Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Une personne n'est pas ce qu'elle sait.
Une personne n'est pas ce qu'elle fait.
Une personne est ce à quoi elle aspire.
[rabbi Na'hman de Breslev ]

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=> Jusqu'à Roch Hachana, on doit renforcer au maximum notre désir du cœur, notre aspiration sincère : dans ma vie, c'est que Toi, papa Hachem, que je veux à la folie de la folie!

Le combat contre nos mauvaises pensées

Lorsqu'on se trouve confronté au mal ou assailli par des pensées troublantes et qu'on arrive à les dominer, Hachem y prend un immense plaisir.
Ces efforts sont très précieux à Ses yeux. On peut comparer cela aux compétitions sportives qui avaient lieu dans les stades pour divertir le roi. Le souverain et sa suite observaient avec passion ces batailles entre bêtes et prenaient grand plaisir à la victoire du vainqueur.
Il en est de même pour nos pensées. Nos mauvaises pensées, nos pensées confuses sont comparées aux bêtes impures, et nos bonnes pensées aux animaux purs.
Les "bêtes" de notre esprit sont appelées à combattre, et Hachem se délecte de notre victoire contre les impuretés.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 233 ]

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-> "Nous devons constamment consacrer nos efforts à combattre le mal et les mauvaises pensées qui assaillent l'esprit, toujours, sans cesse. La conscience d'une personne s'éveille pour attaquer les forces du subconscient. Il ne suffit pas de remuer la tête pour s'en débarrasser. Nous devons nous opposer à elles, leur livrer bataille : il faudrait pour créer une diversion, entretenir d'autres pensées, comme on change de front dans une bataille.
Nous pouvons ainsi vaincre l'obscurité qui nous mène aux passions et aux désirs".
[Likouté Moharan I, 72 ]

-> "Contrôler l'esprit est aussi facile que conduire un cheval on n'a qu'à bien tenir les rênes"
[Likouté Moharan II, 50 ]

-> "Il est impossible que deux pensées occupent l'esprit en même temps. Il est facile de repousser les mauvaises pensées si on le désire. Tout ce que nous devons faire, c'est distraire notre esprit, vers la Torah, la prière, les affaires, ou tout ce qui est permis. Les mauvaises pensées finiront par disparaître."
[Likouté Moharan II, 233 ]

-> Mais ne sommes-nous pas capables d'entretenir à la fois un certain nombre de pensées? Certes, mais si quelques unes peuvent effleurer l'esprit en même temps, seule une peut y demeurer.
Rabbi Na'hman faisait une fois remarquer que le penchant au mal (yétser ara) est un personnage très sournois. Si nous le laissons pénétrer dans notre esprit, il en prend possession, il le conquiert. Si nous le repoussons, il s'en va ... pour revenir plus tard. Nous devons continuer à lutter contre lui et ne pas céder. Il finira bien par s'en aller pour ne plus revenir. (Likouté Moharan II, 51).
[les pensées entrent et sortent rapidemen, très rapidement. Si on leur accorde du crédit, elles demeurent ; mais si on ne leur prête aucune valeur, on arrivera à les chasser. ]

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-> Rabbi Nathan de Breslev écrit :
"La "bataille de l'esprit" peut être comparée à la bataille que durent mener les juifs contre Amalek qui "surprit les Bné Israël chemin faisant et se jeta sur tous les traînards par derrière" (Ki Tétsé 25,17-19).
"Amalek" s'infiltre également dans notre esprit, y sème l'athéisme, l'immoralité, ...
La Torah ordonne par conséquent à chaque juif de se remémorer la bataille d'Amalek et de ne jamais l'oublier.

De plus, Amalek (עמלק) a la même valeur numérique que safek (le doute - ספק), 240.
Tous les doutes qui assaillent notre esprit, toutes les incertitudes quant à la conduite de notre vie, et en particulier notre service divin, proviennent de cet "Amalek".
Nous devons déployer des efforts constants pour maîtriser nos pensées. Quand de tels doutes existent, nous devons déverser notre cœur devant Hachem, L'implorant d'engager Lui-même la bataille contre "Amalek" et de le détruire (Béchala'h 17,16 - Rachi)."
[ Likouté Halakhot - Min'ha 7,19,30 ]

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-> "Quand Hachem décida de créer le monde, Il se "rétrécit", si on peut ainsi s'exprimer, et créa l'Espace Vacant [Hachem se trouvant partout, et il n'y aait pas de place pour la Création].
A l'intérieur de cet Espace Vacant, Il dessina et créa l'univers. Toute la Création était destinée à l'homme afin qu'il pût choisir entre le bien (la lumière) et le mal (les Ténèbres, l'Obscurité). De la sorte, le Royaume d'Hachem put être révélé à tous".
[Ets 'Haïm 1]

-> Rabbi Na'hman enseigne (Likouté Moharan I, 49,1):
"L'homme est le microcosme de la Création elle-même ; l'esprit et le cœur de l'homme sont la source de toutes ses pensées et de toutes les actions qu'il entend accomplir.
Dans ce sens, son esprit, étant la source de ses idées et de ses objectifs, ressemble à l'Espace Vacant. Ces pensées conduisent les idées au cœur (siège de l'émotivité), qui, à son tour, transmet des ordres au corps.
Ainsi, pour accomplir de bonnes actions, on doit avoir un cœur pur, et pour avoir un cœur pur, on doit entretenir des pensées pures.
Et si, en entretenant de mauvaises pensées, l'homme crée littéralement le mal en lui, le fait d'en entretenir de bonnes engendre une "bonne création".
Dans le cœur propre et pur qu'il a créé, la Divinité peut lui être révélée et son cœur brûle du désir ardent de servir Dieu. La tâche de l'homme consiste à contrôler ce désir brûlant et à l'utiliser pour l'accomplissement des préceptes divins, selon ses capacités, sans s'élever trop haut pour son bien."

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Min'ha 7,2) écrit :
"La bataille entre les bonnes pensées et les mauvaises constitue le but essentiel de la Création.
Les pensées troubles qui agitent notre esprit correspondent à la désolation et au chaos qu'Hachem créa au commencement. Il nous incombe de vaincre ces mauvaises pensées, et nous le pouvons : en entretenant des pensées positives, en nous concentrant sur de bonnes pensées, et en pensant constamment à divers moyens de nous rapprocher d'Hachem.
Par ce processus, nous recréons, dans un certain sens, la Création. Chacun d'entre nous peut vraiment le faire, chaque jour; chacun d'entre nous est en mesure de créer de nouveaux mondes.
Chaque jour est unique. Il a quelque chose de nouveau, de différent qui n'a jamais existé auparavant. Ainsi, chaque jour, nous devons entretenir de nouvelles pensées, chercher de nouvelles idées pour nous rapprocher d'Hachem.

Et souvenons-nous : si nous sommes assaillis par de mauvaises pensées, nous avons le pouvoir de les vaincre, même si nous avons jusque là essayé en vain de le faire. Car chaque jour est une nouvelle création, et engendre avec lui le concept de renouveau. Repartons toujours du début. Si nous rencontrons des difficultés et des obstacles interminables, qui semblent s'opposer aux pensées positives que nous voulons entretenir, crions vers Hachem pour qu'Il nous aide. Implorons Hachem, supplions-Le de Se révéler à nous et de nous guider sur la bonne voie ...

Cela nous enseigne que, malgré les choses que nous ne pouvons comprendre et qui resteront à jamais paradoxales, nous devons nous renforcer chaque jour de notre vie pour entretenir de bonnes pensées.
Nous présentons assurément assez d'intérêt aux yeux d'Hachem pour être considérés comme des mini-créateurs. Chacun d'entre nous possède ce pouvoir de création.
Nos pensées, nos désirs, créent le Jour ; ils créent le bien qui existe dans ce monde."

La joie

-> "Servez Hachem avec joie" (Téhilim 100,2)

-> "C'est une grande mitsva d'être toujours heureux. Donnez-vous la force de chasser toute déprime et toute tristesse. Tout le monde a beaucoup de problèmes et la nature humaine a tendance à être attirée par la tristesse.
Pour échapper à ces difficultés, apportez sans cesse de la joie dans votre vie, même si vous devez pour cela recourir à la fantaisie (à des actes en apparence stupide, sot)."
[rabbi na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 24 ]

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-> "La lumière de l'Infini brille d'un éclat incomparable et arrive dans ce monde après avoir traversé tous les mondes supérieurs, et la seule façon de la percevoir est d'accomplir les préceptes divins avec joie"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 24,2 ]

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Hodaa 6) écrit :
"On devrait être persuadé que l'enseignement de Rabbi Na'hman, qui préconise un accès aux niveaux spirituels les plus élevés, à la lumière de l'Infini, s'applique à tout juif qui accomplit les préceptes divins avec joie.
La Torah ne fut pas donnée aux anges : c'est à nous qu'elle a été donnée, nous, hommes faits de chair et de sang. Cependant, nous pouvons accéder aux niveaux les plus élevés, simplement en étant joyeux."

-> Le Zohar enseigne réciproquement que quand nous sommes heureux, nous contribuons à baigner tous les univers de joie et de lumière.

-> "Quiconque est toujours heureux réussit" (séfer haMidot - Joie).

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+ Se réjouir d'être juif(ve) :

-> "L'une des raisons qui nous éloignent d'Hachem est notre inaptitude à nous concentrer sur nos objectifs. La sérénité et la tranquillité d'esprit nous permettent de penser avec clarté ; cependant, cette sérénité ne peut s'obtenir sans la joie.
Tout comme l'exil, la tristesse et la mélancolie égarent l'esprit ; mais la joie mène à la liberté, comme il est écrit : "C'est avec joie que vous sortirez [de l'exil]" (Yéchayahou 55,12).
La joie nous permet de guider notre esprit, de choisir librement notre direction et d'empêcher l'égarement de nos pensées.
Mais comment connaître la joie?
Nous pouvons cultiver la joie et le bonheur en découvrant nos qualités (celles qui nous rendent fiers de nous).
Même si nous ne parvenons pas à trouver quoi que ce soit de bon en nous-mêmes, nous avons tout de même de quoi être heureux : "Je suis juif!".
[Likouté Moharan II, 10 ]

-> Parfois, de jeunes ba'hourim venaient voir Rav Aharon Leib Steinman pour se plaindre de ne pas trouver d’épanouissement dans leur vie, et de ne pas ressentir de joie ni de satisfaction dans les mitsvot qu’ils accomplissaient.
Le rav Steinman leur disait : "Concentrez-vous simplement sur le fait que vous faites partie de la nation juive, que Hachem a choisie comme Son peuple élu et à laquelle Il a donné Sa Torah. Cela en soi est le plus grand privilège!"

-> Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

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-> Rabbi Na'hman enseigne que tristesse et inertie sont synonymes. Elles mènent toutes deux à la colère, à un manque de tolérance et sont la cause principale de l'échec de l'homme (Likouté Moharan I, 155).

-> "La tristesse est la morsure du serpent." (Likouté Moharan I, 189).

-> "La joie ouvre le cœur ...
La joie augmente les possibilités de compréhension" (séfer haMidot - Joie).

-> "La joie est le plus difficile des niveaux que nous pouvons atteindre. (Si'hot haRan 20).

-> "Cultivez la joie réelle est ce qu'il y a de plus difficile. On doit s'efforcer d'être constamment joyeux" (Likouté Etsot - la joie).

-> Lorsque les choses paraissent obscures et difficiles, rabbi Na'hman enseignent l'idée que "les beaux jours" reviendront (Likouté Moharan I, 222).
Par ailleurs, il enseigne que même à l'intérieur d'un problème, on peut toujours trouver une "raison" d'être joyeux. (Likouté Moharan I, 195)
[nos problèmes prennent l'importance, la gravité qu'on veut bien leur accorder. Dans la vie, on passe tous par des phases de beaux et de mauvais temps, mais l'état d'esprit qu'on aura dépend de nous. ]

-> "Comment pouvez-vous être heureux avec tant de problèmes et de difficultés?" demanda un jour quelqu'un à Rabbi Na'hman.
Il répondit : "En empruntant du bonheur!" (Sia'h Sarfé Kodech I,736).

-> Rabbi Na'hman parle de la danse et des applaudissements, qui ont le pouvoir de rendre heureux et de diminuer les pensées négatives qui affectent l'homme. (Likouté Moharan I, 169)

L’orgueil (selon le rav Kook)

+ Manque d'estime de soi :

-> "Moins on a confiance en soi, plus on recherche la reconnaissance extérieure. Ce n’est que lorsque l’on se sent petit au fond de soi que l’on aspire à être admiré et loué par les autres, tant pour ce que l’on possède que pour ce que l’on n’a pas.
C’est pourquoi il est de notre responsabilité de renforcer notre estime de soi.
En conséquence de cela, notre langage et nos relations envers nous-mêmes et les autres s’ajusteront de manière appropriée.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - Kavod 4 ]

-> Des traits de caractère diamétralement opposés s’entremêlent lorsque l'orgueil atteint son paroxysme et que l’on se croit parvenu à la perfection ultime. On ne ressent plus le besoin de chercher ni de tendre vers une plus grande excellence. Cela conduit l’âme, dont la nature est de toujours rechercher sa véritable valeur, à se sentir vide et sans valeur.
À cause du poison de l'orgueil, on est dépourvu de cette valeur qu’est la quête de croissance, et par conséquent, la vie perd son sens. Afin de combler ce grand vide, on commence à rechercher l’approbation des autres.
Ainsi, le sentiment exagéré de sa propre grandeur conduit en réalité à une faible estime de soi. On choisit d’être asservi aux réactions de son entourage et on ira jusqu’à prendre des mesures extrêmes pour plaire aux autres.

Mais cet effort ne nous vaudra qu’une approbation superficielle de la part des autres, et il ne faudra pas longtemps avant que même cet effet ne s’estompe complètement, à moins que le désir de gagner l’approbation des autres ne s’intériorise au point que la personne perde entièrement son sens de l’identité, et avec lui, tout sentiment d’estime de soi.
[Ein Aya - Shabbat 2, p.90 ]

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+ Un amour de soi sacré :

-> L'amour que l'on porte à soi-même peut s'exprimer de manière grossière et se corrompre, incitant à commettre des actes malveillants et engendrant de mauvais traits de caractère. Plus les talents et les capacités d'une personne sont grands, plus cette autodestruction entraînera la destruction du monde.
D'un autre côté, l'amour de soi peut être sacré (saint) et idéal. Tout dépend de la mesure dans laquelle on perfectionne son esprit, ses sentiments et ses actions. Car lorsque l’on s’améliore et que notre bon côté grandit jusqu’à remplir tout notre être, notre regard sur la réalité s’illumine de joie, car nous contemplons la valeur intérieure de toutes choses.
Et la réalité est véritablement bonne lorsque la personne qui la contemple, la vit et agit en son sein est bonne.
[Shmoné Kévatsim 1:115 ]

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+ Une fierté sainte :

-> Il faut analyser les sentiments de fierté qui existent au plus profond de notre âme et apprendre à faire la distinction entre l'orgueil, qui ruine notre relation avec nous-mêmes ainsi qu’avec Hachem, et la confiance en soi, qui élargit notre esprit et nous rappelle notre importance spirituelle.
Il arrive souvent que notre cœur soit submergé par une confiance qui, à première vue, ressemble à de l’orgueil. Pourtant, en examinant ce sentiment, on s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une âme remplie d’assurance divine.
(ex: fierté d'avoir une partie divine en nous, d'être juif, un enfant chéri d'Hachem ; ou bien d'avoir de super qualités provenant d'Hachem qu'on pourra exploiter en Son honneur)

Si l’on tente de prendre ses distances par rapport à cette "orgueil", non seulement on ne fait rien pour son âme, mais on paralyse également toutes ses forces spirituelles.
Cela mènera à la tristesse, et l’on croira que cette tristesse est une proximité avec Hachem alors qu’il s’agit en réalité d’un éloignement ultime de Lui.
[Maamaré haRéiya - Gaava 7 ]

-> Lorsque l’on se sent tellement accablé qu’on ne peut même pas faire le plus petit pas vers la croissance (spirituelle), il est nécessaire de se relever grâce à la qualité de la fierté sainte.
Il faut se considérer d’une manière entièrement positive et trouver les qualités au cœur de tous ses défauts. Car lorsque l’on se concentre sur la recherche de ses qualités, ses erreurs se transforment immédiatement en bien.
En effet, on commence à découvrir tant de qualités en soi que l’on en est comblé de joie, et chaque jour verra se multiplier ses actions positives.
[Maamaré haRéiya - Gaava 26 ]

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+ Se méfier de la fausse humilité :

-> Il arrive parfois qu’une personne devienne extrêmement sûre d’elle sous l’effet d’un élan de fierté (orgueil) sacrée. C’est à ce moment-là qu’elle se trouve au niveau du Saint des Saints et prononce des paroles de feu. Dans cet état, elle se met en colère contre tout esprit mesquin qui tente de lui insuffler une fausse humilité. Car en vérité, cette assurance est empreinte d’une humilité mêlée de force, de bonheur et d’un amour qui pousse à voir chacun réussir.
[Maamaré haRéiya - Gaava 27 ]

-> b'h, l'humilité (selon le rav Kook) : https://todahm.com/2016/08/11/lhumilite-selon-le-rav-kook

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+ L'orgueil détruit le désir de s’améliorer :

-> L'orgueil endort la volonté d’une personne. Et lorsque la volonté est faible, aucune qualité potentielle (en nous) ne peut se concrétiser (se traduire dans la réalité). [notre autosatisfaction peut nous anesthésier spirituelle, nous autosuffire de notre niveau actuel ]
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - Gaava 7 ]

-> Lorsque l’on ignore la négativité qui est en soi, que l’on ne se concentre pas sur le fait de s'améliorer, que l’on ne reconnaît pas la laideur de cette négativité, et que l’on se croit ensuite vertueux ... voilà l’essence même de l’orgueil.
En revanche, lorsqu’une personne s’efforce à tout moment de s’améliorer, pour transformer le mal en bien, l’amer en doux, les ténèbres en lumière ; pour ressentir avec honnêteté la douleur spirituelle qui l’habite ; pour prendre conscience de ses propres imperfections, alors une telle personne est considérée comme un maître de l’introspection.
[Shiv'hé haRéiya - 6:254 ]

"On doit savoir qu'on peut trouver Hachem dans l'obscurité elle-même.
"Le peuple resta éloigné, tandis que Moché s'approcha du brouillard où était Hachem" (Yitro 20,17)
Moché excellait précisément parce qu'il s'approchait du brouillard, de l'inconnu, de l'incertitude et de la confusion. Il savait qu'il trouverait Hachem. Il savait que même dans l'obscurité, il trouverait la Lumière d'Hachem, qui illuminerait son chemin.
Il ne cessa jamais de chercher, ne recula pas un instant. Par conséquent, il s'éleva par au-dessus des plus grands Tsadikim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 115]

=> Tout comme Moché qui put trouver la Lumière dans l'obscurité elle-même, nous devons aussi, aux moments les plus sombres de notre vie, fortifier notre foi, afin de trouver à notre tour, la Lumière, c'est-à-dire Hachem Lui-Même.

"Même si un juif s'éloigne d'Hachem, Hachem le baigne de Sa lumière afin de le rapprocher de Lui.

Qu'arrive-t-il si un juif se "rapproche" de Lui pendant quelques jours seulement et puis rechute?
Ces quelques jours demeurent malgré tout très précieux aux yeux d'Hachem."
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arvit 4,34]

Chacune des mitsvot qu'une personne accomplit monte toute parée de sa beauté spirituelle devant Hachem et s'exclame : "J'ai été faire de telle façon et un tel m'a accomplie!"
Cette mitsva apporte la paix dans les mondes Supérieur et inférieur.
[guémara Sotah 3b ; Zohar III, 118a ]

Dans la mesure avec laquelle nous ne supportons pas l'atmosphère qui règne en dehors d'Israël, dans la mesure avec laquelle nous ressentons l'esprit d'impureté sur une terre impure (celles hors d'Israël), c'est dans cette mesure que nous avons assimilé la sainteté de la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Orot - Eretz Israel 6 ]

Tsédaka & les juifs = les gardiens de la « trésorerie » divine

-> "Il n'y aura pas d'indigent chez toi" (Réé 15,4).
-> "Il y aura toujours des nécessiteux parmi vous" (Réé 15,11).

-> Commentant cette contradiction, Rachi (Réé 15,4) explique : "lorsque vous exécutez la volonté de Hachem, il y a des pauvres chez les autres et pas chez vous, et que, lorsque vous n’exécutez pas la volonté de Hachem, il y a des pauvres chez vous."

-> Qu'arrive-t-il aux bénédictions et à l'abondance du Ciel quand les juifs n'adhèrent pas à la Torah?
Elles vont aux autres nations et les juifs n'en reçoivent que les restes et les miettes (selon le Zohar II, 152b).

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-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Pikadon 5,35) écrit :
"Chacun d'entre nous possède certainement son "canal" individuel de chéfa (bénédiction/abondance), et si ce chéfa descendait proportionnellement aux mitsvot accomplies par un juif, chaque huif pieux serait riche. Mais nous nous trouvons en exil et les canaux de chéfa sont "emmêlés", même parmi les juifs eux-mêmes. Aussi, un grand nombre de riches reçoivent-ils leur bénédiction d'abondance provenant de "canaux" qui ne sont pas les leurs.

C'est la raison pour laquelle la Torah nous avertit de la nécessité de donner la charité. Les gens bénis dans leur fortune ont été, pour ainsi dire, nommés gardiens de la "trésorerie" divine.
Un homme prospère, qui comprend qu'il a été béni pour veiller aux besoins des pauvres, devrait être très heureux d'accomplir la mitsva de la charité. Il en est malheureusement qui croient que la richesse leur appartient en propre, qu'ils l'ont "gagnée". Ils n'admettent pas le fait qu'ils ont été bénis par Hachem.
Ces gens se transforment donc en oppresseurs des pauvres. Non seulement ils refusent de leur faire la charité, mais ils les privent de leur subsistance de base.

En distribuant la charité, on répare en revanche ces "canaux" qui diffusent l'abondance. On restitue le chéfa au pauvre et, en agissant de la sorte, on ouvre d'autres canaux, faisant affluer vers nous et vers les autres davantage de bénédictions, jusqu'à ce qu'en fin de compte, un chéfá total retourne aux juifs."

Maîtriser sa colère & richesse

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutey Moharan I, 68) enseigne :
L’argent, à la base, provient du même endroit que l’âme. C’est la 'HoMa (son rempart) et la protection d’une personne. Elle doit veiller à ce que ce rempart reste intact.
Cependant, il existe un trait de caractère particulier qui est inné chez l’individu et qui se développe à mesure qu’il grandit. Ce trait, c’est la 'HéMa (la colère). Il doit maîtriser cette colère et l’empêcher d’endommager son rempart.
De plus, s’il se surprend soudainement à se mettre en colère à propos de quelque chose, il doit comprendre qu’il est sur le point de recevoir une bénédiction de richesse. La situation qui le met en colère est une épreuve pour lui. Il doit alors redoubler d’efforts pour maîtriser sa colère .

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=> Ainsi, l’une des meilleures solutions pour protéger son argent et ses biens consiste à maîtriser sa colère. De cette manière, une personne peut préserver ce qu’elle possède déjà, tout en espérant recevoir des bénédictions supplémentaires.