Aux délices de la Torah

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Le message de ‘Hanoucca = Hachem est toujours avec moi! Un juif n’est jamais seul!

+ Le message de 'Hanoucca = Hachem est toujours avec moi! Un juif n'est jamais seul!

-> La guémara (Shabbath 21b) enseigne que le miracle de 'Hanoucca s'est produit lorsque les 'Hachmonaïm sont entrés dans le Heikhal et n'ont pas pu trouver de l'huile pure.
L'huile dans le Temple avait été contaminée par les grecs, la rendant impure et invalide pour la Avoda.
Une recherche approfondie n'a permis d'obtenir qu'un petit flacon contenant une quantité minimale d'huile pure suffisante pour que la Ménora soit allumée une seule nuit.
Ce petit flacon d'huile a miraculeusement duré 8 jours. Nous commémorons ce miracle le jour de la fête de 'Hanoucca, que nous célébrons pendant 8 jours.

On peut se poser les question suivantes :
=> Puisqu'une grande quantité d'huile impure a été trouvée dans le Heikhal, et que nous avons un principe que "touma outra bétsibour", c'est-à-dire que quelque chose qui est souillé et impur est autorisé à être utilisé pour l'Avoda (service Divin [dans le Temple]) lorsque la majorité du peuple juif est impur.
Lorsque la majeure partie de la communauté est impure, effectuer l'Avoda dans un état impur avec de l'huile impure serait parfaitement légitime, et il n'y aurait même pas de préférence pour recherche de l'huile purifiée ; puisque l'utilisation d'huile impure est totalement permise, elle est même considérée comme idéale (dans une telle situation).
Ainsi, le Pné Yéhochoua demande : pourquoi Hachem a-t-il dû faire un miracle? Quel était le but d'Hachem en faisant que la petite quantité d'huile contenue dans le flacon dure miraculeusement 8 jours?

=> De plus, le Pné Yéhochoua demande : l'allumage de la Ménora n'est pas la seule partie de l'Avoda qui nécessite de l'huile.
Puisque l'huile est également un ingrédient de base du korban min'ha, alors quelle huile a été utilisée pour ce sacrifice (korban min'ha) pendant cette période où ils n'avaient pas d'huile non souillée (donc pure) supplémentaire?
C'est donc qu'ils ont dû s'appuyer sur ce principe susmentionné selon lequel : "touma outra bétsibour", et ils ont dû utiliser de l'huile impure pour ces sacrifices du Temple.
Alors pourquoi, cette même huile n'était-elle pas considérée comme adéquate pour l'allumage de la Ménora? Pourquoi ont-ils dû être approvisionnés en huile pure par des moyens miraculeux, alors qu'il y avait de l'huile parfaitement bonne qui était utilisée pour les offrandes de Min'ha, et qui aurait tout aussi bien pu être utilisée pour allumer la Ménora.

=> Par ailleurs, l'huile n'a pas été le seul élément du Temple qui a été souillé par les grecs. Ils ont impurifié de nombreuses choses, dont les magasins de vin et de farine.
Les Cohanim auraient dû de la même façon être mis au défi de trouver des réserves pures de vin (pour les nessa'him) et de farine (pour les ména'hot), tout comme ils l'ont été pour trouver de l'huile pure.
La farine pure et le vin pur étaient vraisemblablement absents pour le service du Temple, le Noda biYéhouda demande : pourquoi Hachem n'a-t-Il pas également fait un miracle pour ces éléments nécessaires au Temple? Pourquoi l'huile était-elle unique dans le sens qu'elle était le seul élément qui était à l'origine d'un miracle?
De la même manière que la farine impure et le vin impur ont été jugés utilisables dans le Temple pendant cette période de temps, l'huile aurait également dû être utilisée dans son état impur.

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-> La Méguilat Antiochus (passouk 31) enseigne que les grecs ont cherché à éradiquer les 3 alliances qui existent entre Hachem et les juifs : le Shabbath, Roch 'Hodech et la mila.
Ils ont déclaré qu'il était illégal de continuer à accomplir l'une de ces 3 mitsvot.

-> Le 'Hida (ראש דוד - Mikets) enseigne que ces 3 mitsvot sont unique en ce qu'elles sont les mitsvot qui persuadent la Chékhina d'habiter parmi nous.
Hachem réside avec nous par le mérite de notre observance de ces 3 mitsvot.

-> Roch 'Hodech :
la guémara (Sanhédrin 42b) enseigne : "si le peuple juif n'avait pas eu le privilège de voir la présence de leur Père au ciel, sauf une fois par mois, cela suffirait" (ilmalé lo zakhou Israël élla léakbil péné aviém chébachamayim kol 'hodech vé'hodech dayam).
Cette phrase a été incorporé dans le kidouch lévéna (la bénédiction de la lune), et implique clairement que Roch 'Hodech équivaut à recevoir la Chékhina.
Lorsque l'on sort saluer la nouvelle lune, c'est une expérience de salutation de la Chékhina.

-> Shabbath :
lorsque nous récitons le kiddouch à Shabbath, nous récitons le verset : "Les juifs observeront le Shabbath pour faire du Shabbath, pour toutes les générations, une alliance éternelle" (Ki Tissa 31,16).
Le Tikouné Zohar (tikoun 24) écrit que le mot "lédorotam" (pour toutes les générations) peut aussi être lu "lédirotam" (dans leur lieu d'habitation).
Le Shabbath amène la Chékhina dans nos maisons.
[on peut éventuellement ajouter qu'à Shabbath nous avons une âme supplémentaire, témoignant que nous avons davantage de partie Divine en nous, ce jour.]

-> Mila :
Le Alchikh haKadoch enseigne que grâce à la circoncision, on devient digne d'être un chariot pour que la Chékhina réside dans notre monde.

=> C'est le dénominateur commun de ces 3 mitsvot servent chacune à faire résider la Chékhina avec nous.
Les grecs comprenaient que l'unique façon de vaincre le peuple juif était de nous déconnecter d'Hachem. Ils ont donc fait le maximum pour annuler ces mitsvot, car alors les juifs en viendraient à ressentir : "nous n'avons aucun lien avec Hachem" (én lanou 'helek b'Eloké Israël)

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-> En ce sens également, le midrach (Béréchit Rabba 2,4) rapporte que les grecs ont décrété que les juifs devait écrire sur la corne de leurs bœufs : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël".
Le Maharal dit que par ce décret, les grecs cherchaient à rappeler la faute du Veau d'or.
C'est comme s'ils disaient : "Vous pensez que vous êtes liés à Hachem? Mais vous avez fait le Veau d'or, comment pouvez-vous être connectés à Hachem?"
Selon le 'Hessed léAvraham, le fait d'être "une partie d'Hachem" nous octroie le statut d'être Ses enfants (banim atèm l'hachem).
Ainsi, les grecs ont soutenu : "Vous n'êtes pas les enfants d'Hachem, vous l'avez clairement démontré en péchant avec le Veau d'or. Vous devez cesser de vous engager dans les pratiques qui sont propres aux enfants d'Hachem, et vous devez déclarer qu'en réalité vous n'êtes pas composés d'une portion d'Hachem ('helek Elokim)."
Ainsi, tout ce qu'ils ont fait était dans le but d'annuler la relation paternelle unique/privilégiée d'Hachem avec nous. [ça va, vous êtes comme tout le monde!

-> Après que Yossef a interprété le rêves de Pharaon, il lui a conseillé de nommer des ministres sur le pays et de préparer le pays d'Egypte pendant les 7 années d'abondance.
Il est écrit : "qu'on impose d'un cinquième (vé'himéch - וְחִמֵּשׁ) le territoire d'Égypte durant les sept années d'abondance." (Mikets 41,34).
Rachi explique "vé'himéch" par : "qu'ils préparent".
Le 'Hida (ראש דוד - Mikets) écrit que Yossef faisait allusion à quelque chose de beaucoup plus important que de simplement stocker de la nourriture et des provisions en prévision des années de famine.
Le mot חמש ('himech) est l'acronyme de : 'hodech, mila et Shabbath.
Yossef a institué l'observance de ces 3 mitsvot dans tout le pays d'Egypte. Pourquoi cela?
On a vu que ces 3 mitsvot permettent d'amener la Chékhina à résider davantage avec nous ici bas.
Hachem a dit à Yaakov qu'Il descendrait avec lui en Egypte. Sachant cela, Yossef voulait s'assurer qu'Hachem descende bien avec nous, et qu'Il nous prenne avec Lui à Sa sortie d'Egypte.
Yossef a préparé la future arrivée en Egypte de la Présence Divine et des Bné Israël, d'où l'emploi du mot 'himéch (Rachi : qu'ils préparent), car c'est 3 mitsvot vont permettre qu'Hachem nous accompagne et nous sorte d'Egypte.
[en sachant que notre exil est similaire à celui d'Egypte, on comprend l'importance de ces mitsvot de nos jours dans notre liaison avec Hachem, et c'est le but de 'Hanoucca de nous rallumer cette conscience.]

Les grecs ont décrété d'écrire sur la corne des bœufs des juifs : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël". Une raison est car Yossef, qui a établit [dans l'obscurité de l'exil] la réalisation de ces 3 mitsvot, est comparé à une boeuf, comme il est écrit : "bé'hor choro adar lo" (le bœuf son premier-né qu'il est majestueux! - Vézot haBéra'ha 33,17).
[les grecs avaient bien conscience de l'impact de cette préparation de Yossef, et ils souhaitaient faire l'inverse, pour déconnecter les juifs d'Hachem (pour qui vous prenez-vous. Vous pensez vraiment que vous êtes liés à Hachem? Venez plutôt nous rejoindre, en ayant les mêmes pensées et attitude que les non-juifs!). ]

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+ La fonction de la lumière de la Ménora :

-> Hachem n'a pas besoin de la lumière produit par la Ménora, alors pourquoi allumions-nous la Ménora dans le Temple?
La guémara (Shabbath 22b) dit : "L'allumage de la Ménora était le témoignage que la Présence Divine résidait parmi Israël". Pourquoi cela?
La guémara nous explique la lumière occidentale (nér hamaaravi) restait allumée toute la journée durant, bien qu'elle reçut la même quantité d'huile que les autres qui, allumées le soir, s'éteignaient au matin.
[Chaque nuit, on rallumait avec le nèr maaravi les autres lampes de la Ménora, et le ner maaravi continuait à brûler pendant toute la journée alors que les autres s'éteignaient. (de même que le ner maaravi ne s'éteignait jamais à l'inverse des autres lampes, de même les autres nations ont une fin de 'règne' alors que les juifs vont vivre pour l'éternité (le matin symbolise l'arrivée du machia'h, et la nuit l'exil, ce monde où toutes lampes brûlent), et bénéficient de l'amour de leur papa Hachem)
D'ailleurs, le midrach (Tan’houma Tetsavé 8) enseigne que par le mérite du Ner Tamid, Hachem nous amènera le roi Machia’h qui est comparé à un Ner (lampe).
Autre explication : "L’âme de l’homme est la lampe de D." (Michlé 20,27). Ainsi, l'âme peut ressentir une certaine détresse, le "soir" (érev), qui pousse l’homme, plongé dans la pénombre, à prier et à appeler D. à son salut. En revanche, quand vient le "matin" (boker), l’homme épanoui par la clarté du jour et jouissant de toutes les largesses, est susceptible d’oublier d’invoquer D.
Ainsi, l’homme doit prendre conscience de la présence de sa propre "lampe" (néchama), afin qu’il puisse l’allumer et ainsi éclairer à tout instant, aussi bien dans des moments de largesse (boker) que de détresse (érev). ]

-> Il est écrit : "pour faire monter la Lampe perpétuellement (nér tamid - נֵר תָּמִיד)" (Tétsavé 27,20).
La Torah poursuit et indique que la Ménora devait être allumée : "du soir au matin (méErev ad boker)", ce qui parait être contradictoire avec la notion de "perpétuelle" comme l’indique le verset précédent.
Dans les faits, les lumières de la Ménora étaient préparées durant la journée par Aharon et ses fils, puis allumées en fin de journée avec une quantité d’huile suffisante (1/2 log = 173 ml) pour éclairer du soir au matin, à la différence du "Ner Hamaaravi" (la lampe centrale du candélabre) qui restait allumée miraculeusement d’un soir à l’autre ("Tamid" au sens littéral).

-> Le Tsafnat Panéa'h dit que le miracle de 'Hanoucca a eu lieu uniquement avec le ner maaravi, cette 7e branche de la Ménora la plus proche du Saint des saints, et qui représente la sagesse pure de la Torah, qui est demeurée intact par les grecs.
[de part et d'autre il y a les 6 branches de la Ménora qui symbolisent les 6 branches du savoir chez les non-juif, et elles sont toutes tournées vers le centre, la 7e branche, qui est l'essentiel (la Torah).]

=> La Ménora témoignait (édout) de la Présence divine accrue spécialement sur le peuple juif.
C'était la seule partie du Temple qui servait clairement de "édout" de l'intérêt d'Hachem exclusif pour Sa nation élue/choisie.

Les grecs sont venus et ils ont enlevé le Shabbath, la mila et Roch 'Hodech, rompant ainsi notre lien avec Hachem, et nous faisant ressentir que nous n'avions plus de part avec Hachem.
[d'ailleurs c'est un grand défi de nos juifs : extérieurement qu'est-ce qui nous différencie des non-juifs (on a un physique semblable, des besoins naturelles similaires, une nécessité d'avoir des occupations professionnelles identiques, ... on peut alors pris dans le train-train quotidien à ne pas se sentir si unique, si important de part notre lien de proximité avec papa Hachem. Certes l'exil est actuellement confortable, mais on en vient à oublier notre valeur, et l'importance que nous avons aux yeux d'Hachem, du fait que nous sommes Ses enfants adorés. )]

Le Pné Yéhochoua ajoute une chose incroyable : par la suite dans la période qui a précédé 'Hanoucca, après la mort de Chimon haTsadik, le nér maaravi (celle la plus proche du Saint des saints - symbolisant Hachem) qui ne s'était jusque là jamais éteint, a commencé à scintiller et à s'estomper.
Cela a servi à augmenter encore davantage le sentiment éprouvé par les juifs que la Présence Divine (Chékhina) n'était plus parmi nous.
=> Hachem a contré cela en accomplissant un miracle à 'Hanoucca pour déclarer avec insistance/éclat à tous que la Présence Divine EST toujours avec les juifs. [et c'est cela un message vital qu'on célèbre à 'Hanoucca. Dans la routine de notre vie, on a ce moment pour rallumer notre conscience du fait que Hachem est toujours à nos côtés. Un juif n'est jamais abandonné, n'est jamais seul, et chaque détail qui se passe dans sa vie provient de décrets précis et bienveillant de notre Père Hachem. ]

==> Selon la loi juive (principe de "touma outra bétsibour"), il n'y avait absolument aucun besoin d'avoir de l'huile pure. D'ailleurs, les 'hachmonaïm ont parfaitement utilisé cela pour tout le reste, comme par exemple : de la farine et du vin impurs pour la Avoda au Temple de tous les jours (ex: ména'hot), ainsi que de l'huile impure pour les offrandes de Min'ha.
Le miracle de l'huile était nécessaire pas pour une notion de pureté, mais pour une autre raison : témoigner au peuple juif que la Chékhina réside parmi nous, et le témoignage de cela est le nèr maaravi qui était miraculeusement et constamment allumé.

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-> Le Ramban (au début de Béaaloté'ha) explique : "La mitsva [des bougies de 'Hanouca] est également applicable après la destruction du Temple".
Il explique que non seulement l'allumage des bougies de la ménora est plus "grand" que le fait d'apporter des sacrifices (korbanot) au Temple, mais également l'allumage des bougies de 'Hanoucca est la prolongation de l'allumage de la ménora du Temple.

-> "La mitsva d'allumer les bougies de 'Hanoucca (חנוכה) est une continuation de l'allumage [passé] de la ménora, et il s'agit également d'une éducation (חינוך) pour l'allumage futur de la ménora [dans le 3e Temple suite à la venue du machia'h]."
[Sfat Emet 5638]

-> "L’allumage de la ‘Hanoukia remplace en quelque sorte celui de la Ménora.
Ainsi, au moment où le juif allume les bougies, une lumière similaire à celle qui accompagnait l’allumage de la Ménora apparaît."
[Rav Karlenstein]

-> Même une personne extrêmement simple devient comme le Cohen Gadol lorsqu'elle allume les bougies de 'Hanouca, et sa maison devient comme un Temple (beit haMikdach).
[Yichma'h Israël - Béaaloté'ha - 4]

-> Le Pné Yéhochoua affirme que de même que le nèr maaravi était la preuve de la présence d'Hachem parmi le peuple juif, de même le miracle de la Ménora [de nos jours 'Hanoukia] témoigne que Hachem est ici avec nous.

[on sait également qu'à chaque fête juive, même si nous n'en avons pas vraiment conscience, on revit l'influence originelle de cette fête (ce n'est pas qu'un souvenir sur le passé).]

=> Avec ce que l'on vient de voir, à chaque 'Hanoucca, en allumant la bougie, c'est comme si le Cohen Gadol allumait la Ménora avec son nèr maaravi (témoignage et miracle), et donc par cela on exprime au grand jour la réalité : Hachem est toujours à nos côtés, quoique nous fassions nous sommes une part d'Hachem, nous resterons toujours son enfant adoré.

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+ 'Hanoucca & Souccot :

-> Le Séfer 'Hachmonaïm (II 10,7) qui contient le récit historique de l'histoire de 'hanoucca, rapporte ce qui suit :
"Lorsque les 'Hachmonaïm sont sortis victorieux, ils étaient impatients de célébrer la reconsécration et la resanctification du Temple et du mizbéa'h. Ils ont entrepris d'établir un jour de fête (Yom Tov) similaire à Souccot pour célébrer correctement cette occasion capitale.
[les 'hachmonaïm se sont dit : ]"Véya'hoguou ata chémona yamim éla kimé 'hag haSouccot" = célébrons maintenant pendant 8 jours tout comme nous le faisons pour la fête de Souccot.
Ils ont ensuite pris des aravot, des hadassim, des loulavim et des étroguim, et ils ont chanté des chants de louange et de gratitude envers Hachem, le remerciant de leur avoir offert cette formidable victoire."

=> Pourquoi l'objectif des 'hachmonaïm était de célébrer 'Hanoucca d'une façon similaire à celle dont ils faisaient Souccot? Quel est le lien entre les deux?

-> Souccot est un Yom Tov durant lequel nous commémorons le fait que Hachem nous a abrités avec les Nuées de Gloire (Anané Kavod), après nous avoir fait sortir d'Egypte.
Le Tour pose la question suivante : si nous célébrons ce qui s'est passé à la sortie d'Egypte où Hachem nous a fait profiter des Nuées de Gloire, alors nous devrions fêtons Souccot au printemps (Nissan), c'est-à-dire à la même période de l'année où a eu lieu la sortie d'Egypte. Pourquoi est-ce à l'automne (Tichri)?

Le Gaon de Vilna (Biour haGra - Chir haChirim 1,4) répond : à Souccot nous fêtons essentiellement que lorsque nous avons quitté l'Egypte Hachem nous a fourni les Nuées de Gloire pour nous accompagner et nous protéger. [le puits et la manne étaient indispensables à notre survie, mais les Nuées de Gloire était plus du confort, et on aurait pu vivre sans. En ce sens, elles symbolisent les sentiments d'amour d'Hachem à notre égard, comme s'Ils nous prend dans Ses bras, nous Ses enfants chéris. C'est cela le coeur du message de Souccot, et c'est pour cela qu'il n'y a pas une fête sur la manne ou bien sur le puits d'eau de Myriam dans le désert. ]

Lorsque nous avons fauté avec le Veau d'or, les Nuées sont parties et la Chékhina nous a quittés. Le peuple juif a alors ressenti l'absence de la Chékhina et nous avons pleuré cette perte.
Moché est monté au Ciel le premier jour d'Elloul, pour prier Hachem de nous pardonner, et il est revenu le jour de Yom Kippour, avec la réponse de D. : "J'ai pardonné grâce à tes paroles" (chala'hti kidvaré'ha - Chéla'h Lé'ha 14,20).
Cependant, bien que Hachem nous ait pardonné, la Chékhina est restée absente, et les Bné Israël en étaient dévastés.
Le 11 Tichri, Moché a donné l'ordre de commencer la construction du Michkan. Le 12 et 13 Tichri, le peuple apporta à Moché les matériaux nécessaires au Michkan, et le 14 Tichri les gens ont cessé de donner (Vayakel 36,6), tout ayant été collecté.
Enfin, le 15 Tichri, la Chékhina revint au peuple juif.

Le Gaon de Vilna enseigne que la fête de Souccot (qui débute le 15 Tichri) commémore le retour de la Chékhina au Bné Israël.
La célébration du retour d'Hachem dure 8 jours, et nous nous y réjouissons avec un Hallel complet.

'Hanoucca n'est pas la célébration d'un miracle. Comme nous avons pu le voir précédemment, nous n'avions pas du tout besoin d'huile pure (selon la loi juive). En réalité, nous y fêtons le fait que nous avions de nouveau un témoigne attestant que Hachem réside parmi nous. [le ner maaravi de la Ménora brûlant constamment]
=> Lorsque 'Hanoucca a été établie, c'était une manière qui rappelait la façon dont Souccot a été célébrée. [les 2 fêtant le constat qu'Hachem réside de nouveau parmi nous, et chaque année cela se reproduit, nous pouvons attester que Hachem est à nos côtés, que nous ne sommes pas seuls! ]
Puisque 'Hanoucca est calquée sur Souccot, elle convient qu'elle dure 8 jours, et doit être célébrée en récitant le Hallel complet.
De même, en ce sens la Torah mentionne clairement Souccot et toute de suite après 'Hanoucca en allusion avec ces mots : "Ordonne aux enfants d'Israël de te choisir une huile pure" (Emor 24,2)

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+ Haftara de Shabbath 'Hanoucca :

-> Dans le premier verset lu, il est écrit : "Exulte et réjouis-toi, ô fille de Sion, car Me voici, J'arrive et Je résiderai parmi toi, parole d'Hachem" (Zé'haria 2,14).
De même dans le verset suivant, il est écrit : " ... mais Je résiderai au milieu de toi" (v.15).

-> Les grecs voulaient que nous ressentions que nous n'avons pas de part avec le D. d'Israël, mais le prophète Zé'haria déclare : "Hachem prendra Yéhouda pour héritage, Son lot sur la terre sainte, et Il choisira à nouveau Jérusalem" (v.16), nous sommes donc une 'hélek d'Hachem pour l'éternité et peu importe de notre comportement.

=> Ces versets transmettent le thème essentiel de 'Hanoucca et la raison de la nécessité du miracle : Hachem confirme Sa résidence constante avec le peuple juif.
Chaque année nous fêtons 'Hanoucca dans le but de prendre pleinement conscience que : tout juif est béni d'avoir une relation spéciale et unique avec Hachem. Sa Présence Divine habite éternellement avec Sa nation si bien-aimée.

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[plus nous apprécions Hachem, et nous avons conscience qu'il y a une partie Divine en nous, alors nous avons également davantage de confiance en nous. A 'Hanoucca on se focalise sur notre âme qui est lumineuse, et donc à nous d'agir avec la responsabilité et la grandeur d'illuminer de notre mieux le monde.
A l'inverse, le yéser ara nous transmet le message des grecs (pour qui tu te prends, tu es un être humain comme un autre, alors n'ait pas trop d'ambitions spirituelles), et nous passons alors à côté de rendre réel les sublimes potentialités que tout juif a forcément en lui (ayant une partie d'Hachem - néchama!).]

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+ Lien entre Yaakov, Souccot et 'Hanoucca :

Le Tour (OH - siman 407) enseigne que les 3 chaloch régalim correspondent aux 3 Patriarches :
- Pessa'h à Avraham = en effet, les anges sont arrivés dans la tente d'Avraham pour lui rendre visite à Pessa'h après sa brit mila.
- Shavouot à Its'hak = le shofar qui a sonné au don de la Torah au mont Sinaï provenait du bélier offert au moment de la Akéda à la place de Its'hak.
- Souccot à Yaakov = le verset : "véYaakov nassa Souccota" (Yaakov s'est rendu à Souccot - Vayichla'h 33,17).

Yaakov est décédé à Souccot. Le 'Hatam Sofer (Torat Moché) fait le calcul suivant : à sa mort Yaakov a été pleuré pendant 30 jours, après quoi il a été embaumé pendant une période de 40 jours. Or, 60 jours après le premier jour de Souccot, c'est le jour où commence 'Hanoucca.
-> Le 'Hida (ראש דוד - Mikets) enseigne que ces 3 mitsvot sont uniques en ce qu'elles sont les mitsvot qui persuadent la Chékhina d'habiter parmi nous.

‘Hanoucca = signe qu’Hachem gère tout, même la notion du temps

+ 'Hanoucca = signe qu'Hachem gère tout, même la notion du temps :

-> L'huile a brûlé pendant 8 jours. Or le chiffre 8 faire référence à un niveau au-dessus de la nature et du temps (ex: les 7 jours de la semaine), cela signifie que l'huile a donné de la lumière d'une manière qui est au-dessus des limites de la nature et du temps.

Le rav Moché Wolfson apporte l'explication suivante :
à 'Hanoucca, il y a eu un changement miraculeux non pas dans la nature de l'huile, mais dans la façon dont le temps lui-même fonctionnait au Temple.
Le temps est l'une des créations d'Hachem, comme toute autre chose qui existe. Hachem n'est en rien soumis au temps, au contraire Il peut en faire ce qu'Il désire.

Le miracle de l'huile qui a brûlé pendant 8 jours n'était pas que l'huile a conservé miraculeusement sa capacité de continuer à brûler pendant 7 jours de plus que d'habitude.
Mais c'est le contraire : l'unité de 8 jours complets de "temps" a été manœuvrée par Hachem pour correspondre parfaitement avec le contenu de la fiole d'huile.
Ainsi, l'huile a brûlé de la manière dont elle est censée le faire par sa nature, mais Hachem a "pressé" 7 jours supplémentaires de "temps" dans ce petit flacon.
Par conséquent, nous célébrons 'Hanoucca pendant 8 jours, car c'était le "temps" total qu'a duré le miracle.

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=> Le miracle de 'Hanoucca nous rappelle à quel point Hachem est au-dessus de tout, même de la notion du temps.
Ainsi, même si on nous propose des choses attrayantes comme la culture grecque (ex: une énorme richesse, de la force, une beauté physique et/ou intellectuelle, ...), cela ne vaut rien par rapport au fait d'investir dans la Vérité, dans ce que propose le boss des boss : Hachem.
De plus, 'Hanoucca sert à renforcer notre émouna d'à quel point Hachem est énorme, qu'Il peut tout. En ce sens, quelque soit notre problème, Hachem pourra toujours nous en sortir (ben oui, Il est tellement au-dessus de tout, que même le temps Il en fait ce qu'Il veut!).
N'oublions pas de dire à nos problèmes, à quel point notre papa Hachem est énorme!

‘Hanoucca & tsédaka

+ 'Hanoucca & tsédaka :

-> Le Magen Avraham (siman תרע) note qu'il y a une coutume spéciale de donner de la tédaka à 'Hanoucca.
Il rapporte que le Séfer 'Hanoukat haBayit (écrit par rabbi Shaul ben David, un kadmon [ancien commentateur] de l'époque du Maharcha) donne une explication de cette coutume.

-> Le système de guématria At-Bach (א"ת ב"ש) permet d'échanger au choix les lettres d'un mot : la 1ere lettre de l'alphabet (alèph) est échangée avec la dernière (tav), la 2e lettre (bét) avec l’avant dernière (shin), …
En utilisant ce système, le mot שמן (huile - chémen) devient ביט, qui a une guématria de 21, la même que אהיה (Eéyé), un des Nom d'Hachem.
De plus, si on applique ce système au mot חנוכה on a סטפלצ, qui a la même valeur numérique que : "sod tsédaka" (סוד צדקה), soit 269.
Ainsi, 'Hanoucca fait allusion au secret (sod) de la tsédaka.

=> Non seulement il y a une coutume/mitsva de donner la tsédaka à 'Hanouca, mais le nom même renvoie au "secret de la tsédaka", comme si c'était l'essence même de ce jour de fête.
[de même que tu allumes les bougies de la 'hanoukia, de même fais en sorte d'allumer de joie le visage de ton prochain! ]

A Pourim, il y a une mitsva spéciale de "matanot laévyonim" (tsédaka et cadeaux aux pauvres), à Pessa'h il y a une mitsva de "maot chittim" (subvenir au besoin de la fête à ceux qui n'en ont pas les moyens). Ainsi, non seulement il y a une mitsva spéciale de donner la tsédaka à 'Hanoucca, mais également 'Hanoucca est le fondement même (le sod) de la mitsva de la tsédaka.

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-> Quelques soient ses actions, un juif est toujours appelé un "fils d'Hachem".
[d'après rabbi Méïr - guémara Kidouchin 36b]

-> La guémara (Baba Batra 10b) rapporte une discussion entre Rabbi Akiva et Turnus Rufus, ce dernier lui demandant si Hachem n'aime que les riches ou s'il aime aussi les pauvres.
Rabbi Akiva a expliqué que Hachem rend certaines personnes pauvres comme moyen pour les riches de se sauver du guéhinam, par le mérite de la tsédaka.
Turnus Rufus a contesté cette réponse, arguant qu'en fait, donner de la tsédaka devait impliquer une punition au guéhinam. Il a proposé l'analogie suivante. Imaginez un roi qui a emprisonné un esclave qui l'avait irrité. Il a alors laissé des instructions strictes à tous pour que le prisonnier ne reçoive ni nourriture, ni boisson. Si quelqu'un désobéissait au roi, le roi serait furieux et punirait sans doute le bienfaiteur charitable.
De même, si Hachem a décidé d'appauvrir un de ses sujets, de quel droit avons-nous de donner de la charité à un pauvre?
Suivant ce raisonnement, donner de la tsédaka devrait donc amener le riche au guéhinam, et non l'en épargner. En subvenant aux besoins des pauvres, il défie ouvertement la volonté du roi.

Rabbi Akiva l'a informé que son analogie est erronée.
La parabole correcte serait une situation dans laquelle le propre fils du roi a irrité le roi, qui l'avait alors jeté en prison. Dans le cas où quelqu'un donnerait à manger au prisonnier, le maintenant en vie, alors le roi le récompenserait. [certes malheureusement il en est venu à le punir, mais cela reste son fils adoré! ]
Tous les juifs sont considérés comme les enfants d'Hachem, et donc subvenir aux besoins d'un juif dans la difficulté, cela équivaut à prendre soin du fils du Roi, pour lequel celui qui donne sera amplement récompensé.

=> Ainsi, la mitsva de tsédaka témoigne du fait que chaque juif est un enfant d'Hachem, et ce même s'il ne fait pas Sa volonté. En effet, si quelqu'un qui aurait fauté ne serait pas considéré comme un enfant d'Hachem, mais plutôt comme un serviteur, alors on n'aurait pas le droit de lui donner de la tsédaka, en accord avec l'analogie de Turnus Rufus.

-> Le midrach (Béréchit Rabba 2,4) rapporte que les grecs ont décrété que les juifs devait écrire sur la corne de leurs bœufs : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël".
Le Maharal dit que par ce décret, les grecs cherchaient à rappeler la faute du Veau d'or.
C'est comme s'ils disaient : "Vous pensez que vous êtes liés à Hachem? Mais vous avez fait le Veau d'or, comment pouvez-vous être connectés à Hachem?"
D'ailleurs, en réalité le midrach (Bamidbar rabba 32,7) souligne que suite à la faute du Veau d'or, nous avons effectivement perdu notre statut de 'helek Elokim (d'être une 'partie' d'Hachem).
[le verset "ki 'hélek Hachem amo" (Haazinou 32,9) peut être traduit par : "le peuple de D. est une part de Lui-même (Hachem)".]

Selon le 'Hessed léAvraham, le fait d'être "une partie d'Hachem" nous octroie le statut d'être Ses enfants (banim atèm l'hachem).
Ainsi, les grecs ont soutenu : "Vous n'êtes pas les enfants d'Hachem, vous l'avez clairement démontré en péchant avec le Veau d'or. Vous devez cesser de vous engager dans les pratiques qui sont propres aux enfants d'Hachem, et vous devez déclarer qu'en réalité vous n'êtes pas composés d'une portion d'Hachem ('helek Elokim)."
Ainsi, tout ce qu'ils ont fait était dans le but d'annuler la relation paternelle unique/privilégiée d'Hachem avec nous. [ça va, vous êtes comme tout le monde! ]
[d'ailleurs, à 'Hanoucca, nos Sages ont institué une prière nous rappelant cet caractéristique unique : "véa'hakh ka'h baou BANE'HA lidvir bété'ha". En précisant "bané'ha" (tes enfants) on se rappelle que les grecs ont essayé de nos faire annuler ce statut, cette réalité à nos yeux.]

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-> Lorsque Rabbi Méïr a libéré la soeur de sa femme Brouria, il a dit au gardien de la prison : Prononce l'expression magique : "Ela'a déRabbi Méir anéni!" (dieu de Rabbi Méir, répond-moi!) et tu seras sauvé.
On finit par savoir que le gardien avait libéré cette prisonnière.
Il fut condamné à la pendaison. Il prononça aussitôt la formule et bénéficia de circonstances permettant sa libération. [résumé issu de la guémara Avoda Zara 18]

-> Le Maharcha (Avoda Zara 18) se demande pourquoi Rabbi Méïr a utilisé la phrase "Ela'a déMéïr Anéni" (dieu de Rabbi Méir, répond-moi!), impliquant que Hachem est spécifiquement appelé le Dieu de Méïr, et ainsi que rabbi Méïr a une relation tout particulièrement étroite avec Hachem.
Cependant, Hachem n'accorde pas ce niveau d'association avec les tsadikim de leur vivant, quelle que soit la grandeur qu'un tsadik peut avoir, car on craint que la personne ne s'écarte du chemin de la Torah.
Par exemple, à 'Hanoucca nous citons "bimé Matisyahou ben Yo'hanan Cohen Gadol". Nous savons que que Yo'hanan a été Cohen Gadol pendant 80 ans, mais il a dévié du chemin de la Torah tard dans sa vie.
=> Puisque Hachem n'associe pas Son nom à une personne vivante, comment rabbi Méïr pouvait-il déclarer "Ela'a déMéïr Anéni", se référant à Hachem comme SON D.?

Le Maharcha apporte 2 explications :
1°/ en déclarant "Ela'a déMéïr Anéni", rabbi Méïr ne faisait pas référence à lui-même, mais à "Hachem qui illumine avec miséricorde la terre et ceux qui y habitent" (Ela'a améir laarets véladarim aléa béra'hamim). [bénédiction du Shéma]
Le mot "méïr" ne fait pas référence à rabbi Méïr mais plutôt à la bénédiction d'Hachem qui illumine.

2°/ lorsque rabbi Méïr a dit : "Ela'a déMéïr Anéni", il faisait référence au miracle de 'Hanoucca.
La prière de "Ela'a déMéïr Anéni" implique : que le D. qui fourni l'illumination pour le peuple juif pendant les jours de 'Hanoucca me réponde.

[l'exil de Yavan est considéré comme un temps de ténèbres (cf. le midrach Béréchit rabba 2,4 -> sur le mot 'hochékh (obscurité - Béréchit 1,2) = c'est une référence à l'exil de Yavan) ; pendant le miracle de 'Hanoucca, Hachem a illuminé nos yeux avec le miracle de l'huile.
Ainsi dans chaque situation où l'on se sent dans l'obscurité, on prie à Hachem de nous illuminer, comme Il l'a fait à 'Hanoucca (reconnaissance/remerciement sur passé, puis demande future).
En ce sens, cela explique la coutume de donner à la tsédaka en l'honneur de rabbi Méïr, de dire "Ela'a déMéïr Anéni", pour mériter une délivrance, ou bien retrouver un objet perdu.]

=> Rabbi Méïr a été celui qui a affirmé que chaque juif sera toujours considéré comme un enfant d'Hachem, et cela est précisément le message que les grecs ont voulu effacer, ses mots "Ela'a déMéïr Anéni" (dieu de Rabbi Méir, répond-moi!) sont donc particulièrement appropriés.
De même que nous avons gagné à 'Hanoucca par le force d'être les enfants d'Hachem, de même nous avons un pouvoir d'illuminer notre vie des bénédictions Divines, par le fait d'être Ses enfants adorés.
Ne dit pas combien ton problème est grand, mais plutôt combien ton papa Hachem est énorme!

Les juifs ne servaient pas Hachem dans le Temple avec tout le désir et l'éclat qu'implique le fait de se savoir fils d'Hachem, ce qui a conduit à la domination des grecs. Cependant, avec les miracles de 'Hanoucca, Hachem nous est venu en aide, nous sauvant, et témoignant du fait que nous sommes Ses enfants, peut importe nos actions. C'est ce message que nous devons internaliser à 'Hanoucca pour l'année à venir.

La tsédaka est l'essence de 'Hanoucca, et 'Hanoucca est le fondement même (le sod) de la mitsva de la tsédaka. En effet, à chaque tsédaka que nous faisons nous attestons et ancrons en nous le fait que nous sommes tous des enfants d'Hachem, et par cela nous luttons contre ce que les grecs voulaient nous enlever, notre spécificité d'être juif = on est et sera toujours les enfants chéris d'Hachem (et ce peu importe les bêtises qu'on a pu et/ou peut faire!
Aux yeux d'Hachem nous serons toujours des lumières, et ce n'est que notre yétser ara qui nous fait oublier cela afin que nous agissions avec moins d'éclat, de grandeur spirituelle dans notre vie. ).

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-> Le Sfat Emet ('Hanoucca 5642) enseigne :
A chaque 'Hanoucca, le peuple juif ne se contente pas de remercier Hachem pour le miracle de la délivrance, mais nous reconnaissons aussi notre totale indignité d'avoir été le bénéficiaire de Son miracle.
Une telle confession devrait avoir pour effet de nous inciter à nous repentir. En fait, 'Hanoucca est un moment particulièrement propice pour implorer la miséricorde divine, car un pauvre ferait du porte-à-porte pour demande l'aumône.
Au moment du miracle de 'Hanoucca, Hachem ému par notre pauvreté spirituelle, a libéré le peuple juif.
De même, chaque année à cette époque, Hachem tient compte de notre appel à son aide. La coutume selon laquelle les pauvres circulent de maison en maison pour recueillir la tsédaka peut être un moyen subtil de nous rappeler notre statut de pauvre et la nécessité d'implorer Hachem pour la miséricorde.

L’homme = passer du potentiel au réel

+ L'homme = passer du potentiel au réel :

-> À la seule exception de l’homme, tous les aspects de la création naissent complets. Dès le départ, chaque entité existe dans un état de potentiel réalisé. Chaque aspect de la création existe dans son état final et actualisé. Rien ne peut sortir au-delà de sa limite prédéfinie.
Le mot מה (ma) signifie "quoi", et est lié au mot מהות (maout) qui signifie "essence", un mot utilisé pour révéler "ce qu’est" vraiment une chose. Le mot בה (ba) signifie "à l’intérieur" et décrit ce qu’un objet contient déjà.
Le terme בהמה (bééma - qui contient les mots בה et מה) révèle que l’essence d’un animal (son מה) existe déjà en lui (בה ). Un animal "est ce qu’il est" dès le départ et ne peut jamais devenir quelque chose de plus. À partir du moment où un animal vient au monde, son état final est prédéterminé, il n’a aucun potentiel d’actualisation à venir.

Le Maharal commente qu'אדם (Adam - homme) est lié à אדמה (adama - le sol/terre), car il y a un potentiel et une place pour la croissance tout comme avec le sol qui a le potentiel de porter ses fruits.
[rav Yéhochoua Alt]

"Le peuple ne remarqua pas le son des cris joyeux à cause des pleurs des gens" (Ezra 3,13 ).

-> Cela peut faire référence à ceux qui ne réalisent pas ce qu’ils possèdent : ils ne remarquent pas les plaisirs et les joies de la vie car ils se lamentent sur ce qu’ils n’ont pas.

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-> la racine de la plainte est l’éventualisation d’une meilleure situation. La source de la satisfaction est de réaliser que la situation pourrait être pire.
En ce sens, Yaakov était heureux de son sort : "J'ai tout" (yech li kol - Vayichla'h 33,11).

A la naissance de Yéhouda, Léa fut particulièrement reconnaissante, ayant plus que sa part (Vayétsé 29,35 ). Chacun doit avoir ce même ressenti : estimer qu’il a plus que ce qu’il mérite.
En ce sens nous portons le nom de Yéhoudi (יהודי), de la racine "odaa" (הודאה), être reconnaissant pour ce que l’on a et se dire que l’on davantage que son lot.
On commence notre journée dans cet état d’esprit avec "modé ani" (מודה אני ). Immédiatement au réveil, nous remercions (modé) avant même de penser (ani).
Le midrach (Béréchit rabba 14,9 ) explique que nous devons louer Hachem pour chaque respiration.
[d'après le rav Yéhochoua Alt]

+ Parfois, les météorologues se trompent sur leurs prévisions.
Le rav Yaakov Kamenetsky affirma lui que le bureau météorologique était précis dans ses prévisions, décrivant ce qu’il voyait. Cependant, Hachem est "machiv aroua'h oumorid aguéchem" (Il fait souffler le vent et descendre la pluie - משיב הרוח ומוריד הגָשֶם). [nous affirmons cela 3 fois par jour dans la Amida]
Hachem modifie les périodes et change les temps, et par conséquent, un moment, il peut sembler qu’il va pleuvoir, puis le ciel change.

[cela nous aide à avoir une vision juive des choses, et d'à quel point Hachem en est derrière avec précision! ]

Des lettres couronnées

+ Des lettres couronnées :

-> Il y a certaines lettres dans le Séfer Torah ornées de taguin, des couronnes, placées au-dessus de la lettre. Chaque couronne prend la forme d’une fine ligne verticale semblable à la lettre zayin.
Le Maguen David explique que l’utilisation de couronnes sur ces lettres a la même fonction que les racines d’une plante. Les racines extraient la nourriture du sol pour leur permettre de croître. Dans l’ordre inverse, ces couronnes agissent comme des filtres à travers lesquels la spiritualité descend, via les 10 sefirot, dans le corps des lettres elles-mêmes.

Bien que les couronnes puissent sembler insignifiantes, elles recèlent beaucoup de secrets de la Torah.
Ceci ressort explicitement d’une aggada de la guémara (Mena'hot 29b) selon laquelle Rabbi Akiva était en mesure d’extraire de chaque couronne des lettres, des tas d’halakhot.
Pour comprendre cela, faisons une comparaison avec ce que nous avons aujourd’hui. Une petite puce peut contenir une énorme quantité d’informations. Dans un sens similaire, les minuscules couronnes sur les lettres d’un Sefer Torah contiennent une grande quantité d’informations.
[rav Yéhochoua Alt]

"Il les vit qu'ils étaient attristés" (Vayéchev 40,6)

-> Cela faisait déjà dix années que Yossef séjournait en prison, où la vie était très pénible pour lui. Sans compter la souffrance atroce d'avoir été arraché de sa famille. Et voilà qu'un matin, à peine avait il jeté un regard sur ces 2 compagnons de cellule, il avait déjà constaté qu'ils étaient plus triste que d'habitude.
On peut bien-sûr imaginer qu'ils étaient habitués à se sentir démoralisés car ils étaient eux-aussi en prison. Et malgré tout, Yossef constata un léger changement par rapport à l'habitude, ils étaient un peu plus accablés que d'ordinaire. Et Yossef, malgré ses souffrances et épreuves personnelles, il avait tout de suite constaté cette baisse d'humeur. Et chercha de suite à les aider.

Le rabbi de Loubavitch apprend de là l'importance de porter un intérêt à son prochain. Il s'agit tout d'abord d'être capable de remarquer sa joie, sa peine, sa contrariété, sa gêne ... Puis de chercher à l'aider pour le sortir de sa détresse. Et ce, même si on se trouve déjà soi-même dans une situation difficile, comme ce fut le cas pour Yossef.

Porter un intérêt à son prochain est très apprécié d'Hachem et Il le récompense grandement pour cette attitude. Comme on a pu constater que suite à cet intérêt que Yossef porta à ses compagnons de cellule, les événements se sont enchaînés pour déboucher finalement sur le fait que Yossef se retrouva à interpréter les rêves de Pharaon et, de ce fait, fut promulgué vice roi d'Egypte.
Pour s'être intéressé à son entourage, la récompense finit par venir et il mérita que les choses tournent en sa faveur à un niveau inimaginable. Toute sa réussite finale n'a été possible que parce qu'au début, il a su porter de l'intérêt à son prochain, malgré sa détresse personnelle.
Cela montre bien que le fait d'aider son prochain et lui porter de l'intérêt malgré ses propres soucis, est une attitude très appréciée d'Hachem et qui a la force d'éveiller la Bonté Divine et d'attirer Ses Bénédictions, pour nous libérer de nos problèmes au delà de ce que nous pourrions imaginer.

"[La terre d'Israël est] le trésor de tout le peuple juif, et de tout l'univers".
[Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Moché Sorotzkin]

Les souffrances précédent la guéoula

+ Les souffrances précédent la guéoula :

-> "Si tu vois une génération où les souffrances débordent comme un fleuve, alors attends-le [le machia'h], comme dit le prophète : "Quand cela deviendra comme un fleuve étroit… Le Rédempteur viendra à Tsion" (Yéchayahou chap.59)".
[guémara Sanhédrin 98a]

-> Le mizmor "Laménatséa'h" (Téhilim 20) a 70 mots.
Le Gaon de Vilna, se basant sur le Zohar, explique que ces 70 mots correspondent aux 70 dernières années de l'exil, période durant laquelle il y aura de nombreuses souffrances.

-> "Au cours de la dernière année, de terribles souffrances et de nombreux décrets difficiles, l'asservissement sera plus sévère, et de nombreuses maladies ; la nature du monde changera et le goût de tout sera repris et tout sera cher ; il n'y aura pas de paix pour "celui qui sort et celui qui entre" ; et les hommes de foi vont mourir, et immédiatement machia'h va venir". [midrach Hechalot Rabbati 36,5]

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-> Le Sia'h Its'hak (dans son pérouch sur la téfila) enseigne :
Nous disons dans les Pessouké déZimra : "boné Yérouchalayim, Hachem"
"Boné" (construit) est au présent, pour signifier que Hachem construit continuellement Jérusalem.
Le Ram'hal dit : "Toutes les souffrances que nous endurons font véritablement partie du processus de la guéoula".
C'est le vrai sens de "boné Yérouchalayim" = Hachem reconstruit continuellement Jérusalem à travers nos souffrances et nos difficultés.

Le Sia'h Its'hak (pérouch sur Chémoné Esré) ajoute que c'est aussi la raison pour laquelle nous disons dans la Amida le "goél Israël" au présent.
Les difficultés constantes que nous subissons tout au long de l'exil ne sont pas des moyens de vengeance, mais leur but est de nous aider à nous purifier et à nous rendre dignes de la guéoula, ce qui signifie que les difficultés/souffrances en elles-mêmes sont considérées comme faisant partie du processus de la guéoula.

-> La guémara (Béra'hot 5a) affirme : "3 bons cadeaux ont été donnés à Israël : la Torah, la terre d'Israël et le monde à venir, et toutes ne sont donnés qu'à travers la souffrance".
Cela nous dit clairement que pour mériter la bonté d'Hachem, nous devons endurer la souffrance.

[lorsque nous comprenons que nos difficultés et souffrances sont les éléments qui construisent les blocs de construction de Jérusalem, de la guéoula et de toute bonté future [éternelle] que nous recevrons, alors nous pouvons les accepter avec joie et amour.
Chacune nous permet de la rapprocher, de l'embellir, ... ]

-> Le 'Hafets 'Haïm dit également que la raison pour laquelle nous pouvons espérer la Délivrance, même si les générations précédentes ne l'ont pas méritée, est parce que la souffrance peut nous amener à la mériter.
[puisque la souffrance nous purifie de nos fautes, augmentent notre mérite de rester fidèle à D. en émouna malgré les galères, .. (surtout qu'avec la baisse spirituelle des générations, tout est plus sombre, et la moindre petite victoire spirituelle a beaucoup plus de valeur)
Les souffrances nous permettent de mériter rapidement la guéoula, car elles réduisent le niveau de téchouva nécessaire pour être méritants pour la guéoula. Bien évidemment, si on fait une téchouva de tout coeur par nous-même, alors on peut minimiser la nécessité de davantage de difficiltés ou d'exil. ]

-> Dans la guémara (Sanhédrin 97b), il y a un débat sur la question de savoir si la guéoula dépend de la téchouva, et il y a ceux qui soutiennent que nous pouvons mériter la guéoula par le fait d'avoir des souffrances.
Le rav Its'hak Aizik Chaver explique que c'est parce endurer une souffrance avec un amour d'Hachem et une émouna forte est en soi une raison de mériter la guéoula.
Le Ram'hal (Daat Tvounot - siman 40) affirme qu'il y a ceux qui mériteront la guéoula grâce à leur droiture, ce qui la mériteront grâce à leur téchouva, et ceux qui la mériteront uniquement sur la base de leur acceptation des souffrances [sans se rebeller car provenant d'Hachem].

-> Le Séfer Emouna véHachgakha (basé sur les enseignements du Gaon de Vilna) dit que le fait que nous restons forts dans notre bita'hon tout au long du 'hevlé machia'h peut être notre principal mérite pour la guéoula.
[Rabbi Ezriel Tauber fait remarquer que notre période précédant la venue du machia'h est appelée : 'hévlé machia'h (חבלי משיח), qui vient du mot : 'hévél (une corde - חבל). En effet, juste avant l'arrivée du machia'h, Hachem va "secouer le monde", à l'image d'une corde (symbolisant la émouna, notre liaison à D.), et uniquement ceux qui y resteront attachés mériteront d'être sauvés. (cette période de troubles nous octroie des mérites permettant de la mériter d'une belle manière)]

-> Le Shévet Moussar (chap.51) ajoute que le fait que nous résistons à toutes les épreuves de l'exil, que nous ne nous rebellons pas, et que nous faisons de notre mieux pour apprendre la Torah et les mitsvot, parfois même en faisant un sacrifice de soi, cela a pour conséquence de nous enlever toutes les accusations contre nous, et sera une formidable source de récompenses lorsque la guéoula arrivera.

-> Le Ram'hal dit que le fait d'espérer en la délivrance, au milieu des douleurs que nous subissons dans l'exil (sans se rebeller contre Hachem, et au contraire voulant être proche de Lui par émouna), cela est un catalyseur très puissant pour activer la guéoula (indépendamment du fait que nous aurons plus de récompenses pour cela après car réalisée dans la douleur).

-> Le 'Hafets 'Haïm (kountrass tsipita lichoua) enseigne qu'à travers l'exil qui traîne, nous accumulons plus de mérites : à la fois le cumul des mérites de chaque génération supplémentaire, et à la fois par le simple fait que nous attendons avec une émouna inébranlable et n'abandonnons pas.

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-> Nos Sages (Pessikta rabbati 37) disent que le machia'h lui-même acceptera de nombreuses souffrances sur lui (spécifiquement pendant la dernière période de la guéoula, les 70 dernières années), afin que de nombreux autres juifs puissent mériter la guéoula.

-> Le Zohar enseigne :
A l'époque de la faute du Veau d'or, Hachem voulait supprimer le peuple juif et ne laisser que Moché Rabbénou et ses descendants, et Moché est intervenu au nom du peuple juif.
Il en sera de même concernant la future guéoula, Hachem a dit à Moché qu'Il était prêt à racheter seulement une infime partie du peuple juif ...
Moché est intervenu à nouveau pour le peuple juif, et a accepté sur lui toutes les difficultés du 'hévlé machia'h afin qu'au moins tous les bénonim du peuple juif puissent mériter la guéoula.

[ainsi de nombreux juifs seront délivrés à la guéoula par les souffrances que Moché va avoir au moment du 'hévlé machia'h.]

-> Après la 2e guerre mondiale, le rabbi de Klausenbourg a rencontré le rav Areleh Belzer et lui a demandé : "Si le machia'h ne vient pas maintenant (après tout ce qui s'est passé) quand est-ce qu'il viendra?"
Le rav Areleh lui a répondu : "Si le machia'h venait maintenant, seulement les individus mériteraient la guéoula. Hachem attend que le peuple juif se reconstruise, puis Il amènera le machia'h".
[Hachem peut repousser la guéoula et endurer tant de douleurs et de souffrances supplémentaires (pour ainsi dire), uniquement pour s'assurer qu'aucune âme (néchama) de ceux qui font les bons choix pendant cette période déterminante, ne soit laissée de côté, comme le dit le verset : "afin que personne ne soit laissé pour compte" (Chmouël II 14,14).
Ainsi, nous devons relativiser les douleurs actuelle de l'enfantement du machia'h, en espérant qu'avec l'aide de D. cela permette que le plus possible de juifs méritent la guéoula grâce à cela. Nos souffrances étant pâles en comparaison des grands avantages qui en découleront pour l'éternité.]

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-> Le Zohar (tikouné Zohar - tikoun 12,27b) dit que la raison pour laquelle Hachem s'est révélée à Moché dans un buisson plein d'épines, était que tout comme une rose est entourée d'épines pour sa protection, le peuple juif en exil sera entouré par le érev rav comme proctection pour eux, en ce que l'inconfort qu'ils nous causent hâtera la Délivrance (guéoula).
Le Gaon de Vilna ajoute que : "c'est pour cette raison qu'Hachem ne se débarrassera pas d'eux".

[bien que nous ne souhaitons pas de piqûres, mais si cela arrive que le érev nous cause préjudice, nous pique, il faut avoir en tête que par cela la guéoula viendra plus rapidement. ]

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-> Nos Sages (Pirké déRabbi Eliézer - chap.32) disent que les souffrances que Yichmaël causent au peuple d'Israël s'intensifieront pendant la période avant la venue du machia'h, en particulier en terre d'Israël.

[Avraham a été inspiré par Hachem pour nommer son fils Yichmaël en fonction de ce qui se passerait dans le futur : le fait qu'à notre époque la descendance de Yichmaël nous cause un grande douleur, motivant le peuple d'Israël à crier de toute coeur à D.
Hachem écoute alors ces prières spéciales (yichma El), et Il apportera alors la guéoula.
Le rav Matisyahou Salomon dit qu'on peut croire que l'on a des difficultés et par conséquent nous prions pour nous en débarrasser. Mais en réalité c'est l'inverse : Hachem nous envoie des difficultés par le biais de Yichmaël afin de nous motiver à prier.
Selon le rav Yérou'ham Lévovitz, cela s'applique à toutes les difficultés de la vie.
(en ce sens si nous prions sincèrement par nous-même, alors les souffrances ne sont plus si nécessaires!)]

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1°/ des difficultés pour nous motiver à faire téchouva afin que nous méritions la guéoula :

-> la guémara (Sanhédrin 97a) enseigne que si nous ne faisons pas téchouva avant la venue du machia'h, alors Hachem placera sur nous un roi dur comme Haman qui nous forcera à faire téchouva.
Le 'Hatam Sofer explique que si nous ne nous repentons pas et ne supplions pas pour le Temple par nous-même, alors nous allons souffrir d'un roi comme Haman jusqu'à ce que nous soyons forcés de le faire, comme les juifs à l'époque de Pourim.

-> Le midrach (Pirké déRabbi Eliézer - fin chap.43 ; Yalkout Chimoni fin Malakhi) enseigne :
"Si le peuple juif ne fait pas téchouva, ils ne seront pas délivrés. Et le peuple juif n'atteindra la téchouva que par la douleur par les difficultés financières".
De nombreux commentateurs (comme le 'Hafets 'Haïm) expliquent que l'objectif des souffrances est de nous pousser à faire téchouva, qui nous donnera le mérite dont nous avons besoin pour la guéoula.

[il est important de préciser : pour les nations du monde, les souffrances proviennent totalement de l'Attribut de Justice/Rigueur (midat hadin) pour les punir.
Mais pour le peuple juif, l'Attribut de Rigueur n'est qu'une couverture de l'Attribut de Miséricorde (midat harakhamim) qui est cachée en dessous, car il sert à nous inciter à faire téchouva et à mériter ainsi la guéoula. (c'est une petite souffrance temporaire, pour un bien infini et éternel.)]

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2°/ les difficultés nous préparent à la guéoula :

-> Le Chla haKadoch (Chémot - Torah Ohr - ot 22) explique que l'exil n'est pas une punition, mais plutôt une guérison pour nous purifier et retirer notre matérialité.

-> Le Ram'hal (Adir baMarom - amoud 22) dit que les épreuves que nous endurons spécifiquement pendant la période des 'hévlé machia'h sont là pour nous purifier de toute impureté qui est devenue une partie de nous.

-> Le rav Eliyahou Dessler enseigne que chaque nation représente des forces d'impuretés spécifiques, qui sont incarnées par certains mauvais traits de caractère.
Quand on est en exil sous la juridiction d'une certaine nation, ce n'est pas un hasard : c'est plutôt une indication claire des domaines dans lesquels nous devons nous améliorer. Etre en contact étroit avec cette nation nous est nécessaire pour surmonter ces mauvais traits de caractère et ainsi nous fortifier contre les mauvaises influences que cette nation représente.
Le rav Dessler ajoute que le but de toutes les souffrances que nous expérimentons en exil est de nous donner des épreuves dans les domaines dans lesquels nous devons nous améliorer pour facilité la purification nécessaire.

Selon le rav Moché Sorotzkin : il s'ensuit donc qu'à mesure que nous nous rapprochons de la venue du machia'h, si nous ne nous sommes pas débarrassés [par nous-même] de tous ces mauvais traits de caractère, les souffrances s'intensifieront dans le but de nous purifier de l'impureté de ces traits.]

-> La guéoula finale ressemble à celle en Egypte.
Il est écrit : "Tu as fait sortir de l'Egypte, du milieu de ce creuset de fer" (Méla'him I 8,51)
- Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4,49) enseigne : "Après la faute d'Adam, toute l'humanité était en ruine ... c'est pourquoi il était nécessaire que le peuple d'Israël soit exilé et asservi en Egypte. C'est ce qui leur a permis de se purifier comme l'or dans le creuset."
- Selon Rabbi Chmouël Aharon Rubin (cité dans le Talelé Orot) :
D. nous punie pour notre bien, afin de nous purifier par l'expiation de nos péchés.
Nos Sages déclarent : "De même que le levain est bon pour la pâte, les sangs sont bons pour la femme ; celle qui a des pertes de sang (menstruel) abondantes aura de nombreux enfants".
Les juifs ont été comparés à une femme nida pour laisser entendre que leurs épreuves : "leurs sangs abondants", apparaîtront en définitive comme une bénédiction : ils doivent passer dans le creuset de la souffrance avant la délivrance ultime.

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3°/ Les difficultés nous permettent de mieux apprécier notre raison d'être dans ce monde :

-> Selon nos Sages, plutôt que d'être une punition l'exil nous sert de catalyseur pour corriger nos lacunes et nous rapprocher d'Hachem.
De même, la principale fonction des souffrances est de nous rapprocher d'Hachem.

-> Selon le rav Eliyahou Dessler, le but des souffrances à notre époque est de diminuer notre attachement à la matérialité, et elles nous enseignent à apprécier la spiritualité et à nous lier à Hachem.
Lorsque nous subissons des difficultés en exil qui affaiblissent notre désir de matérialité et renforcent notre aspiration pour grandir en spiritualité. [face à de vraies difficultés de la vie, tout le superflu devient secondaire, et on se refocalise sur l'essentiel. (ex: face à la notion de la mort, on se rappelle que tout est éphémère, qu'on devra rendre des comptes, qu'on aura besoin de mérites pour "meubler" notre monde à venir éternel, ...)]
Grâce à cela, lorsque le machia'h viendra, nous serons méritants d'une connexion forte avec toute la spiritualité qui sera alors disponible.

[cette notion que la guéoula nécessite que nous ayons une bonne perspective sur la spiritualité/matérialité, est développée par exemple : https://todahm.com/2022/03/18/se-preparer-pour-le-machiah ]

-> On peut ajouter l'exemple suivant :
Selon Rabbi Avigdor Miller : Le "creuset de fer" de l'Egypte a purifié les juifs de toutes les saletés spirituelles. Parce qu'ils étaient réduits en esclavage, les Bné Israël ont appris à être humbles et miséricordieux. Cela a affiné leur personnalité.
Ce n'est que par le biais de leurs souffrances en Egypte, qu'ils ont pu devenir méritants de devenir la nation choisie par Hachem et être capable de recevoir la Torah.

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4°/ Les difficultés nous motivent à se préparer pour la guéoula :

-> Le rav Eliyahou Dessler explique que le but du 'hévlé machia'h est de nous éveiller afin que nous nous préparions pour la machia'h. L'une des raisons pour lesquelles la préparation pour le machia'h est vitale est que la façon dont nous vivrons le temps d'après la venue du machia'h peut énormément varier, et cela concerne à la fois le peuple d'Israël dans son ensemble, que chaque individu.

[b'h, voir à ce sujet : la forme qu'aura le monde après la venue du machia'h dépend de nous : https://todahm.com/2022/03/18/le-monde-a-venir-depend-de-nous ]

-> "pitom yavo él hékhalo" (le machia'h "viendra soudainement dans Son sanctuaire" - Mala'hi 3,1)
Le rav Moché Sorotzkin dit que le risque d'être pris au dépourvu est que nous n'ayons aucune chance de nous y préparer ; et nous serions alors exclus de cet incroyable moment qu'est la guéoula.
Par conséquent, on nous envoie des souffrances pour nous motiver à nous préparer à l'avance, afin que notre expérience du machia'h soit à un niveau spirituel élevé.
[le yétser ara nous anesthésie dans notre train-train quotidien, du coup Hachem nous envoie des stimulation pour nous éveiller à la Vérité. Ainsi, plus nous faisons ce travail par nous-même, plus on s'évite des temps difficiles, qui ne sont alors plus nécessaires.]

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5°/ les difficultés nous motivent à prier :

-> Nos Sages nous enseignent à de nombreux endroits que la guéoula dépend de la prière, et en particulier de nos prières faites avec sincérité, celles qui proviennent des profondeurs de notre coeur, voir exprimées avec des larmes.
[on peut citer :
- Le Targoum (Yéchayahou 59,16 ; 63,5) dit que même une seule personne priant avec sincérité peut amener la guéoula.
- Selon le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19), nous ne pouvons pas estimer le pouvoir d'une prière d'un individu pour la guéoula et l'honneur d'Hachem. ]

-> Le rav Moché Sorotzkin enseigne :
beaucoup de nos souffrances tout au long de l'exil étaient une fonction liée à l'exil lui-même, mais le but des souffrances dans la période précédent la guéoula est entièrement différent.
A ce moment les souffrances peuvent venir uniquement dans le but de nous motiver à prier pour la guéoula.
Lorsque nous prions actuellement, on ne doit pas se concentrer essentiellement à demander à Hachem de retirer nos souffrances, mais plutôt nous devrions implorer pour la guéoula.
[les souffrances n'étant pas une fin en soi, mais plutôt au service de la guéoula. ]

-> Le Méam Loez (Chémot 6,1) :
Le fait que la souffrance des juifs s'aggravât après la visite de Moché à Pharaon était pour le bien d'Israël ...
En effet, constatant qu'ils étaient persécutés au lieu d'être libérés, ils n'avaient pas d'autre espoir que de se tourner de tout leur cœur vers Hachem, et d'implorer Son pardon pour toutes leurs fautes.

-> Nos Sages (guémara Sanhédrin 97a) nous enseignent que la Délivrance (guéoula) ne peut venir que lorsque nous avons abandonné l'espoir de mériter la guéoula.
Qu'est-ce que cela veut dire?
Le rav Moché Sorotzkin dit qu'une explication est qu'il ne faut pas sentir que la guéoula viendra avec l'aide de l'homme ; cela ne viendra que par Hachem Lui-même. C'est l'une des raisons invoquées pour expliquer pourquoi Hachem a endurci le coeur de Pharaon avant que les juifs ne quittent l'Egypte. Cela devait se produire pour que les gens n'aient pas l'impression que Pharaon pouvait les aider d’une façon ou d’une autre à réaliser la sortie d'Egypte.

-> De même, nos Sages enseignent que Esther s'est rendue à un festin en tête à tête avec A'hachvéroch et Haman, dans le but que le peuple juif pense qu'elle était de leur côté et qu'ils n'avaient plus personne sur qui compter que Hachem. En effet avant ils priaient certes, mais ils se disaient ça va on a notre 'soeur' Esther qui est au palais et qui va nous aider à sortir de cette situation difficile.
Mais une fois qu'ils pensaient que même Esther était une "vendue", alors ils ont prié avec sincérité, avec 100% de leur espérance en papa Hachem.

[on voit de là que certes on prie depuis des centaines et des centaines d'années pour la venue du machia'h, mais il ne suffit pas que nos lèvres bougent, notre coeur doit également vibrer à chaque fois, en l'honneur de notre papa Hachem qui attend tellement de pouvoir reconstruire Sa demeure et nous rendre Sa Présence manifeste.]

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-> "Tout malheur qui arrive sur le monde n'arrive qu'en raison du peuple juif [afin qu'il ouvre les yeux et fasse téchouva]"
[voir à ce sujet : Tout ne se passe que pour le peuple d'Israël : https://todahm.com/2022/03/18/tout-ne-se-passe-que-pour-le-peuple-disrael ]