Aux délices de la Torah

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La lecture du Shéma

+ La kriat Shéma :

-> La lecture du Shéma Israël est une mitsva de la Torah (déOraïta) qui revêt une importance particulière en temps de guerre, puisque la guémara (Sota 42a) dit : "Même si vous n'avez fait que la mitsva de réciter le Shéma le matin et le soir, vous ne serez pas livrés aux mains de vos ennemis".

L'une des raisons en est qu'en récitant la kriat Shéma, nous intériorisons l'unité et l'omnipotence d'Hachem, et nous renforçons notre conviction qu'il n'y a pas d'autre pouvoir ou force dans le monde.
Lorsque les juifs ressentent vraiment cela, la nation est effectivement invincible.
[le Maharal (Gour Aryé - Choftim 20,3) enseigne de même. ]

C'est en raison de l'importance particulière de la mitsva de la kriat Shéma que le Shass (les traités du talmud/michna) commence par elle. En récitant le Shéma dans le temps halakhiquement fixé et avec une grande concentration, ce qui nous permet d'intérioriser les messages transmis par le premier verset de la kriat Shéma, nous pouvons écarter tout danger (au niveau personnel comme collectif).
[rav Moché Sternbuch]

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-> "Le mérite de réciter la Kriyat Shéma le matin et le soir nous sauve de l'ayin ara".
[rav 'Haïm Palagi - séfer Néfech 'Haïm ]

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-> L'âme [d'un juif] s'élève chaque nuit, bien que tout le monde n'ait pas le mérite de s'élever et de contempler le visage du Roi.
Ce privilège n'est accordé qu'aux personnes qui se préservent de la faute pendant la journée (où à défaut qui aura fait téchouva dessus), récitent les trois prières quotidiennes comme il se doit et ne s'endorment pas sans réciter le Shéma du coucher, qui consiste notamment à confesser ses fautes et à remettre son âme entre les mains d'Hachem.
De plus, lorsqu’une personne récite le Shéma, elle consacre entièrement sa vie à sanctifier le Nom d'Hachem. Ce n’est qu’alors qu’une personne mérite que son âme s’élève vers le haut.
[...]

Le Arizal (Shaar HaKavanot 20a) écrit que grâce à la récitation du Shéma, une personne perfectionne la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) et lui permet de s’unir [aux autres Noms d'Hachem].
La récitation du Shéma du matin est responsable de l’union qui a lieu pendant les prières du matin et de l’après-midi. La récitation du Shéma du coucher est responsable de l’union qui a lieu du minuit (juif) jusqu’au matin.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

La profanation du Shabbat est plus grave que la profanation de Yom Kippour.
[rav Moché Sternbuch]

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-> En période de guerre où l'on a besoin de davantage de protection d'Hachem, le 'Hazon Ich disait : "Ils ont peur des bombes, mais moi j'ai surtout peur de la profanation du Shabbath, qui est à l'origine des bombes".

Quiconque place [directement] sa confiance dans une personne, une force ou une création d'Hachem, plutôt que dans Hachem lui-même (autrui n'étant qu'un intermédiaire), pour sa sécurité personnelle ou pour tout autre aspect de sa vie, est coupable d'un certain degré d'avoda zara (idolâtrie).
[rav Moché Sternbuch]

La guéoula dépend de la [sainteté de la] brit mila ... vous devez comprendre le pouvoir inhérent à la brit mila, car c'est la voie vers toutes les rédemptions (personnelles et collectives).
[rav Yossef Gikatilla - Chaaré Tsédek p.13b]

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-> Le test le dernier et le plus important de la fin de l'exil se situe dans le domaine de l'immoralité (pritsout).
Le renforcement de la sainteté de l'alliance de la brit nous donne la possibilité d'affaiblir le pouvoir des descendants de Yichmaël, et même si d'autres nations se joignent à eux pour nous faire la guerre, nous serons en mesure de l'emporter sur eux ...

Quiconque saisit l'occasion qui se présente à notre époque pour combattre ce yétser ara bénéficiera d'une aide divine spéciale pour le vaincre, car lorsque l'impureté augmente, la sainteté acquiert un potentiel correspondant pour augmenter également, comme il est dit "D. a fait l'un correspondant à l'autre" (Kohélet 7,14).

Par conséquent, notre obligation à l'heure actuelle est d'augmenter le côté de la sainteté (kédoucha) ...
Si nous surmontons cette dernière épreuve d'immoralité avant l'arrivée du machia'h, nous assisterons rapidement à des merveilles à notre époque.
[rav Moché Sternbuch]

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+ Pureté familiale :

-> Le 'Hafets 'Haïm écrit : "Il faut réaliser ce qui est dit dans le Zohar (Chémot II,3a) que la faute de la Nidda fait que la gloire d'Hachem est retirée de la nation juive, et que les gens crient à Hachem à cause de leurs problèmes, et ils ne sont pas exaucés (parce que tous les membres de la nation juive sont responsables les uns des autres)".

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-> L'alliance sacrée de la brit mila protège une personne, et il n'y a aucun mal au monde qui puisse arriver à celui qui l'observe. [Zohar II,3b]

Ani lédodi, védodi li

+ Ani lédodi, védodi li :

-> Nos Sages (Aboudraham - Téfilot Roch Hachana) nous enseignent que le mot par Elloul renvoie à "ani lédodi védodi li" (Chir haChirim 6,3), qui signifie "Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi", décrivant notre relation avec Hachem.
Cependant, le rabbin Ephraïm Wachsman s'interroge : Ne semble-t-il pas y avoir un mot manquant ici Que suis-je pour mon bien-aimé? Ne devrait-on pas dire : "Je me consacre à mon Bien-aimé"? "Je suis dévoué à mon Bien-aimé", ou "Je suis le serviteur de mon Bien-aimé", ou "J'aime mon Bien-aimé"?

Le rav explique que "ani lédodi" signifie : Tout ce que je suis, mon existence entière, est pour mon Bien-aimé. Il ne peut y avoir de mot entre 'ani' (je), et 'dodi' (à mon Bien-aimé), car cela impliquerait que j'ai ma propre existence et que je donne quelque chose de moi à Hachem.
Je suis tout entier à Hachem : mes talents, mes capacités, tout.

C'est ainsi que nous sommes censés vivre notre vie, en utilisant toutes nos forces au service d'Hachem. Comment y parvenir?
Le verset continue : "védodi li" (mon Bien-Aimé est à moi), ce qui signifie qu'Hachem, avec tout ce qu'Il est, englobant les milliards de galaxies et les mondes supérieurs (et nous ne connaissons qu'une infime partie de Sa grandeur!), tout de Lui est "li", à moi, sans aucune séparation.
Hachem fait tout pour nous ; même ce que nous Lui donnons, le "ani lédodi" est aussi "dodi li".
Cela nous est rendu en retour. Tous nos accomplissements spirituels et notre service pour Lui nous profitent. Hachem veut seulement que nous soyons ensemble avec Lui pour toute l'éternité.

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-> Le mois d'Elloul est illustré par le verset : "ani lédodi, védodi li" (Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi).
Ce verset illustre le grand amour entre nous et Hachem : Il est notre Bien-aimé et Il nous aime au-delà de toute imagination.
Et si nous sommes "lédodi" = si nous revenons à Lui et disons : "Nous voulons être proches de Toi, Hachem, nous voulons Te servir du mieux que nous pouvons", alors "dodi li" = Hachem nous élèvera et nous rapprochera de Lui.
Si nous voulons que notre vie tourne autour de Toi (que le 'ani' soit directement lié au 'dodi'), alors si nous avons cette volonté de : "Hachem, je veux être près de Toi. Je T'aime ...", alors nous recevrons l'aide Divine dont nous avons besoin et nous en ferons l'expérience de "dodi li" Hachem nous élèvera pour être tout proche, à côté de Lui.
[rav David Ashear ]

Notre tâche consiste à réaliser que l'amour d'Hachem pour chaque membre de Sa nation dépasse tout ce que nous sommes capables d'imaginer, et que le seul but de toute souffrance est de servir de réveil pour se repentir et se rapprocher de Lui, de la même manière qu'un père aimant afflige son fils uniquement pour le bénéfice de ce dernier.
[rav Moché Sternbuch]

Chaque fois qu'un danger menace le peuple juif en terre d'Israël, cela signifie automatiquement que toute la diaspora est en danger, surtout si l'on tient compte du fait que les juifs en dehors d'Israël n'ont pas le mérite de la terre d'Israël.
[rav Moché Sternbuch]

Un funambule doit faire preuve d'une concentration absolue sur le fil ; toute distraction le ferait tomber.
De même, plus une personne se concentre sur Hachem, moins elle risque de tomber dans la faute.
[ rav Bentsion Abba Shaül ]

L'une des questions que l'on pose à une personne lors du jugement ultime après sa mort est la suivante : "As-tu traité les autres comme un roi, avec d'une manière agréable et calme?"
[Massé'het 'Hibout haKever ]

Il faut savoir que notre prière est acceptée en fonction du degré de concentration avec lequel elle est dite.
[Aboudraham]

[Hachem ne nous demande pas l'impossible. Ainsi, la puissance de notre prière dépend du ratio : la kavana que j'ai / la kavana que je pourrais avoir actuellement ]