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Lien entre tsadik & juifs de sa génération

-> Lorsque le peuple juif s'approcha du mont Sinaï et souhaita recevoir la Torah, il se débarrassa de cette faiblesse (Béra'hot 5b : ils se sont relâchés dans l'étude de la Torah (réfidim - rifyon), et cette faiblesse a rendu possible l'attaque d'Amalek) ; ils acceptèrent d'observer la Torah avec zèle. Ils se sanctifièrent et se purifièrent, renforça leur amour mutuel et devint "un seul homme avec un seul cœur".

Grâce à leur sainteté, leur pureté et leur unité, Moché put monter vers Hachem. C'est grâce à leur mérite (du peuple juif) que Moché a atteint de tels sommets spirituels, comme le dit la guémara (Sanhédrin 11a) à propos d'autres grands sages : "Une voix céleste a annoncé : "Il y a ici quelqu'un qui mérite que la Chékhina repose sur lui comme sur Moché, mais sa génération n'en est pas digne".
Cela nous montre que le chef d'une génération a besoin du peuple de sa génération ; il ne peut atteindre la perfection sans lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Yitro 19,2-3]

Lorsqu'un véritable tsadik vit et s'enracine dans la terre d'Israël, il perd le type d'amour qu'il avait pour la terre d'Israël lorsqu'il vivait dans la diaspora.
A la place de cet ancien amour, un nouvel amour émotionnel et intellectuel se développe : il sent que son lieu de naissance ne peut être que la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kadcho 2, Pinkas 5:149 ]

Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]

Le niveau des dirigeants spirituels dépend du niveau du peuple

-> Le niveau spirituel d’une génération influe sur la stature d’un prophète.
Lorsque Moché se rendit en Égypte pour délivrer le peuple juif, il déclara qu’il était muet. Cependant, lorsque les juifs se tinrent au pied du mont Sinaï pour recevoir la Torah, le verset dit : "Et Moché parla" (Yitro 19,19), ce qui signifie que tous les juifs entendirent la voix de Moché, car il n’avait plus de trouble de la parole.
La capacité de Moché à parler clairement était le résultat du niveau spirituel élevé atteint par les Juifs au mont Sinaï.

De même, lorsque les juifs atteignirent le moment de leur rédemption, le Sifri écrit : "Lorsque Moché dit aux juifs qu’il était temps de quitter l’Égypte, sa voix fut entendue dans tout le pays, car les juifs avaient atteint un haut niveau de sainteté". C’est pourquoi, au départ, Moché dit à Hachem : "J’ai un trouble de la parole", ce qui indiquait sans doute que les juifs n’étaient pas dignes d’être délivrés.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Ekev ]

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-> Le niveau de sainteté d’un prophète est lié au niveau spirituel de la génération.
Le midrach rapporte que lorsque les juifs traversèrent la mer Rouge, les forces célestes s’interrogèrent sur la raison d’être du salut des juifs et de la noyade des égyptiens, car tous deux étaient des adorateurs d’idoles.
Le fait que Moché avait comme des lèvres fermées résultait du déclin spirituel des juifs.
C'est pourquoi Moché déclara : "Comment alors Pharaon m'écoutera-t-il, voyant que je suis muet?"
En d'autres termes : "Pharaon comprendra que mon trouble de la parole est le reflet du déclin spirituel des juifs, et de ce fait, ne voudra pas laisser partir les juifs".
[rav Yonathan Eibshitz - Néfech Yéhonatan - Chémot ]

-> Moché craignait tout autant de ne pas pouvoir persuader les juifs de vouloir partir. Il dit à Hachem :
"J'ai les lèvres fermées".
Pourquoi Moïse pensait-il que le fait d’avoir des difficultés à s’exprimer aurait un impact sur la confiance que les juifs lui accordaient et sur leur détermination à suivre ses instructions?
Les sommets spirituels du prophète sont liés aux sommets spirituels du peuple juif. Plus les juifs sont vertueux, plus grande sera la révélation émanant du prophète.
Moché craignait que lorsque les juifs verraient la difficulté de Moché à transmettre le message d'Hachem, ils y verraient le reflet de leur propre déclin spirituel et se sentiraient indignes d’être délivrés d’Égypte.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Bo ]

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=> "Donnons de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Hachem attend et est dépendant (si l'on peut dire) nos actes d'être humain juif pour en résulter une force de pouvoir agir.
Mais également, par nos actions nous impactons les dirigeants spirituels de notre génération, leur permettant d'avoir un niveau encore plus élevé.

Le précepte fondamental du judaïsme est de se soumettre à la sagesse de la Torah et de ses érudits.
Lorsqu'une personne renonce à sa propre sagesse au profit de celle de la Torah et prête l'oreille aux paroles des sages, cela vaut mieux que toute autre chose.

Par conséquent, ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à jeûner le jour de Yom Kippour, car si vous écoutez la sagesse des érudits de la Torah qui vous ont ordonné de ne pas jeûner si un médecin vous a conseillé de ne pas jeûner, cela a plus de valeur que le jeûne lui-même.
[Chem miChmouel - Moadim ]

Si seulement les gens comprenaient combien de récompenses et de mérites sont accordés aux justes (tsadikim) lorsque les réchaïm font téchouva grâce à eux, ils courraient après les réchaïm pour les ramener sur le droit chemin comme on court après la vie elle-même.
[Zohar II,129a ]

Accepter le daat des tsadikim

Rabbi Na'hman de Breslev dit que la principale raison pour laquelle nous nous éloignons d'Hachem est que nous nous fions à notre propre raisonnement logique. (Likouté Mohoran II,12)
Nous ne réalisons pas que la façon dont nous voyons le monde et nous-mêmes est loin de la réalité véritable. Cependant, il y a toujours un espoir incroyable.
Avec une grande miséricorde, Hachem nous envoie de formidables tsadikim qui se purifient des ténèbres de ce monde jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir la vérité ultime.
Ensuite, ils nous révèlent cette vérité d’une manière qui peut nous aider dans toutes les situations possibles.
Par conséquent, la principale façon de faire téchouva est de rejeter notre propre séchel et de recevoir le daat des tsadikim.
[Likouté Mohoran I,123 ]

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-> Le but des enseignements de la 'Hassidout (fondée par le Baal Chem Tov) est de nous faire prendre conscience que nous avons la capacité de faire venir le machia'h en parvenant à la conviction que Hachem est ici même avec nous, même dans l’incroyable amertume de l’exil.
Il est important pour nous de réaliser que lorsque le machia'h viendra, le monde entier aura exactement le même aspect qu’aujourd’hui. Ce qui changera, c’est notre façon de penser, en d’autres termes, la manière dont nous percevons le monde, les autres, nous-mêmes, ...
Notre esprit sera imprégné d’une conscience constante de la Providence divine.

Il est certain que les grands tsaddikim sont si profondément attachés à Hachem qu’ils possèdent déjà cette conscience, qui est un aspect du machia'h.
Grâce à cela, leur Torah a le pouvoir de nous sortir de notre obscurité et de nous rapprocher, nous aussi, de cet état d’esprit. Nous devrions donc cesser d’attendre passivement et prendre un nouveau départ en étudiant les livres des tsadikim, en discutant avec nos amis de leurs enseignements et en diffusant leur lumière aux quatre coins de la Terre.
[rav Nisan David Kivak]

Le décès d’un tsadik n’expie qu’à une condition

"Et Miriam mourut, ... et il n’y avait plus d’eau pour la communauté (le puit de Miriam s'étant tari)" ('Houkat 20,1-2)

-> Les versets précédant le décès de Miriam évoquent la vache rousse et le processus par lequel ses cendres purifient ceux qui sont devenus impurs.
La guémara (Moéd Katan 28a) déduit de cette juxtaposition que, tout comme la vache rousse apporte la pureté, il en va de même pour la mort des justes (tsadikim).
La mort des justes expie les fautes du peuple juif.

Le Zéra Shimshon pose la question suivante : si la Torah voulait montrer que le décès des tsadikim expie les fautes, et qu’elle l’a fait en plaçant les détails concernant la Para Adouma (vache rousse) avant le décès de Miriam, pourquoi la Torah n’a-t-elle pas placé les lois relatives aux korbanot (sacrifices) ordinaires à côté de son décès?
Les korbanot ordinaires expient les fautes proprement dites, tandis que la vache rousse sert principalement à purifier une personne qui est devenue impure en entrant en contact avec un cadavre.
Si la Torah avait fait précéder le décès de Miriam par les lois relatives aux korbanot ordinaires, cette leçon aurait été présentée de manière bien plus marquée.

Le Zéra Shimshon explique que la mort d’une personne juste n’expie que si le peuple prend conscience que c’est à cause de ses fautes que le tsadik est décédé.
Si le décès d’un tsadik s’accompagne de repentance (téchouva), alors ce décès sert à expier. C’est pourquoi, même après le décès de Miriam, le puits s’est asséché. Bien qu’elle soit décédée et que cela aurait dû expier les fautes du peuple juif, et que, par conséquent, l’eau aurait dû continuer à couler, ce décès n’a pas suffi à apporter l’expiation et la bénédiction.
Il doit s’accompagner de la prise de conscience par le peuple que le tsadik quitte ce monde lorsque le peuple n’est plus digne de sa présence.

C’est pourquoi c’est précisément la vache rousse qui sert à enseigner cette leçon. [on reconnaît nos fautes par une téchouva sincères, ce qui génère une purification, à l'image de la vache rousse (qui rendait l'impur pur). ]

Il faut ajouter de l’eau aux cendres de la vache rousse pour qu’elles puissent purifier ce qui est impur. Les cendres seules ne suffisent pas à purifier quoi que ce soit.
Il en va de même pour le décès des tsadikim. Leur décès à lui seul ne suffit pas à apporter le pardon, et par conséquent, la bénédiction. Au contraire, si leur décès n’est pas accompagné de repentance (téchouva), le mal peut s’ensuivre.
[Zéra Shimshon]

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=> le décès d’un tsadik n’expire que si le peuple prend conscience que son décès est un message lui invoquant de se repentir.

"Et ils montèrent vers le sud, et ils arrivèrent à 'Hévron." (Chéla'h Lé'ha 13,22)

-> Kalev s’y rendit seul et se prosterna sur les tombes des Patriarches, afin de ne pas se laisser persuader par les autres explorateurs de prendre part à leur complot. [Rachi - se basant sur Sotah 34b]

Lorsqu’une personne d’une génération ultérieure étudie et répète les paroles d’un Tanna ou d’un autre sage des premiers temps (Amora), dont la vie et l’intellect sont incarnés dans ces paroles mêmes, elle insuffle sa propre vie et son propre intellect dans les leurs. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit" (itdabkout rou'ha bérou'ha - voir Zohar II,124b).
Car par là, elle redonne vie à ce sage et à ses paroles. Ainsi est-il dit : "Ses lèvres s’agitent dans la tombe".
[selon Yébamot 97a : "Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï : Chaque fois que les paroles d’un savant de la Torah [décédé] sont citées dans ce monde, ses lèvres bougent dans la tombe."]

Cela peut être considéré comme une forme de prosternation sur les tombes des tsadikim, car la force vitale du tsadik est enfouie et cachée dans ses paroles, et celui qui les étudie, en les imprégnant de sa propre vie et de son propre intellect, redonne vie à la conscience de ce tsadik. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit".
[Méor Einayim - Likouté Messekhta Shabbat ]

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-> La pratique de la prosternation sur les tombes des tsadikim est abordée dans le Talmud et les Midrachim. Le suppliant peut soit implorer Hachem d’exaucer ses prières grâce au mérite du tsadik défunt, soit demander au tsadik d’intercéder auprès d'Hachem en sa faveur.
Du point de vue kabbalistique, s’il s’accompagne des intentions mystiques appropriées, l’acte de prosternation peut créer une union des esprits entre le suppliant et le défunt, car une partie de l’âme du tsadik reste toujours attachée à son corps. Cela peut amener le suppliant à des états de conscience supérieurs. Cette pratique était suivie par les grands kabbalistes de Sfat, au 16e siècle.
[rav Eliézer Shore]

Tombes des tsadikim

+ Tombes des tsadikim :

-> Prier sur les tombes des tsadikim réveille les tsadikim qui y sont enterrés afin qu’ils puissent intercéder en notre faveur. Les lieux de sépulture des tsadikim sont saints et purs, et la prière y est davantage exaucée. [Kitsour Shoulkhan Aroukh 128:13]
La Michna Broura (581:27) explique que nous nous rendons sur les tombes car un cimetière où reposent les dépouilles de tsadikim est un lieu où les prières sont plus facilement exaucées.
Le drachot haRan (Drouch 7, voir aussi Zohar 3:70) nous dit qu’il convient à une personne de se prosterner sur les tombes des tsadikim et d’y prier. En effet, la prière y est mieux accueillie.

-> Les sages de la Torah sont eux-mêmes une demeure pour la Chékhina même après leur mort, car leur lieu de sépulture est propice au chéfa (flux de bonté d'Hachem).
Il faut toutefois veiller à ne pas prier les tsadikim eux-mêmes, mais plutôt demander à Hachem qu’Il fasse preuve de miséricorde grâce au mérite des tsadikim qui y sont enterrés.

-> Les tsadikim qui y sont enterrés sont en réalité vivants. Ils voient et entendent tout. [Hiloula déRachbi - p.7]

-> Pendant de nombreuses années, le 'Hida (Shem Haguédolim - Maaré'het Guédolim - alef) s’est interrogé sur la coutume de prier sur les tombes des tsadikim, jusqu’à ce qu’il trouve les paroles du séfer 'Hassidim qui disent que Rabbi est apparu dans des habits de fête (bigdé 'hamoudot) qu’il portait le Shabbat (et non dans son linceul) après son décès et qu’il récitait le kidouch pour sa famille. En effet, même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants (Béra'hot 18a).

Rabbi Bé'hayé (Vayé'hi 49,33) écrit qu’il existe certains tsadikim qui, même après leur mort, vivent dans un corps et une âme. Seul leur corps physique (gouf hagas) est enterré, mais ils possèdent un corps plus spirituel (gouf dak) et leur âme s’y revêt pour une durée prédéterminée. Ils viennent au monde pour accomplir les ordres de Hachem, et ils apparaissent à ceux que Hachem désigne.

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-> La guémara (Baba Métsia 85b) rapporte que Reich Lakich marquait les limites des lieux où étaient enterrés les Rabanim.
Selon Rachi, l’explication littérale est que cela permettait d’éviter que les Cohanim ne marchent par inadvertance sur ces tombes, risquant ainsi de contracter une impureté. De cette manière, les tsadikim ne seraient pas une source de malheur pour autrui.

Cela semble difficile à comprendre, car pour les Cohanim, n’importe quelle tombe poserait un problème, et pas seulement celles des tsadikim.
Par conséquent, rabbi Yaakov Emden explique que Reich Lakich identifiait ces tombes afin que les personnes souhaitant prier près des tombes des tsadikim sachent où les trouver.

On retrouve cette idée en rapport avec Kalev. Pour éviter d’être influencé par les manœuvres des explorateurs (atsat méraglim), Kalev priait sur les tombes des Patriarches (Chéla'h Lé'ha 13,22, Rachi, Sotah 34b).