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La réincarnation

+ La réincarnation :

-> "Toutes les âmes d'Israël doivent être réincarnées de nombreuses fois afin d 'accomplir la totalité des 613 commandements de la Torah par la pensée, par la parole, et par l'action"
[Tanya - Iguéret haKodech 7,29]

-> "Aussi longtemps qu'une personne ne parvient pas à réaliser sa finalité dans ce monde, Hachem la déracine pour la replanter encore et encore."
[Zohar I ; 186b]

-> "Toutes les âmes sont sujettes à la réincarnation.
Les gens ignorent les voies de Hachem. Ils ne savent pas qu'ils sont amenés devant le tribunal avant d'entrer dans ce monde, comme après l'avoir quitté.

Ils sont dans l'ignorance des nombreuses réincarnations et des processus secrets par lesquels ils sont passés, ainsi que le nombre d'âmes nues et combien d'esprits nus errent dans l'autre monde sans être en mesure de passer l'entrée du palais du Roi.

Les hommes ne savent pas que les âmes tournent comme une pierre lancée par une fronde.
Mais le temps viendra où ces mystères seront dévoilés."
[Zohar II ; 99b]

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-> "La chose essentielle [à garder à l'esprit est que la finalité de la réincarnation] a pour effet de réparer une influence [négative] provenant d'une vie précédente ...

Le type de mal auquel aspire le plus notre âme correspond sans doute à quelque chose auquel nous nous sommes habitués dans notre précédente vie.
Par conséquent, prêtons attention à nos vices [car ils nous indiqueront exactement les domaines sur lesquels nous devons travailler]. "

[Gaon de Vilna - commentaire sur Yona]

[Le mot hébreu pour réincarnation : "guilgoul" a la même guématria que : 'hesséd (bonté).]

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+ Quelques questions/réponses :

-> Un retard dans l'enterrement peut-il affecter la réincarnation?

"Après que l'âme ait quitté le corps, et que celui-ci soit resté sans souffle, il est interdit de le laisser sans sépulture (guémara Moéd Katan 28a ; ainsi que Baba Kama 82b).

Car une personne défunte laissée sans sépulture durant 24 heures ... empêche que le plan Divin soit accompli, car peut-être D. a-t-Il décrété qu'elle devait être réincarnée immédiatement au jour de sa mort.
Cela aurait mieux valu pour elle, mais tant que le corps n'est pas enterré, l'âme ne peut se retrouver en présence de Hachem, ni être transférée dans un autre corps.

En effet, une âme ne peut pénétrer un second corps tant que le 1er n'est pas enterré."

[Zohar III ; 88b]

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-> Un homme peut se réincarner dans une femme, mais pas le contraire.

Un être humain peut se réincarner dans un animal, dans une plante ou même dans un minéral mais pas le contraire (cf. Chaar haGuilgoulim du Ari zal).

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-> "Pourquoi une bonne chose arrive à une personne vertueuse, alors qu'à un [autre] tsadik, ce sont de mauvaises choses qui surviennent?

C'est parce que le [dernier] tsadik avait mal agi dans une vie antérieure, et il en supporte à présent les conséquences."
[Né'hounia ben haKana - Séfer haBahir]

-> Le Ramban fait également remarquer que la réincarnation résout toutes les difficultés liées à cette question : "Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles à de bonnes personnes?"

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-> Quel corps sera ressuscité et qu'arrivera-t-il aux corps n'atteignant pas l'ultime perfection?

"Rabbi Yossé répondit : "Ces corps ne furent pas méritants et qui ne réalisèrent pas leur finalité seront considérés comme n'ayant jamais existé"

Rabbi Its'hak [ne fut pas d'accord et] dit : "A de tels corps, Hachem procurera d'autres esprits, s'ils se révèlent méritants, ils seront capables de se maintenir dans le monde, et sinon, ils seront des cendres sous les pas des Justes". "

[Zohar I ; 131a]

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-> Combien de chances une âme a-t-elle d'atteindre la complétude par le biais de la réincarnation?

Le Zohar (III;216a) et les Tikouné Zohar (6;22b), par exemple, suggèrent 3 ou 4 chances.

Les Tikouné Zohar (69;103a) avancent l'idée que même si l'âme n'effectue qu'un petit progrès à chaque fois, il peut lui être donné l'opportunité de revenir dans ce monde afin d'atteindre sa complétude.

Après la mort : revoir toute son existence

+ Après la mort : Revoir toute son existence :

-> Tous les actes d'une personne sont écrits dans un livre"
[Pirké Avot 2,1]

-> "Ne pense pas que la tombe sera un refuge pour toi ... Dans le monde futur, tu devras rendre compte de tous tes actes devant le Roi des rois"
[Pirké Avot 4,22]

-> "[Même les actes qu'une personne] foule au pied [c'est-à-dire qu'elle considère sans importance] seront présentés en jugement"
[guémara Avoda Zara 18a]

-> "Lorsqu'une personne se rend à sa dernière demeure, tous ses actes sont détaillés devant elle, et on lui dit : "Tu as fait ceci et cela à tel et tel endroit, tel et tel jour".
Et elle répond : "Oui".
On lui dit alors : "Signe". Et elle signe ...

Et plus encore, elle reconnaît la justice du verdict et affirme : "Vous m'avez bien jugé". "
[...]
"Qui témoigne [à son propre jugement après la mort]?
L'âme de celui qui est jugé."
[guémara Taanit 11a]

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-> Le rav Aryeh Kaplan nous aide à réaliser le déroulement :

"Imaginez-vous debout nu devant D., avec votre mémoire grande ouverte, complètement transparente, sans le moindre mécanisme permettant de diminuer sa force.
Vous vous souviendrez de tout ce que vous avez fait dans votre vie ...

Le souvenir de chaque bonne action constituera le plus sublime des plaisirs ...
Mais votre mémoire sera aussi ravivée à toutes les choses dont vous avez honte.
Elles ne peuvent être justifiées, ou rejetées. Vous serez face à vous-même, pleinement conscient des conséquences de tous vos actes.

Nous savons tous quelle honte et humiliation terribles subit celui qui est surpris en train de faire quelque chose de mal.

Imaginez ce que peut représenter le fait d'être pris la main dans le sac, par sa propre mémoire, sans le moindre espoir de fuite"

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+ La téchouva :

-> "Hachem ne se réjouit pas de la punition du méchant"
[guémara Méguila 10b ; et ainsi que Sanhedrin 39b]

-> La téchouva, terme signifiant littéralement "retour", comme celui qui retrouve ses esprits, revient vers lui, de retour vers son véritable moi.

Dans ce monde, ce retour (téchouva) permet de retirer du film de sa vie des événements négatifs.
Dans le monde futur, il ne sera plus possible d'y effectuer des modifications.

-> Au sujet de l'importance d'une prise de conscience tant que nous sommes en vie, nos Sages nous disent :
- "Mieux vaut subir la honte dans ce monde que dans le monde futur" [guémara Kidouchin 81a]

- "Béni soit D., Qui a donné à l'humanité l'opportunité de ressentir la honte dans ce monde plutôt que dans le suivant" [guémara Yébamot 105b]

-> Le jugement n'est pas une punition, mais une relation de cause à effet de la vie d'une personne.

Notre monde futur, qui est éternel, dépend de chacun de nos actes (net de téchouva).
Nous avons constamment la possibilité de l'embellir, en faisant de belles actions.

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-> Selon nos Sages, pour un méchant, l'enfer ne peut durer plus que 12 mois maximum (Edouyot 2,10).

-> Beaucoup (le Maharal, le rav Dessler, ...) sont d'avis que l'enfer n'est pas un endroit géographique, mais un vide énorme que la personne ressent en étant détachée du monde matériel, et parfois, la demande du plaisir matériel est tellement forte qu'elle "brûle" la personne car elle ne peut plus réaliser ses désirs.

Plus on donne d'importance à la matérialité, plus il nous sera difficile de la quitter au moment de notre mort.

Au-delà du prix à payer pour nos fautes, le plus douloureux sera cette sensation de honte éternelle (Comment ai-je pu me faire avoir à ce point en agissant de la sorte ? En passant à côté de ma vie ... et maintenant il est trop tard!).

-> Chacun aura pour juges les sages de sa génération, qui sont à même de prendre en compte toutes les difficultés propres à cette génération.

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-> Selon le Ramban (Chaar haGuémoul), il existe 3 jours de jugement durant lesquels l'âme est jugée :

1°/ à Roch Hachana : passage en revue de l'année passée et détermination des conditions matérielles pour l'année à venir ;

2°/ le jour de la mort : la vie du défunt est passée en revue, et il est déterminé si l'âme devra poursuivre l'expérience éprouvante d'un examen plus attentif de sa vie ou si elle est prête à entrer au paradis ;

3°/ le Grand Jour du Jugement (suite à la venue du machia'h).

A quoi sert-il?

Selon le rav Aharon Kotler (Michnat Aharon), l'une des réponses est qu'après la mort, tous les actes bons et mauvais, ainsi que toutes les influences qu'une personne aura exercées sur les autres, sont "encore en mouvement", puisque que ses enfants, lorsqu'ils font le bien, peuvent ajouter du mérite.

Ce ne sera qu'à la fin de l'histoire de l'humanité que le "décompte final" pourra être établi, déterminant ainsi l'impact qu'un individu aura eu sur le monde au cours de son existence.

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[par exemple : un sourire ou un mot positif qu'on aura exprimé à une autre personne, peut totalement la changer (un sourire redonne de la vie, de la joie, de la confiance, de la motivation ... C'est comme si c'était une nouvelle personne, et par ricochet cela change positivement toute sa descendance.).
Il en est de même d'une écoute d'autrui, d'un conseil, ...

Que de conséquences positives pour un acte apparemment si petit, banal! ]

Après la mort

+ Après la mort (Quelques pensées selon nos Sages) :

-> "Ceux qui sont sur le point de venir [dans ce monde] sont vêtus de vêtements, avec des visages, des corps, comme ceux de ce monde ...
[Au moment où ils pénètrent réellement dans ce monde], ils retirent leurs vêtements spirituels et enfilent ceux de ce monde ...

Lorsqu'il est temps pour eux de quitter ce monde, le vêtement du corps [est retiré] et ils [remettent] le vêtement dont ils s'étaient dépouillés au moment d'entrer dans ce monde."
[Zohar II 150a]

-> Le midrach (Béréchit rabba 20,12) rapporte comment suite à sa faute, Adam est passé d'un "vêtement de lumière" à un "vêtement de peau".

-> "L'âme ne sort du corps que si elle se tient devant la présence divine, ainsi qu'il est dit : 'car un homme ne peut Me voir et survivre' (Chémot - Ki Tissa 33,20). "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> Selon la loi juive, les proches parents du défunt doivent déchirer leurs vêtements, et cela peut être une façon de dire au défunt errant aux alentours qu'ils perçoivent sa perte comme le déchirement de leur propre corps.

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-> "L'homme entend ses louanges [lors de son oraison funèbre] comme s'il était dans un rêve"
[midrach Béréchit rabba 96,24]

-> "Sois fervent lors de mon éloge funèbre, car je me tiendrai là"
[guémara 153a]

-> "Le mort sait tout ce qui est dit en sa présence jusqu'à ce que la tombe soit remplie ...
[Une autre opinion est :] jusqu'à ce que la chair se désagrège."
[guémara Shabbath 152b]

De même, la loi juive interdit les propos futiles ou stupides en présence du défunt (guémara Béra'hot 3b), car l'âme entend tout.

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-> "Durant 3 jours [après la mort], l'âme erre au-dessus du corps, tentant de le pénétrer à nouveau, mais dès qu'elle voit l'apparence [de son visage] se modifier [c'est-à-dire lorsque le corps commence à se désagréger], elle s'en va"
[midrach Vayikra rabba 18]

-> "Durant les 7 jours de deuil, l'âme va et vient entre son domicile [sur terre] et sa résidence céleste, et de sa résidence céleste jusqu'à son domicile [précédent]"
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> "L'âme d'un homme est en deuil d'elle-même durant 7 jours"
[guémara Shabbath 152a]

C'est une période de deuil pour l'endeuillé, et également pour le défunt.

-> "Tant que le corps existe, l'âme monte et descend [entre le monde céleste et le monde matériel] ; au bout de 12 mois, le corps se désagrège et l'âme ne monte ni ne descend plus"
[guémara Shabbath 152b]

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+ Le lieu de sépulture :

-> "Le Zohar et les écrits du Arizal expliquent que ... le néféch [contrairement au roua'h et à la néchama, qui sont d'autres composants de l'âme] reste constamment à errer au-dessus de la tombe ...
En l'honneur du néfech et afin de lui définir un endroit où résider, nous démarquons le lieu de sépulture ou nous bâtissons une structure par-dessus"
[Taamé haMinhaguim]

-> Nos Sages (guémara Yérouchalmi - Taanit chap.2) nomment même ce monument : "néféch", en allusion au fait qu'un résidu de l'âme du défunt demeure perpétuellement attaché à l'emplacement de sa sépulture.

=> Ainsi, ce monument est destiné à l'endeuillé, et également au défunt.

-> "Lorsque l'âme quitte le corps, les tsadikim viennent et disent : 'Venez en paix!' "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> "[L'âme est] lumineuse comme la lumière"
[Rabbi Saadia Gaon - Emounot véDéot 6,3]

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+ Le tunnel :

-> "Que sous-entend la phrase : "L'âme n'est pas remplie" (Tsav 6,7) ?

Elle signifie qu'au moment de la mort, l'âme ne quitte pas le corps en douceur.
Comment l'âme s'en va-t-elle? ...

Comme le son d'eau rugissante ... ou bien, comme le son d'un jaillissement d'eau à travers un canal"
[midrach Kohélet rabba 6,7]

=> Il en ressort une sensation auditive et un passage éventuel dans une sorte de tunnel.

-> Le Zohar (1;127a) nous enseigne que "l'entrée du paradis" correspond à la caverne de la Ma'hpéla, située à 'Hévron, et tous les êtres humains passent à travers cette caverne lorsqu'ils quittent ce monde.

Le Zohar fait également mention du fait qu'après qu'Avraham soit entré dans la caverne pour l'inspecter, il aperçut "une porte ouverte vers le paradis", et "de plus, il vit une lumière brillante qui éclairait la caverne".

En hébreu, la racine à l'origine du mot 'Hévron, signifie : "joindre".
C'est un lieu de jonction entre le Ciel et la terre.

=> Il en ressort une notion de perception d'une lumière, et d'un lieu de passage entre 2 domaines (la terre et le Ciel).

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-> Autre divré Torah sur ce sujet : https://todahm.com/2015/10/24/3775

La force du Tsadik après sa mort

-> La guémara (Sotah, 10b) enseigne : "Le roi David exhaussa son fils Avchalom des sept niveaux de l'enfer jusqu'au Gan Eden".
Selon Rabbi Na'hman de Brelsev ('Hayé Moharan - 94) : "Il est plus facile de rectifier l'âme de mille personnes défuntes que celle d'un Tsadik encore vivant, car il a encore son libre arbitre".

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-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan - 238) enseigne :
"Le Tsadik a le pouvoir d'intervenir dans un Jugement céleste. Il peut sauver celui qui est jugé, en l'envoyant en mission.
Il existe à Jérusalem une synagogue où on apporte tous les défunts de la terre. Aussitôt que quelqu'un meurt, il y est immédiatement porté pour y être jugé et recevoir la place qui lui est assignée.
Certains meurent en Terre Sainte et sont portés en dehors du pays. D'autres meurent en dehors de la terre Israël et peuvent y être amenés. C'est dans cette synagogue que siège la Cour qui rend ces jugements et qui alloue à chacun la place qu'il mérite.
Il y a même des cas où le verdict stipule qu'il n'y a pas du tout de place pour la personne concernée et qu'elle doit être détruite et projetée par la Catapulte (Kaf haKéla).

Les morts sont apportés habillés dans la synagogue.
Les vêtements de certains d'entre eux sont parfois incomplets : à l'un, il peut manquer une manche, à l'autre un pan de vêtement, ... Tout dépend des actions du défunt pendant sa vie (car ses vêtements spirituels de l'âme correspondent à ses actions durant son vivant) et sa place est attribuée en conséquence.

On apporta une fois un mort complètement nu : il ne portait aucun habit. Il fut jugé à être projeté par la Catapulte et détruit. Un Tsadik vint néanmoins, prit un de ses propres vêtements et le jeta sur lui.
"Pourquoi lui jettes-tu un de tes habits? lui demanda la Cour ... Pourquoi cette personne serait-elle sauvée avec un habit qui n'est pas le sien?"
"Je dois l'envoyer en mission pour mes besoins particuliers, répondit le Tsadik, et c'est la raison pour laquelle je me permets d'agir ainsi. Vous savez sans doute qu'un noble a le droit d'envoyer son serviteur chez un autre noble, et qu'il peut arriver que le serviteur s'attarde à accomplir la volonté de son maître. Le maître lui demande : "... Pourquoi n'es-tu pas parti comme je te l'avais ordonné?"
"Parce que je ne possède pas d'habits convenables.bC'est un homme très distingué, et il n'est pas séant de se rendre chez lui avec de pareils vêtements."
"Mets vite un de mes habits, répond le maître, et va vite chez le noble pour accomplir ma mission."

"Il en est de même pour moi. Je dois envoyer cet homme en mission privée, et c'est pourquoi je lui donne un de mes habits."
C'est ainsi que le Tsadik sauva le défunt du châtiment de la Catapulte (kaf hakéla) ..."

Rabbi Na'hman raconta cette histoire pour montrer le pouvoir exceptionnel qu'a le Tsadik authentique de sauver ses disciples dans le monde de la Vérité."

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-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan II, 78) enseigne :
"On doit prier avec une très grande ferveur pour pouvoir s'attacher au vrai Tsadik. Heureux celui qui s'attache à lui dans ce monde et heureux est son lot, parce qu'après la mort, il est extrêmement difficile de créer le lien."

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Hachkamat Haboker 4,4) écrit :
"Quelle est la signification du verset : "Car Tu n'abandonneras pas mon âme au Chéol ; Tu ne laisseras pas Ton 'Hassid voir l'abîme (l'enfer)" (Téhilim 16,10)?
Si on fait preuve de piété, si on est 'Hassid, pourquoi descendrait-on en enfer? Et si les deux parties du verset se réfèrent à la même personne, pourquoi cette répétition?

Rabbi Nathan répond : "C'est que celui qui est attaché au Tsadik authentique ne restera pas au guéhinam (en enfer).
S'il doit subir des souffrances, ce ne sera pas pour l'éternité, car le Tsadik l'en délivrera. Parce que "Toi, ô Hachem, Tu ne laisseras pas Ton 'Hassid, le Tsadik, souffrir les affres de l'enfer (guéhinam)."
Puisqu'il est attaché au Tsadik, le Tsadik doit le sauver. Et puisque le Tsadik ne peut pas rester en enfer (dont il cherche à le faire sortir), car "Hachem ne voudrait pas voir le Tsadik au guéhinam, Hachem doit donc le faire sortir du Chéol."
Ainsi l'attachement au Tsadik est une assurance et une protection contre l'enfer."

Mourir en Israël

+ Mourir en Israël :

-> La guémara (Yérouchalmi Kilayim 82a) rapporte l'histoire suivante sur "Oulla le Descendeur".
[le Pné Moché explique qu'Oulla était appelé "le Descendeur" parce qu'il voyageait régulièrement de la terre d'Israël à Bavel, où il transmettait la Torah qu'il avait apprise de nos Sages en terre d'Israël. ]
Oulla se trouvait sur son lit de mort en dehors de la terre d'Israël et se mit à pleurer, manifestement contrarié par le fait qu'il allait mourir en dehors d'Israël.
Ses élèves lui demandèrent : "Pourquoi pleures-tu? Nous apporterons ton corps pour qu'il soit enterré en terre d'Israël".
Oulla répondit : "Qu'est-ce que cela peut me faire si je perds mes trésors dans une terre contaminée? Il n'y a aucune comparaison entre quelqu'un qui renonce à sa vie dans les bras de sa mère et quelqu'un qui renonce à sa vie dans les bras d'une femme étrangère".

Le Pné Moché explique que les "trésors" d'Oulla font référence à son âme (néchama). Son analogie était que la relation entre la terre d'Israël et une âme juive est comme celle d'une mère avec son enfant.

En effet, la guémara (Kétoubot 111a) rapporte une réaction similaire de la part d'un des collègues d'Oulla lorsqu'il apprit la mort de ce dernier.
Lorsque Rav Elazar apprit qu'Oulla était décédée à Bavel, il fit remarquer : "Toi, Oulla! Devras-tu mourir sur un sol contaminé?"
Les élèves d'Oulla répondirent : "Son cercueil est déjà arrivé en terre d'Israël pour l'enterrement ; il n'est plus dans une terre contaminée."
Rav Elazar a répondu : "Il n'y a pas de comparaison entre une personne qui est absorbée par la terre d'Israël de son vivant et une personne qui est absorbée après sa mort".

"Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations" (Yitro 20,5)

-> Pourquoi les transgressions des pères devraient-elles retomber sur la tête des enfants? Cela semble injuste!

Nos maîtres les Mékoubalim expliquent que le mot "fils" fait référence au principe de réincarnation et de vie antérieure. Par conséquent, lorsqu'on parle de "petit-fils", il s'agit plus exactement de la réincarnation suivante.

Ainsi, nous devons expliquer que cette allégorie fait entièrement allusion aux réincarnations de l'homme.
Lorsque celui-ci a du mérite, obtenu lors des réincarnations précédentes, ceci constitue un bouclier et une protection durant sa réincarnation présente. Cependant, il arrive parfois que l'homme ait accumulé des "dettes", issues des réincarnations précédentes, et qu'il doive de ce fait absolument les rembourser durant sa réincarnation actuelle.
Ainsi, lorsque l'homme se retrouve confronté à l'Attribut de la stricte justice (rigueur du Ciel), il ne s'agit pas de rembourser la dette de ses parents ou de ses aïeux, mais l'Ecriture nous indique que l'homme doit payer les dettes contractées lors de ses réincarnations précédentes et qui sont appelées ses "parents et ses grands-parents".
[Merkavot Argaman al haTorah]

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-> "Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations pour ceux qui Me haïssent" (Yitro 20,5)

-> Le Arizal explique que durant la première réincarnation d'un homme dans ce monde, ici-bas, s'il emprunte la mauvaise voie et devient racha, il reviendra une seconde fois en réincarnation. Durant sa seconde réincarnation, s'il devient à nouveau racha, toutes les étincelles de sainteté qui étaient en lui le quitteront.
Toutefois, il est impossible que toutes ses étincelles de sainteté le quittent en une seule réincarnation. C'est la raison pour laquelle il devra revenir une fois de plus dans ce monde matériel, une troisième et une quatrième fois, afin d'être vidé totalement des étincelles de sainteté qui sont encore en lui, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de positif.

Tel est le sens de notre verset : "qui Se souvient de la faute des pères", il s'agit de la première réincarnation, "sur les fils" : il s'agit de la deuxième réincarnation qui est appelée "fils" par rapport à la première qui est appelée "père", "jusqu'à la troisième" : il s'agit de la troisième réincarnation, "et quatrième" : il s'agit de la quatrième réincarnation qui est totalement dénudée de ses étincelles de sainteté.
Pour qui la Justice (Rigueur) divine agit-elle ainsi? 'Pour ceux qui Me haissent" (Yitro 20,5).

En revanche, pour ce qui concerne les Justes (tsadikim), la réincarnation est une bonté et un 'hessed (bonté).
En effet, le terme גלגול (guigoul - réincarnation) a une valeur numérique de 72, identique à celle du mot חסד ('hessed). En ce sens, si l'homme commence sa réparation dès la première réincarnation, il reviendra dans ce monde jusqu'à 1000 réincarnations, pour avoir le mérite de finaliser totalement sa réparation.
Ceci est la plus grande bonté qui soit car à chaque fois qu'il se réincarne, il ajoute des mérites, des bonnes actions et des commandements.
Et c'est là le sens du verset suivant : "Et qui fait du bien pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et ceux qui observent Mes commandements" (Yitro 20,6).
[Arizal - selon le Likouté Torah - tikouné Zohar 32,76b]

Le monde des âmes

+ Le monde des âmes :

-> Après la faute d'Adam, les forces du mal se sont entremêlées à l’essence même de l’homme et à la trame des mondes. En conséquence, l’humanité tout entière est devenue un mélange de bien et de mal.
Dans ces circonstances, atteindre un état de perfection absolue est devenu impossible, car il est impossible de séparer les forces négatives des forces positives et d’orienter toutes les actions exclusivement vers le bien.
Pour remédier à cela, la mort a été établie comme un aspect essentiel de l’existence humaine. Ce processus, ainsi que tout ce qui se déroule ensuite au niveau du corps et de l’âme après la mort, marque le début du voyage qui aboutira à la séparation du mal et du bien.
Ce résultat final ramènera l’homme à l’état primitif d’Adam avant la faute.

Le Arizal (Shaar haGuilgoulim - hakdama 23) enseigne :
"Tous les fautes et toutes les transgressions commises par un individu, sans exclure la faute d'Adam, font assurément peser sur l’homme une klipa (fore d’impureté, du mal) et la contamination du serpent (zouhamat hana'hach) correspondant à la nature de la faute commise.
Cependant, le facteur déterminant réside dans le repentir (téchouva) de l’individu, qui possède le pouvoir de repousser l’impureté qui s’attache à lui à la suite de ses fautes.
Néanmoins, l’impureté et la klipa qui s’attachent à toutes les âmes une fois que l’homme a fauté ne dépendent plus uniquement du repentir. Au contraire, elles conduisent à la nécessité de faire l’expérience de la mort. Par la suite, le défaut (dégât causé par la faute) sera réparée par la mort ... Cette situation arrive en raison de la gravité de la faute d'Adam ...
Par conséquent, la klipa ne peut être séparée de l’homme tant que la mort n’est pas survenue. Alors l’homme est enterré et sa chair se décompose dans la terre, et cette klipa se détache de lui."

[cela explique l’affirmation (voir Shabbat 55b et Shaar HaGuilgoulim - Hakdama 23) selon laquelle certains, comme Binyamin et Yichaï, qui n'ont personnellement jamais fauté de leur vivant, et qui sont morts uniquement en raison de l'etyo shel nachash, du conseil du serpent originel (menant à la faute d'Adam).
Ils sont morts uniquement parce que le serpent a incité 'Hava à enfreindre le commandement d'Hachem, apportant ainsi la mort au monde.
Même ces personnages n’ont pas fauté, ils avaient tout de même la klipa et la zouhama, l’impureté héritée d’Adam qui ne peut être effacée que par la mort. ]

-> Le Arizal explique ensuite :
"Immédiatement après l’enterrement, 4 anges viennent et creusent le sol de sa tombe ... Puis ils renvoient son âme dans son corps, reproduisant ainsi la connexion qui existait de son vivant.
En effet, la klipa s’accroche toujours et reste liée à l’âme et au corps, et doit en être entièrement séparée.
Pour réaliser cette séparation, ces mêmes anges le tiennent par les deux extrémités, le secouent et le frappent avec des bâtons de feu, de la même manière qu’une personne tiendrait un talit par ses deux extrémités et le secouerait pour enlever la poussière qui s’y accroche, jusqu’à ce que la klipa soit complètement séparée d’eux.
C’est pourquoi on appelle cela : 'hibout hakéver", la manière dont une personne frappe son talit et le secoue."
Ainsi, le moment de recevoir sa juste récompense arrive après la résurrection des morts, dans un monde renouvelé. Après avoir subi la purification, il sera prêt à en bénéficier.

-> Une fois que le décret de mort a été prononcé sur l’homme, c’est-à-dire la séparation temporaire du corps et de l’âme en vue de leurs retrouvailles ultérieures, il convient de désigner un lieu pour les deux pendant cette période intermédiaire de séparation. Cet arrangement permet au corps et à l’âme de poursuivre chacun leur but respectif. Le corps doit retourner à sa source, à la terre d’où il a été initialement formé, comme il est dit : "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Là, il se décomposera, se débarrassera de sa forme physique et subira le jugement et les tikounim (rectifications).

D’autre part, l'âme doit attendre que le corps ait achevé le processus d’expiation et de purification avant que les deux puissent se réunir.
Le olam hanéchamot (monde des âmes) a été désigné comme le lieu où réside l’âme pendant cette période. Ici, les âmes (néchamot) peuvent se reposer. Le lieu où les âmes se reposent s’appelle Gan Eden.
Pendant cette période, les âmes seront dans un état d’élévation et de joie, semblable à l’expérience qu’elles vivront au moment de la récompense ultime dans le monde à Venir (proportionnelle à leurs accomplissements dans ce monde).
Cela signifie que, tout comme la récompense de le monde à Venir (olam aba) est proportionnelle aux actions d’un individu dans ce monde, l’expérience de l'âmes au sein du olam hanéchamot correspond également à ses actes accomplis antérieurement et à son niveau spirituel.
Cependant, la véritable perfection et sa récompense complète ne peuvent être atteintes que lorsque le corps et l’âme se réunissent après la résurrection des morts, dans le monde à Venir.
[rav Yéhochoua Alt]

Imaginons qu’une personne ait accompli sa mission ici-bas et que son âme (néchama) se trouve désormais au Gan Eden. La néchama est dans un état de paix éternelle, profitant de tout ce qui est véritablement parfait tout en se délectant de la gloire d'Hachem.
Pourrions-nous souhaiter davantage?

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,7) répond par l’affirmative. Le plus grand plaisir de l'âme, et ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est enseigner. Elle souhaite enseigner à ceux qui connaissent moins bien Hachem, Sa Torah et Ses mitsvot.

Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation

+ Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation :

-> Selon la kabbala, une raison des souffrances est la notion de réincarnation des âmes (guilgoul néchamot). Cela signifie qu'une âme peut revenir dans ce monde dans un autre corps, lui offrant l'opportunité de rectifier les fautes qu'elle a pu faire dans une vie précédente.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem vol.2, 3:10) explique :
"Il existe une autre cause à ce qui se passe dans ce monde :
Afin d'augmenter les chances de l'homme d'atteindre le salut, Hachem, dans Sa sagesse suprême, a fait en sorte qu'une âme puisse descendre dans le monde un certain nombre de fois différentes, dans des corps différents, et ainsi rectifier ce qu'elle a endommagé dans un temps précédent, ou achever une tâche qu'elle n'a pas réussi à faire auparavant ...

Le concept de la réincarnation des âmes comporte de nombreux détails, comment une personne est jugée pour ce qu'elle a fait dans cette vie et dans les vies précédentes, afin que tout soit conforme à un jugement vrai et honnête.
En ce qui concerne toutes ces choses, le verset dit : "Le Rocher! Ses actions sont parfaites, car toutes Ses voies sont justes" (Haazinou 32,4).
Les êtres humains, avec leur compréhension limitée, ne peuvent pas comprendre les pensées et les plans profonds d'Hachem. Mais la règle de base, comme les autres règles, nous est connue : l'une des raisons de ce qui arrive aux gens dans ce monde est la réincarnation des âmes (gilgoul néchamot), selon les règles et les jugements justes qu'Hachem a créés pour tout amener à la perfection."

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
Comme on le sait, en ce qui concerne les fautes commis à l'encontre de son prochain, Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé celui qu'on a lésé. Ainsi, si quelqu'un a blasphémé, maudit ou frappé quelqu'un et n'a pas demandé pardon avant de mourir, il ne peut pas réparer cette faute avant d'être ramené de force dans ce monde dans une réincarnation et d'apaiser la personne qu'il a blessée.
Lorsqu'une personne apprend dans le monde supérieur qu'il a été décidé qu'elle devait retourner dans ce monde inférieur, elle pleure et crie amèrement à propos de la grande faute qu'elle a commise ..

Dans ce monde, une personne se plaint parfois de son mauvais mazal, souvent pour des questions de pauvreté, de mauvaise santé ou de défaut corporel. Mais cette personne a complètement oublié que cette situation était le résultat de ses propres efforts dans le monde supérieur (demandant par exemple de ne pas avoi de richesse car c'est cela qui l'a amené à fauter dans la réincarnation d'avant) ...
Si quelqu'un savait ce qui lui est arrivé avant sa naissance, comment il a lui-même voulu être créé d'une certaine manière, alors il serait clair pour lui que les jugements d'Hachem sont vrais et justes, (par exemple) la pauvreté de la personne étant la meilleure chose pour elle (afin de se rectifier, de réussir son retour dans ce monde).

-> Le concept de réincarnation des âmes, écrit le 'Hafets 'Haïm, devrait nous indiquer que les détails de notre vie sont bien plus nombreux que ce que nous pouvons espérer comprendre. Après tout, il nous manque tellement d'informations essentielles. Nous ne pouvons savoir qu'une seule chose avec une confiance absolue : Hachem est au courant de tout, et Il agit dans notre meilleur intérêt.

Dans les mots du 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.3) :
"L'homme vient au monde pour quelques brefs instants. Pour combien d'années sommes-nous ici?
Et pourtant, nous voulons avoir une réponse à toutes nos questions : pourquoi telle personne est-elle pauvre et telle autre riche? Et toutes les questions de ce genre ...

Mais une personne ne vit que très peu de temps et n'a qu'une vision extrêmement fugace du monde, comme un voyageur qui se déplace d'un endroit à l'autre. Il ne comprend même pas sa propre âme qui réside dans son corps, qui il est, de quelle tribu il vient, ce qu'il est venu rectifier dans le monde, si c'est la première fois qu'il vient dans le monde, ou s'il est déjà venu plusieurs fois, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir sa tâche?
[Il est écrit au nom du Arizal qu'aujourd'hui, pratiquement tous les âmes sont déjà venus ici].
Étant donné que les connaissances d'une personne sont si limitées, nous ne pouvons pas approfondir la gouvernance du monde par Hachem.
Il faut plutôt accepter ses limites et marcher avec Hachem en toute simplicité, en ayant confiance que tout ce qu'Il fait est pour le bien, car "le mal ne sort pas de la bouche d'Hachem" (Eikha 3,38)."

+ Rabbi Eli'ézer dit : Les réchaïm, éloignés de la Torah et de D., qui ne croient pas en la résurrection des morts, doivent savoir que le bâton d'Aharon qui avala les serpents créés par les sorciers égyptiens se transforma momentanément en une créature, animée d'un souffle de vie.
Et si D. a pu donner une vie à ce bout de bois sec, il ressuscitera certainement les corps qui ont déjà abrité une âme sainte et qui se sont appliqués jour et nuit aux mitsvot.

En amollissant, par une rosée régénératrice, un os resté intact dans la terre, Hachem le rendra comme le levain d'une pâte, qui s'étendra de tous les côtés pour reconstituer tous les membres du corps, dans lequel Il mettra un nouveau souffle de vie.
On assistera alors à une véritable résurrection, et non à une nouvelle Création.
[Zohar - Vaéra p.28a ]