+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :
-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]
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-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."
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-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.
-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]
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-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.
Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?
Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.
De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]
-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]
=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.
[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]
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+ Parler dans la synagogue :
-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.
-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.
-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.
-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.
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-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."
-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]
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-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).
Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "
=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.