Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les conseils donnés par une personne à une autre contribuent à créer une union entre elles. Ils forment un lien entre le donneur et le receveur. Cette union ressemble, en un sens, à un mariage.
Les idées et les conseils que l'on donne à autrui grandissent, se développent et donnent naissance à une réalité. Si les conseils proviennent d'un racha manquant de vertus, rien de bon n'en découlera.
En revanche, les conseils que l'on reçoit des tsadikim sont la pure vérité. Le résultat final de leur conseil est toujours positif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 7,3 ]

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-> C'est pourquoi il est d'une importance capitale de se fier à des chefs spirituels intègres et authentiques. Les idées et les conseils que nous recevons d'eux mènent à la vérité et à la foi complète, parce que leurs conseils constituent la vérité pure et ultime. Même si nous n'arrivons pas à comprendre que ce qu'ils nous disent est vrai, le fait d'y croire grave la vérité en notre cœur.
Soutenue par notre désir d'accéder à la vérité, notre foi nous mènera en fin de compte sur le bon chemin.
[rav 'Haïm Kramer]

Le 9 Av = un moèd

-> Nous ne récitons pas de Ta'hanoun le 9 Av car c'est un jour dénommé : "moèd" (impliquant une notion de joie).
Le midrach (Bamidbar raba 13,5) dit que le 9 Av n'est pas un jour tragique et douloureux, mais plutôt un jour de joie, un jour où nous devrions être plein de joie.

Le terme "Moèd" signifie se réunir et se connecter. (ce sont des moments propices pour nous rapprocher et relier bien davantage avec Hachem).

-> Il existe des Moadim de proximité, tels que les trois fêtes (Shalosh Regalim), et il existe des Moadim d’éloignement, tels que Ticha BéAv.
Un Yom Tov est appelé "Moèd" en raison de la grande influence céleste qui s’exerce durant cette période.
Ticha Beav est également appelé "Moèd" en raison de la midat hadin qui prédomine à ce moment-là et du retrait de la proximité de la Chékhina. Nous nous réunissons avec Hachem en ce Moèd du 9 Av, mais pas dans un état de joie comme lors des autres Yamim Tovim ; nous sommes plutôt ensemble dans un état de tristesse. (
notre moyen de nous rapprocher, lier à Hachem est par les larmes, la tristesse, à la différence des autres fêtes où la joie est un élément indispensable [ex: zman sim'haténou] )
[rav Moché Shapira]

-> Le 9 Av est une célébration de la distance. Lorsque nous prenons conscience de notre éloignement avec Hachem et du fait que nous sommes nous-mêmes à l’origine de cet éloignement, cela nous réveille et nous rapproche d'Hachem.
[rav Wolbe - Alé Shour II, p.412]

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-> Si Ticha béAv est appelé "Moèd", ce n'est essentiellement pas parce que le machia'h naîtra ce jour-là (comme l'affirme le Eikha Zouta) et que nous tournons notre regard vers l’avenir, mais plutôt en raison de la destruction et du mal qui ont eu lieu à cette époque, et qui nous poussent à faire téchouva (revenir vers notre Source, notre papa Hachem).
[certes il y a eu une destruction, nous pleurons cette situation conscient de nos manquements, mais précisément de là nous construisons une relation de grande proximité avec Hachem (d'où l'appellation joyeuse du 9 Av comme Moèd). ]

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-> b'h, également : Le 9 Av = un jour de joie : https://todahm.com/2023/08/20/le-9-av-un-jour-de-joie

La méguilat Eikha (écrite par le prophète Yirmiyahou - Baba Batra 15a) fut rédigé afin que tous sachent que, tout comme les malédictions prophétisées par les prophètes se sont réalisées, il en sera de même pour toutes les paroles d'espoir et de rédemption.
[rav A. Cohen Tsédek 1:24]

-> La Torah est amour.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:226]

-> Le rav Arié Ben David commente :
La Torah n'est pas seulement l'histoire du peuple juif. Elle n'est pas seulement notre guide juridique, moral et spirituel. Elle est bien plus que tout cela.
La Torah est l'expression de l'amour d'Hachem pour nous. Un amour que nous transmettons ensuite aux autres et au monde entier.
La Torah doit nous faire se sentir aimés, [et pas par n'importe qui : ] nous sommes les bien-aimés d'Hachem.

Notez les bienfaits (petits comme grands) qu'Hachem vous accorde.
Lorsque vous récitez la bénédiction de Modim dans la Amida, pensez-y et remerciez Hachem pour chacun d'eux.
C'est une ségoula éprouvée et authentique pour se libérer de l'inquiétude.
[rav Shlomo Zalman Auerbach ]

La taille d’Israël ne sera dévoilée qu’après la venue du machia’h

-> Le midrach (Dévarim raba 4,11) commente l’expression "ki yar'hiv Hachem Elokékha" (quand Hachem élargira tes frontières" (Réé 12,20) :
Rabbi Its'hak dit que lorsqu’un rouleau est enroulé, on ne sait ni quelle est sa longueur ni quelle est sa largeur, mais lorsqu’il est déroulé et ouvert, on découvre alors son étendue.
De même, la terre d’Israël est principalement constituée de montagnes et de collines (voir Ekev 11,11).
Lorsque Hachem l’aura aplanie (c’est-à-dire nivelée) à l’époque du machia'h (voir Yéchayahou 40,4), on connaîtra alors la véritable étendue de la terre d’Israël.

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-> La terre d'Israël est unique, tant d'un point de vue matériel que spirituel.
La guémara (Kétoubot 112a) rapporte que certaines villes d'Israël avaient une population extrêmement nombreuse. Nos Sages s'interrogent en soulignant que la taille de ces villes était relativement petite et qu'ils se demandaient comment elles pouvaient accueillir un si grand nombre d'habitants.
La guémara répond que la terre d'Israël est appelée la terre des cerfs.
Quelle est la particularité du cerf pour qu'il soit comparé à la terre d'Israël?

Tout comme la peau du cerf s'étire au-delà de sa taille réelle pour s'adapter à son corps, il en va de même pour la terre d'Israël. Lorsque les juifs y vivaient, elle était spacieuse et pouvait accueillir un grand nombre de personnes, et lorsque nous avons été exilés, elle s'est contractée et sa nouvelle taille ne pouvait abriter qu'une population beaucoup plus réduite.
Physiquement, la Terre d'Israël est exceptionnelle en ce qu'elle est capable de s'étendre et de se contracter.

D'un point de vue spirituel, le caractère unique de la terre d'Israël réside dans le fait qu'en plus de la terre physique, matérielle (ce que nous voyons), il existe une terre d'Israël spirituelle, céleste.
Et lorsque la guémara parle d'un grand nombre de personnes vivant dans un espace très restreint, elle fait référence à la terre d'Israël au Ciel.
Ainsi, lorsque nous parlons de la terre d'Israël, nous parlons en réalité de deux terres : une terre physique et une terre spirituelle.
[puisque la venue du machia'h impliquera un dévoilement d'Hachem (du divin), il y aura ainsi un dévoilement de ces 2 réalités d'Israël. Ce n'est qu'alors qu'on pourra mesurer sa grandeur non seulement physique, mais surtout spirituelle. ]
[ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonathan ]

Lorsque le rav Avraham Kook prononçait les mots "le peuple juif" (ou bien : Knesset Israel ; Klal Israël), tout son être s’animait.
C’était comme si le rav Kook avait mis toute son essence et tous les désirs de son âme dans ces mots.
[rapporté par le rav Hutner ]

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-> "L’amour inconditionnel que nous portons à la nation [juive], à la mère de notre peuple, ne peut diminuer pour aucune raison ni à cause d’aucune imperfection dans le monde.
"Hachem ne voit pas le mal en Yaakov ; Hachem n’a pas vu de perversité en Israël. Hachem, son D., est avec le peuple juif, et il bénéficie de l’amitié du Roi" (Balak 23,21).

Nous venons avec un amour loyal et un profond respect. Nous venons avec le plus grand dévouement, l’esprit et l’âme chaleureux. C’est précisément dans cet élan que nous appelons la nation à faire téchouva, à revenir à la Torah et à accomplir les mitsvot. C’est précisément dans cet élan que nous appelons la nation à revenir à une vie de sainteté, de foi, à l’héritage de nos ancêtres et à notre tradition ancestrale.
Et c’est précisément animés par cette motivation que nous appelons la nation à revenir à la lumière d'Hachem. En effet, Hachem établit Sa présence sur Son peuple et sur Sa terre pour toujours et à jamais, par Sa puissance.

Nous devons nous éloigner de toute rancœur. Nous devons nous élever au-dessus de toute pensée et de tout sentiment mesquins. Nous devons nous élever au-dessus de toute haine et de toute frustration.
Au contraire, nous devons nous ouvrir à un amour palpitant, enraciné dans sa source la plus pure."
[rav Avraham Kook - Eretz 'Hemda - p.59 ]

-> On demanda un jour au rav Avraham Kook d’arbitrer un différend dans la colonie de Richon LeTzion.
En chemin, il dit à celui qui l’accompagnait, un parent du rav Moché Leib Shapiro : "Je serais prêt à embrasser chaque pierre de cette Terre [d'Israël]. J’embrasserais même l’âne que nous venons de croiser."
[Sim'ha Raz - an Angel Among Men - p.272 ]

-> Un jour, le rav Avraham Kook se rendait à Tel-Aviv accompagné de quelques gardes du corps lorsque leur voiture eut un problème de moteur. Contraints de se garer et de s’arrêter un moment, tous les passagers se dispersèrent dans différentes directions pour trouver de quoi passer le temps. Le rav Kook disparut lui aussi.
Au bout d’un moment, les gardes du corps du rav Kook décidèrent de partir à sa recherche. Ils le trouvèrent non loin de là, allongé de tout son long sur le sol, murmurant ces mots : "Ma patrie! Ma terre! Ô sol sacré de la terre d’Israël."
Lorsque le rav Kook se releva, il dit aux personnes qui s’étaient rassemblées autour de lui : "Quand ai-je d’autre l’occasion de parler à notre patrie qui aspire à ce que ses enfants reviennent entre ses frontières?"
[Sim'ha Raz - an Angel Among Men - p.273 ]

-> On peut rapporter à ce sujet la guémara (Kétoubot 112a-b) :
"Rabbi Abba embrassait les rochers d'Akko ...
Rabbi 'Hiya fils de Gamda se roulerait dans la poussière [de la terre d'Israël], car il est dit : "Tes serviteurs ont désiré ses pierres et favorisé sa poussière" (Téhilim 102,15)."

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-> Lorsque le rav Avraham Kook revint en Israël après son séjour aux États-Unis, il fit remarquer la grandeur des montagnes : "Il est vrai qu’en Amérique, j’ai vu de grandes et puissantes montagnes, créations de Dieu, Maître de toutes les terres. Cependant, ces montagnes-là ne nous parlaient pas de la même manière que ces montagnes saintes nous parlent ici. Ces montagnes nous parlent dans un langage clair."
[Si'hot haRaaya - p.254]

Une personne n'est pas ce qu'elle sait.
Une personne n'est pas ce qu'elle fait.
Une personne est ce à quoi elle aspire.
[rabbi Na'hman de Breslev ]

"Etre juif, consiste à s'élever sans cesse, à atteindre des niveaux toujours plus élevés!
Quiconque désire être un bon juif ne peut le faire que par le mérite de la Terre Sainte (d'Israël).
Y accéder est le fruit d'un dur combat. Mais, quand un individu mérite d'arriver en Terre Sainte, on reconnaît sa vaillance, car il a gagné la bataille"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 20, fin ]

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Rabbi Na'hman de Breslev fit remarquer une fois : "Les gens m'ont souvent dit que selon les descriptions que l'on donne de la Terre Sainte dans les enseignements traditionnels, la présentant comme quelque chose de tellement sacré, ils ne pouvaient pas concevoir qu'elle pût faire partie de ce monde". (Likouté Moharan II, 116)