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Les tsadikim doivent faire face aux difficultés

+ Les tsadikim doivent faire face aux difficultés :

"Yaakov s'installa dans le pays du séjour de son père, dans le pays de Canaan" (Vayéchev 37,1)

-> Rachi cite le midrach (Béréchit rabba 84,3) qui dit que Yaakov désirait vivre dans la sérénité.
Hachem dit : "Ce que j'ai préparé pour les tsadikim dans le monde à Venir (olam aba) n'est-il pas suffisant? Souhaitent-ils eux aussi vivre dans la sérénité dans le monde?"

-> Le séfer Tséma'h David pose la question suivante : Qu'y a-t-il de mal à ce que les tsadikim souhaitent vivre en paix? N'avons-nous pas constaté qu'Hachem promet la sérénité à ceux qui accomplissent les mitsvot à de nombreuses reprises (par exemple dans Bé'houkotaï 26,6 : "Et je donnerai la paix au pays")?

Il répond que la voie des vrais tsadikim est de servir Hachem avec un amour extrême. Leur amour pour Hachem est si grand qu'il enveloppe tout leur corps et qu'ils deviennent si enthousiastes qu'ils sont sur le point de voir leur âme quitter leur corps. Ils annulent littéralement tout leur être à Hachem et mettent leur vie en jeu pour Le servir.

En raison du grand amour d'Hachem pour eux, Il les force à perdre momentanément de vue leur amour total pour lui, afin qu'ils puissent rester parmi les vivants. Il leur envoie des difficultés terrestres qu'ils sont obligés de gérer, afin qu'ils n'atteignent pas le point de quitter ce monde à la suite de leur avodat Hachem enthousiaste.

Cette explication est en accord avec les mots du rabbi d'Apta, qui demande pourquoi Hachem a créé ce monde de telle sorte que les tsadikim doivent faire face à des problèmes en permanence.
Par exemple, pendant une grande partie de la journée, des gens viennent les voir pour leur parler de leurs problèmes de santé, de subsistance, de shiddou'him, ...
Ne serait-il pas préférable que les tsadikim puissent étudier et servir Hachem en toute tranquillité toute la journée?

Le rabbi d'Apta répond que parce qu'Hachem aime tellement les tsadikim, Il désire les entendre. Il veut qu'ils prient pour Lui, et il leur envoie donc des raisons de le faire constamment.
Il ajoute que les tsadikim servent Hachem avec un tel feu et une telle passion qu'ils risquent d'être brûlés et de cesser d'exister dans ce monde. C'est pourquoi Hachem a pitié d'eux et leur envoie des gens avec leurs problèmes. Cela les oblige à redescendre quelque peu de leur niveau élevé afin de traiter ces questions.

En conséquence, Rachi dit que Yaakov aimait tellement Hachem qu'il voulait Le servir toute la journée. Il ne voulait pas être occupé par des soucis et des problèmes.
Cependant, Hachem ne voulait pas qu'il en vienne à cesser d'exister à cause de sa passion ardente. C'est pourquoi Il envoya les difficultés de Yossef.
Il a dit qu'Il ne voulait pas seulement que Yaakov Le serve paisiblement dans le monde à Venir. Il voulait aussi qu'il Le serve dans ce monde. C'est pourquoi il a décidé de ne pas lui permettre de Le servir jusqu'à ce qu'il ait atteint le degré d'auto-annulation (comme cessant d'exister dans ce monde), et il a abaissé son niveau quelque peu en le forçant à se concentrer sur d'autres choses.

[ nos tsadikim peuvent tellement être lié au Ciel (comme déjà entièrement dans le monde à Venir), qu'ils peuvent en arriver à cesser d'être dans ce monde. En ce sens, Hachem peut leur envoyer des difficultés à gérer (sur eux, ou en autrui), afin qu'ils aient les pieds sur terre, et se tournent vers Lui en prières et en avodat Hachem. ]

La force de se lier à un tsadik

+ La force de se lier à un tsadik :

-> "La lumière des tsadikim ... brille pour le monde entier comme le soleil. Celui qui ouvre ses fenêtres voit la lumière se déverser en lui.
De même, celui qui se rapproche des tsadikim atteint la sainteté et l'expansion de l'âme grâce à la lumière des tsadikim.

Cela n'est pas seulement vrai lorsque le tsadik est vivant dans ce monde, mais aussi lorsqu'il est passé dans l'autre monde. Parfois, dans le monde supérieur, une personne est conduite sur un chemin inconnu, dans l'obscurité et dans l'ombre de la mort. Et soudain, une lumière brille pour cette âme.
D'où vient cette lumière? C'est la lumière de l'âme du tsadik auquel cette personne a été reliée de son vivant, personnellement ou par ses enseignements.
De même, dans ce monde, il arrive qu'une personne ressente une élévation dans sa sainteté et son service d'Hachem, dans sa volonté et ses pensées, apparemment venue de nulle part. Il s'agit d'une révélation de la sainteté du tsadik auquel la personne est liée, qui s'éveille maintenant en elle".
[rabbi Klonimus Kalman de Piaseczna - séfer Déré'h haMélé'h - Yitro 5690]

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-> "La lumière des tsadikim apporte la joie" (ohr tsadikim yisma'h - Michlé 13,9).
Ainsi, ouvrons les fenêtres de notre âme et laissons entrer leur lumière, pour apprécier la vie selon la Vérité Divine.

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-> Hachem accomplit la volonté des tsadikim, parce qu'ils font régner la paix dans les hautes sphères [célestes].
[Zohar - Mikets p.194b]

-> Heureux sont les Justes (tsadikim) ici-bas et dans le monde futur. Bien qu'ils se trouvent dans les sphères Supérieures, leur mérite subsiste pendant des générations.
Quand les Bné Israël se repentent après qu'un décret a été prononcé contre eux, Hachem appelle les Justes qui se tiennent devant Lui tout en Haut, leur fait connaître ce décret et ils parviennent à l'annuler en suscitant la miséricorde divine.
Heureux sont les Justes, car il est dit au sujet de chacun d'entre eux : "Hachem te guidera constamment et prodiguera à ton âme des jouissances pures" (Yéchayahou 58,11).
[Zohar - 'Houkat 183a]

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-> voir aussi : Les paroles d'un tsadik illuminent et purifient ceux qui les entendent : https://todahm.com/2025/02/23/les-paroles-dun-tsadik-illuminent-et-purifient-ceux-qui-les-entendent

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-> Pourquoi le récit de la mort de Myriam fait-il immédiatement suite au chapitre sur la vache rousse?
Pour t’enseigner que, de même que les offrandes procurent l’expiation, de même la mort des justes (tsadikim) procure-t-elle l’expiation [des fautes d'Israël] (guémara Moéd katan 28a).
[Rachi - 'Houkat 20,1]

=> A première vue, le fait que la mort d'un homme puisse constituer un sacrifice expiatoire pour les fautes des autres est une idée choquante, étrangère au judaïsme qui insiste sur la responsabilité de chacun, comme il est dit (II Méla'him 14,6) : "Chacun mourra par son péché", et non pour expier ceux des autres.

-> Selon le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4), la Torah a comparé la mort des Justes (tsadikim) à la purification par les cendres de la vache rousse, car il s'agit dans les deux cas de décrets divins irrationnels et inexplicables.

En revanche, d'après le Chla hakadoch (sur le traité Taanit), la mort d'un tsadik n'est pas un expiatoire en soi ; elle apporte le pardon, car la disparition d'un homme important, à la conduite exemplaire, provoque un choc salutaire en faisant prendre conscience de la fragilité de l'existence et éveille au repentir, de même que la vache rousse réduite à un tas de cendres purifie le corps et l'esprit de celui qui a été en contact avec un mort.

[ex: de voir que même un géant spirituel, un ange humain meurt nous fait prendre conscience que nous aussi nous mourrons ; de plus, on peut avoir tendance à se reposer sur un grand tsadik en se disant qu'on est protégé, qu'on ne se tourne pas totalement vers Hachem se disant que le tsadik va nous aider par ses mérites, et en constatant sa disparition, on réalise que l'on n'a plus que Hachem sur qui compter par être sauvés! ; ... ]

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+ "La sagesse est avec les humbles"
[Michlé 11,2 ]

-> Selon la guémara ('Houlin 92a), il existe : "45 tsadikim, par le mérite desquels le monde continue d'exister".
Nos Sages discutent du nombre de ces justes (tsadikim) qui se trouvent en terre d'Israël et du nombre de ceux qui sont en exil à Bavel : "la plupart d'entre eux se trouvent dans la synagogue, dans la pièce d'en haut", c'est-à-dire cachés parmi les masses non honorées.

-> Rabbi Zvi Elimélé'h de Dinov (Bné Yissa'har - chap. sur 'hodech Nissan) parle de "grands justes (tsadikim) de chaque génération qui pouvaient accomplir des actes merveilleux ... ils ne sont pas connus du public ; parfois ils sont des coupeurs de bois ou des tireurs d'eau".

-> La guémara (Sanhedrin 97b) parle de 36 tsadikim cachés :
"Le monde ne compte pas moins de 36 tsadikim dans chaque génération qui saluent la Chékhina, comme il est dit : "Heureux tous ceux qui L'attendent" (Yéchayahou 30,18)"."

Cependant, Rava répond par une source suggérant qu'il y a 18 000 juifs tsadikim qui saluent la Chékhina à chaque génération.
La guémara réconcilie cette contradiction apparente en affirmant que seuls 36 voient la Présence divine "avec une vision complètement illuminée" (béispaklaréya méira), tandis que des multitudes voient la Présence divine avec moins de clarté" (béispaklaréya chééna méira).

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-> La bénédiction ne se trouve que dans une matière cachée à l'œil.
[guémara Baba Métsia 42a]

Le sommeil : chez les tsadikim & réchaïm

+ Le sommeil : chez les tsadikim & réchaïm :

-> Le sommeil est considéré comme 1/60e de la mort (guémara Béra'hot 57b), et chaque individu fait l'expérience d'un avant-goût de son état futur pendant qu'il dort, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
L'homme juste s'accroche à la Chékhina après sa mort. Pendant son sommeil, son âme monte dans la yéchiva céleste. L'âme, cependant, ne peut pas vivre pleinement cette expérience de son vivant lorsqu'elle est attachée au corps physique.
[ le rav 'Haïm de Volozhin assimile l'expérience du rayonnement de la Chekhina à la fréquentation de la yéchiva céleste. ]

Le racha doit faire l'expérience de la "kaf hakéla", l'errance de l'âme, à sa mort.
Pendant son sommeil, son âme connaît la souffrance de cette errance, mais à un niveau moindre.
Les justes (tsadikim) ajoutent donc des jours à leur vie, car leurs expériences nocturnes contribuent à leur perfection ; ils "vivent" même lorsqu'ils sont endormis.
Les réchaïm raccourcissent leur durée de vie. Car pendant la nuit, ils n'ont pas la plénitude de l'humanité, ils sont morts.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,6 ]

[ le Gaon de Vilna (introduction au Sifra déTsniouta) explique que le but du sommeil est de libérer temporairement l'âme des entraves du corps. Même si une personne fait un effort maximal pour comprendre la Torah, il se peut qu'elle ne soit pas capable de comprendre certains concepts tant que son âme est emprisonnée dans son corps.
Pendant le sommeil, l'âme est libérée et devient capable de comprendre les concepts qui lui échappaient lorsqu'elle était éveillée. ]

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[ le concept de "kaf hakéla" est mentionné dans Chmouel I 25,29. La "Kaf hakéla" signifie : une fronde, un lance-pierres.
Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2:18) explique que l'âme du racha, qui a consacré toute sa vie à des activités matérielles, redescendra à sa mort sur la terre, source de ses désirs. Cependant, elle sera d'abord amenée au ciel pour être jugée et montrer comment elle a remplacé les hauteurs par les profondeurs.
Il sera alors autorisé à descendre sur terre, tout comme une pierre tirée par une fronde doit descendre sur terre.

Le Radak comprend "kaf hakéla" comme l'existence de l'âme du racha après la mort, qui doit errer à toutes les extrémités des mondes, sans jamais trouver la paix.
Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.2) explique la nature de cette errance. L'homme racha conditionne son âme à ne rechercher que les plaisirs matériels. À sa mort, l'âme cherche à poursuivre sa pratique habituelle. Cependant, dans son nouvel état, l'âme est incapable d'acquérir des plaisirs physiques/matériels. Elle erre d'un bout à l'autre du monde dans une tentative vaine de satisfaire ses besoins.

Le rav 'Haim de Volozhin (Pirké Avot 2,2) explique qu'à chaque action d'un homme, son âme déclenche un flux de spiritualité dans les mondes supérieurs, pour le meilleur et pour le pire.
Ce flux s'accroche à l'âme même pendant la vie de l'homme, car l'âme jouit du plaisir ou souffre de l'inconfort de ces forces créées.
Après la mort de l'homme, ces forces sont sa récompense. Les forces du bien se rassemblent et forment un beau vêtement pour l'âme, tandis que celles du mal fusionnent pour former un vêtement sale.
Ces courants opposés ne peuvent coexister. C'est la kaf hakéla, l'âme luttant contre deux forces diamétralement opposées.

L’impact de la parole d’un tsadik

+ L'impact de la parole :

Hachem dit : "Je leur ai pardonné selon ta parole" (Chéla'h Lé'ha 14,20)

-> Rachi commente : "À cause de ce que tu [c'est-à-dire Moché] as dit : 'De peur que le peuple du pays d'où tu nous as fait sortir ne dise : 'C'est à cause de l'incapacité de D. à les faire entrer dans le pays ...'" (Ekev 9,28).
Qu'est-ce que Rachi essaie de nous dire exactement?

Il semblerait que Rachi ait à l'esprit ce qui suit :
Moché a prié Hachem au nom du peuple juif, arguant que la destruction du peuple juif entraînerait une profanation de Son Nom, comme le dit le verset : "Et l'Egypte entendra" (Chéla'h Lé'ha 14,13).
Cet argument est problématique. Toutes les pensées et les voies de l'homme sont entre les mains de D., qui peut les influencer à Sa guise. S'il en est ainsi, Il peut facilement modifier les pensées des nations, afin qu'elles ne pensent pas que D. a détruit le peuple juif parce qu'Il était incapable de le faire entrer dans la terre d'Israël, et de cette façon il n'y aurait pas de profanation de Son Nom.

L'explication est la suivante : La parole du tsadik a un impact à la fois en-Haut et en bas, comme il est dit : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi" (Iyov 22,28). [guémara Taanit 23a]
Cela étant, lorsque Moché a dit dans sa prière à Hachem qu'il y aurait, à D. ne plaise, une profanation de Son Nom si D. détruisait le peuple juif, sa déclaration même a assuré qu'il y aurait une profanation de Son Nom.

C'est à cela que Rachi fait allusion lorsqu'il dit : "A cause de ce que tu as dit".
D. dit à Moché : "Tes paroles auront certainement un impact, et les nations diront certainement ce que tu craignais qu'elles disent. Mais si tu n'avais pas dit : "De peur que les habitants du pays d'où tu nous as fait sortir ne disent : "C'est à cause de l'incapacité de D. à les faire venir dans le pays", les non-juifs n'auraient pas dit cela. Mais dès que tu as dit qu'ils diraient cela, ils le diront certainement", comme il est dit : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> Une fois que Moché a parlé, même D., pour ainsi dire, a estimé qu'il était impossible d'aller à l'encontre de la parole de Moché.
En effet, Hachem lui-même a déclaré à propos des paroles d'un tsadik : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi" (Taanit 23a), indiquant ainsi qu'il s'agit bien de Sa volonté divine.

Les dangers possibles de la lecture de biographies de nos tsadikim

+ Les dangers possibles de la lecture de biographies de nos tsadikim :

-> Le rav Its'hak Hutner écrit :
"C'est une terrible maladie que nous avons : lorsque nous parlons de la grandeur de nos guédolim, nous ne parlons que des niveaux élevés qu'ils ont atteints à la fin de leur vie. Nous décrivons leur perfection phénoménale, mais nous ne mentionnons absolument pas les énormes luttes intérieures qu'ils ont traversées. Cela donne l'impression que ces personnes sont nées pleinement développées et déjà parfaites.

Tout le monde parle de la pureté de parole du 'Hafets 'Haïm, mais qui connaît ne serait-ce qu'un infime pourcentage des combats, des luttes, des échecs et des chutes qu'il a connus dans sa guerre contre le yétser ara?
Il en résulte que lorsqu'un jeune homme plein d'aspirations et d'énergie est confronté à des défis et à des échecs, il a l'impression de ne pas réussir dans le beit midrach, car il s'imagine que réussir signifie être assis calmement et satisfait, sans que le yétser ara ne le défie, comme un tsadik dans le Gan Eden jouissant de la félicité de l'autre monde ...

Mais mon cher ami, tu dois savoir que le but de ton âme n'est pas la tranquillité du yetser tov, mais plutôt les difficultés auxquelles tu devras faire face. Tu vas certainement tomber et échouer et tu continueras à le faire dans le futur, mais je te garantis qu'à la fin de tout, tu sortiras vainqueur de la guerre ...
Je vous demande, s'il vous plaît, de ne pas vous comparer aux grands guédolim qui contrôlent leur yétser. Imaginez plutôt leur grandeur dans l'élan de leur terrible guerre contre tous leurs désirs et toutes leurs pulsions.
Lorsque vous ressentez en vous les affres d'une lutte contre le yétser ara, vous devez réaliser qu'à ce moment-là, vous ressemblez beaucoup plus aux guédolim que lorsque tout se passe bien, comme vous le souhaiteriez."

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=> Les biographies des guédolim/tsadikim sont destinées à nous inspirer sur la grandeur que la Torah peut insuffler à une personne et sur la manière dont la Torah doit être exprimée dans la vie quotidienne.
Mais elles ne sont pas destinées à nous écraser et à nous déprimer en nous faisant croire que nous ne serons jamais comme les guédolim et en nous amenant à nous considérer comme des ratés.
Chaque personne doit faire de son mieux en fonction des capacités qu'Hachem lui a données, et rien de plus.
[si un grand tsadik a fait 100% de ce que Hachem attendait de lui, et nous faisons 100% de ce que Hachem attend de nous à notre tout petit niveau (selon nos capacités), et bien c'est identique!
Il faut connaître et accepter les potentialités que nous avons, et les exploiter de notre mieux, car telle est la volonté de D. pour le mieux. ]

Heureux sont les tsadikim et malheureux sont les réchaïm dans toutes les situations

+ Heureux sont les tsadikim et malheureux sont les réchaïm dans toutes les situations :

-> Rav Na'hman fils de Rav 'Hisda a fait ce commentaire :
Comment comprendre ce verset : "Il est un fait troublant qui se produit sur Terre : il y a des Justes (tsadikim) qui sont traités comme s'ils agissaient à la manière des impies (réchaïm), et il y a des réchaïm qui sont traités comme s'ils agissaient à la manière des tsadikim" (Kohélet 8,14)?
Il faut comprendre ainsi : Heureux les tsadikim qui reçoivent dans ce monde-ci ce que recevront les réchaïm dans le monde futur ; malheur aux réchaïm qui reçoivent dans ce monde-ci ce que recevront les tsadikim dans le monde futur.
Rava objecte : Quel mal y a-t-il à ce que les tsadikim jouissent des 2 mondes? Donc, Rava comprend ainsi (le verset cité) : Heureux les tsadikim qui reçoivent dans ce monde-ci les mêmes bienfaits que ceux dispensés aux réchaïm dans ce monde-ci ; malheur aux réchaïm qui reçoivent dans ce monde-ci le mal qui arrive aux tsadikim dans ce monde-ci.
Rav Pappa et Rav Houna fils de Rav Yéhochou'a sont venus étudier auprès de Rava. Ce dernier leur dit : Avez-vous étudié en profondeur tel et tel traité (de "guémara")? Ils répondirent : Oui. Rava ajouta : êtes-vous un peu riches (pour étudier sans soucis) ? Ils répondirent : Oui, nous avons acheté un petit lopin de terre (dont nous tirons notre subsistance).
Rava s'exclama : Heureux les tsadikim qui obtiennent ici-bas ce qu'obtiennent les réchaïm ici-bas.
[guémara Horayot 10b]

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=> Comment Rav Na'hman a-t-il interprété le verset (Kohélet 8,14)?

-> Rachi commente :
Voici comment Rav Na'hman fils de Rav 'Hisda explique le début du verset de Kohélet cité : Heureux les tsadikim qui subissent des souffrances dans ce monde-ci (olam azé) de la même manière que les réchaïm souffriront dans le monde futur ('Olam Haba), car ces tsadikim expient ainsi ici-bas leurs fautes peu nombreuses, afin de recevoir la totalité de leur récompense dans le monde à venir.
Rav Na'hman explique ainsi la fin du verset : Malheur aux réchaïm qui reçoivent des bienfaits ici-bas de la même manière que les tsadikim recevront dans le futur de nombreux bienfaits dans le monde à venir, car ces réchaïm profiteront ici-bas seulement des fruits de leurs rares bonnes actions et n'auront rien dans le monde à venir.
Ce verset : "Mais qui paie ceux qui Le haïssent, à leur face, en les faisant périr" (Vaét'hanan 7,10 confirme ce comportement d'Hachem dans le domaine des récompenses et des sanctions.

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-> Ne vous tourmentez pas pour les difficultés de vos épreuves dans ce monde, car tout est vanité ici-bas ; de même vous les réchaïm ne vous réjouissez pas de votre tranquillité dans ce monde car tout est vanité ici-bas.
[Rif - EinYaakov]

-> Dans ce monde-ci, aussi bien les bienfaits dont bénéficient les réchaïm que les maux que subissent les tsadikim sont sans grande importance. Même le bonheur des tsadikim quand la vie leur réussit dans ce monde et même les sanctions des réchaïm dans ce monde sont vanité, car ce monde-ci est passager [si éphémère], et l'essentiel c'est le olam aba [éternel].
[Ets Yossef]

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=> Qu'est-ce qui a incité Rava à donner au verset Kohélet (8,14) une interprétation nouvelle, opposée à celle de Rav Na'hman?

-> Selon le Rif (Ein Yaakov), voici l'intention de Rava dans son interprétation :
- Même lorsque les tsadikim bénéficient d'une vie paisible dans ce monde, Hachem ne diminuera pas la grande récompense qui les attend dans le monde à venir, car le profit dans ce monde-ci est vanité et n'est pas considéré comme une récompense ; c'est pourquoi Rava dit : "Heureux les tsadikim".
- De même, lorsque les impies reçoivent des épreuves dans ce monde-ci, Hachem ne diminuera pas les sanctions qui les attendent dans le monde à venir, car les sanctions dans ce monde-ci sont hvanité et ne sont pas considérées comme de véritables sanctions par rapport à celles du monde à venir.

-> Le Maharal ('Hidouché Aggadot) explique :
Selon la guémara (Béra'hot 61b), le monde à venir n'a été créé que pour les tsadikim et ce monde-ci n'a été créé que pour les réchaïm.
Ainsi, un même homme ne bénéficie pas en général des 2 mondes. C'est pourquoi, s'il arrive qu'un tsadik soit favorisé dans ce monde-ci où il ne devait pas avoir de part, Rava dit de lui : "Heureux les tsadikim qui reçoivent dans ce monde-ci les bienfaits dispensés aux réchaïm dans ce monde".
De même, s'il arrive qu'un racha ne soit pas favorisé dans ce monde (olam azé) qui a été créé pour lui, Rava dira de lui : "Malheur aux réchaïm qui reçoivent dans ce monde-ci les maux qui frappent habituellement les tsadikim dans ce monde-ci", car ils auraient alors perdu les 2 mondes.

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Pourquoi Rava dit-il : "Malheur aux réchaïm qui sont frappés d'épreuves et souffrances dans ce monde ci? Au contraire, c'est un bienfait pour eux, car ces souffrances seront une source d'expiation pour leurs fautes.
En fait, puisqu'ils risquent de se rebeller et de ne pas accepter ces souffrances comme une expiation de leurs nombreuses transgressions, leurs fautes ne seront pas expiées, et ainsi, ils auront souffert pour rien, ce qui justifie l'affirmation de Rava : "Malheur aux réchaïm".

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=> Les interprétations de Rav Na'hman et de Rava se complètent-elles ou se contredisent-elles?

-> Selon Méiri, les 2 commentaires du verset (Kohélet 8,14) faits par Rav Na'hman et Rava respectivement sont vrais et ne se contredisent pas. En effet :
- selon Rava, "Heureux les tsadikim qui bénéficient des 2 mondes : "olam azé et olam aba", donc qui ont à la fois une richesse matérielle, des honneurs, une vie paisible d'une part, et un grand bagage de Torah d'autre part, mais ce cas est peu fréquent, et en général l'homme doit mettre son énergie en priorité sur l'étude de la Tora et non sur l'accumulation de biens matériels. Mais si la Miséricorde Divine lui accorde les 2 "tables", spirituelle et matérielle, heureux est son sort ;
- selon Rav Na'hman, si le tsadikim est étriqué dans ses finances, il doit également se considérer heureux, car cette difficulté fait rémission de ses fautes peu nombreuses et il n'a donc pas à se rebeller contre l'Eternel.

-> Selon le 'Hafets 'Haim, Rava s'oppose à Rav Na'hman. En effet, le bien suprême consiste à faire la Volonté d'Hachem, mais il existe des circonstances qui induisent l'homme en erreur et l'empêchent de faire téchouva.
- selon Rav Na'hman, les bienfaits reçus par un homme dans ce monde sont un obstacle à son repentir, car il considère qu'il est digne de ces bienfaits venus du Ciel pour le récompenser de ses bonnes actions agréées par Hachem. Cet homme ne sera donc pas porté à la téchouva.
C'est pourquoi "Heureux l'homme qui fait téchouva dans une situation de souffrances", car dans son état de souffrances, son cour brisé le poussera à se repentir et à faire davantage la Volonté du Créateur ;
- selon Rava, les tsadikim qui bénéficient des bienfaits de ce monde-ci sont portés à remercier Hachem et à se rapprocher de Lui en faisant davantage Sa volonté.

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=> Dans quel but Rava a-t-il posé ses 2 questions à Rav Pappa et à Rav Houna?

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
Les 2 questions posées par Rava sont liées et n'en font qu'une. En effet, après avoir posé la première question : Avez-vous intégré en profondeur telle et telle massékhet (traité de guémara), qu'il a choisie parmi les plus difficiles, et avoir reçu une réponse positive de Rav Pappa et Rav Houna, Rava s'est demandé comment ont-ils réussi à acquérir un tel niveau en si peu de temps, car les 2 talmidim étaient jeunes :

- ou bien, ils possédaient une richesse matérielle qui "élargissait" leur cœur et facilitait leur acquisition de la Torah ; ou bien, ils avaient des difficultés pour assurer leur subsistance, comme la plupart des talmidé 'hakhamim dont l'esprit troublé par la gêne financière freine la progression spirituelle ; dans ce cas, c'est par miracle qu'ils ont atteint si vite un niveau aussi élevé.
Si Rava a demandé : "Etes-vous un peu riches" et non pas : "Etes-vous riches", c'est afin d'éviter un oeil malveillant (ayin ara) sur la richesse d'autrui.

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=> Comment comprendre la réponse : "Nous possédons un petit lopin de terre"?

-> Rachi précise :
Les 2 jeunes disciples ont répondu à Rava que chacun d'eux a acquis un petit lopin de terre duquel chacun tire sa subsistance avec largesse, afin d'étudier sans être préoccupé par les soucis de parnassa.

-> Selon le Maharcha :
Ils ont répondu qu'ils ont acquis un petit terrain, car ils voulaient rassurer Rava qui sait que lorsqu'un homme possède beaucoup de biens, cela peut être une cause de bitoul Torah (arrêt de l'étude) en raison des soucis pour gérer ce grand patrimoine.

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
Pourquoi ont-ils ajouté le mot quétina (petit)?
C'est pour éviter un œil malveillant (ayin ara). En effet, s'ils avaient déclaré posséder un terrain chacun, sans préciser "petit", Rava aurait pu interpréter qu'ils possédaient chacun un grand terrain.
De plus, un grand terrain nécessite de grands travaux agricoles qui demanderaient beaucoup de temps au détriment d'une étude assidue de la Torah.
Enfin, pourquoi ont-ils utilisé l'expression quétina déar'a au lieu de ar'a kétina? Leur intention était de dire à Rava qu'ils avaient acquis le terrain le moins coûteux (quétina) parmi les terrains à vendre.

Les bénédictions d’un tsadik

+ Les bénédictions d'un tsadik :

-> "Tout celui qui a un malade dans sa maison doit aller voir un sage et qu'il implore la miséricorde en son nom".
[guémara Baba Batra 116a]

-> "Car Je [Hachem] décrète une punition sévère [sur une personne ] et lui [le tsadik] l'annule [par ses prières]".
[guémara Moed Katan 16b]

-> Le Maor vaChémech ('Houkat) précise que cette recommandation d'aller voir un tsadik n'est pas limitée qu'à ceux qui souffrent d'un problème de santé, mais la prière d'un tsadik peut aider pour tous les besoins d'une personne.
En effet, nos Sages (guémara Moed Katan 9a) rapportent de nombreux cas où des Tanaïm et des Amoraïm ont envoyé leurs enfants demander une bénédiction d'un tsadik.

-> Selon le Shévet Moussar (chap.39), le mérite des tsadikim est plus grand, et pour ainsi dire, ils ont une meilleure connexion avec Hachem.

-> "C'est un principe fondamental de la foi que Hachem oblige la nature à se plier pour les tsadikim"
[rav Yossef Albo - Séfer haIkrim - maamar 4,chap.22]

-> Selon rav 'Haï Gaon, c'est une tradition qui a été transmise à toutes les générations : Hachem accomplit des miracles par le biais des tsadikim.

-> Néanmoins, en se tournant à l'aide vers un tsadik, on doit toujours garder à l'esprit que Hachem est l'Unique qui envoie les bénédictions (par l'intermédiaire du tsadik).
Hachem dit à Avraham : "Et tu seras bénédiction" (vééyé béra'ha - וֶהְיֵה בְּרָכָה - Lé'h Lé'ha 12,2)
Le Déguel Ma'hané Efraïm commente : Hachem a voulu donner le pouvoir de donner des bénédictions à Avraham et à ses descendants. Le mot "vééyé (וֶהְיֵה) contient les mêmes lettres que le Nom Divin (יהוה) pour nous signifier l'importance de toujours avoir en tête que toutes les bénédictions viennent en réalité d'Hachem.
[ainsi on ne doit pas oublier la source des bénédictions (Hachem), en s'arrêtant sur l'intermédiaire]

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-> "[le tsadik] décrète d'en-bas, et l'Unique [Hachem] accomplit ses mots en-Haut, comme le verset l'affirme : "[le tsadik] prononcera un décret, et il sera accomplit [par Hachem]" (tigzar omer, véyakan la'h - Iyov 22,28)."
[guémara Shabbath 59a ; Taanit 23a ; Sota 12a]

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-> La guémara ('Haguiga 12a) dit : "la lumière que Hachem a créé le 1er jour, l'homme pouvait s'en servir pour voir d'un bout à l'autre du monde. Mais lorsque Hachem a vu qu'il y aura la génération du Déluge (maboul) et la génération de la Dispersion (tour de Bavél), et que leur façon de se comporter serait mauvaise, alors Il a stocké cette lumière pour les tsadikim des générations à venir".

=> Où est-ce que cette lumière a-t-elle été cachée?
Elle est cachée dans la Torah.
C'est pourquoi avec cette lumière cachée, les tsadikim peuvent voir d'un bout à l'autre du monde, et peuvent percevoir le passé, le présent et le futur.
Le Maguid de Koznitz (Sifté Tsadikim) dit que pendant notre long et difficile exil, les tsadikim regardent dans la Torah et ils savent tout dans la vie, comme la michna l'enseigne : "tous tes actes sont consignés dans un Livre" (Pirké Avot 2,1).
Le Sod Yo'hin ouBoaz (chap.2) écrit que celui qui se connecte profondément aux saints mots et lettres de la Torah, peut voir dans les lettres tout l'avenir, et le roua'h hakodech va planer sur lui.

Le rav El'hanan Wasserman (Maayanot Nétsa'h - Avot 6,1), cite le 'Hafets 'Haïm qui dit que la Torah contient toutes les réponses et conseils sur tous les sujets possibles.
Le rav Itzele de Volozhin rapporte la guémara (Taanit 24a) affirmant que nos Sages sont dénommés : "éné aéda" (les yeux de l'assemblée), car leurs yeux peuvent discerner la lumière de la Torah.
Tout est dans la Torah, mais nous avons besoin "de yeux pour voir" pour découvrir où la réponse s'y trouve.

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-> Le Gaon de Vilna (Michlé 16,4) écrit que par le biais de la Torah et de la crainte d'Hachem, une personne retire la partie extérieure, la couche de matérialité du monde qui cache son essence interne, et cette personne mérite alors une certaine forme de roua'h hakodech, même si cela ne lui est peut être pas perceptible.
[les tsadikim dont leur vie est entièrement imprégnée de Torah peuvent faire des miracle, grâce à cette Torah qu'ils personnifient. ]

-> "Il ne profanera pas sa parole, selon tout ce qui sortira de sa bouche il fera." (Matot 30,3)
Le 'Hida explique : "Lorsque l'homme surveille attentivement sa langue et la préserve de paroles futiles et de propos interdits, tout ce qu'il demandera à D. sera exaucé."

-> Le Steïpler ('Hayé Olam - chap.30) cite de nombreux exemples de cela, et il affirme que cela continue également de nos jours, c'est une bonté d'Hachem pour renforcer notre émouna pendant cet long exil.
[les tsadikim nous illuminent par leur exemplarité, leurs enseignements, mais également par leurs bénédictions, comme autant de signes d'Hachem pour nous aider à traverser l'exil. ]

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+ Nécessité de croire dans la bénédiction du tsadik :

-> Selon le rabbi de Ribnitz, lorsqu'une personne reçoit une bénédiction d'une tsadik, elle doit avoir une croyance totale dans le pouvoir de bénédiction du tsadik et en sa capacité de faire des miracles, sinon la bénédiction ne sera pas efficace.

-> Le Messé'h 'Hokhma (haftara Vayéra) dit que par le mérite de la croyance totale de la Chounamite dans la capacité du prophète de faire revivre son enfant, alors le prophète Elicha a pu ramener son fils à la vie.

-> Le Yichma'h Israël (Lé'h Lé'ha - sima 7) enseigne que pour être méritant de recevoir les bénédictions d'un tsadik, on doit s'annuler soi-même [son égo] devant le tsadik, puisque cette soumission aide à faire descendre la bénédiction.

-> La guémara (Baba Batra 12a) affirme : "depuis le jour où le 1er Temple a été détruit, la puissance de prophétie a été pris des prophètes et a été donnée aux Sages. Rav Amémar dit : Un Sage est supérieur à un prophète".
Se basant sur cela, le Maguid Taalouma (Yérouchalmi Béra'hot 1,4) statue qu'il est interdit de mépriser le conseil d'un Sage ('hakham), et le faire serait encore pire que de mépriser le message d'un prophète d'Hachem.
Le Tiféret Shlomo (Béchala'h 53b) dit qu'on doit suivre le conseil d'un tsadik même lorsque cela n'a aucun sens à nos yeux.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky (Or'hot Yocher - chap.26) explique qu'il y a des niveaux moindres de roua'h akodech qui existent encore aujourd'hui, et lorsqu'un talmid 'hakham donne un conseil ou une bénédiction, cela va souvent s'accomplir car c'est donné "léchem chamayaim" (en l'honneur d'Hachem).
Cette idée est exprimée par nos Sages (Pirké Avot 6,1) : "Celui qui se consacre à l’étude de la Torah de façon désintéressée (lichma) ... il devient une source de sagesse et de conseil pour les autres (étsa vétouchiya - עֵצָה וְתוּשִׁיָּה)".
Le Sfat Emet (Pirké Avot 6,1) explique que "étsa" fait référence aux conseils concernant les sujets matériels, tandis que "touchiya" fait allusion aux conseils liés aux sujets spirituels.

-> Le midrach (Shocher Tov - Téhilim - chap.1) parle de rav Elazar ben Ara'h dont les conseils étaient très bénéfiques. Lorsqu'on lui a demandé s'il était un prophète, il a répondu : "je ne suis pas un prophète, ni le fils d'un prophète, mais j'ai une tradition que tout conseil qui est donné pour l'honneur d'Hachem sera réalisé, comme il est écrit : "le conseil d'Hachem seulement cela se réalisera" (vaatsat Hachem hi takoum - Michlé 19,21).

-> La massékhet Kalla Rabbati (chap.8 ) ajoute que même si le Sage en Torah n'est pas très familier des circonstances, il sait comment conseiller comme il le faut. En effet, son conseil provient de la Torah et a l'approbation d'Hachem.
D'autres fois, les bénédictions et le conseil se réalisent par le mérite du fait que le demandeur croit de tout son coeur dans les mots du 'hakham, et par ce seul métite cela peut s'accomplir.
Mais si sa confiance n'est pas à 100%, alors la bénédiction ne peut pas se faire.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky ajoute qu'une personne qui craint Hachem et qui place un confiance totale dans le 'hakham, suivant tout ce qui lui dit, alors il aura une assistance Divine spéciale, et les mots qui seront placés dans la bouche du 'hakham, et son conseil seront généralement une réussite (à moins que Hachem sachent que ce que la personne demande n'est pas bon pour elle).

Dans le Divré Sia'h, il est rapporté un récit où le rav 'Haïm Kanievsky explique qu'il a pu dire à une femme que tout ira bien malgré l'avis des médecins, car en plaçant pleinement sa confiance dans la émounat 'hakhamim (ex: pas je le fais car peu être que sa marchera ...), elle a rendu possible le fait de passer outre la nature et obtenir un remède qui est surnaturel.

-> Le rav Handler note que très peu de personne atteigne ce niveau élevé d'avoir une émouna en nos Sages qui soit à 100%. On doit donc être honnête avec nous même, connaître nos niveau de émouna.
Nous devons certes travailler à avoir une émouna et bita'hon purs/entiers, mais cela peut être nuisible de se reposer sur le bita'hon si l'on n'est pas à 100% sincère.

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-> Le Beit Yossef (rabbi Yossef Karo) avait un ange (appelé le Maguid) qui lui rendait visite chaque nuit et lui donnait des conseils, du moussar et des divré Torah.
Le Beit Yossef a retranscrit ces échanges dans le Maguid Mécharim.
Le Maguid (l'ange) a dit au Beit Yossef (paracha Vayétsé) :
"Le secret des miracles qui sont faits par les tsadikim vient de l'attachement continuel de leurs pensées à Hachem, en pensant constamment à des mots de Torah.
Grâce au fait d'être connecté à l'Unique en-Haut, ils ont le pouvoir spirituel de faire descendre [du Ciel] ce qu'ils veulent".

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+ Donner son nom :

-> Lorsqu'on demande une bénédiction à un tsadik, il est d'habitude de lui mentionner notre nom.
Cette pratique remonte au recensement de Moché dans le désert, comme le rapporte le Ramban (Bamidbar 1,45).
Ce n'était pas uniquement un décompte par nombre, chaque personne devait dire son nom à haute voix.
Ainsi, chaque juif avait le privilège de passer devant Moché et Aharon et indiquer leur nom.
Moché et Aharon jetaient alors leur regard aimant sur chaque individu et leur donnait une bénédiction individuelle.

-> De même, la Torah rapporte que lorsque Yaakov a lutté avec l'ange, il lui a demandé : "Dis moi quel est ton nom, je te prie" (Vayichla'h 32,30).
Le Messé'h 'Hokhma explique que Yaakov voulait donner une bénédiction à l'ange, et c'est pourquoi il lui a demandé son nom, puisque celui qui donne une bénédiction à quelqu'un doit connaître son nom.
[l'ange a répondu qu'il n'était pas nécessaire pour Yaakov de le bénir car les anges sont déjà bénis. Et le verset se conclut par l'ange qui bénit Yaakov.]

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+ Ne pas sous-estimer le pouvoir de sa prière :

-> "Tout celui qui a un malade dans sa maison doit aller voir un sage et qu'il implore la miséricorde en son nom".
[guémara Baba Batra 116a]

-> Selon le rav Yé'hiel de Goustenin : "Je pense que cette guémara dit deux choses : (1) il doit se rendre chez un sage et lui demander de prier pour lui ; (2) et la personne souffrante doit également prier pour elle-même."

-> Le Meïri explique cette guémara comme suit : On doit se rendre chez un sage ('hakham) pour apprendre de lui les chemins de la prière, afin qu'il sache comment faire la prière."

-> Il est excellent d'avoir des tsadikim qui prient pour vous, mais n'oubliez pas que vous avez aussi le pouvoir de la prière.
Le Noam Elimélé'h (fin de Haazinou) écrit : "Sachez que même si le tsadikim peuvent faire descendre [du Ciel] votre parnassa avec leurs paroles pures, cela se produira certainement lorsque vous prierez le Créateur des profondeur de votre coeur."
=> Cela signifie que lorsque n'importe quel juif prie du tout notre cœur, il a une force de prier qui est plus grande que celle qu'un tsadikim qui priera pour lui.
[rav Elimélé'h Biderman]

[d'une certaine façon, face à la douleur de sa situation, une personne a la capacité d'offrir davantage de coeur en prière, qu'un tsadik ne le fera ("uniquement" par amour d'autrui, sans totalement ressentir la douleur).]

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-> Quelqu'un faisait part de tous ses problèmes au rabbi Mendel de Kotzk.
Le rabbi lui demanda : "Avez-vous prié?"
L'homme répondit : "J'ai tellement de problèmes que je suis incapable de prier."
Le rabbi de Kotzk lui dit : "Alors pourquoi m'avez-vous parlé de tous vos autres problèmes? Votre incapacité à prier est votre plus grand problème! Vous auriez dû me parler de ce problème en premier".

[Hachem désire notre coeur, et pas qu'on ne fasse que déléguer nos prières à autrui. En Lui vidant notre coeur, nous avons alors un pouvoir de prière énorme, supérieur à ceux des tsadikim. ]

"Quand un tsadik disparaît, ce n'est que pour sa génération qu'il a disparu"
[guémara Méguila 15a]

-> La guémara poursuit par une comparaison : lorsqu'un homme perd une pierre précieuse, où qu'elle se trouve, elle conserve son nom de pierre précieuse ; elle n'est perdue que pour son propriétaire.

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-> La guémara (Béra'hot 19b) nous enseigne que "même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants".

-> Le Zohar (III - 70b) affirme que sans les prières des tsadikim, le monde ne pourrait pas perdurer un seul instant. Les tsadikim protègent le monde, plus encore après leur mort que pendant leur vie terrestre.

-> Lorsque Kalev est venu à Hévron : "Il alla se prosterner sur les tombes des Patriarches. Il dit : Pères du monde, priez pour moi afin que je sois sauvé du mauvais conseil des autres explorateurs." (guémara Sota 34b).

-> Le midrach (Berechit rabba 49,7) rapporte que notre Matriarche Ra'hel fut enterrée sur la route à Bet Lé'hem afin que ses enfants (les juifs à travers l'histoire) en exil puissent prier sur sa tombe et qu’elle puisse prier pour eux [à Hachem].
Par exemple, le Méam Lo’ez (Berechit 37,36),décrit que Yossef vendu par ses frères, versa de chaudes larmes sur la tombe de sa mère [lors de son chemin vers l'Egypte].

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[on ne prie pas directement le tsadikim, mais que par son mérite, qu'il puisse être notre intermédiaire auprès de Hachem, pour qu'Il accepte nos prières.
Les tsadikim sont des très très proches de D., et ils ont cette capacité de demander facilement des bénédictions avec largesse, pour nous..

Par ailleurs, le fait d'être dans un cimetière (on est tous mortels, de bref passage dans ce monde!) et de se rendre compte d'à quel point ce tsadik a pu réussir à remplir positivement sa vie (malgré toutes ses difficultés), cela génère en nous des pensées de téchouva et d'humilité, qui donnent également de la force à nos prières. ]

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Il est une raison importante pour laquelle les tadikim sont comparés aux étoiles.
Nos Sages enseignent que les tsadikim ne meurent pas : même après leur mort, on les considère vivants.
Ils continuent à vivre parce que leur âme se trouve sous le Trône de Gloire Divin (kissé haKavod).
C'est en cela qu'ils ressemblent aux étoiles. Bien que les étoiles soient invisibles de jour, elles continuent à exister là où elles sont. Si nous ne pouvons les voir, c'est à cause de la clarté du Ciel.
Il en est de même des tsadikim : ils continuent à exister après leur mort mais nous ne pouvons les voir à cause de nos péchés. Pourtant, ils demeurent à leur place.

De même qu'il est impossible de voir la lumière des étoiles le jour, il est impossible de se rendre compte de la grandeur des saints en ce monde. Elle n'est visible qu'après leur mort.
Ainsi que nos Sages (guémara 'Houlin 7b) l'enseignent : "Les tsadikim sont plus grands après leur mort qu'ils ne l'étaient dans cette vie".
[Méam Loez - Chémot 1,5]

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"Les tsadikim sont plus grands après leur mort que durant leur vie"
[guémara 'Houlin 7b]

=> On peut s'interroger : pourquoi y a-t-il en apparence autant de mauvaises choses qui se passent dans le monde, alors que nous avons des millions de juifs au Ciel qui prient pour nous?
Qu'en est-il des millions de morts dans d'atroces souffrances, des milliers d'énormes tsadikim, ... qui prient pour nous avec davantage de forces que de leur vivant!

-> Le Maguid de Mézéritch est apparu après sa mort au Noam Elimélé'h, et il lui a dit :
"Lorsque j'étais toujours en vie dans ce monde, je voyais les choses avec un regard humain. Tout apparaissait tellement angoissant et douloureux, et c'est pour cela que je pouvais prier pour devancer les décrets.

Mais maintenant que je suis dans le monde de Vérité, je peux voir que tout n'est que bonté.
Je peux constater à quel point Hachem est impliqué dans le monde, à quel point ce qui est négatif en apparence, n'est en réalité qu'un composant des plans Divins menant à notre bien ultime.

Ainsi, puisque depuis le monde de Vérité [où je suis pour l'éternité], je ne vois que des bontés de D., comment veux-tu que [je prie] pour annuler [ce qui est perçu à tord comme des décrets négatifs sur terre]? En effet, je retirais alors de la bonté aux juifs!"

[Ohel Elimélé'h]

Le pouvoir de prière de nos Tsadikim

+ Le pouvoir de prière de nos Tsadikim :

Hachem écoute chacune des prières d'un tsadik parce que ce dernier est très proche de Lui, aussi rapproché de Lui que l'oreille l'est de la bouche.
[Gaon de Vilna - michlé 15,29]

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-> Si le tsadik a le pouvoir de guérir, celui-ci est conféré par la sainteté que l'étude de la Torah offre à toute personne qui s'y consacre avec amour, respect et dévouement.
[Noam Elimélé'h - paracha 'Houkat]

-> La guémara (Soucca 14a) enseigne que les prières et les bénédictions d'un tsadik sont comparées à une fourche. De la même façon qu'une fourche retourne le grain sur la terre et le jette d'un endroit à l'autre, [le mérite] des prières du tsadik [lui donnent la force de] renverser, pour ainsi dire, l'Attribut de Jugement strict de Hachem, en le remplaçant par l'Attribut de Miséricorde.
[c'est pourquoi, une situation qui peut paraître désespérée, peut être complétement transformée par les prières d'un tsadik. En effet, le mauvais décret qui est venu sur nous par la stricte justice Divine, va être réactualisé par la miséricorde/bonté infinie de D.]

-> "Si les enfants d'Israël reçurent l'ordre de se faire recenser par Moché et Aharon, c'est parce qu'en se présentant devant eux et en disant son nom, chacun y gagnait mérite et longévité ... car Moché et Aharon (les tsadikim de la génération) allaient prier pour lui."
[Ramban - Bamidbar 1,45]

[un véritable tsadik a un tel amour pour son prochain juif, qu'il va prier de toutes ses forces pour lui!
Or, il est écrit : "le tsadik décrète et D. accomplit" (guémara Shabbath 59b)]

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-> Il est vrai que : "Hachem est proche de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'appellent avec sincérité" (Téhilim 145,18).

Si D. est proche de tous ceux qui l'invoquent, pourquoi tant de prières restent-elles sans réponse?

Le rav Avraham Feuer répond que c'est parce qu'Il est proche de : "ceux qui L'appellent avec sincérité" = Hachem répond à ceux qui L'invoquent avec une confiance absolue.
En effet, nous avons tendance à "miser sur 2 chevaux" à la fois, et fonder nos espoirs de réussite sur d'autres facteurs aussi en plus de notre confiance en D.

[un tsadik est arrivé à mettre ses espoirs consciemment et inconsciemment à 100% en Hachem. Il a donc un énorme pouvoir de prier.]

-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que l'essentiel de la préparation à la prière, c'est avant tout d'apprendre à se concentrer pour mettre tous ses espoirs en D., d'admettre au plus profond de nous-même que nous dépendons uniquement de Hachem (ex: non également de notre patron, ...)

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-> Celui qui est en quête de Hachem doit rechercher la compagnie des tsadikim, ils sont plus proches de D. que n'importe qui, et Il désire profondément leurs prières.
[Ramban - Chémot 18,15 et Dévarim 33,1]

-> Le Mabit (Beit Elokim - Chaar haYessodot - chap.22) affirme que le pouvoir du tsadik dépasse celui des anges.
Les anges n'ont pas de libre-arbitre, mais le tsadik obéit à Hachem de son propre gré, et ce malgré les tentations qui l'assaillent.
D. lui rend donc la pareille en accomplissant ses désirs.
[faisant Sa volonté à 100%, Il en fait de même avec la leur!]

-> Rabbi Yonathan Eibeschetz (Yaarot Dvach) écrit que les prières du peuple juif sont attirées vers les magnifiques prières des tsadikim, et s'attachent à elles.
Lorsque les portes des cieux s'ouvrent pour laisser passer les prières du tsadik, les prières de tout le peuple pénètrent en même temps.

-> Le 'Hatam Sofer (notes sur Ora'h 'Haïm 102) enseigne qu'il est ainsi particulièrement recommandé, lorsqu'on prie, de se tenir aux côtés d'un tsadik.

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-> Rachi (Vayéra 21,17) écrit : La prière du malade lui-même vaut davantage que celle que les autres récitent pour lui, car elle est exaucée en premier.

Cependant, le Maharcha (Béra'hot 34b) écrit qu'il se peut que la prière du tsadik soit acceptée par D. avec autant d'empressement.

C'est pourquoi le Rama (Yoré Déa 335,10) tranche que lorsqu'une personne est malade, les membres de sa famille doivent se rendre auprès d'une éminente personnalité de Torah de l'endroit pour prier d'implorer Hachem en sa faveur.

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-> La Torah relate, à propos d'Agar et de son fils que Hachem "entendit le gémissement de l'enfant" (Vayéra 21,17).
Or, la Torah ne dit à aucun moment que l'enfant avait poussé le moindre gémissement.
Rabbi Mendel de Vork explique : "C'est qu'il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouver le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend".

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+ "Le juste est la fondation du monde" (michlé 10,25)

-> Le Yaarot Dvach nous encourage de prier avec ferveur pour le bien de nos tsadikim, parce que c'est d'eux que nous dépendons : grâce à eux il y a la vie, la bénédiction et le bien dans le monde.

-> La guémara (Nédarim 49a) nous demande de prier quotidiennement pour nos grands érudits, parce qu'ils peinent dans l'étude de la Torah, ce qui les affaiblit physiquement et les rend plus vulnérables aux maladies.

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-> Un exemple de l'impact du mérite de nos Sages dans notre prière :
Une terrible tempête avait attaqué en pleine mer 60 marins, ils supplièrent alors Hachem de les sauver grâce au mérite du tsadik rabbi El'azar ben Chimon, et la mer se calma.
Dès qu'ils regagnèrent la terre ferme, les marins s'empressèrent donc de se rendre chez le tsadik avec de nombreux présents (coffres débordants de richesses) pour lui témoigner leur gratitude.
[ guémara Baba Métsia 84b]

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-> Turnus Rufus, gouverneur de Rome, avait fait le projet d'assassiner Rabban Gamliel, chef spirituel du peuple juif.
Celui-ci fut mis au courant du péril qui le guettait par un message secret envoyé par un romain : "Le maître du nez est en danger.
[guémara Baba Métsia 84b]

Le Maharal explique que l'ensemble du peuple juif ressemble au corps humain ; chaque juif a son propre rôle à jouer, tout comme chacun des organes du corps a une fonction bien définie.

C'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.

De même, le souffle de vie et les forces de l'esprit sont insufflées à tout le peuple par l'intermédiaire de leurs guides, qui sont comparables au "nez" de la nation.

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-> "Rabbi Akiva dit : Le peuple juif est comparé à un oiseau. De même que l’oiseau ne peut voler sans ses ailes, ainsi le peuple juif ne peut rien faire sans Ses Anciens"
[midrach Vayikra rabba 11,8]

-> La guémara (Nédarim 40a) enseigne : "Si les jeunes vous disent de construire tandis que les Anciens vous conseillent de détruire, écoutez donc le conseil des Anciens et ignorez les jeunes ... Car la "construction" des jeunes est destruction, alors que la "destruction" des Anciens est en réalité très constructive."

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-> "Le juste avec la crainte de D." (Chmouël II 23,3). Nos Sages (Moed Katan 16b) commentent : "Hachem demande : Et qui Me gouverne? D. répond : Le juste (tsadik). Lorsque J'émets un décret, les justes l'annulent".
D. a donné la capacité et le pouvoir aux justes, par leurs prières, d'annuler tous les décrets sévères. Ainsi, les justes règnent, pour ainsi dire, sur Hachem.
[...]
Par leurs prières, les tsadikim annulent tout décret sévère et suscitent la bonté et les bénédictions généreuses de D. pour le peuple juif.
[...]
Les justes, par leurs prières, transforment l'attribut du jugement en miséricorde, empêchant ainsi la colère divine.
[...]
Quels sont les tsadikim dont les prières sont exaucées?
Ceux qui s'attachent continuellement à Son grand Nom, qui sont dans un état de "néant" et qui craignent et tremblent d'effroi devant la majesté et la grandeur de D.
Leurs prières et leur crainte de D. sont efficaces. C'est à leur sujet que Dieu dit : "Qui domine sur Moi? Les justes."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 44,18]

Téchouva & réprimande d’un tsadik

+ Téchouva & réprimande d'un tsadik :

Il y a une dimension particulière à la réprimande d'un racha par un tsadik.
En effet, les lettres qui composent les mots que le tsadik prononce de sa bouche lorsqu'il réprimande le racha illuminent les yeux de ce dernier, lui permettant ainsi de se repentir.
Cela se produit lorsque le racha mérite que les paroles du tsadik l'impressionnent et l'illuminent. Il est alors facile pour le racha de se repentir.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,25-26]

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[ainsi en réprimandant avec de la considération/amour, une personne qui a fauté, l'énergie spirituelle contenue dans les mots de notre réprimande peuvent l'aider à se repentir. ]