Aux délices de la Torah

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Notre joie est un bouclier protecteur

"Et Hachem fut réconforté, car Il avait créé l'homme sur terre, et Il était triste dans son cœur" (Bérechit 6,6).

-> Le Likouté Yéhouda (paracha Bérechit) cite la question du Imré Emet : est-il possible que Hachem ressente de la tristesse?
Le verset signifie plutôt que Hachem a créé l'homme sur terre, et qu'Il a mis la tristesse dans le cœur de l'homme. Plus précisément, Il a apporté la tristesse à la génération du Déluge.
Selon le Arizal, la joie a la capacité d'élever une personne à n'importe quel niveau, à tel point que celui qui est plongé dans la joie est à l'abri de la Rigueur, du jugement (Divin).
C'est pourquoi Hachem a apporté la tristesse à la génération du Déluge afin de pouvoir agir avec Rigueur pour punir leurs fautes.

[ => être joyeux est un bouclier qui nous protège si puissamment des mauvais décrets du Ciel, que même pour des réchaïm comme la génération du Déluge, Hachem a dû faire en sorte qu'ils soient dans un état de triste pour avoir la possibilité d'agir contre eux! ]

Yossef était toujours dans la joie

+ Yossef était toujours dans la joie :

-> Yossef Hatsadik a mis au point des stratégies internes pour éloigner son cœur de toute tristesse. Car le plus grand obstacle [à notre croissance spirituelle] est le découragement et la colère ...
Il [Yossef] a détourné ses pensées de ses soucis et de sa souffrance, et de la douleur d'être éloigné de la maison de son père. Il était constamment dans un état de joie pour servir Hachem avec un cœur joyeux.
Il mangeait, buvait et se soignait les cheveux (voir Rachi - Vayéchev 39,6), tout cela afin de se sentir heureux et de bonne humeur ...
"Et il était un homme qui réussissait" (vayéhi ich matslia'h - Vayéchev 39,2), ce qui signifie qu'il était heureux et joyeux dans son service d'Hachem, même lorsqu'il souffrait.
C'est ce qui est dit : "vayéhi" (וַיְהִי), ce qui signifie qu'il était en souffrance, et pourtant, "ich matslia'h" (un homme heureux, joyeux). [selon le midrach (Bamidbar rabba 13,5) : "à tout endroit où il est écrit "vayéhi" cela fait référence à de la souffrance, de la douleur, et lorsqu'il est écrit "véaya" cela fait référence à de la joie." ]
Comme l'explique le midrach (Béréchit rabba 86,4), Yossef était un "guéver kafoz" (un homme bondissant - גבר קפוז). Cela signifie qu'il était joyeux et heureux, agissant avec précipitation et enthousiasme. Il était constamment heureux, éliminant ainsi la douleur de la Chékhina et de lui-même ... et attirant toute la souffrance vers les autres nations.
[Maor Vachémech - Vayéchev 39,2 ]

[ L'union entre chaque juif et Hachem se traduit par le fait qu'Il souffre avec nous, pour ainsi dire, comme nous le disent les versets (Téhilim 91,15 ; Yéchayahou 63,9) : "Je suis avec lui (tout juif) dans sa souffrance" et "toute leur souffrance est douloureuse pour Lui (Hachem)".
De même, "Lorsqu'un homme a de la peine (qu'il souffre), comment la Présence Divine s'exprime-t-elle : "Ma tête me fait mal, mon bras me fait mal"." (guémara 'Haguiga 15b).
Ainsi, lorsque l'on sort de notre douleur, tristesse, on fait un acte bonté envers Hachem, qui alors peut (par ce mérite et notre bita'hon dans l'épreuve) nous combler du meilleur.
Le Maor vaChémech enseigne qu'en allant au-dessus de notre situation de souffrance (par confiance en Hachem), alors on place cette souffrance sur les autres nations (qui nous veulent du mal). ]

-> Il est dit au nom du Sfat Emet que lorsque Yaakov a retrouvé Yossef, il a récité la kriat Shéma (voir Rachi - Vayigach 46,29) car après avoir vu Yossef, il a pu reconnaître que tout ce qui lui était arrivé était juste. Ainsi, a-t-il affirmé, il a proclamé "Shéma Israël Hachem Elokénou, Hachem é'had" = à la fois l'Attribut divin de miséricorde (représenté par le nom "Hachem") que l'Attribut de rigueur (représenté par le nom "Elokénou") proviennent toutes deux d'un D. miséricordieux ("Hachem é'had).
Quant à Yossef, il n'a pas récité la kriat Shéma à ce moment-là, car il avait déjà compris cette perspective depuis le début (avec sa vente par ses frères, lors de son séjour en Egypte en tant qu'esclave chez Potifar, puis en prison, à l'accession au sommet de l'Egypte [vice-roi] ).

De plus, cette qualité de Yossef aide à expliquer la bénédiction mystérieuse de Yaakov à Yossef, "Les filles marchent sur le mur" (banot tsaada alé chour - Vayé'hi 49,22), qui fait référence au fait que les filles d'Egypte grimpaient sur le mur pour contempler la beauté de Yossef (voir Rachi ad loc.). De quel genre d'éloge s'agit-il?
Il est dit dans l'explication que Yaakov louait le fait que, bien que Yossef ait traversé tant de circonstances difficiles, son bita'hon inébranlable lui avait permis de conserver sa beauté naturelle (alors que généralement, de telles épreuves et tribulations auraient rendu quelqu'un épuisé et vieilli) à tel point que les femmes égyptiennes cherchaient à la contempler.

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.7) écrit : "À celui qui n'éprouve pas ce désir ardent en lui [pour Hachem], il est conseillé de se forcer volontairement à agir avec zèle, ce qui fera naître en lui un désir naturel. Car les actions extérieures éveillent les sentiments intérieurs ... Cela générera en lui une joie intérieure, un désir et une aspiration."
Cela signifie que celui qui ne ressent pas naturellement la joie devrait s'engager dans des actions extérieures qui généreront ces sentiments.

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-> b'h, voir également : Yossef de la prison au titre de vice-roi d'Egypte : https://todahm.com/2021/12/12/yossef-lhomme-le-plus-joyeux-selon-le-tanah

Il est connu que [nous sommes censés accomplir] toute la Torah par choix et non par contrainte ...
Le Ramban explique que le verset : "Tu déposséderas [les habitants de la terre] et tu y habiteras' (Massé 33,53) implique un commandement positif explicite d'habiter en Terre Sainte.

Or, lorsque nous sommes rejetés de toute la surface de la terre, nous accomplissons ce commandement (mitsva) positif uniquement sous la contrainte, et il n'est pas certain que nous le choisissions volontairement, pour l'amour d'Hachem.
Cependant, lorsque nous pourrions vivre dans les meilleures terres des nations (ex: où l'on s'y sent bien, qu'on y vit agréablement, ...), mais que nous choisissons de n'habiter qu'en terre d'Israël, alors nous accomplissons ce commandement positif de notre plein gré (par amour de faire la volonté d'Hachem, et non par contrainte pour défendre nos intérêts).
['Hatam Sofer - drachot 'Hatam Sofer - sermon donné le 7 Av - vol.2 ]

"Hachem est ma force et mon bouclier ; mon cœur a mis sa confiance en Lui, et j'ai été secouru ; alors mon cœur exulte, et par mes chants je Le louerai" (Téhilim 28,7)

-> Le rav Tsadok HaCohen (Tsidkat haTsadil 143) enseigne que lorsque le cœur fait véritablement confiance à Hachem, même avant que le salut n'arrive, la joie s'installe déjà, car la connexion elle-même est rédemptrice.

"Israël, fais confiance à Hachem ; Il est leur aide et leur bouclier" (Israël béta'h b'Hachem ézram oumaguinam ou - Téhilim 115,9)

-> Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5643) explique que "aide et bouclier" signifie que Hachem apporte son soutien à la fois intérieurement (aide) et extérieurement (protection).
La confiance en Hachem débloque ces deux aspects.

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-> Le rabbi de Slonim (Nétivot Shalom - Téhilim 86,2) explique qu'un vrai 'hassid n'est pas quelqu'un de parfait, mais quelqu'un qui remet tout son être entre les mains de Hachem.
C'est cette confiance même qui rend quelqu'un digne de protection.

Si nous nous souvenons que les âmes d'Israël sont gravées sous le Trône céleste, nous pouvons comprendre qu'en nous repentant et en nous perfectionnant, nous avons également un impact sur le Trône d'Hachem.

Le roi David décrit Hachem comme "Kadoch yochev téhilot Israël" (le Saint, intronisé sur les louanges d'Israël - Téhilim 22,4).
Grâce à nos prières, et à nos efforts de téchouva, nous qui sommes les porteurs du Trône céleste, grâce à nos noms inscrits sur le Trône, nous permettons à la Présence divine de s'asseoir sur le Trône.
[Sfat Emet - Yamim Noraïm 5654 ]

Comme le feu, la Torah a le pouvoir de réduire en cendres les impuretés de l'homme, et comme un marteau, elle peut briser la façade d'une personne et la remodeler en une nouvelle personnalité plus spirituelle.

Hachem a créé la Torah avant le monde matériel afin que, si la survie de l'univers était un jour menacée par les fautes de l'homme, elle soit épargnée grâce au mérite de la Torah.
[Sfat Emet - Asséret yémé téchouva 5660 ]

Shabbath = les Portes de la Torah sont ouvertes

+ Shabbath = les Portes de la Torah sont ouvertes :

"Entre Moi et les Bné Israël, c'est un signe pour toujours" (Ki Tissa 31,17).
Cela suggère que le Shabbat est un signe du lien entre Israël et Hachem.
Le peuple juif et son Créateur se rapprochent tous deux de la Torah le jour du Shabbat. Un processus presque identique se produit dans le ciel et sur terre : les portes de la Torah s'ouvrent.
Ainsi, Hachem a donné la Torah à Israël le jour du Shabbat et continue de le faire chaque Shabbat.
De même, la capacité du peuple juif à acquérir et à absorber la Torah est renforcée et accrue chaque Shabbat.
Le fait que ce processus se déroule simultanément avec Hachem est un signe de l'intimité entre Israël et Hachem, "ot hi béni oubéné'hem" (v.13).
[Sfat Emet - Roch Hachana 5660 ]

Notre téchouva ravive le mérite de nos Avot

+ Notre téchouva ravive le mérite de nos Avot :

Si, comme le disent nos Sages (guémara Shabbat 55a), le mérite de nos Patriarches s'est finalement épuisé au fil des millénaires, pourquoi invoquons-nous constamment ce mérite dans nos prières?

Même si le mérite des Patriarches (Avot) s'est épuisé au fil des générations, il peut encore être ravivé par la téchouva. Bien que les fautes des générations passées aient peut-être éteint la grande lumière allumée par nos Patriarches, notre téchouva sincère a sans aucun doute le pouvoir de la rallumer.
[Sfat Emet - Shabbat Téchouva 5652 ]

Les Patriarches (Avot) imploraient sans cesse Hachem de pardonner les (juifs) réchaïm.
[Sfat Emet - Shabbath Téchouva 5636 ]