Aux délices de la Torah

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Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]

Pourquoi étions-nous si pressés de sortir d’Egypte?

+ Pourquoi étions-nous si pressés de sortir d'Egypte? (selon le rav Elyachiv)

-> La raison pour laquelle nous mangeons de la matsa le soir du Séder est déclarée ici dans la Haggada :
"Nous mangeons de la matsa pour commémorer le fait que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever avant que le Roi des rois, le Saint, béni soit-Il, Se révéla à eux et les délivra".

La Baal Haggada cite le verset:
"Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient apportée d'Égypte en pain azyme, car elle n'avait pas fermenté parce que, repoussés de l'Égypte, ils n'avaient pu attendre et ne s'étaient pas munis d'autres provisions" (Bo 12,39).

Ainsi, nous avons quitté l'Égypte en toute hâte, et la pâte n'eut pas le temps de lever. La question que soulève le rav Shlomo Elyachiv (Léchem chévo véAkhlaman), est de savoir pourquoi les membres du peuple juif durent quitter l'Égypte en toute hâte; pourquoi cette nécessité de se précipiter?

L'enseignement du Arizal est bien connu : le peuple d'Israël était descendu au 49e niveau d'impureté, et s'il était resté en Égypte un moment de plus, il serait tombé au point de non-retour. S'ils avaient disposé du temps nécessaire pour sombrer au 50e niveau d'impureté, ils auraient été piégés en Égypte.

Cet enseignement est devenu un principe accepté de la compréhension traditionnelle de la sortie d'Egypte. Cependant, le rav Elyachiv maintient qu'il ne peut être pris pour argent comptant. En effet, bien que le peuple juif eût effectivement chuté spirituellement, cette descente dans l'impureté s'arrêta lorsque les plaies débutèrent et que la servitude prit fin.
Une fois le processus de délivrance entamé, les Bné Israël ne furent plus soumis aux forces de l'impureté, qui commencèrent à décliner.

La Torah rapporte que lorsque le peuple juif quitta l'Egypte "yé'hérats kélev léchono" (même les chiens se turent - voir Bo 11,7). Cela reflétait le fait que les forces du mal avaient totalement disparu.
La puissance de la Révélation Divine était devenue si écrasante que les forces du mal furent maîtrisées de manière complexe.

Le peuple juif ne risquait plus d'être entraîné plus loin dans l'abîme spirituel, alors pour quelle raison dut-il se hâter de quitter l'Égypte? Pourquoi n'avoir pas pu attendre que leur pâte lève, moment auquel ils auraient pu faire cuire leur pain habituel?

-> Dans un revirement incroyable, le rav Shlomo Elyachiv explique que la raison pour laquelle le peuple juif ne pouvait rester en Égypte un instant de plus est que si tel avait été le cas, les forces du mal auraient été si totalement éradiquées qu'elles auraient éliminé la possibilité du libre arbitre.
La Révélation Divine à laquelle le peuple juif put accéder dans les jours précédant la sortie d'Égypte était si impressionnante et le niveau de sainteté auquel il fut propulsé était si élevé que si le peuple juif était resté là un instant de plus, les puissances du mal auraient été complètement vaincues.

En l'absence de celles-ci, le libre arbitre ne serait plus possible.
Comme le temps de la rectification Finale (tikoun haAkharon), n'était pas encore arrivé, et que Hachem souhaitait que l'homme continue à lutter entre le bien et le mal, Il jugea bon que nous soyons déplacés immédiatement.

La Torah déclare : "L'Egypte s'imposa au peuple avec force, en se hâtant de le repousser du pays, car ils disaient : "Nous périssons tous" (koulanou métim)." (Bo 12,33).
Le rav Elyachiv explique que leur inquiétude, "koulanou métim", de tous périr, n'était pas due au fait qu'ils se souciaient de mourir physiquement. Ils craignaient que si le peuple juif restait en Egypte, cela provoquerait la chute de toute l'impureté existant en Egypte. Ce pays étant l'épicentre du mal, cela signifierait en réalité l'éradication mondiale de tout mal et de toute impureté.

En conséquence, selon le rav Elyachiv, nous ne pouvions pas retarder notre départ de l'Égypte, car cela nous aurait catapultés à un niveau que le temps n'était pas encore venu pour le peuple juif d'atteindre.

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-> cela éclaire le fait que d'un côté cette génération a pu atteindre le 49e niveau d'impureté et que selon le Zohar : "il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h".
[ainsi quelque soit soit la bassesse de notre niveau spirituel, même si on est descendu au plus bas, à l'image de la génération en Egypte, nous pouvons très rapidement atteindre des sommets spirituels (au point qu'elle a du sortir rapidement d'Egypte tellement elle avait fait disparaître toute impureté).]

-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

Yom Kippour – la puissance de la téchouva en tant que communauté

+ Yom Kippour - la puissance de la téchouva en tant que communauté :

"Car en ce jour-là, Hachem vous pardonnera et vous purifiera de toutes vos fautes ; devant Hachem, vous serez purifiés" (A'haré Mot 16,30)

-> Le Zéra Shimshon fait remarquer que ce verset semble répétitif. Le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem nous pardonnera nos fautes. Pourquoi alors le verset doit-il ajouter que nous serons également purifiés de nos fautes? Quelle est la différence entre être pardonné pour nos fautes et en être purifié?
De même, le verset semble répéter cela à la fin en disant : "devant Hachem, vous serez purifiés" ?

Enfin, pourquoi le verset doit-il insister sur le mot "de toutes" vos fautes? Le verset aurait pu simplement dire : "Hachem vous pardonnera, ..., de vos fautes", ce qui, sauf indication contraire, impliquerait que toutes nos fautes seraient pardonnées?

-> Le Zéra Shimshon répond à ces questions comme suit.
La Torah nous impose d’affliger notre corps en jeûnant à Yom Kippour, ainsi que de nous abstenir de tout travail. Le Zéra Shimshon explique que la raison en est d’atteindre le plus haut niveau de pardon.

La guémara (Yoma 86b) enseigne que si une personne fait téchouva par crainte d'Hachem, ses fautes sont classées comme des fautes accidentelles.
Cependant, si l’on se repent par amour pour Hachem, alors ses fautes deviennent des mérites.

En jeûnant et en affligeant son corps, les sentiments de remords et de repentance ressentis sont des sentiments de crainte. Cependant, en s’abstenant de tout travail et en consacrant une journée entière à montrer notre remords à Hachem, il s’agit là de téchouva par amour.

Le Alchikh hakadoch (Téhilim 32,1) dit que pour une faute commise volontairement et en toute connaissance de cause, cette faute ne peut jamais devenir un mérite, même si l’on se repent avec amour.

Le Zéra Shimshon dit que les paroles du Alchikh ne sont vraies que si l’on fait téchouva seul ; cependant, si la congrégation (communauté) fait téchouva ensemble, alors même une faute commise volontairement et intentionnellement peut devenir un mérite par la téchouva.
[voir Yoma 86b, qui établit une distinction entre la puissance de la téchouva faite par une seule personne et celle faite par la congrégation, celle de la congrégation étant plus grande. ]

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le verset.
Tout d'abord, le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem pardonnera nos fautes. Cela fait référence à la téchouva faite par crainte. Ce type de téchouva nous accorde le pardon de nos fautes.

Cependant, le verset poursuit : Hachem nous purifiera, car à Yom Kippour, la téchouva est faite par amour. Ainsi, la téchouva n’apporte pas seulement le pardon, mais elle apporte également la pureté à la personne, puisque ses fautes deviennent désormais des mérites.

Le verset insiste ensuite sur le mot "toutes" vos fautes. En effet, le jour de Yom Kippour, tout le monde est réuni dans la téchouva (repentance) s’appuie sur la force de la congrégation ; par conséquent, "toutes" les fautes peuvent se transformer en mérites, même ceux initialement commis avec une malveillance intentionnelle.

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=> la puissance de la téchouva à Yom Kippour, en commun avec toute la congrégation (communauté), peut apporter des niveaux de pardon inatteignables lorsque l'on se repent seul.

Il est étonnant qu’Avraham ait tout risqué pour partir en guerre et sauver Lot. Malgré le fait que Lot était un racha, Avraham a vu en lui une étincelle de lumière pure et éclatante, la lumière du roi David et du machia'h qui descendraient de Lot.

Nous voyons là un exemple de l’enseignement fondamental de rabbi Na'hman, qui consiste à rechercher les qualités chez les autres, peut importe à quel point ils ont pu chuter (spirituellement).
Même si elle est peut-être très bien dissimulée, il y a une étincelle du machia'h dans chaque juif.
De même, nous devrions chercher de toutes nos forces à trouver le bien en nous-mêmes, même si nous avons commis de très graves fautes, erreurs.
Peut-être que la seule bonne intention que nous ayons, malgré tous nos faues, fera la différence et apportera la guéoula ultime, rapidement et de notre vivant, amen!
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,282 ]

Même Hachem se repose à Shabbath

-> Le 7e jour est-il saint parce qu’il est intrinsèquement saint, ou est-il devenu saint parce que ce jour-là, Hachem a cessé de travailler? Et si Hachem avait cessé de travailler un mercredi, ce jour-là serait-il alors devenu un jour saint?

Le verset dit : "Car en ce jour-là, Il s’abstint de toute l’œuvre que Hachem avait créée pour accomplir" (Béréchit 2,3).
Cela semble impliquer qu'Hachem avait encore du travail à accomplir, mais qu’Il s’est arrêté en raison du caractère sacré du 7e jour.

Ce n’est pas l’arrêt du travail qui a rendu ce jour saint. Le Shabbat a toujours été revêtu de sainteté. Son caractère sacré était tel que même Hachem s’est reposé ce jour-là.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Béréchit ]

Gravité de parler à la synagogue & terre d’Israël

+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :

-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]

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-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."

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-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.

-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]

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-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.

Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?

Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.

De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]

-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]

=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.

[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]

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+ Parler dans la synagogue :

-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.

-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.

-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.

-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.

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-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."

-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]

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-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).

Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "

=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.

La meilleure façon de nous préparer à couronner Hachem comme roi à Roch Hachana est d’être très joyeux. Lorsque nous sommes joyeux, nous montrons que nous sommes satisfaits de la manière dont Hachem dirige le monde en général et nos vies personnelles en particulier. Cela Lui procure le plus grand kavod (honneur)!
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot HaRan 21 ]

Les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté.
Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.  

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 1,2]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/06/01/recensement-grandeur-des-bne-israel ]

Recensement & grandeur des Bné Israël

+ Recensement & grandeur des Bné Israël :

"Faites le recensement (chéou ét roch - שְׂאוּ אֶת רֹאשׁ) de toute la communauté des Bné Israël, selon leurs familles, selon les maisons paternelles, en comptant les noms, tous les hommes, un par un" (Bamidbar 1,2)

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam sur ce verset) commente :
Quelle est la signification de cette mitsva consistant à recenser le peuple, et pourquoi le peuple juif est-il si souvent dénombré?
On pourrait peut-être avancer l’explication suivante : les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté. Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.

À ce sujet, selon le midrach (Pessikta Zoutra - début de Ki Tissa) : Moché dit à Hachem : "Par quoi vas-Tu élever la puissance du peuple juif?" Hachem répondit : "Par "ki tissa" (lorsque tu feras le recensement, littéralement : "lorsque tu lèveras leurs têtes")."
Faire un recensement ne semble avoir aucun rapport avec l’élévation de la puissance du peuple juif. Cependant, comme il existe une sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à chaque juif, les compter éveille cette sainteté, et par conséquent, leur puissance s’élèvera.
De plus, le mot ישראל (Israël) peut être réarrangé en לי ראש (li roch - littéralement. "pour moi, une tête"), comme si les forces de la sainteté disaient : "Grâce au peuple juif, je relève la tête, je gagne en puissance."

La nation juive dans son ensemble compte 600 000 âme. Lorsque le mot ישראל est écrit avec chaque lettre entièrement (יוד שין ריש אלף למד) les lettres ajoutées (וד ין יש לף מד), plus un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique de 535, ce qui correspond à ראש דל (tête faible/basse), ce qui implique que la tête des forces de l’impureté s’abaisse lorsque la tête du peuple juif est relevée.

De plus, les mots du verset : שְׂאוּ אֶת רֹאשׁ (chéou ét roch - faites le recensement), ont pour initiales pouvant être réarrangées en : ראש (roch - tête).
Cela nous suggère qu’en effectuant un recensement du peuple juif, la tête des puissances de la sainteté est élevée tandis que la tête des forces de l’impureté est abaissée.
De plus, le mot ראש, à l’envers, est un acronyme de שכינת אל רם (Chékhina El ram - la Chékhina du D. exalté). Effectuer un recensement du peuple juif élève également la Chékhina (la présence Divine dans ce monde).

On pourrait dire que, peut-être, le recensement a pour but d’éveiller les cœurs du peuple juif. Ils devraient prendre conscience qu’ils sont les légions d'Hachem, à l’instar des anges dans les mondes supérieurs : chacun a une mission unique à accomplir, et chacun est indispensable.
Le peuple juif est dénombré afin que chacun reconnaisse qu’il a été créé pour servir Hachem à sa manière unique, et qu’il ne néglige pas sa tâche.
Tous sont également indispensables, et personne ne peut s’attendre à ce que sa propre tâche soit accomplie par quelqu’un d’autre, selon nos Sages : "Chacun doit se dire : "Le monde a été créé pour moi"" (Sanhédrin 37a).

Une autre raison possible pour effectuer un recensement pourrait être, que le mot ישראל (Israël) est un acronyme pour "il y a 600 000 lettres dans la Torah" (yéch chichim ribo otiyot laTorah).
De plus, c’est un acronyme pour "les 600 000 façons de comprendre la Torah" (réch chichim ribo ofanim laTorah).
Il y a donc 600 000 âmes du peuple juif, et chacune est digne de comprendre la Torah à sa manière. Le recensement devrait leur rappeler cela et les motiver à étudier la Torah et à ne pas la négliger.
Lorsque le peuple juif est compté, cela devrait mener au raisonnement suivant : ils devraient immédiatement se demander pourquoi ils sont comptés, et ils devraient se demander pourquoi il y a 600 000 juifs. Ils devraient réaliser que c’est un reflet de leur nom, ישראל (Israël), indiquant qu’il existe 600 000 façons de comprendre la Torah. Ils devraient alors prendre conscience de leur obligation d’étudier la Torah [afin que chacun y trouve sa propre compréhension unique].

Lorsque les juifs se trouvaient au bord de la mer Rouge, ils ont eu le privilège d’être imprégnés de la Chékhina d'Hachem, et lorsqu’ils chantaient, c’était comme si Hachem chantait Lui-même.
Le érev rav n’a pas eu droit à ce niveau de révélation spirituelle.

C'est ainsi qu'on comprend le verset : az yachir Moché ouBné Israël (Béchala'h 15,1) = "Alors Moché chanta un chant [avec le roua'h Hakodech] et les juifs chantèrent ce chant [de la même manière que Moché l'avait fait avec le roua'h Hakodech] à Hachem. [Ils, les juifs] dirent [au érev rav] en disant [qu'ils devaient répéter ce qu'ils venaient d'entendre]. "
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan]