Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Après la mort

+ Après la mort (Quelques pensées selon nos Sages) :

-> "Ceux qui sont sur le point de venir [dans ce monde] sont vêtus de vêtements, avec des visages, des corps, comme ceux de ce monde ...
[Au moment où ils pénètrent réellement dans ce monde], ils retirent leurs vêtements spirituels et enfilent ceux de ce monde ...

Lorsqu'il est temps pour eux de quitter ce monde, le vêtement du corps [est retiré] et ils [remettent] le vêtement dont ils s'étaient dépouillés au moment d'entrer dans ce monde."
[Zohar II 150a]

-> Le midrach (Béréchit rabba 20,12) rapporte comment suite à sa faute, Adam est passé d'un "vêtement de lumière" à un "vêtement de peau".

-> "L'âme ne sort du corps que si elle se tient devant la présence divine, ainsi qu'il est dit : 'car un homme ne peut Me voir et survivre' (Chémot - Ki Tissa 33,20). "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> Selon la loi juive, les proches parents du défunt doivent déchirer leurs vêtements, et cela peut être une façon de dire au défunt errant aux alentours qu'ils perçoivent sa perte comme le déchirement de leur propre corps.

<--------------------------->

-> "L'homme entend ses louanges [lors de son oraison funèbre] comme s'il était dans un rêve"
[midrach Béréchit rabba 96,24]

-> "Sois fervent lors de mon éloge funèbre, car je me tiendrai là"
[guémara 153a]

-> "Le mort sait tout ce qui est dit en sa présence jusqu'à ce que la tombe soit remplie ...
[Une autre opinion est :] jusqu'à ce que la chair se désagrège."
[guémara Shabbath 152b]

De même, la loi juive interdit les propos futiles ou stupides en présence du défunt (guémara Béra'hot 3b), car l'âme entend tout.

<-------------------->

-> "Durant 3 jours [après la mort], l'âme erre au-dessus du corps, tentant de le pénétrer à nouveau, mais dès qu'elle voit l'apparence [de son visage] se modifier [c'est-à-dire lorsque le corps commence à se désagréger], elle s'en va"
[midrach Vayikra rabba 18]

-> "Durant les 7 jours de deuil, l'âme va et vient entre son domicile [sur terre] et sa résidence céleste, et de sa résidence céleste jusqu'à son domicile [précédent]"
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> "L'âme d'un homme est en deuil d'elle-même durant 7 jours"
[guémara Shabbath 152a]

C'est une période de deuil pour l'endeuillé, et également pour le défunt.

-> "Tant que le corps existe, l'âme monte et descend [entre le monde céleste et le monde matériel] ; au bout de 12 mois, le corps se désagrège et l'âme ne monte ni ne descend plus"
[guémara Shabbath 152b]

<----------------------------------->

+ Le lieu de sépulture :

-> "Le Zohar et les écrits du Arizal expliquent que ... le néféch [contrairement au roua'h et à la néchama, qui sont d'autres composants de l'âme] reste constamment à errer au-dessus de la tombe ...
En l'honneur du néfech et afin de lui définir un endroit où résider, nous démarquons le lieu de sépulture ou nous bâtissons une structure par-dessus"
[Taamé haMinhaguim]

-> Nos Sages (guémara Yérouchalmi - Taanit chap.2) nomment même ce monument : "néféch", en allusion au fait qu'un résidu de l'âme du défunt demeure perpétuellement attaché à l'emplacement de sa sépulture.

=> Ainsi, ce monument est destiné à l'endeuillé, et également au défunt.

-> "Lorsque l'âme quitte le corps, les tsadikim viennent et disent : 'Venez en paix!' "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> "[L'âme est] lumineuse comme la lumière"
[Rabbi Saadia Gaon - Emounot véDéot 6,3]

<-------------------->

+ Le tunnel :

-> "Que sous-entend la phrase : "L'âme n'est pas remplie" (Tsav 6,7) ?

Elle signifie qu'au moment de la mort, l'âme ne quitte pas le corps en douceur.
Comment l'âme s'en va-t-elle? ...

Comme le son d'eau rugissante ... ou bien, comme le son d'un jaillissement d'eau à travers un canal"
[midrach Kohélet rabba 6,7]

=> Il en ressort une sensation auditive et un passage éventuel dans une sorte de tunnel.

-> Le Zohar (1;127a) nous enseigne que "l'entrée du paradis" correspond à la caverne de la Ma'hpéla, située à 'Hévron, et tous les êtres humains passent à travers cette caverne lorsqu'ils quittent ce monde.

Le Zohar fait également mention du fait qu'après qu'Avraham soit entré dans la caverne pour l'inspecter, il aperçut "une porte ouverte vers le paradis", et "de plus, il vit une lumière brillante qui éclairait la caverne".

En hébreu, la racine à l'origine du mot 'Hévron, signifie : "joindre".
C'est un lieu de jonction entre le Ciel et la terre.

=> Il en ressort une notion de perception d'une lumière, et d'un lieu de passage entre 2 domaines (la terre et le Ciel).

<----------------------------------->

-> Autre divré Torah sur ce sujet : https://todahm.com/2015/10/24/3775

Mourir en Israël

+ Mourir en Israël :

-> La guémara (Yérouchalmi Kilayim 82a) rapporte l'histoire suivante sur "Oulla le Descendeur".
[le Pné Moché explique qu'Oulla était appelé "le Descendeur" parce qu'il voyageait régulièrement de la terre d'Israël à Bavel, où il transmettait la Torah qu'il avait apprise de nos Sages en terre d'Israël. ]
Oulla se trouvait sur son lit de mort en dehors de la terre d'Israël et se mit à pleurer, manifestement contrarié par le fait qu'il allait mourir en dehors d'Israël.
Ses élèves lui demandèrent : "Pourquoi pleures-tu? Nous apporterons ton corps pour qu'il soit enterré en terre d'Israël".
Oulla répondit : "Qu'est-ce que cela peut me faire si je perds mes trésors dans une terre contaminée? Il n'y a aucune comparaison entre quelqu'un qui renonce à sa vie dans les bras de sa mère et quelqu'un qui renonce à sa vie dans les bras d'une femme étrangère".

Le Pné Moché explique que les "trésors" d'Oulla font référence à son âme (néchama). Son analogie était que la relation entre la terre d'Israël et une âme juive est comme celle d'une mère avec son enfant.

En effet, la guémara (Kétoubot 111a) rapporte une réaction similaire de la part d'un des collègues d'Oulla lorsqu'il apprit la mort de ce dernier.
Lorsque Rav Elazar apprit qu'Oulla était décédée à Bavel, il fit remarquer : "Toi, Oulla! Devras-tu mourir sur un sol contaminé?"
Les élèves d'Oulla répondirent : "Son cercueil est déjà arrivé en terre d'Israël pour l'enterrement ; il n'est plus dans une terre contaminée."
Rav Elazar a répondu : "Il n'y a pas de comparaison entre une personne qui est absorbée par la terre d'Israël de son vivant et une personne qui est absorbée après sa mort".

"Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations" (Yitro 20,5)

-> Pourquoi les transgressions des pères devraient-elles retomber sur la tête des enfants? Cela semble injuste!

Nos maîtres les Mékoubalim expliquent que le mot "fils" fait référence au principe de réincarnation et de vie antérieure. Par conséquent, lorsqu'on parle de "petit-fils", il s'agit plus exactement de la réincarnation suivante.

Ainsi, nous devons expliquer que cette allégorie fait entièrement allusion aux réincarnations de l'homme.
Lorsque celui-ci a du mérite, obtenu lors des réincarnations précédentes, ceci constitue un bouclier et une protection durant sa réincarnation présente. Cependant, il arrive parfois que l'homme ait accumulé des "dettes", issues des réincarnations précédentes, et qu'il doive de ce fait absolument les rembourser durant sa réincarnation actuelle.
Ainsi, lorsque l'homme se retrouve confronté à l'Attribut de la stricte justice (rigueur du Ciel), il ne s'agit pas de rembourser la dette de ses parents ou de ses aïeux, mais l'Ecriture nous indique que l'homme doit payer les dettes contractées lors de ses réincarnations précédentes et qui sont appelées ses "parents et ses grands-parents".
[Merkavot Argaman al haTorah]

<-------->

-> "Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations pour ceux qui Me haïssent" (Yitro 20,5)

-> Le Arizal explique que durant la première réincarnation d'un homme dans ce monde, ici-bas, s'il emprunte la mauvaise voie et devient racha, il reviendra une seconde fois en réincarnation. Durant sa seconde réincarnation, s'il devient à nouveau racha, toutes les étincelles de sainteté qui étaient en lui le quitteront.
Toutefois, il est impossible que toutes ses étincelles de sainteté le quittent en une seule réincarnation. C'est la raison pour laquelle il devra revenir une fois de plus dans ce monde matériel, une troisième et une quatrième fois, afin d'être vidé totalement des étincelles de sainteté qui sont encore en lui, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de positif.

Tel est le sens de notre verset : "qui Se souvient de la faute des pères", il s'agit de la première réincarnation, "sur les fils" : il s'agit de la deuxième réincarnation qui est appelée "fils" par rapport à la première qui est appelée "père", "jusqu'à la troisième" : il s'agit de la troisième réincarnation, "et quatrième" : il s'agit de la quatrième réincarnation qui est totalement dénudée de ses étincelles de sainteté.
Pour qui la Justice (Rigueur) divine agit-elle ainsi? 'Pour ceux qui Me haissent" (Yitro 20,5).

En revanche, pour ce qui concerne les Justes (tsadikim), la réincarnation est une bonté et un 'hessed (bonté).
En effet, le terme גלגול (guigoul - réincarnation) a une valeur numérique de 72, identique à celle du mot חסד ('hessed). En ce sens, si l'homme commence sa réparation dès la première réincarnation, il reviendra dans ce monde jusqu'à 1000 réincarnations, pour avoir le mérite de finaliser totalement sa réparation.
Ceci est la plus grande bonté qui soit car à chaque fois qu'il se réincarne, il ajoute des mérites, des bonnes actions et des commandements.
Et c'est là le sens du verset suivant : "Et qui fait du bien pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et ceux qui observent Mes commandements" (Yitro 20,6).
[Arizal - selon le Likouté Torah - tikouné Zohar 32,76b]

Le monde des âmes

+ Le monde des âmes :

-> Après la faute d'Adam, les forces du mal se sont entremêlées à l’essence même de l’homme et à la trame des mondes. En conséquence, l’humanité tout entière est devenue un mélange de bien et de mal.
Dans ces circonstances, atteindre un état de perfection absolue est devenu impossible, car il est impossible de séparer les forces négatives des forces positives et d’orienter toutes les actions exclusivement vers le bien.
Pour remédier à cela, la mort a été établie comme un aspect essentiel de l’existence humaine. Ce processus, ainsi que tout ce qui se déroule ensuite au niveau du corps et de l’âme après la mort, marque le début du voyage qui aboutira à la séparation du mal et du bien.
Ce résultat final ramènera l’homme à l’état primitif d’Adam avant la faute.

Le Arizal (Shaar haGuilgoulim - hakdama 23) enseigne :
"Tous les fautes et toutes les transgressions commises par un individu, sans exclure la faute d'Adam, font assurément peser sur l’homme une klipa (fore d’impureté, du mal) et la contamination du serpent (zouhamat hana'hach) correspondant à la nature de la faute commise.
Cependant, le facteur déterminant réside dans le repentir (téchouva) de l’individu, qui possède le pouvoir de repousser l’impureté qui s’attache à lui à la suite de ses fautes.
Néanmoins, l’impureté et la klipa qui s’attachent à toutes les âmes une fois que l’homme a fauté ne dépendent plus uniquement du repentir. Au contraire, elles conduisent à la nécessité de faire l’expérience de la mort. Par la suite, le défaut (dégât causé par la faute) sera réparée par la mort ... Cette situation arrive en raison de la gravité de la faute d'Adam ...
Par conséquent, la klipa ne peut être séparée de l’homme tant que la mort n’est pas survenue. Alors l’homme est enterré et sa chair se décompose dans la terre, et cette klipa se détache de lui."

[cela explique l’affirmation (voir Shabbat 55b et Shaar HaGuilgoulim - Hakdama 23) selon laquelle certains, comme Binyamin et Yichaï, qui n'ont personnellement jamais fauté de leur vivant, et qui sont morts uniquement en raison de l'etyo shel nachash, du conseil du serpent originel (menant à la faute d'Adam).
Ils sont morts uniquement parce que le serpent a incité 'Hava à enfreindre le commandement d'Hachem, apportant ainsi la mort au monde.
Même ces personnages n’ont pas fauté, ils avaient tout de même la klipa et la zouhama, l’impureté héritée d’Adam qui ne peut être effacée que par la mort. ]

-> Le Arizal explique ensuite :
"Immédiatement après l’enterrement, 4 anges viennent et creusent le sol de sa tombe ... Puis ils renvoient son âme dans son corps, reproduisant ainsi la connexion qui existait de son vivant.
En effet, la klipa s’accroche toujours et reste liée à l’âme et au corps, et doit en être entièrement séparée.
Pour réaliser cette séparation, ces mêmes anges le tiennent par les deux extrémités, le secouent et le frappent avec des bâtons de feu, de la même manière qu’une personne tiendrait un talit par ses deux extrémités et le secouerait pour enlever la poussière qui s’y accroche, jusqu’à ce que la klipa soit complètement séparée d’eux.
C’est pourquoi on appelle cela : 'hibout hakéver", la manière dont une personne frappe son talit et le secoue."
Ainsi, le moment de recevoir sa juste récompense arrive après la résurrection des morts, dans un monde renouvelé. Après avoir subi la purification, il sera prêt à en bénéficier.

-> Une fois que le décret de mort a été prononcé sur l’homme, c’est-à-dire la séparation temporaire du corps et de l’âme en vue de leurs retrouvailles ultérieures, il convient de désigner un lieu pour les deux pendant cette période intermédiaire de séparation. Cet arrangement permet au corps et à l’âme de poursuivre chacun leur but respectif. Le corps doit retourner à sa source, à la terre d’où il a été initialement formé, comme il est dit : "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Là, il se décomposera, se débarrassera de sa forme physique et subira le jugement et les tikounim (rectifications).

D’autre part, l'âme doit attendre que le corps ait achevé le processus d’expiation et de purification avant que les deux puissent se réunir.
Le olam hanéchamot (monde des âmes) a été désigné comme le lieu où réside l’âme pendant cette période. Ici, les âmes (néchamot) peuvent se reposer. Le lieu où les âmes se reposent s’appelle Gan Eden.
Pendant cette période, les âmes seront dans un état d’élévation et de joie, semblable à l’expérience qu’elles vivront au moment de la récompense ultime dans le monde à Venir (proportionnelle à leurs accomplissements dans ce monde).
Cela signifie que, tout comme la récompense de le monde à Venir (olam aba) est proportionnelle aux actions d’un individu dans ce monde, l’expérience de l'âmes au sein du olam hanéchamot correspond également à ses actes accomplis antérieurement et à son niveau spirituel.
Cependant, la véritable perfection et sa récompense complète ne peuvent être atteintes que lorsque le corps et l’âme se réunissent après la résurrection des morts, dans le monde à Venir.
[rav Yéhochoua Alt]

Imaginons qu’une personne ait accompli sa mission ici-bas et que son âme (néchama) se trouve désormais au Gan Eden. La néchama est dans un état de paix éternelle, profitant de tout ce qui est véritablement parfait tout en se délectant de la gloire d'Hachem.
Pourrions-nous souhaiter davantage?

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,7) répond par l’affirmative. Le plus grand plaisir de l'âme, et ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est enseigner. Elle souhaite enseigner à ceux qui connaissent moins bien Hachem, Sa Torah et Ses mitsvot.

Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation

+ Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation :

-> Selon la kabbala, une raison des souffrances est la notion de réincarnation des âmes (guilgoul néchamot). Cela signifie qu'une âme peut revenir dans ce monde dans un autre corps, lui offrant l'opportunité de rectifier les fautes qu'elle a pu faire dans une vie précédente.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem vol.2, 3:10) explique :
"Il existe une autre cause à ce qui se passe dans ce monde :
Afin d'augmenter les chances de l'homme d'atteindre le salut, Hachem, dans Sa sagesse suprême, a fait en sorte qu'une âme puisse descendre dans le monde un certain nombre de fois différentes, dans des corps différents, et ainsi rectifier ce qu'elle a endommagé dans un temps précédent, ou achever une tâche qu'elle n'a pas réussi à faire auparavant ...

Le concept de la réincarnation des âmes comporte de nombreux détails, comment une personne est jugée pour ce qu'elle a fait dans cette vie et dans les vies précédentes, afin que tout soit conforme à un jugement vrai et honnête.
En ce qui concerne toutes ces choses, le verset dit : "Le Rocher! Ses actions sont parfaites, car toutes Ses voies sont justes" (Haazinou 32,4).
Les êtres humains, avec leur compréhension limitée, ne peuvent pas comprendre les pensées et les plans profonds d'Hachem. Mais la règle de base, comme les autres règles, nous est connue : l'une des raisons de ce qui arrive aux gens dans ce monde est la réincarnation des âmes (gilgoul néchamot), selon les règles et les jugements justes qu'Hachem a créés pour tout amener à la perfection."

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
Comme on le sait, en ce qui concerne les fautes commis à l'encontre de son prochain, Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé celui qu'on a lésé. Ainsi, si quelqu'un a blasphémé, maudit ou frappé quelqu'un et n'a pas demandé pardon avant de mourir, il ne peut pas réparer cette faute avant d'être ramené de force dans ce monde dans une réincarnation et d'apaiser la personne qu'il a blessée.
Lorsqu'une personne apprend dans le monde supérieur qu'il a été décidé qu'elle devait retourner dans ce monde inférieur, elle pleure et crie amèrement à propos de la grande faute qu'elle a commise ..

Dans ce monde, une personne se plaint parfois de son mauvais mazal, souvent pour des questions de pauvreté, de mauvaise santé ou de défaut corporel. Mais cette personne a complètement oublié que cette situation était le résultat de ses propres efforts dans le monde supérieur (demandant par exemple de ne pas avoi de richesse car c'est cela qui l'a amené à fauter dans la réincarnation d'avant) ...
Si quelqu'un savait ce qui lui est arrivé avant sa naissance, comment il a lui-même voulu être créé d'une certaine manière, alors il serait clair pour lui que les jugements d'Hachem sont vrais et justes, (par exemple) la pauvreté de la personne étant la meilleure chose pour elle (afin de se rectifier, de réussir son retour dans ce monde).

-> Le concept de réincarnation des âmes, écrit le 'Hafets 'Haïm, devrait nous indiquer que les détails de notre vie sont bien plus nombreux que ce que nous pouvons espérer comprendre. Après tout, il nous manque tellement d'informations essentielles. Nous ne pouvons savoir qu'une seule chose avec une confiance absolue : Hachem est au courant de tout, et Il agit dans notre meilleur intérêt.

Dans les mots du 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.3) :
"L'homme vient au monde pour quelques brefs instants. Pour combien d'années sommes-nous ici?
Et pourtant, nous voulons avoir une réponse à toutes nos questions : pourquoi telle personne est-elle pauvre et telle autre riche? Et toutes les questions de ce genre ...

Mais une personne ne vit que très peu de temps et n'a qu'une vision extrêmement fugace du monde, comme un voyageur qui se déplace d'un endroit à l'autre. Il ne comprend même pas sa propre âme qui réside dans son corps, qui il est, de quelle tribu il vient, ce qu'il est venu rectifier dans le monde, si c'est la première fois qu'il vient dans le monde, ou s'il est déjà venu plusieurs fois, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir sa tâche?
[Il est écrit au nom du Arizal qu'aujourd'hui, pratiquement tous les âmes sont déjà venus ici].
Étant donné que les connaissances d'une personne sont si limitées, nous ne pouvons pas approfondir la gouvernance du monde par Hachem.
Il faut plutôt accepter ses limites et marcher avec Hachem en toute simplicité, en ayant confiance que tout ce qu'Il fait est pour le bien, car "le mal ne sort pas de la bouche d'Hachem" (Eikha 3,38)."

+ Rabbi Eli'ézer dit : Les réchaïm, éloignés de la Torah et de D., qui ne croient pas en la résurrection des morts, doivent savoir que le bâton d'Aharon qui avala les serpents créés par les sorciers égyptiens se transforma momentanément en une créature, animée d'un souffle de vie.
Et si D. a pu donner une vie à ce bout de bois sec, il ressuscitera certainement les corps qui ont déjà abrité une âme sainte et qui se sont appliqués jour et nuit aux mitsvot.

En amollissant, par une rosée régénératrice, un os resté intact dans la terre, Hachem le rendra comme le levain d'une pâte, qui s'étendra de tous les côtés pour reconstituer tous les membres du corps, dans lequel Il mettra un nouveau souffle de vie.
On assistera alors à une véritable résurrection, et non à une nouvelle Création.
[Zohar - Vaéra p.28a ]

Le choc du jugement après notre mort

+ Le choc du jugement après notre mort :

Yossef dit à ses frères : "Je suis Yossef! Mon père est-il encore en vie?"
Et ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient consternés devant lui" (Vayigach 45,3)

-> Le midrach (Béréchit rabba 93,10) dit que lorsque Abba Cohen Bardela atteignait ce verset, il commençait à pleurer, disant : "Si Yossef, la réprimande de leur jeune frère, a laissé les Shévatim incapables de lui répondre, qu'aurons-nous à répondre à Hachem lorsqu'Il nous jugera pour nos actions?!"

-> Le Zéra Shimshon demande : quelle grande leçon Abba Cohen Bardela a vu dans la réprimande de Yossef, qu'apparemment, il a acquis une grande perspicacité dans ce à quoi cela ressemblera lorsque Hachem Lui-même nous jugera?
Sans cette histoire, Abba Cohen Bardela n'aurait-il pas réalisé la sévérité de ce que signifie être jugé par Hachem Lui-même (ex: qu'on peut rien lui cacher)?

Le Zéra Shimshon explique que lorsque Yossef s'est révélé à ses frères, ils l'ont immédiatement reconnu. L'embarras qu'ils ont ressenti provient du fait que, bien qu'ils aient passé beaucoup de temps avec Yossef, lui parlant, mangeant avec lui, ..., qu'ils aient entendu sa voix et vu ses manières, pas une seule fois ils n'ont envisagé la possibilité qu'il s'agissait de leur frère, Yossef.
Malgré le fait que lorsque Yossef s'est finalement révélé aux Shévatim, il était tellement clair pour eux qu'il était effectivement Yossef, sans aucun doute.
C'est la raison pour laquelle ils étaient si embarrassés : qu'une chose aussi claire en apparence leur ait été totalement et complètement cachée pendant tout ce temps, ils ne pouvaient pas comprendre comment ils n'avaient pas réalisé une chose aussi évidente. [la vérité était tout le temps évidente en face de leurs yeux, et malgré tout il ne l'on pas vue, prise en compte! ]

En cela, explique le Zéra Shimshon, Abba Cohen Bardela a vu une formidable analogie avec la façon dont le jugement qu'Hachem prononcera à notre égard se présentera également.

Après avoir vécu de nombreuses années dans ce monde et avoir accompli de nombreuses fois des actions dont nous n'avons jamais réalisé ou même envisagé la possibilité qu'elles soient en réalité des fautes et des transgressions de la volonté d'Hachem, nous nous tiendrons devant Hachem pour être jugés pour nos actions.
Ensuite, tout ce que nous avons négligé et n'avons même pas envisagé la moindre possibilité qu'il puisse s'agir d'une faute, lorsque Hachem nous réprimandera pour nos actions, tout deviendra instantanément clair et notre embarras sera si grand, nous laissant avec la même question que les Shévatim : comment se fait-il que quelque chose qui, rétrospectivement, est maintenant si clair, ne nous a même pas causé le moindre soupçon lorsque nous l'avons fait?!

Michael est le grand prêtre du Ciel, et ses offrandes sont les âmes du peuple juif avec leurs mitsvot et leurs bonnes actions ...

Lorsqu'une personne quitte ce monde pour rejoindre sa dernière demeure, elle présente devant Hachem la Torah et les mitsvot qu'elle a accumulées dans ce monde.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 16,5-6]

Lorsque le beau-frère du rav Yonathan Eibshitz est décédé, il a écrit une lettre à sa sœur veuve pour lui donner du 'hizouk.
Après avoir compati à sa douleur, il a ajouté : "Je t'en supplie, honore Hachem et ne souffre pas trop. Accepter la volonté d'Hachem avec amour te guérira et apportera la bénédiction à tes enfants. C'est Hachem qui élève nos enfants et Il n'a besoin de l'aide de personne pour le faire".