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"Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations" (Yitro 20,5)

-> Pourquoi les transgressions des pères devraient-elles retomber sur la tête des enfants? Cela semble injuste!

Nos maîtres les Mékoubalim expliquent que le mot "fils" fait référence au principe de réincarnation et de vie antérieure. Par conséquent, lorsqu'on parle de "petit-fils", il s'agit plus exactement de la réincarnation suivante.

Ainsi, nous devons expliquer que cette allégorie fait entièrement allusion aux réincarnations de l'homme.
Lorsque celui-ci a du mérite, obtenu lors des réincarnations précédentes, ceci constitue un bouclier et une protection durant sa réincarnation présente. Cependant, il arrive parfois que l'homme ait accumulé des "dettes", issues des réincarnations précédentes, et qu'il doive de ce fait absolument les rembourser durant sa réincarnation actuelle.
Ainsi, lorsque l'homme se retrouve confronté à l'Attribut de la stricte justice (rigueur du Ciel), il ne s'agit pas de rembourser la dette de ses parents ou de ses aïeux, mais l'Ecriture nous indique que l'homme doit payer les dettes contractées lors de ses réincarnations précédentes et qui sont appelées ses "parents et ses grands-parents".
[Merkavot Argaman al haTorah]

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-> "Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations pour ceux qui Me haïssent" (Yitro 20,5)

-> Le Arizal explique que durant la première réincarnation d'un homme dans ce monde, ici-bas, s'il emprunte la mauvaise voie et devient racha, il reviendra une seconde fois en réincarnation. Durant sa seconde réincarnation, s'il devient à nouveau racha, toutes les étincelles de sainteté qui étaient en lui le quitteront.
Toutefois, il est impossible que toutes ses étincelles de sainteté le quittent en une seule réincarnation. C'est la raison pour laquelle il devra revenir une fois de plus dans ce monde matériel, une troisième et une quatrième fois, afin d'être vidé totalement des étincelles de sainteté qui sont encore en lui, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de positif.

Tel est le sens de notre verset : "qui Se souvient de la faute des pères", il s'agit de la première réincarnation, "sur les fils" : il s'agit de la deuxième réincarnation qui est appelée "fils" par rapport à la première qui est appelée "père", "jusqu'à la troisième" : il s'agit de la troisième réincarnation, "et quatrième" : il s'agit de la quatrième réincarnation qui est totalement dénudée de ses étincelles de sainteté.
Pour qui la Justice (Rigueur) divine agit-elle ainsi? 'Pour ceux qui Me haissent" (Yitro 20,5).

En revanche, pour ce qui concerne les Justes (tsadikim), la réincarnation est une bonté et un 'hessed (bonté).
En effet, le terme גלגול (guigoul - réincarnation) a une valeur numérique de 72, identique à celle du mot חסד ('hessed). En ce sens, si l'homme commence sa réparation dès la première réincarnation, il reviendra dans ce monde jusqu'à 1000 réincarnations, pour avoir le mérite de finaliser totalement sa réparation.
Ceci est la plus grande bonté qui soit car à chaque fois qu'il se réincarne, il ajoute des mérites, des bonnes actions et des commandements.
Et c'est là le sens du verset suivant : "Et qui fait du bien pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et ceux qui observent Mes commandements" (Yitro 20,6).
[Arizal - selon le Likouté Torah - tikouné Zohar 32,76b]

Le monde des âmes

+ Le monde des âmes :

-> Après la faute d'Adam, les forces du mal se sont entremêlées à l’essence même de l’homme et à la trame des mondes. En conséquence, l’humanité tout entière est devenue un mélange de bien et de mal.
Dans ces circonstances, atteindre un état de perfection absolue est devenu impossible, car il est impossible de séparer les forces négatives des forces positives et d’orienter toutes les actions exclusivement vers le bien.
Pour remédier à cela, la mort a été établie comme un aspect essentiel de l’existence humaine. Ce processus, ainsi que tout ce qui se déroule ensuite au niveau du corps et de l’âme après la mort, marque le début du voyage qui aboutira à la séparation du mal et du bien.
Ce résultat final ramènera l’homme à l’état primitif d’Adam avant la faute.

Le Arizal (Shaar haGuilgoulim - hakdama 23) enseigne :
"Tous les fautes et toutes les transgressions commises par un individu, sans exclure la faute d'Adam, font assurément peser sur l’homme une klipa (fore d’impureté, du mal) et la contamination du serpent (zouhamat hana'hach) correspondant à la nature de la faute commise.
Cependant, le facteur déterminant réside dans le repentir (téchouva) de l’individu, qui possède le pouvoir de repousser l’impureté qui s’attache à lui à la suite de ses fautes.
Néanmoins, l’impureté et la klipa qui s’attachent à toutes les âmes une fois que l’homme a fauté ne dépendent plus uniquement du repentir. Au contraire, elles conduisent à la nécessité de faire l’expérience de la mort. Par la suite, le défaut (dégât causé par la faute) sera réparée par la mort ... Cette situation arrive en raison de la gravité de la faute d'Adam ...
Par conséquent, la klipa ne peut être séparée de l’homme tant que la mort n’est pas survenue. Alors l’homme est enterré et sa chair se décompose dans la terre, et cette klipa se détache de lui."

[cela explique l’affirmation (voir Shabbat 55b et Shaar HaGuilgoulim - Hakdama 23) selon laquelle certains, comme Binyamin et Yichaï, qui n'ont personnellement jamais fauté de leur vivant, et qui sont morts uniquement en raison de l'etyo shel nachash, du conseil du serpent originel (menant à la faute d'Adam).
Ils sont morts uniquement parce que le serpent a incité 'Hava à enfreindre le commandement d'Hachem, apportant ainsi la mort au monde.
Même ces personnages n’ont pas fauté, ils avaient tout de même la klipa et la zouhama, l’impureté héritée d’Adam qui ne peut être effacée que par la mort. ]

-> Le Arizal explique ensuite :
"Immédiatement après l’enterrement, 4 anges viennent et creusent le sol de sa tombe ... Puis ils renvoient son âme dans son corps, reproduisant ainsi la connexion qui existait de son vivant.
En effet, la klipa s’accroche toujours et reste liée à l’âme et au corps, et doit en être entièrement séparée.
Pour réaliser cette séparation, ces mêmes anges le tiennent par les deux extrémités, le secouent et le frappent avec des bâtons de feu, de la même manière qu’une personne tiendrait un talit par ses deux extrémités et le secouerait pour enlever la poussière qui s’y accroche, jusqu’à ce que la klipa soit complètement séparée d’eux.
C’est pourquoi on appelle cela : 'hibout hakéver", la manière dont une personne frappe son talit et le secoue."
Ainsi, le moment de recevoir sa juste récompense arrive après la résurrection des morts, dans un monde renouvelé. Après avoir subi la purification, il sera prêt à en bénéficier.

-> Une fois que le décret de mort a été prononcé sur l’homme, c’est-à-dire la séparation temporaire du corps et de l’âme en vue de leurs retrouvailles ultérieures, il convient de désigner un lieu pour les deux pendant cette période intermédiaire de séparation. Cet arrangement permet au corps et à l’âme de poursuivre chacun leur but respectif. Le corps doit retourner à sa source, à la terre d’où il a été initialement formé, comme il est dit : "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Là, il se décomposera, se débarrassera de sa forme physique et subira le jugement et les tikounim (rectifications).

D’autre part, l'âme doit attendre que le corps ait achevé le processus d’expiation et de purification avant que les deux puissent se réunir.
Le olam hanéchamot (monde des âmes) a été désigné comme le lieu où réside l’âme pendant cette période. Ici, les âmes (néchamot) peuvent se reposer. Le lieu où les âmes se reposent s’appelle Gan Eden.
Pendant cette période, les âmes seront dans un état d’élévation et de joie, semblable à l’expérience qu’elles vivront au moment de la récompense ultime dans le monde à Venir (proportionnelle à leurs accomplissements dans ce monde).
Cela signifie que, tout comme la récompense de le monde à Venir (olam aba) est proportionnelle aux actions d’un individu dans ce monde, l’expérience de l'âmes au sein du olam hanéchamot correspond également à ses actes accomplis antérieurement et à son niveau spirituel.
Cependant, la véritable perfection et sa récompense complète ne peuvent être atteintes que lorsque le corps et l’âme se réunissent après la résurrection des morts, dans le monde à Venir.
[rav Yéhochoua Alt]

Imaginons qu’une personne ait accompli sa mission ici-bas et que son âme (néchama) se trouve désormais au Gan Eden. La néchama est dans un état de paix éternelle, profitant de tout ce qui est véritablement parfait tout en se délectant de la gloire d'Hachem.
Pourrions-nous souhaiter davantage?

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,7) répond par l’affirmative. Le plus grand plaisir de l'âme, et ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est enseigner. Elle souhaite enseigner à ceux qui connaissent moins bien Hachem, Sa Torah et Ses mitsvot.

Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation

+ Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation :

-> Selon la kabbala, une raison des souffrances est la notion de réincarnation des âmes (guilgoul néchamot). Cela signifie qu'une âme peut revenir dans ce monde dans un autre corps, lui offrant l'opportunité de rectifier les fautes qu'elle a pu faire dans une vie précédente.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem vol.2, 3:10) explique :
"Il existe une autre cause à ce qui se passe dans ce monde :
Afin d'augmenter les chances de l'homme d'atteindre le salut, Hachem, dans Sa sagesse suprême, a fait en sorte qu'une âme puisse descendre dans le monde un certain nombre de fois différentes, dans des corps différents, et ainsi rectifier ce qu'elle a endommagé dans un temps précédent, ou achever une tâche qu'elle n'a pas réussi à faire auparavant ...

Le concept de la réincarnation des âmes comporte de nombreux détails, comment une personne est jugée pour ce qu'elle a fait dans cette vie et dans les vies précédentes, afin que tout soit conforme à un jugement vrai et honnête.
En ce qui concerne toutes ces choses, le verset dit : "Le Rocher! Ses actions sont parfaites, car toutes Ses voies sont justes" (Haazinou 32,4).
Les êtres humains, avec leur compréhension limitée, ne peuvent pas comprendre les pensées et les plans profonds d'Hachem. Mais la règle de base, comme les autres règles, nous est connue : l'une des raisons de ce qui arrive aux gens dans ce monde est la réincarnation des âmes (gilgoul néchamot), selon les règles et les jugements justes qu'Hachem a créés pour tout amener à la perfection."

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
Comme on le sait, en ce qui concerne les fautes commis à l'encontre de son prochain, Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé celui qu'on a lésé. Ainsi, si quelqu'un a blasphémé, maudit ou frappé quelqu'un et n'a pas demandé pardon avant de mourir, il ne peut pas réparer cette faute avant d'être ramené de force dans ce monde dans une réincarnation et d'apaiser la personne qu'il a blessée.
Lorsqu'une personne apprend dans le monde supérieur qu'il a été décidé qu'elle devait retourner dans ce monde inférieur, elle pleure et crie amèrement à propos de la grande faute qu'elle a commise ..

Dans ce monde, une personne se plaint parfois de son mauvais mazal, souvent pour des questions de pauvreté, de mauvaise santé ou de défaut corporel. Mais cette personne a complètement oublié que cette situation était le résultat de ses propres efforts dans le monde supérieur (demandant par exemple de ne pas avoi de richesse car c'est cela qui l'a amené à fauter dans la réincarnation d'avant) ...
Si quelqu'un savait ce qui lui est arrivé avant sa naissance, comment il a lui-même voulu être créé d'une certaine manière, alors il serait clair pour lui que les jugements d'Hachem sont vrais et justes, (par exemple) la pauvreté de la personne étant la meilleure chose pour elle (afin de se rectifier, de réussir son retour dans ce monde).

-> Le concept de réincarnation des âmes, écrit le 'Hafets 'Haïm, devrait nous indiquer que les détails de notre vie sont bien plus nombreux que ce que nous pouvons espérer comprendre. Après tout, il nous manque tellement d'informations essentielles. Nous ne pouvons savoir qu'une seule chose avec une confiance absolue : Hachem est au courant de tout, et Il agit dans notre meilleur intérêt.

Dans les mots du 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.3) :
"L'homme vient au monde pour quelques brefs instants. Pour combien d'années sommes-nous ici?
Et pourtant, nous voulons avoir une réponse à toutes nos questions : pourquoi telle personne est-elle pauvre et telle autre riche? Et toutes les questions de ce genre ...

Mais une personne ne vit que très peu de temps et n'a qu'une vision extrêmement fugace du monde, comme un voyageur qui se déplace d'un endroit à l'autre. Il ne comprend même pas sa propre âme qui réside dans son corps, qui il est, de quelle tribu il vient, ce qu'il est venu rectifier dans le monde, si c'est la première fois qu'il vient dans le monde, ou s'il est déjà venu plusieurs fois, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir sa tâche?
[Il est écrit au nom du Arizal qu'aujourd'hui, pratiquement tous les âmes sont déjà venus ici].
Étant donné que les connaissances d'une personne sont si limitées, nous ne pouvons pas approfondir la gouvernance du monde par Hachem.
Il faut plutôt accepter ses limites et marcher avec Hachem en toute simplicité, en ayant confiance que tout ce qu'Il fait est pour le bien, car "le mal ne sort pas de la bouche d'Hachem" (Eikha 3,38)."

+ Rabbi Eli'ézer dit : Les réchaïm, éloignés de la Torah et de D., qui ne croient pas en la résurrection des morts, doivent savoir que le bâton d'Aharon qui avala les serpents créés par les sorciers égyptiens se transforma momentanément en une créature, animée d'un souffle de vie.
Et si D. a pu donner une vie à ce bout de bois sec, il ressuscitera certainement les corps qui ont déjà abrité une âme sainte et qui se sont appliqués jour et nuit aux mitsvot.

En amollissant, par une rosée régénératrice, un os resté intact dans la terre, Hachem le rendra comme le levain d'une pâte, qui s'étendra de tous les côtés pour reconstituer tous les membres du corps, dans lequel Il mettra un nouveau souffle de vie.
On assistera alors à une véritable résurrection, et non à une nouvelle Création.
[Zohar - Vaéra p.28a ]

Le choc du jugement après notre mort

+ Le choc du jugement après notre mort :

Yossef dit à ses frères : "Je suis Yossef! Mon père est-il encore en vie?"
Et ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient consternés devant lui" (Vayigach 45,3)

-> Le midrach (Béréchit rabba 93,10) dit que lorsque Abba Cohen Bardela atteignait ce verset, il commençait à pleurer, disant : "Si Yossef, la réprimande de leur jeune frère, a laissé les Shévatim incapables de lui répondre, qu'aurons-nous à répondre à Hachem lorsqu'Il nous jugera pour nos actions?!"

-> Le Zéra Shimshon demande : quelle grande leçon Abba Cohen Bardela a vu dans la réprimande de Yossef, qu'apparemment, il a acquis une grande perspicacité dans ce à quoi cela ressemblera lorsque Hachem Lui-même nous jugera?
Sans cette histoire, Abba Cohen Bardela n'aurait-il pas réalisé la sévérité de ce que signifie être jugé par Hachem Lui-même (ex: qu'on peut rien lui cacher)?

Le Zéra Shimshon explique que lorsque Yossef s'est révélé à ses frères, ils l'ont immédiatement reconnu. L'embarras qu'ils ont ressenti provient du fait que, bien qu'ils aient passé beaucoup de temps avec Yossef, lui parlant, mangeant avec lui, ..., qu'ils aient entendu sa voix et vu ses manières, pas une seule fois ils n'ont envisagé la possibilité qu'il s'agissait de leur frère, Yossef.
Malgré le fait que lorsque Yossef s'est finalement révélé aux Shévatim, il était tellement clair pour eux qu'il était effectivement Yossef, sans aucun doute.
C'est la raison pour laquelle ils étaient si embarrassés : qu'une chose aussi claire en apparence leur ait été totalement et complètement cachée pendant tout ce temps, ils ne pouvaient pas comprendre comment ils n'avaient pas réalisé une chose aussi évidente. [la vérité était tout le temps évidente en face de leurs yeux, et malgré tout il ne l'on pas vue, prise en compte! ]

En cela, explique le Zéra Shimshon, Abba Cohen Bardela a vu une formidable analogie avec la façon dont le jugement qu'Hachem prononcera à notre égard se présentera également.

Après avoir vécu de nombreuses années dans ce monde et avoir accompli de nombreuses fois des actions dont nous n'avons jamais réalisé ou même envisagé la possibilité qu'elles soient en réalité des fautes et des transgressions de la volonté d'Hachem, nous nous tiendrons devant Hachem pour être jugés pour nos actions.
Ensuite, tout ce que nous avons négligé et n'avons même pas envisagé la moindre possibilité qu'il puisse s'agir d'une faute, lorsque Hachem nous réprimandera pour nos actions, tout deviendra instantanément clair et notre embarras sera si grand, nous laissant avec la même question que les Shévatim : comment se fait-il que quelque chose qui, rétrospectivement, est maintenant si clair, ne nous a même pas causé le moindre soupçon lorsque nous l'avons fait?!

Michael est le grand prêtre du Ciel, et ses offrandes sont les âmes du peuple juif avec leurs mitsvot et leurs bonnes actions ...

Lorsqu'une personne quitte ce monde pour rejoindre sa dernière demeure, elle présente devant Hachem la Torah et les mitsvot qu'elle a accumulées dans ce monde.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 16,5-6]

Lorsque le beau-frère du rav Yonathan Eibshitz est décédé, il a écrit une lettre à sa sœur veuve pour lui donner du 'hizouk.
Après avoir compati à sa douleur, il a ajouté : "Je t'en supplie, honore Hachem et ne souffre pas trop. Accepter la volonté d'Hachem avec amour te guérira et apportera la bénédiction à tes enfants. C'est Hachem qui élève nos enfants et Il n'a besoin de l'aide de personne pour le faire".

Une personne qui étudie la Torah et fait plaisir à son Créateur parce qu’elle étudie pour l’amour d'Hachem (léchem chamayim), afin d’observer et d’accomplir les commandements, trouvera le repos à sa mort et ne se réincarnera pas.
[Arizal - séfer haLikoutim 427 ]

Etre défendu par les maîtres que nous avons étudié

+ Etre défendu par les maîtres que nous avons étudié :

-> Celui qui défend la Torah d’un grand maître qui l’a précédé peut mériter de l’accueillir à l’avenir.
C’est ce que nous voyons dans la guémara (Baba Kama 111b), où Rava dit : "Quand je mourrai, Rabbi Ochaya viendra à ma rencontre, car j’ai interprété la Michna conformément à son enseignement."

Le séfer Hassidim (559), rédigé par rabbi Yéhouda 'Hassid (1150-1217), écrit que lorsqu’un tsadik qui a expliqué les paroles d’un autre tsadik, comme un Amora qui a expliqué les paroles d’un Tana, meurt, alors le Tana vient à sa rencontre avec un visage radieux.
Il marche avec lui et demande aux mala'him (anges) d’être indulgents à son égard. Il le présente devant Hachem pour parler en sa faveur.

-> Le Shach (1621-1662) écrit ('Hochen Michpat) qu’il est certain que lorsque son heure viendra de quitter ce monde, les Tanaïm l’accueilleront, car il a défendu leurs positions.

Le Shach est décédé à l’âge de 41 ans et, au cours de sa jeune vie, il a rédigé son commentaire sur Yoré Déa et 'Hochen Michpat. Dans le registre de la famille Rappaport (Otzar Plaot Hatorah, Dévarim p.881), les descendants du Shach ont écrit que, comme le Shach était décédé avant d’avoir pu achever son commentaire, il revenait chaque jour de l’académie céleste (Metivta dérakia) dans sa chambre.
C'était dans cette chambre qu'il avait l'habitude d'étudier et d'écrire, et il continua à rédiger ses 'hidouchim jusqu'à ce que son commentaire soit achevé. Ils découvrirent que le Shach avait écrit ce qui suit dans la marge de ses 'hidouchim, qu'il avait rédigés de son vivant, avant de monter à l'académie céleste : "J'ai d'abord écrit ceci (un 'hidouch), mais après être entré à l'académie céleste, je me suis rétracté." Et il l’explique là, dans la suite de ses propos en marge.
Lorsque les enfants du Shach ont préparé les paroles de leur père pour l’impression, ils ont décidé d’omettre ce qu’il avait écrit en marge à partir de la Torah qu’il avait entendue à l’académie céleste, en vertu du principe "lo bachamayim hi", ce n’est pas au ciel (Dévarim 30,12).
Seul ce qu’il a retenu alors qu’il était encore parmi les vivants est la Torah de vérité pour statuer sur la halakha.

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-> Le séfer Maguid Mécharim (Vayakel) nous dit que, parce que le rav Yossef Karo (1488-1575) a commenté le Rambam (1135-1204) et le Tour (vers 1269-vers 1343), ceux-ci seraient de bons défenseurs pour lui devant Hachem et viendraient accueillir sa néchama (âme) lorsqu’il serait temps pour lui de quitter ce monde.

-> Le rav Yéhochoua Heschel 'Harif (1593-1648) est l’auteur d’un séfer intitulé Maguiné Shlomo. Ce séfer défend Rachi (1040-1105) contre les questions de Tossafot. Il s’appelle donc Maguiné Shlomo, car il a protégé (magen signifie bouclier) Rachi, dont le nom était Shlomo ( Srabbihlomo Its'haki).
Dans la Hakdama, il est écrit que Rachi est apparu à l’auteur de son vivant avec une grande joie et lui a dit : "Tu es digne d’éloges dans ce monde et tout ira bien pour toi dans l’autre monde, car tu m’as sauvé des puissants lions que sont les Baalé Tossafot. Je viens t’accueillir dans l’autre monde avec tous mes élèves."
C’est ce qui s’est produit, car environ une demi-heure avant le décès de rabbi Yéhochoua Heschel 'Harif, des guédolim de Cracovie se trouvaient à son chevet. Rabbi Yéhochoua leur a dit : "Faites de la place, car Rachi et sa sainte suite sont arrivés, et il m’a accueilli avec joie pour me montrer le chemin de la vie. C’est parce que j’ai toujours été à ses côtés pour résoudre les questions posées par Tossafot sur son commentaire."