Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le Shéma avant de dormir

+ Le Shéma avant de dormir :

-> Selon le Zohar (Vol.III, 211b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 56b), toutes les forces spirituelles nuisibles (forces du mal) sont créées à partir des gouttes de semence gaspillées par l’homme.
Lorsqu’un homme se repent et récite le Shéma avant de se coucher, ces forces spirituelles nuisibles sont anéanties par "l'épée" que constitue la récitation du Shéma.

A ce sujet, le roi David dit : "Les louanges de D. sont dans leur gorge, et une épée à double tranchant est dans leur main" (Téhilim 149,6) : réciter le Shéma (avant de dormir) est comparable à manier une épée à double tranchant, et des myriades de ces forces spirituelles nuisibles sont tuées chaque nuit.
C’est pourquoi le verset "une épée à double tranchant est dans leur main" est suivi de "pour se venger parmi les nations", faisant référence à ces forces spirituelles nuisibles qui ont été créées à partir de ces gouttes de semence gaspillée.
Le roi David dit également : "Mille tomberont à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim 91,7).

Ces forces spirituelles nuisibles sont l’ennemi juré de l’homme, et elles cherchent à le tuer. C’est peut-être ce à quoi fait allusion la michna : "Les ennemis de l’homme sont les membres de sa maisonnée" (Sotah 49b).
En d’autres termes, les personnes qui se sont éloignées de sa maison, ces gouttes de semence gaspillée qui ont émergé de son corps et se sont transformées en ces forces spirituelles nuisibles, sont son ennemi juré.
Cependant, par la téchouva et la récitation du Shéma avant de se coucher, une personne en tue une partie chaque nuit et celles-ci sont renvoyées dans un lieu de sainteté.
C’est peut-être à cela que le roi Shlomo faisait référence lorsqu’il dit : "Quand Hahem favorise les voies d’un homme, même ses ennemis feront la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[...]

"Écoute, Israël : Hachem est notre D., Hachem est Un" (Vaét'hanan 64,4).
Selon le Zohar (Vol.III, 236b) : les dernières lettres de שמע (shéma - écoute) et de אחד (é'had - un) forment le mot עד (éd - témoin), et les lettres restantes de ces deux mots forment אשמח (ésma'h - je me réjouirai).
Lorsqu’une personne récite le Shéma comme il le faut, elle se réjouit avec Hachem.
Nous pouvons ajouter : si une personne récite le Shéma avant de se coucher, elle peut se réjouir grandement d’avoir tué l’ennemi qui souhaite lui nuire. Il n’y a pas de plus grande joie que la vengeance contre l’ennemi, comme le dit le verset : "Quand les réchaïm sont détruits, il y a des chants" (Michlé 11,10).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Lors de la sortie d'Egypte, les Bné Israël se sont fiancés à Hachem.
[Sfat Emet - Souccot 5634 ]

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-> Rabbi Shlomo Carlebach enseignait que, tout comme Roch Hachana marque le commencement du monde, Pessa'h est le commencement, le premier moment déterminant et le point de départ de notre histoire d’amour avec le Maître de l’univers. En tant que nation, nous rencontrons Hachem pour la première fois. Et tout comme les âmes sœurs oublient tout le monde lorsqu’elles se rencontrent pour la première fois, nous oublions et sommes purifiés de toute forme subtile d’avoda zara que nous aurions pu porter en nous lors de notre "première rencontre" avec Hachem.
Or, avoda zara ne signifie pas nécessairement adorer une image taillée. L’avoda zara signifie en réalité un culte qui est zara, "étranger" à moi, car il ne me correspond pas tout à fait.
Lorsque je pourrais vivre à un niveau plus élevé mais que je me contente de moins, il y a un élément d’aliénation dans ma vie. Je ne suis pas celui que je suis capable d’être, ou que je suis censé être. 205
[rabbi Shlomo Carlebach - Soulmates - Nissan 5748]

-> Le soir du Seder, Hachem se révèle à chacun de nous d’une manière nouvelle et sans précédent. C’est le coup de foudre, un aperçu de la meilleure version de ce que nous pourrions être. Nous sommes appelés à revêtir notre forme ultime, et cela devient le nouveau départ de notre judaïsme.
[rav Yéhouda Mischel]

Bédikat & bitoul ‘hamets

+ Bédikat & bitoul 'hamets :

-> "Le soir du quatorze [Nissan], on recherche le 'hamets. [ohr (אור - le soir, signifie aussi : lumière) léarbaa, bodkin ét ha'hamets - michna Pessa'him 1,1]

-> En cherchant, une bougie à la main, nous accomplissons la vision du roi David : "Le feu marche devant Lui, consumant Ses ennemis de tous côtés" (éch léfanav télé'h, outéla'ét saviv tsarav - Téhilim 97,3).
La bougie, qui incarne cette énergie spirituelle ardente (la hitlahavout), le feu et la lumière de notre observance de la Torah et des mitsvot, a le pouvoir de consumer toute négativité.
['Hidouché haRim ]

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-> "La maison de Yaakov sera un feu, et la maison de Yossef une flamme, et la maison d’Essav sera de la paille ; ils la brûleront et la dévoreront" (Ovadia 1,18).

"La maison de Yaakov sera un feu" (véaya beit Yaakov éch). Lorsque nous activons et utilisons ce pouvoir, alors "la maison d’Essav", métaphore de notre négativité intérieure, sera "consumée comme de la paille".
En brûlant tout le 'hamets de nos maisons, de nos récipients et de nos possessions, nous avons l’occasion de brûler l’influence d’Essav, les impuretés de nos cœurs et de nos esprits qui se sont accumulées tout au long de l’année.
[...]
Le processus éclairant de la bédikat hamets attire notre attention sur notre quête de rédemption personnelle et nous donne un aperçu de la vision du prophète concernant la guéoula, lorsque Hachem "recherchera" tous ceux qui ont peiné et déployé des efforts au service d'Hachem pendant [l'obscurité] de nos exils.
"À ce moment-là, Je fouillerai Jérusalem à la lueur des bougies" (véaya baét ahi, a'hapéch ét Yérouchalayim banérot - Tséfania 1,12).
[rav Yéhouda Mischel]

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-> La coutume universellement adoptée consistant à disposer 10 petits morceaux de pain dans toute la maison et à les rassembler lors de la bédika est attribuée au Arizal.
Ces dix morceaux correspondent aux dix Sefirot, les dix attributs divins et canaux qui créent toute la réalité. En les identifiant, en les recherchant, en les rassemblant et en les éliminant, nous purifions les dix aspects de la naturalité, dérivés des dix Sefirot, qui peuvent devenir du 'hamets.
Ces aspects de notre expérience personnelle peuvent devenir stagnants et anciens, fermentés et gonflés d’une manière qui entrave notre émouna, notre liberté et notre proximité avec Hachem.
La bédika 'hamets nous invite à approfondir notre intimité avec Hachem en nous engageant dans le 'hechbon ha'nefech (un examen de conscience personnel).

La halakha nous demande de placer ces dix morceaux de 'hamets "là où ils seront faciles à trouver" (ché yimtsa'im habodek). De plus, les enfants ne doivent pas cacher le 'hamets si bien que celui qui le cherche ne parvienne pas à le trouver.
Tout comme Hachem nous donne la capacité d’identifier nos différents types de 'hamets intérieur (tout mauvais caractère, attitude, qui a gonflé), Il nous donne la capacité de les trouver, de les surmonter, de nous en débarrasser et de les éliminer.
A la lueur des bougies, nous mettons en lumière nos défis et affrontons nos tentations au grand jour, en parcourant pièce par pièce nos maisons, en fouillant les recoins de notre cœur.
"lev yodéa marat nafcho" ( seul le cœur sent l'amertume qui l'envahit - Michlé 14,10) = ce qui doit être corrigé dans nos vies spirituelles n’est pas un secret.

La pratique de la bédika (qui demande un effort de chercher dans les moindres recoins) stimule notre quête (interne), nous permet de trouver, nous donne la volonté de peiner, instille en nous la force de surmonter nos tentations et d’affiner nos midot, nous empêche d'échouer, nous donne le pouvoir de purifier les dix Sefirot de la Création qui se reflètent dans ce monde, et ensuite, Hachem nous récompense par la joie de la liberté et de la proximité (avec Lui).
[rav Yéhouda Mischel]

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-> L'interdiction stricte du 'hamets s'applique dès la moindre quantité ; même une quantité "infime", quasi négligeable, est interdite.
Cependant, "mida tova mi midat pour'anout" (la mesure du bien divin est toujours plus grande que celle du châtiment divin - guémara Yoma 76a).
En réfléchissant à cela, nous devrions également reconnaître que chaque effort spirituel, même le plus infime, une quantité "infime" d'acte selon la volonté d'Hachem, est un catalyseur de transformation et de rédemption (délivrance).
La bédikat 'hamets nous donne le pouvoir de mettre en lumière ce qui est véritablement important et précieux dans la vie.
Rabbi Nathan de Breslov explique que notre recherche minutieuse de chaque miette de 'hamets devrait attirer notre attention sur le fait que chaque petite chose que nous faisons compte. En nous concentrant sur chaque grain de 'hamets en notre possession, nous apprenons à honorer la valeur infinie de chaque petit grain (un machéhou) dans la spiritualité.

-> En ce qui concerne la bédikat 'hamets, le Rambam et le Shoul'han Aroukh nous enseignent de chercher et de nettoyer au mieux de nos capacités : "jusqu’à la limite de la portée de la main ... tout ce qui reste [hors de notre portée] doit être annulé dans notre cœur".
C’est l’une des significations de "ce n’est pas à toi d’achever la tâche" (lo alé'ha ha'méla'ha ligmor - Pirké Avot 2,16).
Tout en faisant de notre mieux, nous devons savoir ce que nous pouvons gérer et ce que nous ne pouvons pas. Hachem voit notre sincérité et ne nous met pas à l’épreuve au-delà de nos capacités.
Se surmener dans le perfectionnisme est en soi une manifestation d'orgueil qui doit être éliminée.
"La Torah n’a pas été donnée aux anges" (Yoma 30a).

Et pourtant, dans la pratique, une fois que notre maison est enfin autant purifiée et débarrassée du 'hamets que cela est humainement possible, nous plaçons délibérément dix morceaux de pain (plus petits que le volume d’une olive) dans la maison. C’est comme si nous admettions qu’il y a toujours plus à trouver. Il y a toujours plus à découvrir dans notre avodat ha'midot, notre travail intérieur. Il y a toujours plus à rectifier, plus à apprendre, plus sur quoi travailler.
[rav Yéhouda Mischel]

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+ Le silence du bitoul :

-> Rabbi Shmouel Bourstein de Tsfat enseigne que le mot 'hamets (חמץ) représente trois niveaux de la Création et trois étapes de la vie humaine.
La lettre 'hét (ח) correspond à 'haï, les créatures vivantes ; la lettre mem (מ) correspond à médaber, le niveau des êtres humains, qui peuvent parler ; et la lettre tsadi (צ) à tzome’ach, la végétation. Ces éléments correspondent aux trois étapes de la vie.
À notre naissance, nous sommes 'haï (vivants) ; en grandissant et en apprenant à parler, nous devenons "médaber" ; une fois arrivés à maturité, nous nous marions et avons des enfants, qui sont comparés à des fruits, nous appartenons alors à la catégorie "tsoméa'h".

Parmi les quatre éléments, le seul qui manque est le "domem", les éléments inanimées ou "silencieux", telles que les minéraux et l’eau. Ce "silence" est atteint la veille de Pessa'h lorsque nous annulons le 'hamets ou l’ego et le déclarons "k'afra d'ara", sans propriétaire comme la poussière de la terre.
Un tel silence est le prélude au plus haut niveau de maturité humaine : une humilité sans ego imprégnée d'émouna. Alors, les quatre éléments forment un tout harmonieux, et ils évoquent les quatre lettres du Nom divin (יהוה), qui sont les quatre coupes de la rédemption.
Par le bitoul 'hamets, l’annulation de l'ego (ce 'moi je' qui fermente en nous), le Nom divin se révèle, et nous devenons véritablement délivrés (libres).

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-> Une coutume très répandue consiste à brûler non seulement le 'hamets, mais aussi la bougie, le sac en papier, la plume et la cuillère en bois qui ont servi à rechercher le 'hamets.
Le Sfat Emet souligne qu’il s’agit là d’une coutume curieuse.
La bougie n’est pas du 'hamets ; elle n’a certainement pas « reçu d’impureté » d’aucune manière.
Elle n’a fait que diffuser de la lumière et n’a même jamais touché le hamets ; le but de la bougie était simplement d’indiquer où le 'hamets était caché.
Il y a là une leçon significative : si nous voyons et signalons le 'hamets chez les autres, nous nous rendons nous-mêmes semblables au 'hamets!

Cette coutume (de brûler aussi ce qui a participé à trouver le 'hamets) est l’occasion de brûler notre obstination à nous concentrer sur la négativité, de cesser de chercher les défauts, et de plutôt rechercher les points positifs (nékoudot tovot) en nous-mêmes et chez les autres.
C'est le feu guérisseur de la 'hassidout et la lumière et la perspective positives des véritables tsadikim. Lorsque nous brûlons notre 'hamets, nous espérons aussi allumer cette positivité dans nos cœurs.

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-> Si notre attention portée à la lutte entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal, est souvent reléguée à un domaine métaphorique et métaphysique, et si nous recourons à un symbolisme qui met l’accent sur les questions spirituelles, notre combat contre le mal n’a rien de théorique.
Le Shem miShmouel décrit notre mission de rechercher et de détruire le 'hamets comme une allusion au commandement d’exterminer Amalek ; après la bedikat hamets.
En ce sens, le rabbi Aharon de Belz distribuait des oreilles d'Haman destinés à être brûlés lors du biour 'hamets.

[à Pessa'h, nous parlons et agissons, dans un but que ces actions extérieures viennent impacter notre intériorité, comme en renforçons notre émouna. ]

"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).

=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?

Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.

Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.

Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]

Le lo lichma est aussi important

-> Il est parfois bénéfique pour une personne de commencer son immersion dans l’étude de la Torah d'une façon "lo lichma". Ce faisant, le désir d’étudier la Torah se fondra avec des motivations matérielles et illusoires. En conséquence, lorsqu’une personne parvient finalement à se transformer pour étudier la Torah d'une façon "lichma", alors tout s’élève.
Cependant, si une personne commence son immersion dans l’étude de la Torah en étant "lichma", alors ses désirs physiques (matériels) inférieurs ne sont pas reliés à la motivation spirituelle supérieure. En conséquence, sa connexion spirituelle sera toujours au-dessus de son corps.

Certes, cette motivation de "lichma" a elle aussi ses avantages en raison de la pureté et de la clarté de ses aperçus de la Torah. Néanmoins, son défaut est qu’il lui manque la dimension du naturel.
Cependant, il existe une dimension de l’existence au plus haut niveau de sainteté, où l’esprit expansif se déverse à travers les nuages les plus épais. C’est là que les motivations matérielles sont fortement liées aux images spirituelles les plus élevées. Tel était le niveau spirituel de "Rabbi Shimon Bar Yo'haï et de ses amis, qui faisaient de la Torah leur gagne-pain" (Shabbat 11a).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 5:11 ]

Prière de Min’ha

+ Prière de Min'ha :

-> Le Arizal (chaar HaKavanot - Téfilat Min'ha - drouch 2) écrit qu’il existe 310 mondes que Hachem est destiné à donner aux justes. Ils sont tous gravés sous le Trône Saint, 207 à droite et 103 à gauche. Ceux de droite sont des mondes de Miséricorde, et ceux de gauche sont des mondes de Jugement (Rigueur).
Ceux de gauche s’éveillent au moment de Min'ha ; c’est pourquoi le mot : מנחה (min'ha) a la valeur numérique de 103, faisant allusion aux 103 [mondes de] Jugements qui s’éveillent à ce moment-là.
C’est pourquoi, pour faire taire ces Jugements, nos Sages nous mettent en garde : "Une personne doit toujours veiller à prier Min'ha comme il le faut" (Béra'hot 6b).
Si une personne est attentive à Min'ha, elle méritera 310 mondes : les 207 du côté droit (Bonté) et les 103 du côté gauche (Jugement).

Le mot מנחה (minchah) s’écrit en pleinement comme suit : מ"ם נו"ן חי"ת ת"י. Les lettres ajoutées : י י"ת ו"ן ם, plus 4 (un pour chaque mot - règle du kollel), a une valeur numérique totale de 520, la même que שכר (cha'har - récompense).
Si une personne est attentive aux prières de Min'ha, elle peut briser le pouvoir de la sitra a'hara (force du mal), qui règne l’après-midi. [en effet, à ce moment-là, le pouvoir de la Rigueur se renforce, ce qui donne plus de pouvoir à la sitra a'hara. ]
[...]

Une personne qui est attentive à la prière de Min'ha accomplit de grandes choses dans ce monde, car elle brise le pouvoir de la sitra a'hara, dont le pouvoir se situe principalement l’après-midi.

En priant Min'ha avec grand soin, on jouira de la tranquillité dans le monde à Venir.
Min'ha (מנחה) peut également se lire מנחה (ménou'ha - tranquillité) ; en récompense de Min'ha, il se verra accorder la tranquillité.

... Pendant le moment (où l'on peut faire) Min'ha, [le monde] est rempli de Rigeurs. Si une personne récite les prières de Min'ha avec soin, elle adoucit ces Rigueurs [du Ciel], les rendant plus agréables.
Par conséquent, elle reçoit de même douceur et agrément dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,14-15]

Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem

+ Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem :

-> Il y a environ cent ans, dans la ville de Radin, une famille vint s’entretenir avec le 'Hafets 'Haïm. Elle était désespérée, car leur fils allait être enrôlé dans l’armée russe.
Lorsque les jeunes garçons juifs étaient enrôlés dans l’armée russe, cela signifiait une séparation totale de la communauté et la fin de leur pratique et de leur identité juives. On ne pouvait même pas emporter de kippa, sans parler d’observer le Shabbat, de respecter les règles casher ou d’épouser une juive.

Le père supplia le 'Hafets 'Haïm d’intercéder, de prier, d’accomplir un miracle, de leur accorder une bénédiction afin qu’ils soient épargnés. Le 'Hafets 'Haïm, les larmes aux yeux, répondit : "Mes chers amis, je ferai ce que je peux ; comme vous le savez, c’est le décret impitoyable de notre génération. Mais, bien sûr, je prierai ..." La famille sombra dans un silence pesant.

D’une voix empreinte de peur et de douleur, le jeune garçon prit la parole : "Rebbe ... y a-t-il quelque chose que je puisse faire?"
Le 'Hafets 'Haïm prit sa main et la posa sur le cœur du garçon. Et lui dit :
"Mon cher fils, sens-tu ton cœur battre? Chaque matin, quoi qu’il t’arrive et où que tu sois, quand tu te réveilles, tourne-toi vers Jérusalem et sens ton cœur battre. Et sache que le cœur d’un juif bat au rythme de Jérusalem.
Tant que ton cœur battra, il battra au rythme de Jérusalem, la ville Sainte. Même sans téfilin, sans sidour ni kippa ... tourne-toi simplement vers Jérusalem, et sache que tu ne seras jamais loin."

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-> On peut emmener un juif hors de Jérusalem, mais Jérusalem restera toujours le cœur et l’âme de chaque juif. Où que nous soyons sur la planète terre, nous nous tournons vers la ville Sainte. Nos cœurs et nos pensées, nos prières et nos aspirations passent par Jérusalem, la "roch sim'hati", notre plus grande joie.
[rav Yéhouda Mischel]

-> Lors du premier Yom Haatzmaout qui a suivi la miraculeuse Guerre des Six Jours, le rav Joseph B. Soloveitchik a prononcé à Boston un discours enflammé sur notre attachement, notre amour et notre nostalgie pour la Terre d'Israël. Avec passion et nostalgie, il a décrit le souvenir marquant d’une conversation dont il avait été témoin, enfant, au 'héder, entre son mélamed, un hassid de Loubavitch au grand cœur, et un juif venu de la terre d'Israël :
"Notre mélamed nous a fait sortir du 'héder et est resté seul avec l’invité. Bien sûr, nous avons essayé de tendre l’oreille. Nous avons entendu notre mélamed demander au visiteur : "Dites-moi la vérité : venez-vous vraiment de la terre d'Israël?"
L’invité a répondu : "Que voulez-vous dire? Je viens bien sûr de la terre d'Israël!"
Mon mélamed lui a alors demandé : "Vos mains ont-elles réellement touché les pierres du Mur occidental (le Kotel)?"
"Oui", fut la réponse immédiate.
Mon mélamed, Rabbi Barou'h Yaakov, lui saisit les mains et les embrassa.

Quand Ezra a déclaré sainte la Terre [d'Israël], il a également rendu saint (consacré) le cœur juif, ainsi que l’attachement et l’engagement éternel des juifs envers la terre d'Israël.
Cette consécration s’est transformée en un attachement éternel entre le juif et la terre d'Israël. Ce fut un miracle encore plus grand que la consécration de la Terre elle-même."

La matsa

+ La matsa :

-> Le rabbi Na'hman de Breslev illustre l'éveil spirituel que connaît notre âme à l'approche de la consommation de la matsa (au séder).
Il a levé un morceau de matsa, et tremblant de respect et d'émotion, a proclamé : "Quand on tient la matsa entre ses mains, c'est si l'on peut dire, comme si l'on tenait la Divinité entre ses mains!"

-> La fête de Souccot concerne le "ohr hamakif", la lumière d'Hachem qui nous entoure. C’est pourquoi nous entrons dans la soucca, le réceptacle de l'ohr hamakif d'Hachem.
Pessa'h concerne le "ohr hapénimi", la lumière d'Hachem qui nous remplit. C’est pourquoi, lors de la nuit du Séder, nous mangeons la matza, et celle-ci pénètre en nous.
[d'après séfer Avodat P'nim 145 ]

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-> Une autre connotation de la matsa en tant que "lé'hem oni" (pain de la pauvreté), est "le pain au sujet duquel on répond à beaucoup de choses".
En ce moment sacré, tout ce pour quoi nous prions trouve "réponse" ; même nos prières qui n’ont pas été exprimées tout au long de l’année sont élevées et montent devant le Maître de tout.
[Yisma'h Israël - Haggada shel Pessa'h 106 ]

-> Israël goûtera à la guérison, et tandis qu'il mange [intériorise] sa guérison, aucune autre nourriture ne doit se présenter devant lui.
Ainsi, lorsqu'il mange la matsa, qui est un remède, la connaissance du secret de la émouna lui sera révélée. C'est-à-dire que la matsa est un remède contre la maladie du manque de émouna.
[Zohar - Tétsavé 183b ]

Le rétablissement du Sanhédrin

-> La plus haute cour de justice de la terre d’Israël à l’époque du Temple s’appelait le Grand Sanhédrin. Elle était composée de 71 grands érudits de la Torah à la moralité irréprochable.
Tant que le Grand Sanhédrin était en fonction, tous les juifs servaient Hachem de la même manière. En cas de confusion ou de désaccord, le Sanhédrin était l’arbitre ultime, et ses décisions étaient universellement acceptées.
Avant la venue du machia'h, le prophète Eliyahou reviendra et rétablira le Sanhédrin. La première tâche du Sanhédrin sera de résoudre toutes les questions relatives à la loi et à la pratique juives.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

La nuit du Séder = les chéva brakhot

+ La nuit du Séder = les chéva brakhot :

-> Il est interdit de manger de la matsa la veille de Pessa'h. Le Talmud (Yérouchalmi Pessa'him 10,1) compare celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h à celui qui a des relations sexuelles prématurées avec sa femme, après les fiançailles, mais avant le mariage (les nissouin).
Cet acte est puni de malkout (flagellation). Cet interdit n'est pas mentionné dans le Talmud Bavli, mais les Richonim qui commentent celui-ci y font référence.

La Michna discute du fait qu'il n'est pas permis de manger tard dans la journée la veille de Pessa'h.
Tossefot (Pessa'him 99b) se demandent quels aliments sont interdits à la consommation. Ils affirment que la matsa ne peut pas être mangée tout au long de la veille de Pessa'h, pas même le matin, comme on nous l'enseigne dans le Yérouchalmi.
Tossefot acceptent clairement la décision du Yérouchalmi comme halakha définitive : il est donc interdit de consommer de la matsa la veille de Pessa'h.

Le Rokéa'h soutient que cette interdiction est de la Torah (issour déOraïta), d'après le verset : "ba'érev tokhélou matsot" (le soir vous mangerez des matsot (Bo 12,18).
La consommation de matsa est limitée au soir, au Séder, et ne peut être consommée avant.
[Bien que beaucoup aient pour habitude de s'abstenir de manger de la matsa à partir d'une date antérieure, comme Roch 'Hodech Nissan ou même Pourim, l'interdiction halakhique ne commence qu'à la veille de Pessa'h. ]

=> Comment comprendre l'analogie du Yérouchalmi?

-> Le Yad Yossef établit un lien entre le fait de manger de la matsa avant le temps prescrit et le fait d'avoir des relations avec une femme avant l'étape finale du mariage.

L'un des éléments nécessaires de la cérémonie de mariage est la récitation des chéva brakhot, les 7 bénédictions, qui sont accordées aux mariés, comme le préconise la Massékhet Kalla (1,1) : "kala bélo béra'ha assoura lébaala kénida".
Le Yad Yossef enseigne de manière étonnante que la matsa exige également la récitation de chéva brakhot (7 bénédictions) avant d'être consommée. De même qu'une femme n'est autorisée à son mari qu'après les chéva brakhot, il est interdit de manger de la matsa avant d'avoir prononcé chéva brakhot.

-> Le Séfer HaMakné enseigne que la sortie d'Egypte constitua le début de la cérémonie de mariage qui unit Hachem et le peuple juif en tant que mari et femme.
Dans le processus de délivrance du peuple juif de l'Egypte, Hachem nous fit don d'un grand trésor.
L'or, l'argent et les bijoux que le peuple juif reçut pendant la sortie d'Égypte servirent de kessef kidouchine, l'objet de valeur requis pour la première étape de la cérémonie de mariage.
Le don de la Torah qui suivit fut les nissou'in, mais la cérémonie du mariage aurait été incomplète sans les chéva brakhot.
Pour cette raison, avant de manger la matsa le soir du Séder, nous récitons également 7 bénédictions.

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+ Identifier les chéva brakhot :

-> Une analyse du texte de la Haggada jusqu'à Motsi Matsa donne les bénédictions suivantes.
1°/ "boré péri aguégen" = la bénédiction sur le vin ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim ;
8°/ amotsi lé'hem min aarets ;
9°/ al a'hilat matsa.

Ainsi, nous récitons 9 bénédictions avant de consommer de la matsa.
Lesquelles de ces bénédictions composent les cheva berakhot? Quelles sont les sept bénédictions constituant des conditions préalables nécessaires à la consommation de la matsa?
Il existe un certain nombre d'approches pour identifier ces 7 bénédictions qui agissent comme des chéva brakhot.

-> L'approche du Gaon de Vilna :
Le Gaon de Vilna souligne une similitude entre la matsa et une mariée qui nous donnera un aperçu des bénédictions à inclure dans les chéva brakhot.
Tout comme une kalla porte un voile, la matsa est également couverte lorsque nous récitons les bénédictions sur elle. Ainsi, seules les bénédictions récitées pendant que les matsot sont couvertes sont incluses dans les chéva brakhot.
Les bénédictions "amotsi lé'hem min aarets" et "al a'hilat matsa" ne doivent donc pas être comptées, car on découvre les matsot et on les tient en récitant ces bénédictions.

Selon le Gaon de Vilna, les chéva brakhot sur la matsa sont donc :
1°/ "boré péri aguégen" ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim.

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+ La nuit du Séder représente les nissou'in :

-> En établissant un parallèle entre le mariage et la consommation de la matsa, nous constatons que les chéva brakhot sont nécessaires pour les deux, car manger de la matsa est une sorte de nissou'in.
Sur la base de ce concept, le Sia'h Its'hak explique que, de même que les chéva brakhot lors d'un mariage doivent être récitées en présence d'un minyan, là aussi, un quorum de dix hommes est requis lors du Séder.
Bien que nous n'ayons pas adopté cette règle (même quelqu'un tout seul peut s'acquitter), il est clair que le Sia'h Its'hak soutient que la consommation de la matsa est plus qu'une simple analogie avec les nissou'in.
Nous allons voir que la consommation de la matsa représente notre lien profond au Hachem.

-> Sonner du chofar ou tenir les 4 Espèces (arbaa minim à souccot) avant le moment prescrit n'est pas approuvé, ni ne remplit l'obligation de l'auteur de ces actes, mais cela n'est jamais critiqué avec rigueur comme l'est la consommation prématurée de la matsa.
Quel est le lien plus profond entre la matsa et le mariage qui incita le Yérouchalmi à réprouver ainsi le fait de manger de la matsa la veille de Pessa'h?

Le séfer Chemen Roch explique que la matsa est exceptionnelle en ce qu'elle crée un lien spécial, une connexion unique, entre nous et le Maitre du monde. En fait, la matsa, une fois mangée et digérée, devient une partie de notre être, physiquement incorporée à notre essence même.
Ce lien profond et étroit n'est comparable qu'à un couple consommant un mariage.

Le Maharal explique que "hadam hou hanéfech" (le sang est en fait la force vitale).
Dam (le sang), est le conduit par lequel la néchama, l'âme spirituelle, se connecte au gouf, le corps physique qui l'abrite. Dam pessa'h et dam mila sont la colle liant le le Maître du monde au peuple juif.
Ils sont collectivement appelés : 'hatan damim lamoulot (le sang versé du marié [était] du fait de la circoncision - חֲתַן דָּמִים לַמּוּלֹת - Chémot 4,26).
Le terme חֲתַן ('hatan), ou 'hatouna, est également une façon de décrire le lien.

Manger de la matsa s'inscrit également dans ce lien entre Hachem et le peuple juif, car la matsa avalée est digérée et reconstituée dans le sang d'une personne. Par conséquent, la manger avant l'heure prescrite revient à se rapprocher prématurément de son épouse.
[avec nos yeux d'humain on pourrait croire que lors du Séder il ne se passe rien de spécial, mais en réalité au niveau des âmes, de la réalité spirituelle, c'est notre mariage, on s'unit avec le boss des boss, Hachem. ]

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+ La 'houpa :

-> Ainsi, les chéva brakhot ont lieu au Séder, suivies des nissou'in.
Le processus des nissou'in comprend la 'houpa, mais où, pendant le Séder de Pessa'h, trouvons-nous une 'houppa pour que les nissou'in puissent être effectués?

Le Beit Efraïm (hakdama léshut Even aEzer) enseigne que la 'houpa est "le 'hatan qui amène la kala chez lui".
La Torah déclare : "Vous avez vu ce que J'ai fait à l'Egypte, et que Je vous ai portés sur les ailes des aigles et vous ai amenés à Moi" (Yitro 19,4).
Le Targoum Yonatan explique : "Vous avez vu ce que J'ai fait aux égyptiens, et que Je vous ai portés sur les nuages comme sur les ailes des aigles de Pilousine, pour vous emmener au lieu du Sanctuaire, pour y apporter le korban Pessa'h ; et la même nuit, Je vous ai ramenés à Pilousine, et de là Je vous ai rapprochés pour [recevoir] la doctrine de Ma loi."

Hachem emmena le peuple juif dans Sa Maison, au Temple, afin qu'ils puissent apporter le korban Pessa'h. Ainsi, la 'houpa, représentée par l'arrivée dans la Maison de Hachem, se produit au moment où le korban pessa'h est mangé.

Nous devons nous considérer comme vivant personnellement la sortie d'Egypte chaque année. Cela comprend tous les événements de la nuit, y compris le fait que Hachem nous place sous la protection de Sa 'houppa dans le Temple alors que nous nous unissons à Lui dans l'harmonie.

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+ La nuit du Séder: le mariage de Hachem avec le Klal Israël :

-> Le Chla HaKadoch (Pessa'him matsa assira - drouch 3) affirme que le concept selon lequel le peuple juif et Hachem sont unis par le mariage sous-tend tout le Séder.
La nuit du Séder est un moment spécial, une nuit d'amour et d'affection profonds entre Hachem et le peuple juif. Hachem Se réjouit du Klal Israël comme un marié célèbre sa nouvelle épouse.
La nuit culmine avec la récitation de Chir HaChirim, ajoute le Chla, qui témoigne de l'intensité du lien émotionnel et amoureux qui existe entre Hachem et chaque juif.

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+ Bonus : l'approche du rav 'Haïm Palagi :

-> Le rav 'Haïm Palagi ('Haïm léRoch al Haggada chel Pessa'h) reconnaît qu'il y a bien neuf bénédictions à réciter avant de manger de la matsa, et affirme que cela correspond néanmoins parfaitement aux bénédictions d'un mariage. En effet, pour qu'une mariée soit autorisée à son mari, un total de neuf bénédictions doit être récité.

La cérémonie de mariage commence par Boré Pri HaGuéfen, suivie par les birkhot éroussine, puis par les cheva berakhot. Ainsi, la cérémonie de mariage comprend neuf bénédictions.

Les neuf bénédictions du Séder sont donc un parfait corollaire des neuf bénédictions d'un mariage. Il n'y a pas de bénédictions supplémentaires.
Le Or'hot 'Haim, le Kol Bo et le Séfer HaMikhtam souscrivent tous à cette idée.

Le séfer Chémen Zayit Zakh (rav nissim dayan) conteste cependant cette approche.
Selon Rav 'Haïm Palagi, les neuf bénédictions du Séder correspondent à la fois aux éroussine et aux nissouine.

La guémara, toutefois, compare le fait de manger de la matsa avant le moment prescrit à l'individu ayant des relations après les éroussine. De même, au Séder, il ne manque à la matsa que les cheva berakhot des nissouine. Étant donné que les éroussine doivent avoir déjà eu lieu pour que l'analogie soit appropriée, les berakhot (bénédictions) du Séder conduisant au moment approprié pour la consommation de la matsa ne sont que des bénédictions des nissouine et non des éroussine.

Le Chémen Zayit Zakh explique que les éroussine concernant la matsa ont lieu lors de la préparation. La récolte du blé, la mouture de la farine, le pétrissage de la pâte et la cuisson de la matsa se combinent pour constituer le processus des éroussine. Le fait qu'aucune berakha ne soit récitée sur la préparation de la matsa n'est pas un problème, puisque nous savons que le fait de ne pas réciter les birkhot éroussine n'invalide pas le mariage; celui-ci peut prendre pleinement effet même sans ces bénédictions.