Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ Chaque année, on bénéficie de la même influence de Pessa'h :

La racine de toutes les fêtes (juives) réside dans le sédér (ordre) établi par la sagesse divine Suprême ('hokhma elyona), de sorte qu’à chaque anniversaire [de l’événement fondateur de chaque fête], un équivalent de son tikoun et de sa lumière originels doive resplendir, accompagné d’un renouvellement de l’effet de ce tikoun pour quiconque l'accepte.
Il nous est donc commandé d’observer Pessa'h avec toutes ses mitsvot rappelant la sortie d’Egypte. Lors de la sortie d’Égypte, nous avons fait l’expérience d’un tikoun extrêmement grand, et c’est pourquoi, à l’anniversaire de cet événement, resplendit une lumière qui est le reflet de celle qui nous a illuminés alors. Puisque l’effet de ce tikoun est renouvelé en nous, nous sommes tenus à ces obligations.
[Ram'hal - Déré'h Hachem 4:7:6 ]

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-> sur le sujet que l'influence spirituelle originelle des fêtes se reproduit chaque année : https://todahm.com/2022/02/07/34739

-> Non seulement la lumière de Pessa'h illumine le monde la veille de la pleine lune de Nissan chaque année après la sortie d’Égypte, mais elle illumine également chaque année le chemin vers notre rédemption à venir.

La première famille humaine elle-même a intuitivement répondu à la lumière de cette saison : "Lorsque la nuit de Pessa'h arriva, Adam dit à ses fils : "Cette nuit-ci, les Israélites sont destinés à offrir des offrandes de Pessa'h. Vous aussi, vous devriez offrir des offrandes devant votre Créateur."
Caïn apporta les restes de son repas, des graines de lin, tandis qu’Hével apporta le meilleur de ses troupeaux, des agneaux qui n’avaient jamais été tondus.
L’offrande de Caïn fut rejetée par Hachem, tandis que celle d'Hével fut jugée agréable.
Lorsque Moché (le gilgoul d’Hével) tua l'égyptien (le gilgoul de Caïn), cela rectifia le meurtre d'Hével. (Pirké déRabbi Eliézer 21 ; Targoum Yonatan ben Ouziel Béréchit 4,3)

Des générations plus tard, Avraham et Sarah accueillirent des hôtes angéliques la veille de Pessa'h, leur servant les éléments d’un Seder. Lot, lui aussi, accueillit des anges qui arrivèrent chez lui à Sodome le soir du Seder. Il les invita à entrer, mais ils refusèrent, disant qu’ils dormiraient dehors sur la place

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+ La bénédiction d'Its'hak :

-> Alors son père Its'hak dit à [Yaakov] : "Approche-toi et embrasse-moi, mon fils" ; et il s'approcha et l'embrassa. Il sentit ses vêtements, et il le bénit en disant : "Ah, l'odeur de mon fils est comme l'odeur des champs (du gan Eden) que Hachem a bénis. Que D. te donne (vayiten lé'ha haElokim) la rosée du ciel et la graisse de la terre, une abondance de blé nouveau et de vin." (Toldot 27,26-28)

-> Rachi commente : vayiten lé'ha haElokim (vayiten lé'ha haElokim) :
Quelle est [la signification ici du nom] Elokim, [qui désigne D. dans Son attribut de] de jugement/rigueur? [Si Its'hak avait voulu parler de rigueur, il aurait dû dire :] "Si tu en es digne, qu’Il te donne [la rosée du ciel], et si tu ne l’es pas, qu’Il ne te la donne pas". Mais [même] à Essav, il a dit : "Les lieux fertiles de la terre seront ta demeure" (Toldot 27,39), que tu sois juste (tsadik) ou racha, Il te donnera cela."

=> Pourquoi le jugement/rigueur a-t-il été mis de côté?
Cela a eu lieu lors de la première nuit de Pessa'h, qui est un moment si élevé que les bénédictions jaillissent d’un lieu d’amour inconditionnel, indépendamment des comportements méritants ou non.
Hachem nous fait sortir de notre Egypte personnel cette nuit-là comme un pur don de 'hessed inconditionnel et sans jugement. [peu importe que tu sois Its'hak ou Essav, tant que tu es un juif, un enfant adoré d'Hachem, alors tu es comblé de bénédiction avec largesse en cette nuit du séder Pessa'h. Cela se produit de nouveau chaque année! ]

-> Le Pirké déRabbi Eliézer (32,14-5) écrit :
"La nuit de la fête de Pessa'h arriva, et Its'hak appela Essav, son fils aîné, et lui dit : "Mon fils, cette nuit, les êtres célestes entonnent des chants! Cette nuit-là, les trésors de la rosée s’ouvrent ; ce jour-là, la bénédiction de la rosée [est accordée]! Prépare-moi un mets savoureux tant que je suis encore en vie, et je te bénirai ..."
[En entendant cela], Rivka dit à [leur fils cadet] Yaakov : "Cette nuit, les trésors de la rosée s’ouvriront ; cette nuit, les anges entonnent un chant. Prépare un mets savoureux pour ton père afin qu’il le mange, et tant qu’il est encore en vie, qu’il te bénisse" ... [Yaakov] alla et apporta deux boucs. Les deux boucs constituaient-ils le repas d’Its'hak?
Non, il en apporta un comme Korban Pesach, et l’autre, il le prépara comme viande savoureuse qu’il apporta à son père."

L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

Dans la paracha de Toldot, Yaakov revêt les habits d’Essav afin de recevoir les bénédictions d’Yits'hak.
Rabbi Nathan de Breslev explique que, bien que notre objectif principal dans ce monde soit d’étudier la Torah et d’accomplir les mitsvot, il est néanmoins important pour nous de nous "déguiser" en Essav et de lui ravir ses bénédictions.
En d’autres termes, même lorsque nous sommes engagés dans des activités physiques (dans la matérialité), telles que manger et travailler, qui relèvent d’Essav (dont le nom partage les mêmes lettres racines que le mot Assiyah, "le domaine de l’action"), nous devons nous éveiller pour nous rappeler qu’il existe une sainteté cachée dans le monde matériel également.
C’est à ces moments-là qu’Essav tente de nous piéger, puisqu’il voit que nous sommes sur son territoire.
Cependant, le simple fait d’avoir une pensée concernant la sainteté cachée suffit à le tromper complètement et à nous permettre de récupérer l’abondance physique et spirituelle qui nous appartient véritablement.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Téfilin 6 ]

Israël démultiplie l’impact de nos mitsvot

-> La terre d’Israël a toujours occupé une place centrale dans la vie du juif.
Le Talmud enseigne que lorsque nous prions, nous devons nous concentrer pour que nos prières atteignent le ciel en passant par la terre d’Israël.
De même, lorsque nous accomplissons l'une des mitsvot, nous devons imaginer que nous l’accomplissons en nous tenant sur la terre sainte d’Israël.
[rav Yonathan Eibshitz - dans son Tiféret Yéhonatan]

-> A un niveau supérieur, tout en réalisant la mitsva, il faut espérer mériter de vivre réellement en Israël et d’y accomplir la mitsva.
[rav Yonathan Eibshitz - dans son Yaarot Dvach]

=> Le rav Eibshitz a vécu au 18e siècle, et nous enseigne que pour donner davantage de puissance à nos mitsvot, on doit s'imaginer les réaliser en terre d'Israël.
De nos jours où nous avons la possibilité de vivre en Israël, cela doit nous pousser à y résider afin que notre service d'Hachem s'élève beaucoup plus, par la force et le mérite de la terre sainte!

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-> Les mitsvot n'ont été donnés que pour être accomplis en terre d'Israël.
Car l'essence de tous les préceptes est qu'ils soient accomplies dans le pays d'Hachem.
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

-> b'h, voir à ce sujet : https://todahm.com/2017/11/04/43588

Le respect de son frère/soeur plus âgé

"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)

-> "Honore ton père et ta mère" (kabed ét avi'ha vé'ét imé'ha - כַּבֵּד אֶת אָבִיךָ וְאֶת אִמֶּךָ).
Nos Sages nous enseignent que la lettre vav (ו) n'était pas nécessaire, elle a été ajoutée pour nous apprendre que le grand frère est inclus dans ce commandement du respect. [guémara Kétoubot 103a ]

-> En effet, la loi a été tranchée par le Rambam (Hilkhot Mamrim - chap.6), ainsi que par Maran Rabbi Yossef Caro qui a tranché la loi dans le Choul'han Aroukh : chacun des frères et sœurs devra respecter celui ou ceux qui le précèdent.
Ainsi par exemple, le cinquième honorera le quatrième et les précédents, le quatrième honorera le troisième et les précédents, ...

-> Le Arizal (chaar hamitsvot - Yitro) explique que les âmes des frères et sœurs que les parents sont amenés à mettre au monde sont rattachées les unes aux autres telles des branches reliées entre elles au-dessus d'un tronc d'arbre. Chacune forme une branche pour celle qui la précède et toutes sont reliées au premier-né.

-> Pour sa part, le Zohar (Yitro 90a) explique que le mot את (ét) vient inclure l'honneur dû à son Rav.
En effet, c'est par le mérite de son maître que l'homme va pouvoir accéder au monde futur tandis que c'est par le mérite des parents de l'homme accède au monde actuel (Kidouchin 33b).

Mah Nichtana

+ Mah Nichtana :

-> Lorsque le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev, arriva au Mah Nichtana, il entra dans un état méditatif et posa sa tête entre ses mains pendant ce qui sembla être une éternité. Se redressant enfin, les yeux remplis de larmes, il s’écria : "Maître du monde! Quatre questions? J’en ai bien plus que de simples "quatre questions" (du mah nichtana)! Maître du monde, pourquoi y a-t-il tant de souffrance et de désolation? Pourquoi y a-t-il tant de luttes, de maladies et de pauvreté dans le monde? Comment as-Tu pu permettre qu’une telle souffrance et une telle persécution s’abattent sur Ton peuple? Quand ce terrible exil prendra-t-il fin? Il y a bien plus que de simples quatre questions!"

Puis, il poussa un profond soupir et acquiesça, en disant : "Mais ici, il est écrit : "kan ha'ben cho'el", ici, le fils demande ... Je sais donc que Toi, notre Père attentif et aimant, Tu écoutes! Et nous sommes Tes enfants bien-aimés!"

[ => le Mah Nichtana est un moment fort, surtout avec les jeunes enfants qui lisent ce passage avec la fierté et l'intention de tous. De même, chaque juif est un jeune enfant adoré de papa Hachem, et quelque soit les interrogations dans notre vie nous devons savoir qu'Il est présent, qu'Il est fier, qu'Il nous aime à la folie (peu importe les bêtises qu'on a pu faire), ...]

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-> Il y a tant de choses qui méritent une explication. Et c’est peut-être pour cela que nous avons tendance à répondre à nos questions par encore plus de questions, comme le disait rabbi Shlomo Carlebach :
"Mes chers amis, y a-t-il quelque chose de plus doux que les questions des enfants?
La nuit du Seder commence par les enfants qui nous posent les questions les plus profondes. Et nous n’y répondons pas complètement ; nous ne faisons que rendre ces questions encore plus profondes. Nous ne faisons que dire aux enfants que nous nous posons les mêmes questions tout au long de notre vie.

Le plus terrible, c’est que nous continuons à faire croire à nos enfants que nous connaissons les réponses. Lors de la nuit du Seder, nous admettons : "Je ne sais pas non plus". Nous pourrions penser que "[Eliyahou Ha] Tichbi répondra à toutes nos questions" (Tichbi yitaréts kouchiyot ou baayot).
Mais non, il ne répondra pas à toutes nos questions ; au contraire, en sa sainte présence, toutes nos questions disparaîtront!

Nos enfants posent les questions les plus profondes, et la vérité, c’est que nous n’avons pas les réponses. On peut lire toute la Haggada, mais les questions restent des questions.
Quand quelqu’un me pose une question et que je réponds, notre interaction est en quelque sorte terminée. Mais si quelqu’un me pose une question et que je dis : "Tu sais, je me pose la même question, approfondissons-la encore", alors nous nous rapprochons énormément l’un de l’autre.

J'ai le sentiment que quand Eliyahou Hanavi viendra, il ne dira rien. Il entrera dans un Séder, et il ne dira rien. Il ne répondra pas aux questions, car elles sont si profondes qu'elles n'ont pas besoin de réponses.
Nous risquons de perdre nos enfants spirituellement si nous leur disons que nous avons les réponses à tout. Nos enfants savent que ce n’est pas vrai, et ils ne veulent pas nous parler.
Le soir du Seder, je dis à mes enfants : "j’ai quelques années de plus que vous. Pensez-vous que j’en sais plus? Peut-être que je connais l’histoire depuis un peu plus longtemps, mais je ne connais pas la réponse, je ne connais pas la réponse".
Alors nos enfants se sentiront si proches de nous, si proches."

[en admettant que l'on ne comprend pas tout, on atteste que la réalité des choses est au-delà de notre compréhension car il y a Hachem derrière tout (rien ne peut se passer sans un décret divin).
Les questions du Mah Nichtana, ne sont pas là pour témoigner de notre supériorité à nos enfants (notre égo de je comprends, je maîtrise tout), mais plutôt pour renforcer la émouna qu'on fait confiance à Hachem, qui gère tout pour le meilleur (notre ignore de l'ensemble des choses vient témoigner de leur racine divine, et donc renforce le fait de compter et d'avoir confiance à 100% en Hachem). ]

‘Had Gadya

-> Selon le 'Hida (Haggada Marbé léSapèr), le chant du 'Had Gadya est "yessoudato béar'ré kodéch" , il est fondé dans la sainteté.
Il réprimande quiconque ne respecte pas ce piyout, et le 'Hida va jusqu'à déclarer qu'il convient que quiconque le ridiculise soit placé en 'hérem (excommunication).

Se réjouir à Shabbath

-> En observant le Shabbat avec joie, nous proclamons qu'Hachem a créé le monde ; Il a créé le monde en six jours et s’est reposé le septième.
Enoch et d’autres croyaient qu'Hachem avait créé le monde avec un but et une raison, puis qu’Il avait confié la gestion du monde aux constellations.
En quoi l’observance du Shabbat avec joie réfute-t-elle la position d’Enoch?

Il nous a été demandé de nous réjouir le jour du Shabbat, et de nombreuses raisons ont été avancées.
L’une d’elles est que la planète Shabtaï (Saturne) exerce une influence sur le Shabbat, suscitant des sentiments de mélancolie et de tristesse.
C'est pourquoi il nous est commandé de nous réjouir et d'être heureux le Shabbat afin de montrer que Shabtaï ne dirige pas le monde. Au contraire, Hachem recrée et dirige constamment le monde.

Ainsi, lorsque nous observons le Shabbat avec une grande joie, nous proclamons l'implication constante de Hachem dans la gestion du monde.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvash 2,10 ]

Voir Hachem en fonction de notre sainteté

-> "mé'én olam aba" (מעין עולם הבא - dans Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba (monde à Venir)."
[Tiféret Shlomo - Michpatim 21,24 ]

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-> Le Tiféret Shlomo dit également : "[Suite à la venue du machia'h, dans le monde à Venir,] Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

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[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

La Torah = une rétractation du divin

+ La Torah = une rétractation du divin :

-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]

=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?

-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."

-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.

-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.

-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."

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+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :

-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]