Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

‘Had Gadya

-> Selon le 'Hida (Haggada Marbé léSapèr), le chant du 'Had Gadya est "yessoudato béar'ré kodéch" , il est fondé dans la sainteté.
Il réprimande quiconque ne respecte pas ce piyout, et le 'Hida va jusqu'à déclarer qu'il convient que quiconque le ridiculise soit placé en 'hérem (excommunication).

Se réjouir à Shabbath

-> En observant le Shabbat avec joie, nous proclamons qu'Hachem a créé le monde ; Il a créé le monde en six jours et s’est reposé le septième.
Enoch et d’autres croyaient qu'Hachem avait créé le monde avec un but et une raison, puis qu’Il avait confié la gestion du monde aux constellations.
En quoi l’observance du Shabbat avec joie réfute-t-elle la position d’Enoch?

Il nous a été demandé de nous réjouir le jour du Shabbat, et de nombreuses raisons ont été avancées.
L’une d’elles est que la planète Shabtaï (Saturne) exerce une influence sur le Shabbat, suscitant des sentiments de mélancolie et de tristesse.
C'est pourquoi il nous est commandé de nous réjouir et d'être heureux le Shabbat afin de montrer que Shabtaï ne dirige pas le monde. Au contraire, Hachem recrée et dirige constamment le monde.

Ainsi, lorsque nous observons le Shabbat avec une grande joie, nous proclamons l'implication constante de Hachem dans la gestion du monde.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvash 2,10 ]

Voir Hachem en fonction de notre sainteté

-> "mé'én olam aba" (מעין עולם הבא - dans Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba (monde à Venir)."
[Tiféret Shlomo - Michpatim 21,24 ]

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-> Le Tiféret Shlomo dit également : "[Suite à la venue du machia'h, dans le monde à Venir,] Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

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[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

La Torah = une rétractation du divin

+ La Torah = une rétractation du divin :

-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]

=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?

-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."

-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.

-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.

-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."

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+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :

-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]

Le Shéma avant de dormir

+ Le Shéma avant de dormir :

-> Selon le Zohar (Vol.III, 211b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 56b), toutes les forces spirituelles nuisibles (forces du mal) sont créées à partir des gouttes de semence gaspillées par l’homme.
Lorsqu’un homme se repent et récite le Shéma avant de se coucher, ces forces spirituelles nuisibles sont anéanties par "l'épée" que constitue la récitation du Shéma.

A ce sujet, le roi David dit : "Les louanges de D. sont dans leur gorge, et une épée à double tranchant est dans leur main" (Téhilim 149,6) : réciter le Shéma (avant de dormir) est comparable à manier une épée à double tranchant, et des myriades de ces forces spirituelles nuisibles sont tuées chaque nuit.
C’est pourquoi le verset "une épée à double tranchant est dans leur main" est suivi de "pour se venger parmi les nations", faisant référence à ces forces spirituelles nuisibles qui ont été créées à partir de ces gouttes de semence gaspillée.
Le roi David dit également : "Mille tomberont à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim 91,7).

Ces forces spirituelles nuisibles sont l’ennemi juré de l’homme, et elles cherchent à le tuer. C’est peut-être ce à quoi fait allusion la michna : "Les ennemis de l’homme sont les membres de sa maisonnée" (Sotah 49b).
En d’autres termes, les personnes qui se sont éloignées de sa maison, ces gouttes de semence gaspillée qui ont émergé de son corps et se sont transformées en ces forces spirituelles nuisibles, sont son ennemi juré.
Cependant, par la téchouva et la récitation du Shéma avant de se coucher, une personne en tue une partie chaque nuit et celles-ci sont renvoyées dans un lieu de sainteté.
C’est peut-être à cela que le roi Shlomo faisait référence lorsqu’il dit : "Quand Hahem favorise les voies d’un homme, même ses ennemis feront la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[...]

"Écoute, Israël : Hachem est notre D., Hachem est Un" (Vaét'hanan 64,4).
Selon le Zohar (Vol.III, 236b) : les dernières lettres de שמע (shéma - écoute) et de אחד (é'had - un) forment le mot עד (éd - témoin), et les lettres restantes de ces deux mots forment אשמח (ésma'h - je me réjouirai).
Lorsqu’une personne récite le Shéma comme il le faut, elle se réjouit avec Hachem.
Nous pouvons ajouter : si une personne récite le Shéma avant de se coucher, elle peut se réjouir grandement d’avoir tué l’ennemi qui souhaite lui nuire. Il n’y a pas de plus grande joie que la vengeance contre l’ennemi, comme le dit le verset : "Quand les réchaïm sont détruits, il y a des chants" (Michlé 11,10).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Lors de la sortie d'Egypte, les Bné Israël se sont fiancés à Hachem.
[Sfat Emet - Souccot 5634 ]

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-> Rabbi Shlomo Carlebach enseignait que, tout comme Roch Hachana marque le commencement du monde, Pessa'h est le commencement, le premier moment déterminant et le point de départ de notre histoire d’amour avec le Maître de l’univers. En tant que nation, nous rencontrons Hachem pour la première fois. Et tout comme les âmes sœurs oublient tout le monde lorsqu’elles se rencontrent pour la première fois, nous oublions et sommes purifiés de toute forme subtile d’avoda zara que nous aurions pu porter en nous lors de notre "première rencontre" avec Hachem.
Or, avoda zara ne signifie pas nécessairement adorer une image taillée. L’avoda zara signifie en réalité un culte qui est zara, "étranger" à moi, car il ne me correspond pas tout à fait.
Lorsque je pourrais vivre à un niveau plus élevé mais que je me contente de moins, il y a un élément d’aliénation dans ma vie. Je ne suis pas celui que je suis capable d’être, ou que je suis censé être. 205
[rabbi Shlomo Carlebach - Soulmates - Nissan 5748]

-> Le soir du Seder, Hachem se révèle à chacun de nous d’une manière nouvelle et sans précédent. C’est le coup de foudre, un aperçu de la meilleure version de ce que nous pourrions être. Nous sommes appelés à revêtir notre forme ultime, et cela devient le nouveau départ de notre judaïsme.
[rav Yéhouda Mischel]

Bédikat & bitoul ‘hamets

+ Bédikat & bitoul 'hamets :

-> "Le soir du quatorze [Nissan], on recherche le 'hamets. [ohr (אור - le soir, signifie aussi : lumière) léarbaa, bodkin ét ha'hamets - michna Pessa'him 1,1]

-> En cherchant, une bougie à la main, nous accomplissons la vision du roi David : "Le feu marche devant Lui, consumant Ses ennemis de tous côtés" (éch léfanav télé'h, outéla'ét saviv tsarav - Téhilim 97,3).
La bougie, qui incarne cette énergie spirituelle ardente (la hitlahavout), le feu et la lumière de notre observance de la Torah et des mitsvot, a le pouvoir de consumer toute négativité.
['Hidouché haRim ]

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-> "La maison de Yaakov sera un feu, et la maison de Yossef une flamme, et la maison d’Essav sera de la paille ; ils la brûleront et la dévoreront" (Ovadia 1,18).

"La maison de Yaakov sera un feu" (véaya beit Yaakov éch). Lorsque nous activons et utilisons ce pouvoir, alors "la maison d’Essav", métaphore de notre négativité intérieure, sera "consumée comme de la paille".
En brûlant tout le 'hamets de nos maisons, de nos récipients et de nos possessions, nous avons l’occasion de brûler l’influence d’Essav, les impuretés de nos cœurs et de nos esprits qui se sont accumulées tout au long de l’année.
[...]
Le processus éclairant de la bédikat hamets attire notre attention sur notre quête de rédemption personnelle et nous donne un aperçu de la vision du prophète concernant la guéoula, lorsque Hachem "recherchera" tous ceux qui ont peiné et déployé des efforts au service d'Hachem pendant [l'obscurité] de nos exils.
"À ce moment-là, Je fouillerai Jérusalem à la lueur des bougies" (véaya baét ahi, a'hapéch ét Yérouchalayim banérot - Tséfania 1,12).
[rav Yéhouda Mischel]

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-> La coutume universellement adoptée consistant à disposer 10 petits morceaux de pain dans toute la maison et à les rassembler lors de la bédika est attribuée au Arizal.
Ces dix morceaux correspondent aux dix Sefirot, les dix attributs divins et canaux qui créent toute la réalité. En les identifiant, en les recherchant, en les rassemblant et en les éliminant, nous purifions les dix aspects de la naturalité, dérivés des dix Sefirot, qui peuvent devenir du 'hamets.
Ces aspects de notre expérience personnelle peuvent devenir stagnants et anciens, fermentés et gonflés d’une manière qui entrave notre émouna, notre liberté et notre proximité avec Hachem.
La bédika 'hamets nous invite à approfondir notre intimité avec Hachem en nous engageant dans le 'hechbon ha'nefech (un examen de conscience personnel).

La halakha nous demande de placer ces dix morceaux de 'hamets "là où ils seront faciles à trouver" (ché yimtsa'im habodek). De plus, les enfants ne doivent pas cacher le 'hamets si bien que celui qui le cherche ne parvienne pas à le trouver.
Tout comme Hachem nous donne la capacité d’identifier nos différents types de 'hamets intérieur (tout mauvais caractère, attitude, qui a gonflé), Il nous donne la capacité de les trouver, de les surmonter, de nous en débarrasser et de les éliminer.
A la lueur des bougies, nous mettons en lumière nos défis et affrontons nos tentations au grand jour, en parcourant pièce par pièce nos maisons, en fouillant les recoins de notre cœur.
"lev yodéa marat nafcho" ( seul le cœur sent l'amertume qui l'envahit - Michlé 14,10) = ce qui doit être corrigé dans nos vies spirituelles n’est pas un secret.

La pratique de la bédika (qui demande un effort de chercher dans les moindres recoins) stimule notre quête (interne), nous permet de trouver, nous donne la volonté de peiner, instille en nous la force de surmonter nos tentations et d’affiner nos midot, nous empêche d'échouer, nous donne le pouvoir de purifier les dix Sefirot de la Création qui se reflètent dans ce monde, et ensuite, Hachem nous récompense par la joie de la liberté et de la proximité (avec Lui).
[rav Yéhouda Mischel]

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-> L'interdiction stricte du 'hamets s'applique dès la moindre quantité ; même une quantité "infime", quasi négligeable, est interdite.
Cependant, "mida tova mi midat pour'anout" (la mesure du bien divin est toujours plus grande que celle du châtiment divin - guémara Yoma 76a).
En réfléchissant à cela, nous devrions également reconnaître que chaque effort spirituel, même le plus infime, une quantité "infime" d'acte selon la volonté d'Hachem, est un catalyseur de transformation et de rédemption (délivrance).
La bédikat 'hamets nous donne le pouvoir de mettre en lumière ce qui est véritablement important et précieux dans la vie.
Rabbi Nathan de Breslov explique que notre recherche minutieuse de chaque miette de 'hamets devrait attirer notre attention sur le fait que chaque petite chose que nous faisons compte. En nous concentrant sur chaque grain de 'hamets en notre possession, nous apprenons à honorer la valeur infinie de chaque petit grain (un machéhou) dans la spiritualité.

-> En ce qui concerne la bédikat 'hamets, le Rambam et le Shoul'han Aroukh nous enseignent de chercher et de nettoyer au mieux de nos capacités : "jusqu’à la limite de la portée de la main ... tout ce qui reste [hors de notre portée] doit être annulé dans notre cœur".
C’est l’une des significations de "ce n’est pas à toi d’achever la tâche" (lo alé'ha ha'méla'ha ligmor - Pirké Avot 2,16).
Tout en faisant de notre mieux, nous devons savoir ce que nous pouvons gérer et ce que nous ne pouvons pas. Hachem voit notre sincérité et ne nous met pas à l’épreuve au-delà de nos capacités.
Se surmener dans le perfectionnisme est en soi une manifestation d'orgueil qui doit être éliminée.
"La Torah n’a pas été donnée aux anges" (Yoma 30a).

Et pourtant, dans la pratique, une fois que notre maison est enfin autant purifiée et débarrassée du 'hamets que cela est humainement possible, nous plaçons délibérément dix morceaux de pain (plus petits que le volume d’une olive) dans la maison. C’est comme si nous admettions qu’il y a toujours plus à trouver. Il y a toujours plus à découvrir dans notre avodat ha'midot, notre travail intérieur. Il y a toujours plus à rectifier, plus à apprendre, plus sur quoi travailler.
[rav Yéhouda Mischel]

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+ Le silence du bitoul :

-> Rabbi Shmouel Bourstein de Tsfat enseigne que le mot 'hamets (חמץ) représente trois niveaux de la Création et trois étapes de la vie humaine.
La lettre 'hét (ח) correspond à 'haï, les créatures vivantes ; la lettre mem (מ) correspond à médaber, le niveau des êtres humains, qui peuvent parler ; et la lettre tsadi (צ) à tzome’ach, la végétation. Ces éléments correspondent aux trois étapes de la vie.
À notre naissance, nous sommes 'haï (vivants) ; en grandissant et en apprenant à parler, nous devenons "médaber" ; une fois arrivés à maturité, nous nous marions et avons des enfants, qui sont comparés à des fruits, nous appartenons alors à la catégorie "tsoméa'h".

Parmi les quatre éléments, le seul qui manque est le "domem", les éléments inanimées ou "silencieux", telles que les minéraux et l’eau. Ce "silence" est atteint la veille de Pessa'h lorsque nous annulons le 'hamets ou l’ego et le déclarons "k'afra d'ara", sans propriétaire comme la poussière de la terre.
Un tel silence est le prélude au plus haut niveau de maturité humaine : une humilité sans ego imprégnée d'émouna. Alors, les quatre éléments forment un tout harmonieux, et ils évoquent les quatre lettres du Nom divin (יהוה), qui sont les quatre coupes de la rédemption.
Par le bitoul 'hamets, l’annulation de l'ego (ce 'moi je' qui fermente en nous), le Nom divin se révèle, et nous devenons véritablement délivrés (libres).

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-> Une coutume très répandue consiste à brûler non seulement le 'hamets, mais aussi la bougie, le sac en papier, la plume et la cuillère en bois qui ont servi à rechercher le 'hamets.
Le Sfat Emet souligne qu’il s’agit là d’une coutume curieuse.
La bougie n’est pas du 'hamets ; elle n’a certainement pas « reçu d’impureté » d’aucune manière.
Elle n’a fait que diffuser de la lumière et n’a même jamais touché le hamets ; le but de la bougie était simplement d’indiquer où le 'hamets était caché.
Il y a là une leçon significative : si nous voyons et signalons le 'hamets chez les autres, nous nous rendons nous-mêmes semblables au 'hamets!

Cette coutume (de brûler aussi ce qui a participé à trouver le 'hamets) est l’occasion de brûler notre obstination à nous concentrer sur la négativité, de cesser de chercher les défauts, et de plutôt rechercher les points positifs (nékoudot tovot) en nous-mêmes et chez les autres.
C'est le feu guérisseur de la 'hassidout et la lumière et la perspective positives des véritables tsadikim. Lorsque nous brûlons notre 'hamets, nous espérons aussi allumer cette positivité dans nos cœurs.

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-> Si notre attention portée à la lutte entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal, est souvent reléguée à un domaine métaphorique et métaphysique, et si nous recourons à un symbolisme qui met l’accent sur les questions spirituelles, notre combat contre le mal n’a rien de théorique.
Le Shem miShmouel décrit notre mission de rechercher et de détruire le 'hamets comme une allusion au commandement d’exterminer Amalek ; après la bedikat hamets.
En ce sens, le rabbi Aharon de Belz distribuait des oreilles d'Haman destinés à être brûlés lors du biour 'hamets.

[à Pessa'h, nous parlons et agissons, dans un but que ces actions extérieures viennent impacter notre intériorité, comme en renforçons notre émouna. ]

"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).

=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?

Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.

Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.

Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]

Le lo lichma est aussi important

-> Il est parfois bénéfique pour une personne de commencer son immersion dans l’étude de la Torah d'une façon "lo lichma". Ce faisant, le désir d’étudier la Torah se fondra avec des motivations matérielles et illusoires. En conséquence, lorsqu’une personne parvient finalement à se transformer pour étudier la Torah d'une façon "lichma", alors tout s’élève.
Cependant, si une personne commence son immersion dans l’étude de la Torah en étant "lichma", alors ses désirs physiques (matériels) inférieurs ne sont pas reliés à la motivation spirituelle supérieure. En conséquence, sa connexion spirituelle sera toujours au-dessus de son corps.

Certes, cette motivation de "lichma" a elle aussi ses avantages en raison de la pureté et de la clarté de ses aperçus de la Torah. Néanmoins, son défaut est qu’il lui manque la dimension du naturel.
Cependant, il existe une dimension de l’existence au plus haut niveau de sainteté, où l’esprit expansif se déverse à travers les nuages les plus épais. C’est là que les motivations matérielles sont fortement liées aux images spirituelles les plus élevées. Tel était le niveau spirituel de "Rabbi Shimon Bar Yo'haï et de ses amis, qui faisaient de la Torah leur gagne-pain" (Shabbat 11a).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 5:11 ]

Prière de Min’ha

+ Prière de Min'ha :

-> Le Arizal (chaar HaKavanot - Téfilat Min'ha - drouch 2) écrit qu’il existe 310 mondes que Hachem est destiné à donner aux justes. Ils sont tous gravés sous le Trône Saint, 207 à droite et 103 à gauche. Ceux de droite sont des mondes de Miséricorde, et ceux de gauche sont des mondes de Jugement (Rigueur).
Ceux de gauche s’éveillent au moment de Min'ha ; c’est pourquoi le mot : מנחה (min'ha) a la valeur numérique de 103, faisant allusion aux 103 [mondes de] Jugements qui s’éveillent à ce moment-là.
C’est pourquoi, pour faire taire ces Jugements, nos Sages nous mettent en garde : "Une personne doit toujours veiller à prier Min'ha comme il le faut" (Béra'hot 6b).
Si une personne est attentive à Min'ha, elle méritera 310 mondes : les 207 du côté droit (Bonté) et les 103 du côté gauche (Jugement).

Le mot מנחה (minchah) s’écrit en pleinement comme suit : מ"ם נו"ן חי"ת ת"י. Les lettres ajoutées : י י"ת ו"ן ם, plus 4 (un pour chaque mot - règle du kollel), a une valeur numérique totale de 520, la même que שכר (cha'har - récompense).
Si une personne est attentive aux prières de Min'ha, elle peut briser le pouvoir de la sitra a'hara (force du mal), qui règne l’après-midi. [en effet, à ce moment-là, le pouvoir de la Rigueur se renforce, ce qui donne plus de pouvoir à la sitra a'hara. ]
[...]

Une personne qui est attentive à la prière de Min'ha accomplit de grandes choses dans ce monde, car elle brise le pouvoir de la sitra a'hara, dont le pouvoir se situe principalement l’après-midi.

En priant Min'ha avec grand soin, on jouira de la tranquillité dans le monde à Venir.
Min'ha (מנחה) peut également se lire מנחה (ménou'ha - tranquillité) ; en récompense de Min'ha, il se verra accorder la tranquillité.

... Pendant le moment (où l'on peut faire) Min'ha, [le monde] est rempli de Rigeurs. Si une personne récite les prières de Min'ha avec soin, elle adoucit ces Rigueurs [du Ciel], les rendant plus agréables.
Par conséquent, elle reçoit de même douceur et agrément dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,14-15]