Aux délices de la Torah

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Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem

+ Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem :

-> Il y a environ cent ans, dans la ville de Radin, une famille vint s’entretenir avec le 'Hafets 'Haïm. Elle était désespérée, car leur fils allait être enrôlé dans l’armée russe.
Lorsque les jeunes garçons juifs étaient enrôlés dans l’armée russe, cela signifiait une séparation totale de la communauté et la fin de leur pratique et de leur identité juives. On ne pouvait même pas emporter de kippa, sans parler d’observer le Shabbat, de respecter les règles casher ou d’épouser une juive.

Le père supplia le 'Hafets 'Haïm d’intercéder, de prier, d’accomplir un miracle, de leur accorder une bénédiction afin qu’ils soient épargnés. Le 'Hafets 'Haïm, les larmes aux yeux, répondit : "Mes chers amis, je ferai ce que je peux ; comme vous le savez, c’est le décret impitoyable de notre génération. Mais, bien sûr, je prierai ..." La famille sombra dans un silence pesant.

D’une voix empreinte de peur et de douleur, le jeune garçon prit la parole : "Rebbe ... y a-t-il quelque chose que je puisse faire?"
Le 'Hafets 'Haïm prit sa main et la posa sur le cœur du garçon. Et lui dit :
"Mon cher fils, sens-tu ton cœur battre? Chaque matin, quoi qu’il t’arrive et où que tu sois, quand tu te réveilles, tourne-toi vers Jérusalem et sens ton cœur battre. Et sache que le cœur d’un juif bat au rythme de Jérusalem.
Tant que ton cœur battra, il battra au rythme de Jérusalem, la ville Sainte. Même sans téfilin, sans sidour ni kippa ... tourne-toi simplement vers Jérusalem, et sache que tu ne seras jamais loin."

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-> On peut emmener un juif hors de Jérusalem, mais Jérusalem restera toujours le cœur et l’âme de chaque juif. Où que nous soyons sur la planète terre, nous nous tournons vers la ville Sainte. Nos cœurs et nos pensées, nos prières et nos aspirations passent par Jérusalem, la "roch sim'hati", notre plus grande joie.
[rav Yéhouda Mischel]

-> Lors du premier Yom Haatzmaout qui a suivi la miraculeuse Guerre des Six Jours, le rav Joseph B. Soloveitchik a prononcé à Boston un discours enflammé sur notre attachement, notre amour et notre nostalgie pour la Terre d'Israël. Avec passion et nostalgie, il a décrit le souvenir marquant d’une conversation dont il avait été témoin, enfant, au 'héder, entre son mélamed, un hassid de Loubavitch au grand cœur, et un juif venu de la terre d'Israël :
"Notre mélamed nous a fait sortir du 'héder et est resté seul avec l’invité. Bien sûr, nous avons essayé de tendre l’oreille. Nous avons entendu notre mélamed demander au visiteur : "Dites-moi la vérité : venez-vous vraiment de la terre d'Israël?"
L’invité a répondu : "Que voulez-vous dire? Je viens bien sûr de la terre d'Israël!"
Mon mélamed lui a alors demandé : "Vos mains ont-elles réellement touché les pierres du Mur occidental (le Kotel)?"
"Oui", fut la réponse immédiate.
Mon mélamed, Rabbi Barou'h Yaakov, lui saisit les mains et les embrassa.

Quand Ezra a déclaré sainte la Terre [d'Israël], il a également rendu saint (consacré) le cœur juif, ainsi que l’attachement et l’engagement éternel des juifs envers la terre d'Israël.
Cette consécration s’est transformée en un attachement éternel entre le juif et la terre d'Israël. Ce fut un miracle encore plus grand que la consécration de la Terre elle-même."

La matsa

+ La matsa :

-> Le rabbi Na'hman de Breslev illustre l'éveil spirituel que connaît notre âme à l'approche de la consommation de la matsa (au séder).
Il a levé un morceau de matsa, et tremblant de respect et d'émotion, a proclamé : "Quand on tient la matsa entre ses mains, c'est si l'on peut dire, comme si l'on tenait la Divinité entre ses mains!"

-> La fête de Souccot concerne le "ohr hamakif", la lumière d'Hachem qui nous entoure. C’est pourquoi nous entrons dans la soucca, le réceptacle de l'ohr hamakif d'Hachem.
Pessa'h concerne le "ohr hapénimi", la lumière d'Hachem qui nous remplit. C’est pourquoi, lors de la nuit du Séder, nous mangeons la matza, et celle-ci pénètre en nous.
[d'après séfer Avodat P'nim 145 ]

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-> Une autre connotation de la matsa en tant que "lé'hem oni" (pain de la pauvreté), est "le pain au sujet duquel on répond à beaucoup de choses".
En ce moment sacré, tout ce pour quoi nous prions trouve "réponse" ; même nos prières qui n’ont pas été exprimées tout au long de l’année sont élevées et montent devant le Maître de tout.
[Yisma'h Israël - Haggada shel Pessa'h 106 ]

-> Israël goûtera à la guérison, et tandis qu'il mange [intériorise] sa guérison, aucune autre nourriture ne doit se présenter devant lui.
Ainsi, lorsqu'il mange la matsa, qui est un remède, la connaissance du secret de la émouna lui sera révélée. C'est-à-dire que la matsa est un remède contre la maladie du manque de émouna.
[Zohar - Tétsavé 183b ]

Le rétablissement du Sanhédrin

-> La plus haute cour de justice de la terre d’Israël à l’époque du Temple s’appelait le Grand Sanhédrin. Elle était composée de 71 grands érudits de la Torah à la moralité irréprochable.
Tant que le Grand Sanhédrin était en fonction, tous les juifs servaient Hachem de la même manière. En cas de confusion ou de désaccord, le Sanhédrin était l’arbitre ultime, et ses décisions étaient universellement acceptées.
Avant la venue du machia'h, le prophète Eliyahou reviendra et rétablira le Sanhédrin. La première tâche du Sanhédrin sera de résoudre toutes les questions relatives à la loi et à la pratique juives.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

La nuit du Séder = les chéva brakhot

+ La nuit du Séder = les chéva brakhot :

-> Il est interdit de manger de la matsa la veille de Pessa'h. Le Talmud (Yérouchalmi Pessa'him 10,1) compare celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h à celui qui a des relations sexuelles prématurées avec sa femme, après les fiançailles, mais avant le mariage (les nissouin).
Cet acte est puni de malkout (flagellation). Cet interdit n'est pas mentionné dans le Talmud Bavli, mais les Richonim qui commentent celui-ci y font référence.

La Michna discute du fait qu'il n'est pas permis de manger tard dans la journée la veille de Pessa'h.
Tossefot (Pessa'him 99b) se demandent quels aliments sont interdits à la consommation. Ils affirment que la matsa ne peut pas être mangée tout au long de la veille de Pessa'h, pas même le matin, comme on nous l'enseigne dans le Yérouchalmi.
Tossefot acceptent clairement la décision du Yérouchalmi comme halakha définitive : il est donc interdit de consommer de la matsa la veille de Pessa'h.

Le Rokéa'h soutient que cette interdiction est de la Torah (issour déOraïta), d'après le verset : "ba'érev tokhélou matsot" (le soir vous mangerez des matsot (Bo 12,18).
La consommation de matsa est limitée au soir, au Séder, et ne peut être consommée avant.
[Bien que beaucoup aient pour habitude de s'abstenir de manger de la matsa à partir d'une date antérieure, comme Roch 'Hodech Nissan ou même Pourim, l'interdiction halakhique ne commence qu'à la veille de Pessa'h. ]

=> Comment comprendre l'analogie du Yérouchalmi?

-> Le Yad Yossef établit un lien entre le fait de manger de la matsa avant le temps prescrit et le fait d'avoir des relations avec une femme avant l'étape finale du mariage.

L'un des éléments nécessaires de la cérémonie de mariage est la récitation des chéva brakhot, les 7 bénédictions, qui sont accordées aux mariés, comme le préconise la Massékhet Kalla (1,1) : "kala bélo béra'ha assoura lébaala kénida".
Le Yad Yossef enseigne de manière étonnante que la matsa exige également la récitation de chéva brakhot (7 bénédictions) avant d'être consommée. De même qu'une femme n'est autorisée à son mari qu'après les chéva brakhot, il est interdit de manger de la matsa avant d'avoir prononcé chéva brakhot.

-> Le Séfer HaMakné enseigne que la sortie d'Egypte constitua le début de la cérémonie de mariage qui unit Hachem et le peuple juif en tant que mari et femme.
Dans le processus de délivrance du peuple juif de l'Egypte, Hachem nous fit don d'un grand trésor.
L'or, l'argent et les bijoux que le peuple juif reçut pendant la sortie d'Égypte servirent de kessef kidouchine, l'objet de valeur requis pour la première étape de la cérémonie de mariage.
Le don de la Torah qui suivit fut les nissou'in, mais la cérémonie du mariage aurait été incomplète sans les chéva brakhot.
Pour cette raison, avant de manger la matsa le soir du Séder, nous récitons également 7 bénédictions.

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+ Identifier les chéva brakhot :

-> Une analyse du texte de la Haggada jusqu'à Motsi Matsa donne les bénédictions suivantes.
1°/ "boré péri aguégen" = la bénédiction sur le vin ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim ;
8°/ amotsi lé'hem min aarets ;
9°/ al a'hilat matsa.

Ainsi, nous récitons 9 bénédictions avant de consommer de la matsa.
Lesquelles de ces bénédictions composent les cheva berakhot? Quelles sont les sept bénédictions constituant des conditions préalables nécessaires à la consommation de la matsa?
Il existe un certain nombre d'approches pour identifier ces 7 bénédictions qui agissent comme des chéva brakhot.

-> L'approche du Gaon de Vilna :
Le Gaon de Vilna souligne une similitude entre la matsa et une mariée qui nous donnera un aperçu des bénédictions à inclure dans les chéva brakhot.
Tout comme une kalla porte un voile, la matsa est également couverte lorsque nous récitons les bénédictions sur elle. Ainsi, seules les bénédictions récitées pendant que les matsot sont couvertes sont incluses dans les chéva brakhot.
Les bénédictions "amotsi lé'hem min aarets" et "al a'hilat matsa" ne doivent donc pas être comptées, car on découvre les matsot et on les tient en récitant ces bénédictions.

Selon le Gaon de Vilna, les chéva brakhot sur la matsa sont donc :
1°/ "boré péri aguégen" ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim.

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+ La nuit du Séder représente les nissou'in :

-> En établissant un parallèle entre le mariage et la consommation de la matsa, nous constatons que les chéva brakhot sont nécessaires pour les deux, car manger de la matsa est une sorte de nissou'in.
Sur la base de ce concept, le Sia'h Its'hak explique que, de même que les chéva brakhot lors d'un mariage doivent être récitées en présence d'un minyan, là aussi, un quorum de dix hommes est requis lors du Séder.
Bien que nous n'ayons pas adopté cette règle (même quelqu'un tout seul peut s'acquitter), il est clair que le Sia'h Its'hak soutient que la consommation de la matsa est plus qu'une simple analogie avec les nissou'in.
Nous allons voir que la consommation de la matsa représente notre lien profond au Hachem.

-> Sonner du chofar ou tenir les 4 Espèces (arbaa minim à souccot) avant le moment prescrit n'est pas approuvé, ni ne remplit l'obligation de l'auteur de ces actes, mais cela n'est jamais critiqué avec rigueur comme l'est la consommation prématurée de la matsa.
Quel est le lien plus profond entre la matsa et le mariage qui incita le Yérouchalmi à réprouver ainsi le fait de manger de la matsa la veille de Pessa'h?

Le séfer Chemen Roch explique que la matsa est exceptionnelle en ce qu'elle crée un lien spécial, une connexion unique, entre nous et le Maitre du monde. En fait, la matsa, une fois mangée et digérée, devient une partie de notre être, physiquement incorporée à notre essence même.
Ce lien profond et étroit n'est comparable qu'à un couple consommant un mariage.

Le Maharal explique que "hadam hou hanéfech" (le sang est en fait la force vitale).
Dam (le sang), est le conduit par lequel la néchama, l'âme spirituelle, se connecte au gouf, le corps physique qui l'abrite. Dam pessa'h et dam mila sont la colle liant le le Maître du monde au peuple juif.
Ils sont collectivement appelés : 'hatan damim lamoulot (le sang versé du marié [était] du fait de la circoncision - חֲתַן דָּמִים לַמּוּלֹת - Chémot 4,26).
Le terme חֲתַן ('hatan), ou 'hatouna, est également une façon de décrire le lien.

Manger de la matsa s'inscrit également dans ce lien entre Hachem et le peuple juif, car la matsa avalée est digérée et reconstituée dans le sang d'une personne. Par conséquent, la manger avant l'heure prescrite revient à se rapprocher prématurément de son épouse.
[avec nos yeux d'humain on pourrait croire que lors du Séder il ne se passe rien de spécial, mais en réalité au niveau des âmes, de la réalité spirituelle, c'est notre mariage, on s'unit avec le boss des boss, Hachem. ]

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+ La 'houpa :

-> Ainsi, les chéva brakhot ont lieu au Séder, suivies des nissou'in.
Le processus des nissou'in comprend la 'houpa, mais où, pendant le Séder de Pessa'h, trouvons-nous une 'houppa pour que les nissou'in puissent être effectués?

Le Beit Efraïm (hakdama léshut Even aEzer) enseigne que la 'houpa est "le 'hatan qui amène la kala chez lui".
La Torah déclare : "Vous avez vu ce que J'ai fait à l'Egypte, et que Je vous ai portés sur les ailes des aigles et vous ai amenés à Moi" (Yitro 19,4).
Le Targoum Yonatan explique : "Vous avez vu ce que J'ai fait aux égyptiens, et que Je vous ai portés sur les nuages comme sur les ailes des aigles de Pilousine, pour vous emmener au lieu du Sanctuaire, pour y apporter le korban Pessa'h ; et la même nuit, Je vous ai ramenés à Pilousine, et de là Je vous ai rapprochés pour [recevoir] la doctrine de Ma loi."

Hachem emmena le peuple juif dans Sa Maison, au Temple, afin qu'ils puissent apporter le korban Pessa'h. Ainsi, la 'houpa, représentée par l'arrivée dans la Maison de Hachem, se produit au moment où le korban pessa'h est mangé.

Nous devons nous considérer comme vivant personnellement la sortie d'Egypte chaque année. Cela comprend tous les événements de la nuit, y compris le fait que Hachem nous place sous la protection de Sa 'houppa dans le Temple alors que nous nous unissons à Lui dans l'harmonie.

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+ La nuit du Séder: le mariage de Hachem avec le Klal Israël :

-> Le Chla HaKadoch (Pessa'him matsa assira - drouch 3) affirme que le concept selon lequel le peuple juif et Hachem sont unis par le mariage sous-tend tout le Séder.
La nuit du Séder est un moment spécial, une nuit d'amour et d'affection profonds entre Hachem et le peuple juif. Hachem Se réjouit du Klal Israël comme un marié célèbre sa nouvelle épouse.
La nuit culmine avec la récitation de Chir HaChirim, ajoute le Chla, qui témoigne de l'intensité du lien émotionnel et amoureux qui existe entre Hachem et chaque juif.

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+ Bonus : l'approche du rav 'Haïm Palagi :

-> Le rav 'Haïm Palagi ('Haïm léRoch al Haggada chel Pessa'h) reconnaît qu'il y a bien neuf bénédictions à réciter avant de manger de la matsa, et affirme que cela correspond néanmoins parfaitement aux bénédictions d'un mariage. En effet, pour qu'une mariée soit autorisée à son mari, un total de neuf bénédictions doit être récité.

La cérémonie de mariage commence par Boré Pri HaGuéfen, suivie par les birkhot éroussine, puis par les cheva berakhot. Ainsi, la cérémonie de mariage comprend neuf bénédictions.

Les neuf bénédictions du Séder sont donc un parfait corollaire des neuf bénédictions d'un mariage. Il n'y a pas de bénédictions supplémentaires.
Le Or'hot 'Haim, le Kol Bo et le Séfer HaMikhtam souscrivent tous à cette idée.

Le séfer Chémen Zayit Zakh (rav nissim dayan) conteste cependant cette approche.
Selon Rav 'Haïm Palagi, les neuf bénédictions du Séder correspondent à la fois aux éroussine et aux nissouine.

La guémara, toutefois, compare le fait de manger de la matsa avant le moment prescrit à l'individu ayant des relations après les éroussine. De même, au Séder, il ne manque à la matsa que les cheva berakhot des nissouine. Étant donné que les éroussine doivent avoir déjà eu lieu pour que l'analogie soit appropriée, les berakhot (bénédictions) du Séder conduisant au moment approprié pour la consommation de la matsa ne sont que des bénédictions des nissouine et non des éroussine.

Le Chémen Zayit Zakh explique que les éroussine concernant la matsa ont lieu lors de la préparation. La récolte du blé, la mouture de la farine, le pétrissage de la pâte et la cuisson de la matsa se combinent pour constituer le processus des éroussine. Le fait qu'aucune berakha ne soit récitée sur la préparation de la matsa n'est pas un problème, puisque nous savons que le fait de ne pas réciter les birkhot éroussine n'invalide pas le mariage; celui-ci peut prendre pleinement effet même sans ces bénédictions.

"La lecture de la Méguila a un double objectif : louer Hachem pour les grandes bontés dont Il nous a comblés pendant ces jours, et nous rappeler sans cesse que nous ne devons jamais abandonner l'espoir, ni baisser les bras, quoi qu'il nous arrive pendant les jours difficiles."
[Ktav Sofer - sur Esther 9,28]

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-> Pourim nous enseigne que non seulement Hachem est impliqué dans nos vies et se soucie de nous à tous égards, mais qu'Il organise, manipule et contrôle l'univers afin que Son peuple soit protégé et soutenu chaque fois qu'il a besoin de Lui.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin (Ressissé Layla 9) nous encourage à nous concentrer sur la hachga'ha pratit (providence Divine) d'Hachem dans nos vies (même dans les petites choses).
Plus nous éveillons en nous le fait qu'Hachem est si impliqué dans nos vies, bien que cela nous soit généralement complètement caché, plus cela est une source de grande consolation et de joie.

-> "Hachem, Tu as relevé mon âme du monde inférieur ; Tu m'as préservé ('hiyitani) de ma descente dans la fosse (miyardi bor)" (Téhilim 30,4).
Le Haflaah comprend que le roi David nous enseigne que notre 'hiyout, notre existence même, ne vient pas du fait d'avoir été élevé de la fosse, mais de la "descente dans la fosse elle-même". C'est la prise de conscience qu'Hachem est avec nous même dans les moments les plus difficiles; "Je suis avec toi dans ta douleur", qui nous procure la plus grande joie.
[rav Its'hak Zilberstein - Baé'hi Nafchi - Bamidbar - p.378 ]

-> "Nous serons comme des rêveurs. Alors nos bouches seront remplies de s'hok (rire)" (Téhilom 126,1-2).
L'Alter de Kelm explique que lorsque le machia'h viendra, toutes les souffrances des siècles passés sembleront être un rêve, toutes nos questions trouveront instantanément une réponse et nous serons en paix. C'est le rire ultime, celui qui rit de ce qui nous a autrefois fait pleurer.

Dans le cas de Pourim, toutes les machinations maléfiques d'Haman, qu'il a comploté, ont été réduites à néant, car c'était le plan d'Hachem de retourner chacun de ses complots à notre avantage.
C'est le s'hok de Pourim, tel que défini par vénahafo'h hou, le fait de renverser tous les événements et nous rappeler que même si nous pensons voir (on pensons comprendre ce qui se place), en réalité nous ne savons rien tant qu'Hachem ne nous ouvre pas les yeux.

Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim - Inyan 9) considère également le s'hok (rire) de Pourim comme une capacité surnaturelle à transformer et à comprendre ce qui était jusqu'alors incompréhensible.
[cela doit nous aider à en venir à piocher dans ce rire ultime, même dans nos moments difficiles (tellement confiant et certain que cela finira pour le bien). ]

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+ Haman = nous faire croire qu'Hachem dort actuellement :

-> Le rav Yonatan David (Inyan 13) enseigne que Haman avait répandu la rumeur selon laquelle, bien que Hachem ait été autrefois puissant, actuellement Il était endormi et ne protégeait plus Son peuple (Méguila 13b).
Cela se base sur les mots "yechno am é'had" (Esther 3,8), qui signifient littéralement "il y a une nation", mais contiennent le mot yachèn, qui signifie "endormi".
Le rav David souligne que nos Sages nous enseignent que derrière le mot "yechno", qui implique la faiblesse ou l'abandon, il se cache le puissant antidote "yéch", qui proclame "mais Il (Hachem) est!".
La source de cette dracha est la déclaration de nos Sages (voir Rachi - Béchala'h 17,8) dit que l'attaque d'Amalek est survenue à la suite de notre moment de doute apparent : "Hachem est-il parmi nous ou non?", qui est formulé par le mot "hayéch" (est-il?)". ( הַיֵּשׁ ה' בְּקִרְבֵּנוּ אִם אָיִן)
L'incapacité du peuple juif à croire qu'Hachem est toujours avec nous a permis à Amalek de nous attaquer en nous raillant et en nous disant que nous avions été abandonnés (voir midrach Chémot raba 26,2).

Parfois, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre foi est si forte que même lorsque nous sommes endormis dans notre émouna, notre foi transparaît (amour et confiance en Hachem).
Bien qu'à Réfidim, Amalek nous ait attaqués parce que nous nous étions affaiblis dans la Torah, nous avons quitté Refidim après avoir fait une téchouva complète (Rachi - Yitro 19,2).
Au moment de Pourim, Hachem nous a testés de la même manière. Le moment de la rédemption était arrivé, les 70 ans promis étaient écoulés, mais Amalek semblait ascendant. On aurait pu penser que Hachem était endormi (yachen).
Au lieu de cela, Mordé'haï et Esther ont enseigné au peuple juif qu'Hachem est yéch : Il est avec nous, comme toujours, surtout lorsque les choses semblent aller de mal en pis. Les dés sont jetés, le décret a été promulgué, et nous semblons perdus, mais nous sommes néanmoins des amoureux d'Hachem.

C'est là la plus grande source de notre joie de Pourim. Hachem est avec nous quand il y a de la lumière et surtout quand il y a des ténèbres. Il est le D. dont nous disons "lo yanoum vélo yichan" (Il ne dort jamais - Téhilim 121,4).
Même si nous sommes "ad délo yada" (au-delà de notre connaissance), que nous ne savons pas ce qui se passe ni pourquoi cela se passe, tout ce que nous devons savoir, c'est qu'Il sait et comprend (tout est 100 % sous contrôle dans Ses mains, pour notre bien).
C'est l'essence même de notre émouna et de notre bita'hon.

Talmidé ‘Hakhamim = des bâtisseurs

-> La guémara (Shabbat 114a) demande : pourquoi les Talmidé 'Hakhamim (érudits dans la Torah) sont-ils appelés "bâtisseurs"?
La guémara répond que c'est parce qu'ils participent à la construction du monde.

Le Zéra Shimshon (parachat Pékoudé) pose la question qui s’impose. Les Talmidé 'Hakhamim ne construisent rien. Si l’intention de la guémara est de dire que, d’un point de vue spirituel, ils permettent au monde de fonctionner grâce au mérite de leur étude de la Torah, la guémara aurait dû dire qu’ils soutiennent et fortifient spirituellement l’existence physique du monde? Cela aurait été une description plus claire de ce que font les Talmidé 'Hakhamim?

Le Zéra Shimshon explique la guémara d’une manière étonnante.
La guémara (Méguila 29a) dit que lorsque le machia'h viendra, tous les lieux d’étude de la Torah et de prière seront transférés en terre d'Israël.
Ainsi, chaque endroit où un Talmid 'Hakham s’est assis et a étudié sera ajouté à l’infrastructure de la terre d'Israël. Par conséquent, la guémara ne fait pas seulement référence aux 'Hakhamim en tant que bâtisseurs au sens spirituel, mais aussi au sens physique, matériel.

Le lachon ara un danger mortel

+ Métsora - Tsara'at : le lachon ara un danger mortel :

-> Le midrach (Vayikra raba 16,2) rapporte l'histoire bien connue d'un colporteur qui proclamait vendre le "remède de vie". Rabbi Yanaï s'approcha de lui et lui demanda d'en acheter. Le colporteur lui répondit en lui montrant le verset qui dit : "Celui qui désire la vie, ..., garde sa langue de dire du mal" (mi a'ich é'hafets 'haïm ... nétsor léchonékha méra - Téhilim 34,13-14).
Rabbi Yanaï dit que jusqu’à ce que ce colporteur lui explique ce verset, il ne l’avait jamais pleinement compris.

Le Zéra Shimshon pose la question évidente : qu’y avait-il de si difficile à comprendre dans ce verset? Et qu’a expliqué le colporteur à Rabbi Yanaï?

Le Zéra Shimshon explique que Rabbi Yanaï était troublé par un autre verset. Le verset dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme" (chomer piv oulchono, chomer mitsarot nafcho - Michlé 1,23).
Le midrach (Tan'houma - Métsora 2) dit que ce verset ne doit pas être lu comme "צרת נפשו", la souffrance de son âme, mais plutôt comme "צרעת נפשו", de la tsara'at qui affligera son âme.

Rabbi Yanaï était troublé par le fait que le verset devrait en réalité dire qu’en surveillant sa bouche, on se protège de la tsara'at de son corps, et non de son âme, puisque c’est le corps qui est affligé par la tsara'at?

Le Zéra Shimshon explique que le colporteur a répondu à la question de Rabbi Yanaï lorsqu’il a annoncé : "Qui désire la vie?"
Lorsque Rabbi Yanaï a entendu cela, il a compris que la tsara'at n’est pas seulement une affliction du corps, mais qu’elle constitue également un danger pour la vie.

Tout d’abord, la guémara (Nédarim 64) enseigne qu’une personne atteinte de tsara'at est considérée comme morte.
Le Zera Shimshon explique en outre que le Targoum traduit le mot tsara'at par סגירו (sag'rou), ce qui signifie "exclu". En effet, une personne atteinte de tsara'at est coupée de toute influence spirituelle qui donne la vie à un individu. Ainsi, sa vie même est en danger.

C'est le sens du verset : "La vie et la mort sont entre les mains de la langue" (a'haïm véamavét béyad halachon - Michlé 18,21). Ce verset est généralement compris comme signifiant que par de simples mots, on peut influencer la vie d'autrui.
Cependant, le Zéra Shimshon explique que le verset enseigne également que celui qui tient des propos de lachon Hara met lui-même sa propre vie en danger.

C'est la leçon que Rabbi Yanaï a tirée du colporteur, lorsqu’il l’a entendu demander : "Qui veut la vie?".

De même, il comprenait désormais le verset qui dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme", plutôt que de la souffrance de son corps.
D'après ce qui précède, la tsara'at (affection provenant du lachon ara) est en effet une souffrance de l'âme et pas seulement une souffrance du corps, puisque la tsara'at met en danger l'âme même de la personne.

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=> la tsara'at, qui est le résultat du lachon ara, n'affecte pas seulement le corps, elle est également quasi-mortel pour l'âme.

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

"C’est par Ta bonté que Tu as conduit le peuple que Tu as délivré ; Tu l’as conduit par Ta puissance vers Ta demeure sainte" (Béchala'h 15,13).

-> Les juifs ont eu le mérite d’atteindre le niveau de la prophétie lors du passage de la mer Rouge.
La question se pose alors : la prophétie ne pouvant être vécue qu’en terre d’Israël, comment les juifs ont-ils pu faire l’expérience de la prophétie au bord de la mer?

Hachem a accompli un miracle et ils ont pu voir depuis l’endroit où ils se trouvaient jusqu’en Israël, et de là, leurs prières sont montées vers le ciel.
Comme l’écrit la guémara (Béra'hot 30a) : "Celui qui se tient en prière dans la Diaspora doit tourner son cœur vers la terre d'Israël, comme il est dit : "Et ils Te prieront depuis leur terre que Tu as donnée à leurs pères" (Divré Hayamim II 6,38)".

Telle est l’interprétation du verset : "Tu les as conduits par Ta puissance vers Ta demeure sainte", ce qui signifie que les Juifs ont pu, miraculeusement, voir le Temple alors qu’ils se trouvaient à la mer Rouge.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yehonatan ]

La Torah = plus indispensable que l’oxygène

+ La Torah = plus indispensable que l'oxygène :

-> La montagne sur laquelle fut donnée la Torah s'appelle le mont Sinaï (סני) au nom des miracles (נסים - nissim) qu'ont vécus le peuple d'Israël. [guémara Shabbath 89a]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique ce passage talmudique au nom du Arizal :
en effet, un des grands miracles dont bénéficia le peuple d'Israël au mont Sinaï fut qu'au moment du don de la Torah, l'espace où se tenait le peuple se vida de son air et de l'oxygène qu'il contenait.
D'après les lois de la nature, il est impossible de survivre dans de telles conditions ne serait-ce que quelques instants.
Le Ben Ich Haï explique que le peuple d'Israël se tenait debout face au mont Sinaï sans oxygène de façon miraculeuse.

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-> Si tu considères la Torah comme l’air que tu respires, tu finiras par oublier les difficultés. Tu percevras ainsi la Torah comme une perfusion qui te maintient en vie.
[rav Yossef Shalom Eliyachiv]

-> "La Torah est l’oxygène du monde, ainsi qu’il est dit : "Si ce n’était pour Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas placé de lois au ciel et à la terre"(Yirmiyahou 33,25) = le monde ne peut pas subsister sans Torah ...
Non seulement l’étude de la Torah fait subsister le monde, mais plus l’étude est étendue plus l’existence du monde est forte, et avec une plus grande abondance ... par conséquent, combien un ben Torah doit se réjouir!
Imaginons qu’un homme voie quelqu’un qui s’est évanoui et a perdu la respiration, il est proche de la mort, et il se dépêche de lui insuffler une respiration et de le ramener à la vie, combien il se réjouirait de cette grande mitsva que Hachem a mis sur son chemin!
Et combien sa joie sera grande s’il sauve tout un groupe de personnes, et s’il provoque le salut du monde entier!"
[rav Ben Tsion Abba Chaoul - Ohr léTsion - 'Hokhma ouMoussar]

-> La guémara (Béra'hot 61b) compare les juifs aux poissons dans l'eau, qui ne peuvent pas survivre en dehors de son habitat.
Nos Sages de conclure : "De même, la Torah est notre source de vie et peut nous sauver. Sans elle, nous allons certainement mourir."
Un juif ne peut pas survivre spirituellement sans Torah.

-> De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]

-> Le rav Barou'h Ber Lévowitz écoutait un jour un cours sur l'importance de l'étude de la Torah. L'orateur comparait la Torah à de l'oxygène, disant que l'on ne peut pas vivre sans elle.
Le rav Barou'h Ber, cependant, se leva et annonça que les mots du rav devaient être corrigés.
Il dit : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."

->"Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" (Téhilim 146,3-5).
Le Ménorat haMaor explique : on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.

[c'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.]

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+ 37°C : une bonne température ...

Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.

37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.

Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).

=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!

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+ Nécessité du Michkan :

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) dit à ce sujet : "Nous avons l'obligation de construire un lieu qui est pur et propre au plus au degré de pureté spirituelle, afin de purifier les pensées des personnes et de parfaire leur cœur vers Hachem".

-> Le Sforno (Ki Tissa 31,18) écrit que si le peuple juif n'avait pas servi le Veau d'or, alors il n'y aurait eu aucune nécessité de construire un Michkan.
Les conséquences de cette faute ont tellement fait descendre le niveau des gens, qu'il était alors nécessaire d'avoir une "tente d'oxygène" spéciale afin de pouvoir respirer (spirituellement parlant), et c'était le : Michkan!

=> Nous devons établir des Michkan pour Hachem : notre maison, nos écoles juives, nos synagogues, ... et les remplir de pureté, en y respirant un air pur de Torah sans les pollutions extérieures de ce monde. Grâce à cela, nous pourrons être spirituellement en vie!

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+ L'oxygène en terre d'Israël :

-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.

Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).