi, le don de la Torah au Sinaï n'est pas un événement lointain, il se reproduit réellement 3 fois par an!]

-> Le Beit Avraham en explique la raison :
Les patients très malades ont besoin de médicaments puissants, mais leur corps est trop faible pour les supporter.
C'est pourquoi, le médecin va administrer les médicaments en 2 ou 3 doses. [plutôt qu'en une seule]
De la même façon, nous acquérons de fortes doses de émouna lorsque nous lisons les 10 Commandements. Mais l'expérience spirituelle qui vient de la lecture de ce passage de la Torah est très intense et peut être trop puissante pour nous qui sommes faibles [spirituellement parlant].
C'est pour cela que l'impact est divisé en 3 portions (à Shavout, à Yitro, à Vaét'hanan), pour qu'ainsi nous puissions absorber son message.

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-> Le rabbi de Satmar explique "Naassé véNichma" comme signifiant : si une personne se prépare elle-même en faisant de bonnes actions (naassé), alors elle va mériter d'entendre (nichma) Hachem qui dit "ani Hachem Eloké'ha" (c'est le début des 10 Commandements - Yitro 20,2).
[plus nous agissons de notre mieux pour Hachem, plus nous nous permettons de pouvoir entendre et internaliser l'énorme message d'émouna des 10 Commandements]

-> En ce sens également, un vendredi soir de Shabbath Yitro, rabbi Lévi Its'hak de Berditchev a dit : "Demain lorsque les 10 Commandements seront lus, les gens avec des oreilles saintes entendront Hachem dire les 10 Commandements".

-> A ce sujet que la perception du don de la Torah est propre à chacun, on peut citer le Méam Loez (Yitro 20,1) :
"Chaque personne entendit la voix de D. selon sa capacité personnelle.
Par exemple, les femmes enceintes perçurent une voix très douce afin que la frayeur ne provoque pas de fausse couche ...
Au Sinaï, la voix de D. était si puissante qu'elle fit trembler toute la terre. Cependant, les personnes faibles l'entendirent comme une voix douce et délicate pour pouvoir la supporter et la comprendre.

Chaque personne présente au Sinaï saisit la Torah selon sa connaissance préalable.
Certains la comprirent au niveau de la guémara (analyse logique), d'autres au niveau de la michna (les lois), tandis que d'autres ne la comprirent qu'au niveau de la Torah (selon son sens littéral).
Certains saisirent la signification externe des mots tandis que d'autres en perçurent les mystères kabbalistiques plus profonds.

Le jour où la Torah fut donnée, tout dépendait de la préparation spirituelle individuelle de chacun".

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-> Le 'Hidouché haRim (Shavouot) enseigne :
"Hachem nous a donné a Torah comme un cadeau, et nos Sages (guémara Baba Batra 65a) nous disent que lorsque quelqu'un donne un cadeau, il doit le donner avec un bon œil (généreusement)".
De même, lorsque Hachem nous a donné la Torah, Il nous l'a donnée avec un bon œil. Cela signifie qu'Il nous a donné les forces et la sagesse nécessaires pour comprendre la Torah."

"Et Hachem descendit sur le mont Sinaï" (Yitro 19,20)

-> Le midrach (Bamidbar rabba Nasso 13) enseigne :
Rabbi Chmouël bar Na'hmani enseigne que lors de la création du monde, Hachem désira avoir une demeure pour résider parmi les créatures du monde d'en-bas.
Lorsqu'Adam et 'Hava fautèrent, la Présence divine se retira du monde d'en-bas pour remonter dans le premier firmament. Puis, lorsque Caïn tua Hével, la Présence divine quitta le premier firmament pour remonter au second.
A l'époque d'Enoch, Hachem s'éloigna jusqu'au 3e firmament.
La génération du Déluge quant à elle, éloigna la Présence divine au 4e firmament.
La génération de la tour de Bavél l'éloigna jusqu'au 5e.
Les habitants de Sodome l'éloignèrent jusqu'au 6e.
Enfin, arrivèrent Amrafel et ses proches qui éloignèrent le Maître du monde jusqu'au 7e firmament.

Que fit Hachem?
Il "replia" les générations jusqu'à Avraham qui accomplit la volonté du Créateur et rapprocha Sa Présence divine jusqu'au 6e firmament.
Its'hak, par son service divin irréprochable, rapprocha Hachem jusqu'au 5e firmament.
Yaakov jusqu'au 4e et la tribu de Lévi jusqu'au 3e firmament.
Amram la rapprocha jusqu'au 2e firmament, tandis que Moché replaça la Présence divine au 1er firmament.
Enfin, lorsque tout le peuple reçut la Torah d'un cœur entier, la Présence divine descendit dans notre monde et Se rapprocha jusqu'à une hauteur de 10 téfa'him de notre monde.

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-> "Hachem descendit sur le mont Sinaï, sur la cime de la montagne ; Hachem appela Moché sur la cime de la montagne ; Moché monta" (Yitro 19,20)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Le mot montagne en hébreu se dit Har (הַר), il s’écrit Hé et Rech, si on prend les lettres qui précèdent Hé et Rech dans l’alphabet, on obtient Kouf et Dalet, si on les rajoute à Hé et Rech on obtient le mot Kdérah, une marmite.
Pour nous enseigner en allusion que le Har Sinai était comme une marmite, dans laquelle on met de la viande crue, pas très ragoutante ni consommable en l’état, puis on en sort un met délicat et appréciable. Les Bné Israel au Har Sinai ont perdu l’impureté enracinée au fond d’eux depuis la faute d’Adam Harichon avec le serpent. C’est pour ça qu’ils devaient rester au pied de la montagne, comme s’ils étaient à l’intérieur de la marmite en train de se transformer en met de choix.
Par contre Moché, né pur et déjà prophète, sans aucune imperfection, lui n’a pas besoin de cette transformation. C’est pour ça qu’Hachem l’appelle près de lui et au dessus de la marmite, au point que le Arizal dira à propos du verset : "Moïse parlait et Hachem répondait dans la voix (littéralement)" (Yitro 19,19).
Les mots "répondait dans la voix" se lisent "répondait deux voix" (ב קול – deux voix à la place de בקול – dans la voix) pour nous dire que la prophétie de Moché était si grande que les deux voix s’habillaient et se mélangeaient.

"Aharon vint ainsi que tous les anciens d'Israël, pour manger du pain avec le beau-père de Moché devant D." (Yitro 18,12)

-> Rachi demande où se trouvait donc Moché pendant ce temps?
Il se tenait debout et les servait.

=> Pour quelle raison Moché ne mangea-t-il pas avec eux et se tenait-il debout en les servant?

-> Le verset suivant est : "Ce fut le lendemain, Moché s'assit pour juger le peuple ; le peuple se tint debout près de Moché depuis le matin jusqu'au soir" (Yitro 18,13).
Selon Rachi : il s'agissait du lendemain du jour de Yom Kippour.
Le rabbi Shalom de Belz explique qu'ainsi le repas qui fut organisé était le jour même de Yom Kippour.
Les Bné Israël n'avaient pas encore reçu la Torah et ne connaissaient pas les lois de Yom Kippour. Cependant, Moché les connaissaient et c'est la raison pour laquelle il ne mangea pas avec eux.

-> D'après le Ramban, ce repas était en l'honneur de la conversion de Yitro qui s'immergea dans un mikvé et fut circoncis.

-> D'après la Mékhilta, ce repas était en l'honneur du remariage de Moché et de Tsipora.
En effet, lorsque Moché partit pour libérer les Bné Israël d'Egypte, il divorça de son épouse, comme il est écrit : "Yitro, le beau-père de Moché, prit Tsipora la femme de Moché, après qu'il l'eût renvoyée" (Yitro 18,2).
Concernant le guét, qui est le contrat de divorce ordonné par la Torah, il est écrit à son sujet : "Il écrira pour elle un contrat de divorce et le lui donnera dans sa main et la renverra dans sa maison" (Ki Tétsé 24,3).
Ainsi, en juxtaposant les 2 versets de la Torah, nous comprenons que Moché divorça de Tsipora en la renvoyant chez elle avant de rentrer en Egypte pour délivrer le peuple juif.
Tsipora avait la possibilité de se remarier mais elle décida d'attendre jusqu'à ce que Moché fasse sortir le peuple juif d'Egypte.
Moché n'ayant pas reçu le statut de Cohen Gadol qui fut attribué à son frère Aharon, il resta un Lévi et put donc épouser une femme divorcée.
Ainsi, tous les anciens honorèrent le remariage de Moché et de Tsipora par une 'houpa et des kidouchin et firent un festin avec les 7 bénédictions durant une seule journée, car en cas de remariage les festivités du mariage ne durent qu'une seule journée au lieu de 7.
[Dorèch Tsion]

"Lorsqu'ils rencontrent un problème, il vient vers moi, et je juge entre un homme et son prochain" (Yitro 18,16)

=> A priori, il aurait été plus juste que la Torah s'exprime ici au pluriel : "ils viennent vers moi" puisque devant chaque litige, il est nécessaire de faire comparaître des témoins.
Pourquoi le singulier est-il employé ici : "il vient vers moi"?

-> Le Maharal explique que seules 2 personnes réussirent à juger correctement, sans l'aide de témoin, durant toute l'histoire de l'humanité. Ce furent Moché Rabbénou et le roi Chlomo.
Moché avait la capacité de connaître la vérité grâce à son niveau de prophétie, tandis que Chlomo y parvenait grâce à son niveau de sagesse.

Cependant à l'avenir, lorsqu'arrivera le machia'h, il jugera le peuple grâce à son odorat comme il est écrit : "Il sentira avec la crainte de D., il ne jugera point selon ce que ses yeux verront, il ne décidera pas selon ce que ses oreilles entendront" (Yéchayahou 11,3).
Il n'aura pas besoin d'entendre les différents partis, comme Moché et n'aura pas besoin de les voir, comme le roi Chlomo mais il n'aura qu'à le sentir pour discerner qui est honnête et qui ne l'est pas.

D'après ceci, nous pouvons comprendre la réponse de Moché dans la Torah lorsque Yitro vint le conseiller pour éviter qu'il ne se fatigue trop par la multitude de jugements à réaliser seul.
Moché lui répondit à ce sujet : "Lorsqu'ils rencontrent un problème, il vient vers moi" = lorsqu'il y a un jugement à réaliser, la prophétie vient vers moi et me fait savoir comment juger. Je n'ai donc pas à me fatiguer tant que cela pour arriver à déceler la vérité.
C'est la raison pour laquelle il est écrit au singulier : "il vient vers moi" qui désigne la prophétie.

"Et tu feras le candélabre en or pur, c'est d'une seule pièce que sera fait le candélabre" (Térouma 25,31)

-> Rachi commente : Moché rencontrait des difficultés à le réaliser, Hachem lui dit : "Jette le Kikar (le morceau d'or) dans le feu et il se formera de lui-même."

-> Le Divré Chmouel voit dans ce commentaire une allusion à la voie à suivre pour acquérir la émouna : lorsqu’une personne est confrontée à un obstacle ou une épreuve dans le domaine de la subsistance évoquée par le Kikar (litt. morceau de pain) et que, écrasée par le poids des vicissitudes de l’existence, elle désespère de voir sa situation s’améliorer, elle se jettera entièrement avec l’épreuve qui la tourmente dans le feu (allusion à D. qualifié dans la Torah de ‘feu dévorant’).
En agissant de la sorte, "il se formera de lui-même" (son épreuve se solutionnera d’elle-même), comme il est dit : "Transmets à Hachem le joug (de ta subsistance) et Il te nourrira" (Téhilim 55, 23).

"Tu feras la table en bois de Chittim ... et tu lui feras 4 anneaux en or" (Térouma 25,23-26)

-> Le Kli Yakar rapporte l'allusion suivante :
"Les anneaux sont ronds, ils viennent par-là évoquer que l'homme doit se rappeler que la réussite dans ce monde est une roue qui tourne comme cet anneau.
Dès lors, il se souviendra de faire participer les nécessiteux à "sa table" en pourvoyant à leurs besoins.
En effet, lorsqu'il pensera en permanence que tout son argent et tous ses biens ne sont qu'un don du Ciel et qu'Hachem peut à Sa guise les lui reprendre, cela l'incitera à utiliser son argent pour faire du bien autour de lui.
Hachem l'aidera alors à conserver cet argent qu'Il a lui-même entreposé dans ses mains."

"Ils Me feront un Sanctuaire, et je résiderai parmi d’eux" (Térouma 25,8)

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne :
"Que l’homme ne se dise pas : qui suis-je ? Et dans quelle mesure mes actions auront-elles une quelconque influence?
Mais qu’il sache et qu’il fixe dans son cœur que chacun des détails de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, à chaque instant, possède des effets extrêmement grands.
Comment ne pas trembler lorsque l’on se rend compte des conséquences de nos bonnes actions et des destructions terribles de nos mauvaises actions qui sont bien pires que celles que Névou'hadnétsar ou Titus ont pu commettre ; car si ces deux derniers ont pu détruire le Temple d’en bas, leurs actes n’ont eu aucun effet en haut ; alors que par nos fautes nous empêchons Hachem d’exprimer Sa force et Sa bonté sur terre et nous laissons son Temple, en haut et en bas, être rendu impur.

Ce n’est que par les fautes des Bné Israël en bas, que les Temples ont été détruits, comme nos Sages l’ont dit (Midrach Eikha) : "de la farine moulue, Titus est venu moudre" ...
Celui qui a une mauvaise pensée dans son cœur (débauche), il la fait rentrer directement dans le Kodech haKodachim (saint des Saints) d’en haut car le cœur du Temple qui est le Kodech Hakodachim et le Arone est parallèle au cœur de l’homme en bas.
C’est pourquoi Hachem n’a pas dit : ‘"fais-moi un Michkan et Je résiderai en lui", mais "fais-moi un Mikdach (Temple) et Je résiderai en eux (dans les bné Israël)" ... car tout l'essetiel du Temple, de la résidence de la Chekhina, du Kodech Hakodachim est centralisé autour de l’homme qui, s’il se sanctifie et s’élève par les mitsvot, deviendra lui-même un Temple (beit midrach) et Hachem sera en lui."

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachnaa 18b) disent que : la mort d’un tsadik est aussi grave que la destruction du Temple aux yeux d’Hachem.

"Voici, Moi-même J'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et pour t'amener vers l'endroit que J'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi explique au nom du midrach (Tan'houma 18) : "l'endroit que J'ai préparé" = la Torah fait référence à la position du Temple céleste qui est aligné parfaitement avec le Temple terrestre.

-> L'Admour rabbi Yéhochoua de Belz explique que le Temple céleste a été conçu dans les mondes supérieurs avant même que ne soit construit le Temple sur terre. Lorsque les Bné Israël entreprirent la construction du Temple terrestre sur le mont Moria, ils l'orientèrent face au Temple céleste des mondes supérieurs.

Cependant, lorsque le peuple d'Israël fauta et que le Temple terrestre fut détruit, les Bné Israël furent exilés d'un endroit à un autre, d'un pays à un autre.
Hachem, dans sa grande miséricorde et au nom du grand amour qu'Il éprouve pour les Bné Israël, "déplace" depuis lors, si l'on peut s'exprimer ainsi, le Temple céleste pour qu'il soit aligné directement au Temple terrestre, que sont les synagogues et les maisons d'études où les juifs sont affairés à l'étude de la Torah et à la prière.
Car comme nous l'apprend la guémara (Méguila 29a), les juifs peuvent ressentir un peu du Temple dans les synagogues et les maisons d'étude.

-> Le rav Pin'has Friedman (Shvilei Pin'has) enseigne :
"Ils Me feront un sanctuaire et Je demeurerai au milieu d'eux" (Térouma 25,8).
A première vue, il aurait été plus juste que le verset soit écrit au singulier : "Ils me feront un sanctuaire et Je demeurerai au milieu de lui".
Pourquoi l'emploi ici du pluriel?
Lorsque les juifs ont construit le Temple terrestre, Hachem aligna le Temple céleste avec le Temple terrestre pour faire résider Sa présence depuis les mondes supérieurs jusqu'au Temple terrestre ici-bas et c'est la raison pour laquelle il est écrit : "Je demeurerai au milieu d'eux" = c'est-à-dire entre les 2 Temples.

Aujourd'hui, le Temple terrestre a été détruit à cause de nos nombreuses fautes, Hachem dans sa grande bonté et dans sa miséricorde, oriente le Temple céleste face à nos synagogues et nos maisons d'études afin que les juifs puissent élever leurs mitsvot et leurs bonnes actions depuis le monde d'en bas jusqu'au Temple céleste et ainsi attirer sur eux la sainteté des mondes supérieurs.

C'est pourquoi, nous devons être particulièrement attentifs à honorer nos synagogues et nos maisons d'études, comme il est écrit dans la guémara (Béra'hot 6a) : "Rabbi Yo'hanan a enseigné : au moment où Hachem se présente dans les synagogues, s'Il ne trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère comme il est dit : "Pourquoi suis-Je venu et n'ai-Je trouvé personne?" (Yéhochoua 50,2)."
Hachem oriente le Temple céleste avec le Temple terrestre que sont les synagogues et les maisons d'études afin que les juifs puissent Le servir par ses prières et attirer ainsi sur le monde l'abondance de bonté du Temple céleste.

Ainsi, nous comprenons l'importance du minyan.
Lorsque Hachem ne trouve pas 10 hommes qui récitent le kaddich ou barékhou ... c'est comme si Hachem s'était "donné la peine" d'orienter en vain le Temple céleste face à ces lieux saints, ce qui attise Sa colère que D. nous en préserve.

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-> b'h, sur la notion de prier en communauté (minyan) : https://todahm.com/2016/12/27/prier-avec-la-communaute

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-> Le Rambam (Hilkhot Méla'him 11,1) écrit que le roi machia'h devra restituer la royauté de la maison de David, ... reconstruire le Temple et réunir le peuple d'Israël.

=> Comment concilier cela avec l'enseignement : "Dans le futur, le Temple sera de feu et descendra du ciel déjà construit" (guémara Soucca 41a)?

-> Le Arou'h laNer explique : ce sera effectivement le machia'h qui reconstruira le Temple, cependant, après avoir fini la construction du Temple, Hachem fera descendre un Temple de feu depuis le ciel qui s'intègrera dans ce 3e Temple terrestre de la même façon que la néchama entre dans le corps de l'homme.

"Quand un homme frappera l'œil de son esclave ... s'il fait tomber la dent de son esclave ou la dent de sa servant, il les renverra libres" (Michpatim 21,26-27)

-> Nous apprenons de ce verset que si le maître de maison a frappé son esclave cananéen et a endommagé une dent ou un œil, l'esclave sera affranchi de son esclavage.

=> Pourquoi la Torah précise-t-elle la dent et l'œil?

Le midrach explique que les esclaves cananéens sont des descendants de 'Ham.
Or, 'Ham fauta précisément avec la vue et la parole comme il est dit : " 'Ham, père de Canaan, vit la nudité de son père et l'annonça à ses 2 frères" (Noa'h 9,22).
Ainsi, l'esclave sortira en liberté contre une dent ou un œil car lorsque ce dernier subit un dommage à la dent ou à l'œil, il expie par cela les fautes commises durant sa précédente réincarnation et peut donc s'affranchir de sa condition d'esclave, sa réparation ayant été réalisée.
[Tsor ha'Haïm - Michpatim]

"Quand un homme vendra sa fille sa fille comme servante, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves. Si elle déplaît aux yeux de son maître à qui elle n'était pas destinée, il la fera racheter mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger après l'avoir trahie" (Michpatim 21,7-8)

-> Le Zohar compare l'âme (néchama) à une pierre précieuse de très grande valeur appartenant à Hachem.
Il va la transmettre gratuitement à l'homme sans aucune contrepartie financière et c'est le sens de notre verset d'après le Zohar :
- "Quand un homme vendra" = c'est-à-dire Hachem ;
- "sa fille" = c'est la néchama ;
- "comme servante" = pour être soumise dans ce monde ici-bas.
- "elle ne sortira pas comme sortent les esclaves" = lorsqu'arrive le moment pour l'âme (néchama) de quitter ce monde, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves, c'est-à-dire salie et souillée par les fautes.
Elle sortira libre, en d'autres termes immaculée et pure afin de réjouir Hachem, qui va la rétribuer et lui donner un très grand salaire dans le monde futur.
- par contre : "Si elle déplaît aux yeux de son maître" = si la néchama s'est souillée par des transgressons dans le monde d'en bas, alors "elle n'était pas destinée" = il s'agit du corps qui ne lui était pas destiné et ne méritera pas de se relever pour la résurrection des morts.
- Cependant, si "il la laisse se racheter" = si l'homme se repentit, il rachète toutes ses fautes.

- Et c'est ainsi qu' "il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger" = lorsque la néchama descend dans le monde d'en bas et demande à remonter dans le gan eden, "un peuple étranger" = c'est-à-dire les anges de destruction qui ont été créées par les fautes commises par cette néchama ne pourront pas la dominer.
- "après l'avoir trahie" = Hachem confectionne un habit pour cette néchama qui la protège et forme un bouclier contre ces anges.

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+ "S'il est rentré seul, il sortira seul. S'il a une épouse, sa femme sortira avec lui" (Michpatim 21,3)

-> Le Ménorat haMaor, explique ce verset d'après le midrach (Tan'houma) :
"S'il est entré seul, il sortira seul" = il s'agit du racha qui vient dénué de Torah dans le monde et en repart comme il est venu.
Par contre, "s'il a épousé une femme" = c'est-à-dire que si l'homme a mérité de rencontrer la Torah qui est comparée à la femme (selon la guémara Pessa'him 63b), alors "sa femme sortira avec lui" = il ne sortira pas de ce monde complètement dénudé comme il est arrivé mais sa Torah l'accompagnera dans le monde futur qui est entièrement bon, comme il est dit : "ta vertu marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8).