Aux délices de la Torah

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Honorer ses parents

-> D’un point de vue kabbalistique, le fait d'honorer ses parents accomplit de grands tikounim au Ciel, unifiant Hachem avec la Chékhina (présence Divine en ce monde).

Le Chla hakadoch (Massé'het Shavouot - Torah Ohr 168) explique ce point en se basant sur le Zohar (III,119a) :
"Que ton père et ta mère se réjouissent ; qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté" (yisma'h avi'ha vé'imékha, vétaguel yoladté'ha - Michlé 23,25).
Si le verset dit déjà que "ta mère se réjouira", pourquoi faut-il ajouter : "qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté"?
En réalité, "ton Père" fait référence à Hachem. "Ta mère" fait référence à la Knesset Israël (toutes les âmes juives). "Celle qui t’a enfanté" fait référence à ta mère biologique.
[rav David Abou'hatséra]

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-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> L'honneur dû aux parents est égal à l'honneur que nous devons à Hachem.
[rav Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad - Haggada chel Pessa'h]

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table de la Loi se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création"."

Plutôt l’exil que le lachon ara

Au moment de la destruction du 2e Temple, il y avait deux fois plus de juifs vivant en Egypte et dans d’autres régions de la diaspora qu’il n’y en avait en Israël. Pourquoi en était-il ainsi?
A cette époque, le lachon ara à l’égard d’un autre juif et la haine indésirable entre juifs étaient monnaie courante. De nombreux juifs ne supportaient pas de vivre dans un tel environnement, ils ont donc fui la Terre Sainte [d'Israël].
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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-> L'une des expériences les plus stressantes que l'on puisse vivre est de devoir déménager, surtout si cela implique de s'installer dans un autre pays. Si c'est stressant dans le monde d'aujourd'hui, où nous disposons de toutes les commodités imaginables, y compris des déménageurs en gants blancs, à quel point l'était-ce davantage dans les temps anciens?
Pourtant, de nombreux juifs étaient prêts à renoncer à tout et à endurer les difficultés du déménagement afin d'éviter d'être entraînés dans un monde de haine gratuite d'un juif envers un autre.

Certains facteurs peuvent contribuer à ce qu’une personne ait un seuil de tolérance à la souffrance plus élevé, notamment la génétique, l’âge et le sexe, pour n’en citer que quelques-uns.
Le peuple juif, puisqu’il possède une étincelle de divinité, est capable de supporter un niveau de souffrance plus intense pendant une période plus longue que le reste de l’humanité.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Vayichla'h ]

Être saint, c’est concentrer et orienter toutes nos actions vers le bien d’autrui ; cela doit être le but suprême de notre vie.
Tout comme les actions d'Hachem, pour ainsi dire, visent toutes le bien de Ses créatures, nous devons nous efforcer de L’imiter pour venir en aide à nos semblables.
[rav Shimon Shkop - Shaaré Yocher ]

La téchouva

-> Lorsqu’une personne (juive) se repent sincèrement, alors Hachem, qui connaît ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit de l’homme et sait que son repentir est sincère, vient en aide à cette personne, la prend par la main et en fait un être nouveau.
Selon le Zohar (volume I,23a), lorsqu’une personne est racha (mauvaise), Hachem siège sur Son trône de justice et la traite avec sévérité. Lorsque la personne se repent de la bonne manière et répare le mal qu’elle a causé, Hachem revient, s’assoit sur Son Trône de Miséricorde et fait de cette personne un être nouveau. Hachem lui rend son yétser hatov, avec un zèle et une sainteté accrus, et son yétser ara est maîtrisé.
Grâce à ses bonnes actions, à sa repentance sincère et à son étude de la Torah, cette personne mérite d’acquérir un roua'h et une néchama. [ les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance sont : notre néfech, notre roua'h et notre néchama. ]
Par conséquent, Hachem reste avec elle et elle ne retombera pas dans la faute.  (on aura une aide pour pas retomber)
[...]

Nos Sages disent : "La repentance (téchouva) est si grande qu’elle atteint le Trône divin de Gloire" (Yoma 86a).
Lorsqu’un juif se repent sincèrement et s’attache à la Chékhina et à la Torah, alors sa téchouva atteint le Trône de Gloire ...

Tant qu’une personne s’en tient à ses mauvaises voies, Hachem siège et la traite sévèrement depuis le Trône du Jugement, mais une fois qu'elle a fait téchouva, Hachem quitte le Trône du Jugement (Rigueur ) et s’assoit sur le Trône de la Miséricorde ...

Une personne qui s’est pleinement repentie, ne laisse aucune trace de sa faute. Puisque cette personne a mérité de faire téchouva comme il le faut, et qu'Hachem voit qu’elle s’est repentie comme il faut et par amour pour Lui, alors Hachem la prend par la main et l’aide à réaliser son désir [de ne pas fauter de nouveau].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,2-5]

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-> Le yétser hara est extrêmement fort et puissant. Maintenant qu’il a été maîtrisé, toute sa puissance a été absorbée par le yétser hatov, le roua'h et la néchama, ainsi que par le cœur et le corps de la personne, qui se renforcent tous dans la sainteté.
En conséquence, cette personne qui s’est repentie devient plus forte dans la sainteté et la pureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,6]

Les mitsvot

-> Selon le Zohar (vol.II,210b), les mitsvot qu’une personne accomplit tout au long de sa vie deviennent un vêtement pour son âme lorsqu’elle quitte ce monde ...
Si une personne faute, elle entache ce vêtement et celui-ci est déchiré en lambeaux.

Nous savons également que la Chékhina (présence Divine dans ce monde) se trouve au-dessus de la tête d’une personne (Zohar vol.III,187a), comme le dit le verset : "Ton front ne manquera jamais d’huile" (Kohélet 9,8).
[la lumière de la Chékhina au-dessus de la tête d’une personne nécessite une abondance spirituelle appelée "huile". Ainsi, une personne doit accomplir de nombreuses mitsvot afin de ne pas manquer d’huile au-dessus de sa tête (voir Binat ha'Hotam). ]

De plus, nous savons (Tikounim - tikoun 10) que tant qu’une personne s’accroche à ses mauvaises voies et reste impure, ses prières ne sont pas acceptées, et toute étude de la Torah ou toute mitsva qu’elle a pu réaliser alors qu’elle était mauvaise sont tous livrés aux forces de l’impureté, D. nous en préserve. (d'où l'importance de faire une téchouva sincère)
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,45-46 ]

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-> Lorsqu’une personne faute, cela laisse une marque sur elle, et cette marque se trouve sur la partie du corps qui a commis la faute, qu’il s’agisse de ses yeux, de son cœur ou de tout autre organe.
Une marque est également laissée sur le vêtement spirituel extérieur de son âme.
De plus, le rav 'Haïm Vital écrit que le nom d’une personne correspond à ce vêtement spirituel extérieur de son âme (Shaar haGuilgoulim - début de la hakdamah 1).
[...]

Lorsqu’une personne se repent pleinement (téchouva chéléma) et répare sérieusement tous les dommages qu’elle a causés, elle est dotée de pureté et de sainteté provenant des mondes spirituels supérieurs, ce qui la purifie complètement ... la marque de ma faute la quitte, et aucune trace de faute ne subsiste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,55-58 ]

Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

La prière est si puissante que l'unification des mondes supérieurs, et l'influence qui en découle et qui se répand sur les mondes inférieurs, s'opère principalement pendant la prière.
[...]

La prière s’élève vers le haut, unifie les mondes supérieurs et fait descendre l’abondance sur tous les mondes, du plus haut au plus bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,7-13]

Préserver notre brit

-> Si une personne a fauté avec sa brit mila, même si elle respecte tout le reste de la Torah, elle peine en vain, comme le dit le Zohar : Si une personne n’a pas de crainte [de la faute] concernant la brit, alors la crainte d'Hachem ne repose pas sur elle concernant quoi que ce soit qu’elle fasse.

Puisque le corps avec lequel elle accomplit les mitsvot est entaché, tout ce qu'elle fait avec est également entaché.

Nos Sages, à travers les générations, ont dit que la plupart des souffrances qu’endure un homme, qu’il s’agisse de la peste, de l’épée ou de la famine, résultent d’une souillure de la circoncision (la brit mila).
De plus, tant que sa brit est entachée, toutes les mitsvot et les bonnes actions qu’un homme accomplit iront toutes aux forces de l’impureté [et ajouteront à leur puissance], D. nous en préserve.
En outre, une personne qui entache la brit est considérée comme ayant falsifié le sceau du Roi des rois, comme le dit le verset : "Nous n’avons pas falsifié Ton alliance" (Téhilim 44,18) ...

[ rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Téchouva) affirme que : "La brit mila est le "yessod", le fondement de notre observance religieuse. En la protégeant, toute notre Torah et nos mitsvot s'élèvent." ]

Si une personne se réveille, se repent et réalise que ce mal lui est arrivé parce qu’il a entaché la brit, tout ira bien. Mais sinon, alors Hachem augmentera ses souffrances ...
La souffrance sera sept fois plus grande, car lorsqu’une personne entache la brit, elle entache "Bat Shéva" (littéralement, "fille de sept"), qui sont les sept sefirot constituant le Royaume des Cieux dans notre monde (Zohar - vol.III,115a).
Il est donc tout à fait approprié que l’affliction de cette personne soit multipliée par sept.

Puisque les souffrances résultaient du fait que cette personne a entaché sa brit, par conséquent, si elle souhaite se repentir, elle doit d’abord rectifier la souillure qu’elle a causé à sa brit. Ensuite, quoi qu’elle souhaite faire, Hachem l’aidera à réussir ...

La valeur numérique de : Avraham, Its'hak, Yaakov (אברהם יצחק יעקב) est de 638, la même que : brit Hachem (ברית יהוה, la brit et le Nom d'Hachem). Cela fait allusion au fait que le mérite de nos Patriarches se tiennent pour leurs descendants (les juifs) et expient tout dommage qu'ils ont causé à leur brit.

Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,14-16&18&25&42]

Humilité & mériter qu’Hachem soit une couronne

-> Rabbi Elazar rapporte que Rabbi Hanina dit : Hachem est destiné à être une couronne sur la tête de chaque juste, comme il est dit : "En ce jour-là, l’Éternel des armées sera une couronne de gloire et un diadème de beauté pour le reste de son peuple" (Yéhayahou 28,5).
Que signifie l’expression : "Une couronne de gloire et un diadème de beauté"?
Cela signifie : une couronne pour ceux qui accomplissent sa volonté et un diadème pour ceux qui attendent son salut.
On pourrait penser que cela s’applique à tous ceux qui appartiennent à ces catégories. C’est pourquoi le verset précise : "pour le reste de son peuple", ce qui signifie que Hachem sera une couronne et un diadème pour celui qui s’établit humblement se considérant comme un reste (il ne se comporte pas avec orgueil, arrogance).
[guémara Sanhédrin 111b]

-> Nos Sages expliquent qu’à l’avenir, Hachem sera une couronne sur la tête de ceux qui sont justes et humbles, car il n’y a pas de vertu plus grande que l’humilité.

Si une personne est humble, [comme] pressée et piétinée par tous, à l’avenir, Hachem sera une couronne pour elle (il ajoute comme condition le fait de respecter sa brit mila).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]