Aux délices de la Torah

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Le sentiment de vérité est le fondement de la téchouva.
[...]

L'autocritique, lorsqu'elle plonge profondément dans l'essence de l'être et examine minutieusement chaque action et chaque pensée, approfondit le sentiment de douleur face à l'absence de vérité dans la vie d'une personne et lui fait sentir sa disgrâce, sa laideur et son néant.
La personne fait alors téchouva par amour pour la lumière de la vérité.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,1]

Hachem a écrit un livre, qui est le monde, et Il a écrit un commentaire sur ce livre, qui est la Torah ; car la Torah explique comment Hachem peut être trouvé dans le monde.
[rav Tsadok HaCohen de Lublin - Tsidkat Hatsadik 216 ]

Dès l'instant où l'on s'efforce de faire téchouva, la téchouva se produit, et la personne devient un nouvel être.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,4]

Avant le shabbat, une personne doit faire téchouva pour tout ce qui s'est passé pendant la semaine, afin qu'elle puisse recevoir la sainteté du shabbat sans les obstructions résultant de ses fautes.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,33]

Mitsvot & comme une pierre sur le cœur

+ Mitsvot & comme une pierre sur le cœur :

"Et ces choses que je te commande seront… sur ton cœur" (Vaét'hanan 6,6)

-> Le Chem MiChmouel demande pourquoi il est dit que ces choses doivent être "sur" le cœur, plutôt que "dans" le cœur, ce qui semblerait plus logique.

Il répond, au nom du rabbi de Kotzk, que le verset dit que les mitsvot doivent être "comme une pierre sur le cœur", et que lorsque le cœur s’ouvre à des moments précis, la pierre doit y tomber.

Il explique que le cœur est généralement fermé et que rien ne peut y entrer. Cependant, même dans ces moments-là, il ne faut pas penser qu’on ne peut rien accomplir et qu’il vaut mieux ne même pas essayer.
Il faut plutôt faire ce qu’on peut, même si on n’a pas l’impression d’affecter son cœur.
Ce faisant, on placera "une pierre" sur notre cœur, et même si elle ne peut pas entrer maintenant, il viendra un moment propice où son cœur s’ouvrira et les influences qu’il a accumulées [par ces mitsvot] pourront entrer.

Amour réciproque

+ Amour réciproque :

"Et tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur ... et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5)

=> Comment peut-on nous ordonné d'aimer Hachem. L'amour étant un sentiment, peut-on nous imposer ce qu'il faut ressentir?

-> Le rav Akiva Eiger dit que la réponse se trouve dans les derniers mots de la prière de "Ahava Rabba".
Nous récitons : "Qui choisit sa nation Israël avec amour" (abo'her ét amo Israël béaava).
Si nous reconnaissons qu'Hachem nous aime, alors il nous incombe de L'aimer en retour.
Il est dit : "Comme dans l'eau, le visage reflète le visage, ainsi le cœur de l'homme reflète le cœur de son prochain" (Michlé 27,19).
Il nous appartient de reconnaître Son amour, et une fois que nous l'aurons fait, nous L'aimerons naturellement.

[plus je fais des efforts pour intellectualiser à quel point Hachem m'aime personnellement à la folie, plus il va éclore en moi de l'amour pour Lui. ]

Cas où le séfer Hazichronot ne peut être effacé

+ Cas où le séfer Hazichronot ne peut être effacé :

"Tu ne prononceras pas le nom d'Hachem ton Dieu en vain, car Hachem ne pardonnera pas à quiconque prononcera Son nom en vain" (Vaét'hanan 5,11)

-> Le rav Meir de Premichlan demande pourquoi la punition pour cette faute est si sévère que "Hachem ne pardonnera pas" à quiconque la commet. La téchouva n’est-elle pas utile pour toutes les fautes?

Il répond que chaque fois qu’une personne commet une faute, cela est écrit dans le séfer Hazichronot (livre des Souvenirs).
Par exemple, si l’on mange quelque chose d’interdit, il est écrit : "Untel a mangé ceci et cela". Lorsque la personne fait téchouva, cette ligne est effacée du livre.
Cependant, si l'on faute en prononçant le nom d'Hachem en vain, il est écrit dans le séfer Hazichronot : "Untel a prononcé Son nom en vain". Même en faisant téchouva, cette ligne ne peut être effacée, tout comme le nom d'Hachem, inscrit dans le livre, ne peut l'être.
Par conséquent, cette faute ne peut jamais être complètement effacé.

La prière en minyan ne peut être réduite au silence

+ La prière en minyan ne peut être réduite au silence :

-> Nos Sages utilisent l’expression : "davar chébé'minyan afilou bé'elef lo batoul" (si quelque chose porte un nombre, il ne peut être annulé, même par un nombre mille fois plus grand).
Le séfer Divré Israël indique que cela suggère que lorsqu’on prie avec un minyan, même mille anges ne peuvent annuler nos prières [les empêchant d'atteindre le Ciel].
C’est ce que disent nos Sages (Béra'hot 8a) : "Hachem ne rejette jamais les prières du rabbim (de la communauté)".

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-> Le rav Aharon de Karlin disait que la prière bétsibour (en minyan) est plus efficace que les prières du tsadik de la génération (tsadik hador).

[De nos jours,] l'élément essentiel qui permet à une personne de se purifier profondément, et l'élément essentiel de cette purification, est la prière avec une intention intérieure (kavana), pratiquée avec crainte et amour ...

Mais l'essentiel est précisément de prier en communauté (minyan). Même si les membres de la communauté prient rapidement ou longuement, il est nécessaire de renoncer à ses propres considérations afin d'atteindre des niveaux spirituels très élevés [par le mérite du minyan].
[Maor Vachéméch - Vaét'hanan 4,29]

Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem

+ Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem :

"N'ajoutez rien à ce que je vous prescris et n'en retranchez rien, de manière à observer les commandements de Hachem, votre D., tels que je vous les prescris." (Vaét'hanan 4,2)

-> Le rav Yonathan Eibshitz (dans son Tiféret Yonatan) demande pourquoi est-il interdit d'ajouter aux mitsvot d'Hachem.
Il répond que cela montre qu'il ne faut pas faire ses propres calculs concernant les mitsvot de la Torah.
La Torah n'a besoin de l'approbation de personne, et personne n'est en mesure de dire qu'il sait ce qu'il pense être la bonne chose à faire. Il faut simplement faire ce que Hachem ordonne, sans rien changer (Hachem est Parfait!).

Il compare cela à une personne gravement malade qui consulte un médecin pour déterminer l'origine de sa maladie. Le médecin l'examine et lui prescrit un médicament qui pourrait l'aider. Cependant, il lui conseille de ne prendre que la dose prescrite, petit à petit. Le patient se dit : Si prendre un petit médicament à la fois m'aide, en prendre beaucoup m'aidera certainement beaucoup plus!

Bien sûr, Il s'est lourdement trompé. Prendre trop de médicaments d'un coup serait extrêmement dangereux et pourrait même tuer le patient.

Il en va de même pour les mitsvot. Si l'on ajoute des mitsvot aux commandements d'Hachem, on se met en danger. La Torah est un élixir de vie, mais on ne peut pas en prendre plus que la quantité prescrite en une seule fois.
Hachem nous indique la quantité précise dont nous avons besoin, et il serait dangereux pour nous d'en prendre davantage.