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L’étude de la Torah

+ L'étude de la Torah :

-> Sans la Torah, le ciel et la terre ne subsisteraient pas. Comme il est dit : "Sans mon alliance, jour et nuit, je n'aurais pas établi les lois du ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
[guémara Pessa'him 68b ]

-> Le Maharchal pose la question suivante : n’avons-nous pas conclu à la fin du premier chapitre de la guémara (Méguila 16b) que "l’étude de la Torah est plus importante que le sauvetage de vies"?
[Il explique : ] Il n’y a là aucune difficulté, car rien ne s’oppose certainement au fait de sauver des vies.
Cependant, la guémara dit qu’il y a plus de mérite pour celui qui étudie la Torah et qui n’a pas l’occasion de sauver des vies, que pour celui qui a l’occasion de sauver des vies et qui doit donc renoncer à son étude de la Torah pour sauver des vies.
[Taz - Yoré Déa 251:6 ]
[s'il n'y a personne d'autre pour le faire, on doit tout arrêter pour sauver une vie. Mais sinon, chaque seconde d'étude de la Torah, est plus importante que le sauvetage de vie. Cela doit nous renforcer dans la valorisation de l'étude (son impact énorme!), et on peut s'en réjouir davantage que si on avait réellement sauver la vie de quelqu'un qui par exemple se noyait. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit chap 5) dit : "chaque moment où l'on a la possibilité d'étudier la Torah et qu'on ne le fait pas, c'est comme si on avait la possibilité de sauver des vies et qu'on ne l'a pas fait."

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-> L'étude de la Torah est la plus grande mitsva de toutes, et sa récompense est plus grande que celle de toute autre mitsva ...
Nos Sages (guémara Sotah 4b) interprètent le verset : "Elle est plus précieuse que les perles [péninim]" (ykara hi mipéninim - Michlé 3,15) comme signifiant que [l'étude de la Torah est] plus précieuse qu’un Cohen Gadol qui entre dans le Saint des Saints [lifnaï vélifnim] ...
Même si la grandeur de chaque mitsva atteint le ciel, la grandeur de la Torah est plus haute que toutes les hauteurs.
[Aroukh haChoulkhan - Yoré Déa 246 ]

-> A l’inverse, le bitoul Torah (perdre du temps alors qu'on pourrait étudier) serait considéré comme une très grande faute.
La guémara (Berakhot 5a) dit que celui qui est affligé par la souffrance doit examiner ses actions pour déterminer comment il peut s’améliorer. Si l’on examine ses actions et que l’on ne trouve rien, il faut l’attribuer au bitoul Torah.
Le Kol Aryéh demande : le bitoul Torah est une faute si grave, alors comment une telle personne aurait-elle pu examiner ses voies sans trouver aucune transgression (comme du bitoul Torah)?
Il explique plutôt que la guémara signifie qu’une personne doit examiner ses actes et rechercher des actions positives afin de solliciter la miséricorde d'Hachem. Si elle examine sa conduite et ne trouve aucune action positive, elle doit attribuer sa demande de miséricorde au bitoul Torah.
En d’autres termes, elle doit dire à Hachem que si sa souffrance persiste, elle sera incapable d’étudier la Torah à pleine capacité et sera contrainte au bitoul Torah. ]

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-> Hachem a créé l’homme dans ce monde et l’a établi de telle sorte qu’il puisse s’accomplir dans son avodat Hachem et redresser ses voies afin de mériter la lumière sublime qu'Hachem a cachée pour les justes. Comme il est écrit : "Aucun œil ne l'a vu, Hachem, à part Toi, qui agira en faveur de ceux qui L’attendent" (Yéchayahou 64,3).
Comment mérite-t-on cette lumière sublime? Par la Torah. Car quiconque s’adonne à la Torah chaque jour méritera d’avoir une part dans le monde à Venir (olam aba).
[Zohar I,47a ]

-> Nous ne pouvons comparer ni assimiler la sainteté et la lumière des mitsvot à la grande sainteté et à la lumière de la Torah sanctifiée.
Sa lumière brille sur celui qui s’y consacre comme il se doit.
[rav Haïm de Volozhine - Néfech ha'Haïm 4,30]

-> Chaque mot de la Torah est une grande mitsva en soi et équivaut à l’ensemble de la Torah.
Si quelqu’un étudie une seule page de la Torah, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot, car chaque mot équivaut à l’ensemble de la Torah.
[Gaon de Vilna - Shénot Eliyahou - Péa 1,11 ]

-> L'étude de la Torah est plus grande que de sacrifier le Korban Tamid.
[Méguila 3b ]

-> Si tu étudies beaucoup la Torah, ne t'en attribue pas le mérite, car tu as été créé dans ce but. Car les hommes ont été créés à condition qu'ils s'adonnent à l'étude de la Torah.
[Avot déRabbi Natan 14,2 ]

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-> La guémara (Yérouchalmi - 'Haguiga 1,7) déclare : "Hachem renonce à punir le peuple juif pour l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre ; mais pour le rejet de la Torah, Il ne renonce pas à la punition."

Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou - part.1,p.224) explique :
"Peut-être la raison en est-elle que la Torah est l’arme de l’homme dans la bataille contre le yétser ara. Par conséquent, tant qu’une personne ne rejette pas la Torah et la porte comme une arme entre ses mains, Hachem peut renoncer à punir même les fautes les plus graves, car il y a encore de l’espoir que cette personne se débarrasse de la poussière de ses désirs et triomphe de son yétser ara.
Cependant, si elle rejette la Torah et abandonne son arme, comment pourra-t-elle se battre?"

-> Le Yaavetz (cité dans l’introduction au Néfech 'Haya) explique cette guémara (Yérouchalmi 'Haguiga 1,7) à l’aide d’une parabole :
Il y avait un roi qui possédait le musicien le plus talentueux du monde, et ce musicien avait été condamné à mort en punition d’un crime. Le roi reporta l’exécution afin que le musicien puisse continuer à jouer de la musique pour rehausser l’honneur et l’atmosphère du royaume.
Un jour, les doigts du musicien se brisèrent, le rendant incapable de jouer de ses instruments.
Le roi rétablit alors la peine de mort.
De même, tant que le peuple juif chante le chant de la Torah (en l'étudiant), Hachem renonce à punir nos fautes. Cependant, si nous abandonnons la Torah, notre châtiment sera immédiatement rétabli.

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-> Chaque jour, des anges destructeurs se présentent devant Hachem pour détruire complètement le monde entier. Sans les synagogues et les baté midrachot (lieux d'étude) où les érudits de la Torah s'assoient et font des efforts durs sur les paroles de la Torah, ils auraient détruit le monde dans son intégralité.
[Tana déBé Eliyahou - Séder Eliyahou Zouta 5,1 ]

-> Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina dit : Pourquoi la Torah juxtapose-t-elle les tentes aux fleuves (Balak 24,6)?
Pour vous dire que tout comme les fleuves élèvent une personne de l’impureté à la pureté, de même les tentes [de la Torah] élèvent une personne de la balance de la culpabilité à la balance du mérite.
[guémara Béra'hot 16a ]

-> Une personne ne peut passer d'un état d'impureté à un état de pureté que par la Torah, qui est un mikvé pur dans lequel les impurs se purifient.
[Rama - Torat haOlah - partie 3, chap.60 ]

-> Toute maison dans laquelle on entend des paroles de la Torah la nuit ne sera pas détruite.
[guémara Erouvin 18b]

-> Celui qui meurt sans emporter la Torah avec lui [dans le monde à Venir], même s’il emporte de bonnes actions et des mitsvot, est écarté du Palais Supérieur.
[le Arizal - cité par le rav Yéhochoua Méir haCohen - dans Shaaré Hakodech 1,4 ]yo
[cela semble faire référence à une personne qui arrive en dans le monde à Venir sans aucune Torah.]

-> Rech Lakich dit au nom de Rabbi Yéhouda haNassi : Le monde n’existe que grâce au souffle [de la Torah] des enfants.
[guémara Shabbath 119b]

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