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Jalousie – Ayin ara et la pureté du regard

+ Ayin ara et la pureté du regard :

-> Dans la paracha A'haré Mot, la Torah évoque le service du Grand Prêtre (Cohen Gadol) lors de Yom Kippour. De plus, une partie de cette paracha est lue lors de Yom Kippour.
Le Zéra Shimshon consacre une section de cette paracha intitulée "Inyané Téchouva", où il aborde des sujets liés à la téchouva. Voici un extrait tiré de ce passage.

La guémara (Béra'hot 61a) dit que si quelqu'un (qui effectue une transaction financière avec une femme) accepte intentionnellement de l’argent d’une femme afin de la regarder, même s'il est aussi grand que Moché Rabbénou dans la Torah et les mitsvot, il ne sera pas acquittée du Guéhinam.

Le Zéra Shimshon pose la question suivante : qu’y a-t-il de si grave à regarder quelque chose qu’il ne faut pas regarder pour que, malgré une telle grandeur, la punition soit si sévère?
[de toute évidence, le Zéra Shimshon est bien conscient de la gravité de la faute consistant à ne pas garder son regard (de vision interdite). Ce qui le préoccupe ici, c’est de savoir pourquoi cet individu n’est pas acquitté du Guéhinam après avoir reçu la punition qui lui est due? ]

Le Zéra Shimshon explique d’abord le concept d'ayin ara, qui consiste à causer du tort aux autres par le biais du "mauvais œil", avant de revenir sur cette guémara.
Il demande : comment se fait-il qu’en regardant quelqu’un d’autre avec envie, une personne puisse causer du tort?

Le Zéra Shimshon explique cela à l’aide de la guémara (Sanhédrin 54a, 55a) qui dit que lorsqu’une faute est commise avec un objet, par exemple lorsqu’un arbre (Ashéra) est adoré comme une idole, celui-ci doit être détruit. Même si l’arbre n’a rien fait de mal, néanmoins, puisqu’une personne a fauté avec lui, il a servi d’obstacle à l’homme et doit être détruit.

Le Zéra Shimshon explique ainsi que, dès lors qu’une personne regarde avec envie quelque chose que possède son prochain, elle enfreint le commandement : "Tu ne convoiteras pas ce qui appartient à ton prochain" (Yitro 20,17) ; cet objet a alors servi de vecteur à la faute et sera, de ce fait, détruit.
C’est pourquoi nos Sages (Taanit 8b) enseignent que la bénédiction ne repose que sur ce qui est caché des yeux.

Pour revenir à la question initiale, le Zéra Shimshon souligne qu’il existe un problème supplémentaire. Outre le fait que cette femme soit un vecteur de faute, il est impossible, dit le Zéra Shimshon, qu’elle n’apprécie pas le fait que quelqu’un la regarde. Pour cela, elle sera elle aussi punie.
Ainsi, non seulement l’individu qui l’a regardée a fauté, mais il l’a également amenée à fauter, ce pour quoi elle recevra une punition.
C’est pour cette raison qu’il ne sera pas acquitté du Guéhinam, puisque la guémara (Shabbat 149b) enseigne que si une personne pousse quelqu’un d’autre à fauter et à être puni, elle n’est pas autorisée à s’approcher d'Hachem (ce que le Zéra Shimshon interprète comme signifiant qu’elle ne sera pas acquittée du Guéhinam).

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=> lorsque nos biens suscitent l'envie chez les autres, ils perdent leur bénédiction.

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