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Guéoula & la nécessité des actes de bonté

+ Guéoula & la nécessité des actes de bonté :

-> L'étude de la Torah est un élément nécessaire pour avoir une belle guéoula : https://todahm.com/?s=torah+gu%C3%A9oula
Néanmoins, pour être sauvés de la souffrance qui précède l'arrivée du machia'h et mériter la guéoula, la Torah seule ne suffit pas. Des actes de bonté doivent accompagner notre engagement dans l'étude de la Torah.

-> Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim - Zé'hor Yémot Olam 2) explique : "Les élèves ont demandé au grand Rabbi Eliezer : "Que peut faire une personne pour être sauvée des souffrances du machia'h?" Il a répondu : "Elle doit s'engager dans la Torah et les actes de bonté"." (guémara Sanhédrin 98b)
Le rav El'hanan demande pourquoi l'étude de la Torah, qui est la plus grande de toutes les mitsvot, ne suffit pas à protéger une personne.
Pourquoi le mérite supplémentaire des actes de bonté est-il nécessaire pour sauver une personne des souffrances du machia'h?

Il répond que lorsque le temps du machia'h approchera, il y aura une grande colère dans le monde. Dans ces circonstances, si le Ciel traite une personne avec une rigueur stricte, l'étude de la Torah seule ne fournira pas une protection suffisante. Une personne qui a le mérite supplémentaire d'accomplir des actes de bonté sera sauvée. Parce qu'elle est compatissante envers les autres, Hachem lui accordera également Sa compassion, car le Ciel nous traite comme nous traitons les autres.
La rigueur céleste est alors mêlé de compassion et le mérite de l'étude de la Torah peut alors prévaloir et offrir une protection. Celui qui n'accomplit pas d'actes de bonté sera traité avec une rigueur stricte et le mérite de l'étude de la Torah seul ne pourra pas le protéger.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,6) écrit : "En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."

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-> Le Mégalé Amoukot (Lé'h Lé'ha) enseigne :
"Les trois Avot (Patriarches) ont institué les trois piliers. Avraham a institué les actes de bonté, Its'hak, la avoda [c'est-à-dire la prière], et Yaakov a institué la Torah. Pendant la période de l'exil, la Torah et la avoda font défaut, mais on peut toujours accomplir des actes de bonté. C'est pourquoi nous concluons [la première bénédiction de la amida] avec Avraham qui était le pilier de la bonté qui existe pour toujours.
C'est ce que veulent dire nos Sages (Rachi - Lé'h Lé'ha 12,2) : "Se pourrait-il qu'il faille conclure [la première bénédiction de la Amida] avec eux tous" [Avraham, Its'hak et Yaakov], c'est-à-dire, existent-ils [leurs piliers] tous pour toujours et restent-ils éternels? À cela, ils répondent : "Tu [au singulier] seras une bénédiction, avec toi ils concluront", pour nous enseigner que le pilier d'Avraham est éternel."

-> Le Shomer Emounim (p. 60) ajoute : "Nous concluons la première bénédiction [de la Amida] par "Le bouclier d'Avraham" (magen Avraham) ... car la fin de l'exil ne sera possible que grâce au mérite de la charité, l'attribut d'Avraham qui était le maître de la bonté."

-> Le Machguia'h, le rav Mattisyahou Salomon (Véchavéha Bitsedaka 3) explique :
"Il semble que la raison pour laquelle le pilier de la bonté est resté aussi solide qu'il l'était [contrairement aux piliers de la Torah et du service], est que dans cet exil, nous avons besoin d'une abondante miséricorde céleste pour survivre et mériter la guéoula.
Afin de susciter l'abondance de la miséricorde qui descend d'en-Haut, nous devons renforcer ces attributs ici-bas en pratiquant des actes de miséricorde et de bonté de toutes nos forces.
C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande bonté, nous a laissé le pilier de la bonté inchangé, car c'est ce pilier qui est le plus essentiel pour nous dans notre exil."

Le rav Salomon a également dit (chapitre 9) :
"Un grand secret à connaître et à prendre en considération est que lorsqu'une personne est sollicitée par de nombreuses personnes dans le besoin pour obtenir de l'aide, cela indique qu'elle a besoin de beaucoup de miséricorde Divine."

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-> La michna (Pirké Avot 1,2) déclare : "Shimon Hatsadik était l'un des derniers hommes de la grande Assemblée. Il disait : "Le monde repose sur trois choses : la Torah, la avoda [c'est-à-dire les sacrifices et la prière] et les actes de bonté.""
Dans son commentaire sur cette Michna, le Gaon de Vilna écrit : "À l'époque du Temple, les trois piliers existaient. Mais aujourd'hui, en exil, il ne nous en reste qu'un seul, celui des actes de bonté. C'est ce qu'exprime le verset : "Le monde est fondé sur la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Il est fondé uniquement sur la bonté, car nous avons perdu le pilier de la avoda, et de même, nous avons perdu le pilier de la Torah, comme le dit le verset : "Son roi et ses officiers sont parmi les nations, il n'y a pas de Torah" (Eikha 2,9)."

-> Même si nous avons un certain niveau de prière, cela n'est en rien comparable au pouvoir que les prières avaient dans le Temple, le lieu le plus saint sur terre.
Yaakov dit : "Que ce lieu est redoutable ... c'est la porte du Ciel" (Vayétsé 28,17).
Le Targoum Yonatan ben Ouziel explique : "C'est le meilleur endroit pour prier, il correspond à la porte du Ciel."
De même, le roi Shlomo pria Hachem pour que toute prière offerte dans le Temple soit entendue par Hachem dans les cieux (Méla'him I 8,38-43).
Le Temple est la porte par laquelle nos prières montent vers le Ciel. Toutes les prières sont dirigées vers le Temple, comme l'a ajouté le roi Shlomo dans sa prière : même lorsque l'on prie à distance, si l'on se tourne vers Jérusalem et le Temple, Hachem devrait également entendre ces prières (Méla'him I 8,44-45).
Le lieu idéal pour prier est le Temple, mais en se tournant dans cette direction et en concentrant ses pensées là-bas, on peut se connecter à ce lieu saint, même depuis les confins du monde.
Cela ressort également du Rambam (séfer Hamitsvot 5). Il cite le midrach sur le verset "Et tu le serviras" (Réé 13,5), qui dit : "Servez-Le par l'étude de la Torah, servez-Le dans Son Mikdach".
Le Rambam explique que cela signifie qu'il faut servir Hachem en se rendant au Temple pour y prier, debout devant la Présence divine.

-> Comparée à la vitalité et à la profonde compréhension de la Torah qui régnaient lorsque le Temple existait, l'étude de la Torah pendant l'exil pâlit et semble inexistante. C'est pourquoi nous prions [immédiatement après la Amida] : "Que ta volonté soit faite, Hachem ... que le Temple soit reconstruit et nous donne notre part dans ta Torah", car l'acquisition de la Torah dépend de la reconstruction du Temple (Gaon de Vilna - Avot 5).
La profondeur de la compréhension de la Torah qui était possible à l'époque du Temple est illustrée par l'incident suivant. Le prophète Yirmeyahou fut confronté à un philosophe qui ne comprenait pas pourquoi il pleurait la destruction du Temple, après tout, ce n'était qu'un bâtiment fait de bois et de pierre. Yirmeyahou mit le philosophe au défi de lui poser ses questions philosophiques les plus difficiles. Yirmiyahou répondit immédiatement, résolvant ses questions les plus difficiles. Stupéfait, le philosophe demanda à Yirmeyahou d'où il tenait une sagesse aussi profonde.
Yirmeyahou répondit que la source de sa sagesse venait de ce bâtiment de bois et de pierres. (Rema dans le séfer Torat HaOlah).
[b'h, à ce sujet : Diminution de la Torah suite à la destruction du Temple : https://todahm.com/2022/09/20/diminution-de-la-torah-suite-a-la-destruction-du-temple ]

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-> Le Ramak (Tomer Dévorah 1,6) qui explique que les actes de bonté accomplis par le peuple juif dans ce monde ont un tel impact au Ciel que même si leurs fautes méritent l'extermination, que le Ciel nous en préserve, Hachem fait preuve de miséricorde et les sauve, car la bonté "Lui parle", comme le dit le verset "car Il désire la bonté" (Mikha 7,18).

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