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"Quand un tsadik disparaît, ce n'est que pour sa génération qu'il a disparu"
[guémara Méguila 15a]

-> La guémara poursuit par une comparaison : lorsqu'un homme perd une pierre précieuse, où qu'elle se trouve, elle conserve son nom de pierre précieuse ; elle n'est perdue que pour son propriétaire.

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-> La guémara (Béra'hot 19b) nous enseigne que "même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants".

-> Le Zohar (III - 70b) affirme que sans les prières des tsadikim, le monde ne pourrait pas perdurer un seul instant. Les tsadikim protègent le monde, plus encore après leur mort que pendant leur vie terrestre.

-> Lorsque Kalev est venu à Hévron : "Il alla se prosterner sur les tombes des Patriarches. Il dit : Pères du monde, priez pour moi afin que je sois sauvé du mauvais conseil des autres explorateurs." (guémara Sota 34b).

-> Le midrach (Berechit rabba 49,7) rapporte que notre Matriarche Ra'hel fut enterrée sur la route à Bet Lé'hem afin que ses enfants (les juifs à travers l'histoire) en exil puissent prier sur sa tombe et qu’elle puisse prier pour eux [à Hachem].
Par exemple, le Méam Lo’ez (Berechit 37,36),décrit que Yossef vendu par ses frères, versa de chaudes larmes sur la tombe de sa mère [lors de son chemin vers l'Egypte].

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[on ne prie pas directement le tsadikim, mais que par son mérite, qu'il puisse être notre intermédiaire auprès de Hachem, pour qu'Il accepte nos prières.
Les tsadikim sont des très très proches de D., et ils ont cette capacité de demander facilement des bénédictions avec largesse, pour nous..

Par ailleurs, le fait d'être dans un cimetière (on est tous mortels, de bref passage dans ce monde!) et de se rendre compte d'à quel point ce tsadik a pu réussir à remplir positivement sa vie (malgré toutes ses difficultés), cela génère en nous des pensées de téchouva et d'humilité, qui donnent également de la force à nos prières. ]

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Il est une raison importante pour laquelle les tadikim sont comparés aux étoiles.
Nos Sages enseignent que les tsadikim ne meurent pas : même après leur mort, on les considère vivants.
Ils continuent à vivre parce que leur âme se trouve sous le Trône de Gloire Divin (kissé haKavod).
C'est en cela qu'ils ressemblent aux étoiles. Bien que les étoiles soient invisibles de jour, elles continuent à exister là où elles sont. Si nous ne pouvons les voir, c'est à cause de la clarté du Ciel.
Il en est de même des tsadikim : ils continuent à exister après leur mort mais nous ne pouvons les voir à cause de nos péchés. Pourtant, ils demeurent à leur place.

De même qu'il est impossible de voir la lumière des étoiles le jour, il est impossible de se rendre compte de la grandeur des saints en ce monde. Elle n'est visible qu'après leur mort.
Ainsi que nos Sages (guémara 'Houlin 7b) l'enseignent : "Les tsadikim sont plus grands après leur mort qu'ils ne l'étaient dans cette vie".
[Méam Loez - Chémot 1,5]

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"Les tsadikim sont plus grands après leur mort que durant leur vie"
[guémara 'Houlin 7b]

=> On peut s'interroger : pourquoi y a-t-il en apparence autant de mauvaises choses qui se passent dans le monde, alors que nous avons des millions de juifs au Ciel qui prient pour nous?
Qu'en est-il des millions de morts dans d'atroces souffrances, des milliers d'énormes tsadikim, ... qui prient pour nous avec davantage de forces que de leur vivant!

-> Le Maguid de Mézéritch est apparu après sa mort au Noam Elimélé'h, et il lui a dit :
"Lorsque j'étais toujours en vie dans ce monde, je voyais les choses avec un regard humain. Tout apparaissait tellement angoissant et douloureux, et c'est pour cela que je pouvais prier pour devancer les décrets.

Mais maintenant que je suis dans le monde de Vérité, je peux voir que tout n'est que bonté.
Je peux constater à quel point Hachem est impliqué dans le monde, à quel point ce qui est négatif en apparence, n'est en réalité qu'un composant des plans Divins menant à notre bien ultime.

Ainsi, puisque depuis le monde de Vérité [où je suis pour l'éternité], je ne vois que des bontés de D., comment veux-tu que [je prie] pour annuler [ce qui est perçu à tord comme des décrets négatifs sur terre]? En effet, je retirais alors de la bonté aux juifs!"

[Ohel Elimélé'h]

Le pouvoir de prière de nos Tsadikim

+ Le pouvoir de prière de nos Tsadikim :

Hachem écoute chacune des prières d'un tsadik parce que ce dernier est très proche de Lui, aussi rapproché de Lui que l'oreille l'est de la bouche.
[Gaon de Vilna - michlé 15,29]

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-> Si le tsadik a le pouvoir de guérir, celui-ci est conféré par la sainteté que l'étude de la Torah offre à toute personne qui s'y consacre avec amour, respect et dévouement.
[Noam Elimélé'h - paracha 'Houkat]

-> La guémara (Soucca 14a) enseigne que les prières et les bénédictions d'un tsadik sont comparées à une fourche. De la même façon qu'une fourche retourne le grain sur la terre et le jette d'un endroit à l'autre, [le mérite] des prières du tsadik [lui donnent la force de] renverser, pour ainsi dire, l'Attribut de Jugement strict de Hachem, en le remplaçant par l'Attribut de Miséricorde.
[c'est pourquoi, une situation qui peut paraître désespérée, peut être complétement transformée par les prières d'un tsadik. En effet, le mauvais décret qui est venu sur nous par la stricte justice Divine, va être réactualisé par la miséricorde/bonté infinie de D.]

-> "Si les enfants d'Israël reçurent l'ordre de se faire recenser par Moché et Aharon, c'est parce qu'en se présentant devant eux et en disant son nom, chacun y gagnait mérite et longévité ... car Moché et Aharon (les tsadikim de la génération) allaient prier pour lui."
[Ramban - Bamidbar 1,45]

[un véritable tsadik a un tel amour pour son prochain juif, qu'il va prier de toutes ses forces pour lui!
Or, il est écrit : "le tsadik décrète et D. accomplit" (guémara Shabbath 59b)]

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-> Il est vrai que : "Hachem est proche de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'appellent avec sincérité" (Téhilim 145,18).

Si D. est proche de tous ceux qui l'invoquent, pourquoi tant de prières restent-elles sans réponse?

Le rav Avraham Feuer répond que c'est parce qu'Il est proche de : "ceux qui L'appellent avec sincérité" = Hachem répond à ceux qui L'invoquent avec une confiance absolue.
En effet, nous avons tendance à "miser sur 2 chevaux" à la fois, et fonder nos espoirs de réussite sur d'autres facteurs aussi en plus de notre confiance en D.

[un tsadik est arrivé à mettre ses espoirs consciemment et inconsciemment à 100% en Hachem. Il a donc un énorme pouvoir de prier.]

-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que l'essentiel de la préparation à la prière, c'est avant tout d'apprendre à se concentrer pour mettre tous ses espoirs en D., d'admettre au plus profond de nous-même que nous dépendons uniquement de Hachem (ex: non également de notre patron, ...)

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-> Celui qui est en quête de Hachem doit rechercher la compagnie des tsadikim, ils sont plus proches de D. que n'importe qui, et Il désire profondément leurs prières.
[Ramban - Chémot 18,15 et Dévarim 33,1]

-> Le Mabit (Beit Elokim - Chaar haYessodot - chap.22) affirme que le pouvoir du tsadik dépasse celui des anges.
Les anges n'ont pas de libre-arbitre, mais le tsadik obéit à Hachem de son propre gré, et ce malgré les tentations qui l'assaillent.
D. lui rend donc la pareille en accomplissant ses désirs.
[faisant Sa volonté à 100%, Il en fait de même avec la leur!]

-> Rabbi Yonathan Eibeschetz (Yaarot Dvach) écrit que les prières du peuple juif sont attirées vers les magnifiques prières des tsadikim, et s'attachent à elles.
Lorsque les portes des cieux s'ouvrent pour laisser passer les prières du tsadik, les prières de tout le peuple pénètrent en même temps.

-> Le 'Hatam Sofer (notes sur Ora'h 'Haïm 102) enseigne qu'il est ainsi particulièrement recommandé, lorsqu'on prie, de se tenir aux côtés d'un tsadik.

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-> Rachi (Vayéra 21,17) écrit : La prière du malade lui-même vaut davantage que celle que les autres récitent pour lui, car elle est exaucée en premier.

Cependant, le Maharcha (Béra'hot 34b) écrit qu'il se peut que la prière du tsadik soit acceptée par D. avec autant d'empressement.

C'est pourquoi le Rama (Yoré Déa 335,10) tranche que lorsqu'une personne est malade, les membres de sa famille doivent se rendre auprès d'une éminente personnalité de Torah de l'endroit pour prier d'implorer Hachem en sa faveur.

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-> La Torah relate, à propos d'Agar et de son fils que Hachem "entendit le gémissement de l'enfant" (Vayéra 21,17).
Or, la Torah ne dit à aucun moment que l'enfant avait poussé le moindre gémissement.
Rabbi Mendel de Vork explique : "C'est qu'il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouver le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend".

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+ "Le juste est la fondation du monde" (michlé 10,25)

-> Le Yaarot Dvach nous encourage de prier avec ferveur pour le bien de nos tsadikim, parce que c'est d'eux que nous dépendons : grâce à eux il y a la vie, la bénédiction et le bien dans le monde.

-> La guémara (Nédarim 49a) nous demande de prier quotidiennement pour nos grands érudits, parce qu'ils peinent dans l'étude de la Torah, ce qui les affaiblit physiquement et les rend plus vulnérables aux maladies.

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-> Un exemple de l'impact du mérite de nos Sages dans notre prière :
Une terrible tempête avait attaqué en pleine mer 60 marins, ils supplièrent alors Hachem de les sauver grâce au mérite du tsadik rabbi El'azar ben Chimon, et la mer se calma.
Dès qu'ils regagnèrent la terre ferme, les marins s'empressèrent donc de se rendre chez le tsadik avec de nombreux présents (coffres débordants de richesses) pour lui témoigner leur gratitude.
[ guémara Baba Métsia 84b]

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-> Turnus Rufus, gouverneur de Rome, avait fait le projet d'assassiner Rabban Gamliel, chef spirituel du peuple juif.
Celui-ci fut mis au courant du péril qui le guettait par un message secret envoyé par un romain : "Le maître du nez est en danger.
[guémara Baba Métsia 84b]

Le Maharal explique que l'ensemble du peuple juif ressemble au corps humain ; chaque juif a son propre rôle à jouer, tout comme chacun des organes du corps a une fonction bien définie.

C'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.

De même, le souffle de vie et les forces de l'esprit sont insufflées à tout le peuple par l'intermédiaire de leurs guides, qui sont comparables au "nez" de la nation.

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-> "Rabbi Akiva dit : Le peuple juif est comparé à un oiseau. De même que l’oiseau ne peut voler sans ses ailes, ainsi le peuple juif ne peut rien faire sans Ses Anciens"
[midrach Vayikra rabba 11,8]

-> La guémara (Nédarim 40a) enseigne : "Si les jeunes vous disent de construire tandis que les Anciens vous conseillent de détruire, écoutez donc le conseil des Anciens et ignorez les jeunes ... Car la "construction" des jeunes est destruction, alors que la "destruction" des Anciens est en réalité très constructive."

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-> "Le juste avec la crainte de D." (Chmouël II 23,3). Nos Sages (Moed Katan 16b) commentent : "Hachem demande : Et qui Me gouverne? D. répond : Le juste (tsadik). Lorsque J'émets un décret, les justes l'annulent".
D. a donné la capacité et le pouvoir aux justes, par leurs prières, d'annuler tous les décrets sévères. Ainsi, les justes règnent, pour ainsi dire, sur Hachem.
[...]
Par leurs prières, les tsadikim annulent tout décret sévère et suscitent la bonté et les bénédictions généreuses de D. pour le peuple juif.
[...]
Les justes, par leurs prières, transforment l'attribut du jugement en miséricorde, empêchant ainsi la colère divine.
[...]
Quels sont les tsadikim dont les prières sont exaucées?
Ceux qui s'attachent continuellement à Son grand Nom, qui sont dans un état de "néant" et qui craignent et tremblent d'effroi devant la majesté et la grandeur de D.
Leurs prières et leur crainte de D. sont efficaces. C'est à leur sujet que Dieu dit : "Qui domine sur Moi? Les justes."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 44,18]

Tsadik & canal avec Hachem

+ Tsadik & canal avec Hachem :

-> "Une bat kol (une voix venue du Ciel) s’élève du mont 'Horev (le mont Sinaï) et dit : "Le monde entier est soutenu bi'chvil (littéralement, en l'honneur) de mon fils 'Hanina" (guémara Béra'hot 17b).
Le mot hébreu "chvil" signifie également un chemin, un canal. Ainsi, les sages veulent dire ici que Rabbi 'Hanina a ouvert un canal et un chemin pour le flux de la bienveillance divine, et par conséquent, "Le monde entier est soutenu par le chvil de mon fils 'Hanina".
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - 5 ]

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-> On nous enseigne que Moché a servi d’intermédiaire entre Hachem et l’homme pour transmettre la Torah, car Moché était "l’homme de D." : il était divin, tout en étant pleinement homme (ich aélokim Vézot haBéra'ha 33,1 ; Sidouro Shel Shabbath, II,2).

À cet égard, chaque tsadik porte en lui une étincelle de "l’âme de Moché" et est donc un intermédiaire, un canal, entre Hachem et l’homme. [Méor Eynayim - Vayélé'h [fin] ; ibid. Yitro ]

Mais ce canal ne sert pas seulement à apporter des bienfaits matériels, mais aussi spirituels. Par exemple, les grands tsadikim ouvrent de nouveaux chemins spirituels que d’autres peuvent ensuite emprunter, ou parfois, simplement en atteignant eux-mêmes des sommets spirituels, ils permettent aux autres de les atteindre plus facilement et avec beaucoup moins d’efforts. [Noam Elimélé'h - 'Haya Sarah]

Quiconque répète une déclaration [de Torah] faite par les générations précédentes, ceux-ci prieront pour lui et le défendront au gan Eden.
[séfer 'Hassidim - chap.224 ]

Téchouva & réprimande d’un tsadik

+ Téchouva & réprimande d'un tsadik :

Il y a une dimension particulière à la réprimande d'un racha par un tsadik.
En effet, les lettres qui composent les mots que le tsadik prononce de sa bouche lorsqu'il réprimande le racha illuminent les yeux de ce dernier, lui permettant ainsi de se repentir.
Cela se produit lorsque le racha mérite que les paroles du tsadik l'impressionnent et l'illuminent. Il est alors facile pour le racha de se repentir.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,25-26]

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[ainsi en réprimandant avec de la considération/amour, une personne qui a fauté, l'énergie spirituelle contenue dans les mots de notre réprimande peuvent l'aider à se repentir. ]

Tsadik et racha sont récompensés dans le monde qu’ils jugent comme principal

+ Tsadik et racha sont récompensés dans le monde qu'ils jugent comme principal :

"Le Rocher, Son oeuvre est parfaite, car toute Ses voies sont justice ; D. de fidélité et sans iniquité, Il est juste et droit" (Haazinou 32,4)

-> Rachi commente : "Hachem récompense les justes dans le monde à Venir. Bien qu'Il retarde leur récompense, Il finira par accomplir Sa parole ; [inversement], Hachem récompense les réchaïm pour toutes les bonnes actions qu'ils accomplissent dans ce monde".

-> Le Maharal (Gour Aryé) explique :
Il est normal qu'Hachem récompense les justes dans le monde à Venir et les fauteurs dans ce monde-ci, car Hachem récompense une personne dans le monde qu'elle considère comme principal.

Les actes d'une personne révèlent ce qu'elle considère comme étant le monde principal.
Ceux qui s'engagent dans des activités spirituelles et négligent leurs besoins matériels considèrent manifestement le monde à Venir comme principal/primordial. Ils n'utilisent ce monde que pour accumuler des mérites en vue du prochain monde.
En revanche, ceux qui ne sont jamais satisfaits de leur situation matérielle dans ce monde et qui ne reculent devant rien pour l'améliorer considèrent manifestement ce monde comme leur monde principal.
Les tsadikim comme les fauteurs méritent d'être récompensés dans le monde qu'ils considère comme principal.

Une autre raison pour laquelle les tsadikim ne sont pas récompensés dans ce monde est qu'un travailleur n'est payé que lorsque son travail est terminé, comme l'enseignent nos Sages (Baba Métsia 65a) : "les salaires ne sont payés qu'à la fin".
Les tsadikim (justes) passent leur vie dans une quête sans fin pour servir Hachem, et leur travail ne s'achève qu'à leur mort. Ainsi, un tsadik n'est récompensé que par le "fruit" de son travail dans ce monde, mais la récompense principale l'attend dans le monde à Venir, une fois son travail achevé.

En revanche, une personne fauteuse passe sa vie à rechercher sans cesse des plaisirs matériels. Lorsqu'elle accomplit une mitsva, elle marque une pause dans ses activités généralement vides de sens.
Pour un fauteur, chaque mitsva est une entité distincte et séparée et ne fait pas partie de la mission de toute une vie. Ainsi, sa récompense est due à la réalisation de chaque mitsva individuelle pendant qu'il est encore dans ce monde.

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=> Un juste est récompensé dans le monde à Venir parce que c'est son monde qu'il considère comme essentiel/principal.
Un fauteur est également récompensé dans son monde principal, ce monde-ci.
De plus, une personne juste (tsadik) est constamment engagée dans des mitsvot, et elle n'achève son travail spirituel qu'à son entrée dans le monde à Venir (où elle recevra son salaire).
Cependant, une mitsva est un acte distinct pour un pécheur et son paiement est dû immédiatement après chaque mitsva.

Quiconque pleure et se lamente sur une personne juste (tsadik), tous ses fautes sont pardonnées.
[guémara Moed Katan 25a]

Il est bien connu que les tsadikim, par leurs justes actions, sont capables de transformer l'Attribut Divin de Jugement (Rigueur) en Attribut de Miséricorde (midrach Béréchit rabba 73,3).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 6,13 ]

Un vrai tsadik ne voit pas le mauvais chez autrui

-> Le Méor Enayim (paracha 'Houkat) cite le Baal Chem Tov disant qu'un vrai tsadik ne voit pas de faute chez les les autres. Si quelqu'un voit le mal chez les autres, c'est le signe qu'il n'est pas un véritable tsadik.
Il compare cela à quelqu'un qui qui se regarde dans un miroir. S'il voit un visage sale, cela signifie que son propre visage est sale. S'il voit un visage propre, sans tache, cela signifie que son propre visage est propre. De même, si l'on voit le mal chez les autres, c'est parce qu'on y voit nos propres défauts.

De même, il explique le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), comme signifiant : de la même manière que l'on ne se détesterait pas si on reconnaissait un défaut en nous, de même on ne devrait pas avoir de sentiments négatifs envers son prochain, même si l'on voit un défaut en lui.

Il conclut par une allusion au verset : "Qui est l'homme qui désire la vie, il aime jours pour voir le bien" (Téhilim 34,13). Cela peut être compris comme signifiant que celui qui vit la vie d'un tsadik (ou veut tendre vers l'exemplarité d'être un tsadik) désire ne voir que le bien chez ses ses semblables.

Le corps des tsadikim après leur mort

+ Le corps des tsadikim après leur mort :

-> Lorsque le corps de grands tsadikim a pu être ramenés en Israël et réinhumés, bien qu'ils soient décédés il y a de nombreuses années, leurs corps sont restés intacts et on a l'impression qu'ils ne sont décédés que récemment. Or, nous savons que le corps, une fois enterré, commence à se décomposer.
Y a-t-il une signification au fait que le corps du tsadik ne semble pas se décomposer?

Lorsque nous sommes en vie, notre corps et notre âme se combinent pour créer l'être humain. L'âme a besoin du corps et le corps a besoin de l'âme.
Au moment de la mort, les deux partenaires de vie se séparent. Lorsque l'âme voit ce qu'est devenu le corps qu'elle appelait autrefois son foyer, elle est très peinée.
Pour alléger la souffrance de l'âme d'un tsadik, Hachem veille à ce que le corps du tsadik ne se détériore pas et soit dans le même état que lorsque l'âme et le corps ne formaient qu'une seule entité vivante.

[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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[on peut noter que moins on donne d'importance à la matérialité dans ce monde (développant sa spiritualité), plus on aura de pouvoir d'impacter notre élément matériel (corps) après notre mort! ]